• Force de Kafka. Politique de Kafka. Déjà les lettres d'amour sont une politique où Kafka se vit lui-même comme un vampire. Les nouvelles ou les récits tracent des devenirs-animaux qui sont autant de lignes de fuite actives. Les romans, illimités plutôt qu'inachevés, opèrent un démontage des grandes machines sociales présentes et à venir.
    Au moment même où il les brandit, et s'en sert comme d'un paravent, Kafka ne croit guère à la loi, à la culpabilité, à l'angoisse, à l'intériorité. Ni aux symboles, aux métaphores ou aux allégories. Il ne croit qu'à des architectures et à des agencements dessinés par toutes les formes de désir. Ses lignes de fuite ne sont jamais un refuge, une sortie hors du monde. C'est au contraire un moyen de détecter ce qui se prépare, et de devancer les « puissances diaboliques » du proche avenir. Kafka aime à se définir linguistiquement, politiquement, collectivement, dans les termes d'une littérature dite « mineure ». Mais la littérature mineure est l'élément de toute révolution dans les grandes littératures.

    Kafka est paru en 1975.

  • Chacun cherche sa maison, la base à partir de laquelle il lui devient possible d'exister. On habite aussi les rues, les villes et les paysages. Tous ces lieux et ces espaces ont leur qualité propre, leur mémoire. Mais habiter, c'est également laisser des marques sur le sol, dessiner des surfaces, transformer la terre en une vaste demeure.
    Il y a plusieurs manières d'habiter : entendre son voisin, ce n'est pas forcément s'entendre avec lui ; déménager, ce n'est pas être en exil ni partir en vacances. Faisons-nous la différence entre une demeure habitée et une maison hantée ? Il faut donc raconter ces tables et ces lits, ces expériences concrètes, ces chemins où les hommes marchent et vivent.
    Variations philosophiques et littéraires sur nos façons d'être et de nous sentir en un lieu, ce livre est un traité du savoir habiter - et donc un savoir-vivre.

  • L'hétérogénéité profonde des réalités dont les sciences sociales ont à se saisir crée du trouble, mais elle laisse surtout entrevoir de nouvelles lignes de recherche. Ce que nous pointons, ce n'est pas la variabilité qui émerge nécessairement d'une enquête empirique, et qu'un chercheur s'attache en partie à réduire. Ce ne sont pas non plus les interdépendances entre des formes de matérialité non sociales et les objets que les sciences sociales ont placés au coeur de leur investigation (cultures, groupes, institutions, interactions sociales, dispositions). Par hétérogénéité profonde nous entendons cette consistance particulière des objets qui, associant les unes aux autres des entités aux capacités modulables relevant de catégories différentes, parfois au-delà de dualités fortement établies (matière et langage, nature et culture, technique et politique), obligent les chercheurs à imaginer les notions et les méthodes propres à les appréhender. En somme, des objets « composés ». Pointer cette hétérogénéité et s'y affronter a été une préoccupation de Michel Foucault, Gilles Deleuze et Félix Guattari, puis de la théorie de l'acteur-réseau, de la sociologie des régimes d'engagement, et plus récemment de l'anthropologie des agencements globaux. Mais les fronts aujourd'hui se déplacent. Venant de différents horizons de l'anthropologie et de la sociologie, issus des mondes anglophones et francophones, des chercheurs éprouvent le besoin de re-conceptualiser les notions et de redéfinir les enquêtes qui leur sont associées. Trois directions s'en dégagent, autour de trois concepts clefs - agencements, dispositifs, assemblages -, qui forgent un regard inédit sur les lieux où règnent les objets composés : des expériences de la vulnérabilité aux lieux d'énonciation du droit, des laboratoires scientifiques à l'expression des impératifs religieux, des milieux urbains, industriels et agricoles à l'exercice du pouvoir politique. Ainsi émerge un espace de recherches, dont ce numéro met en évidence les choix, les éclairages et les manières de faire.

  • Quand on conçoit sa cuisine (déménagement, réorganisation...), il faut penser à tout ! Quels matériaux sont les plus pratiques ? Comment économiser de la place et améliorer l'ergonomie ? Et le four, les casseroles ou le frigo, comment les garder propres sans efforts ? Découvrez dans ce livre : Les matériaux malins pour aménager votre cuisine : plutôt Inox, résine ou carrelage pour le plan de travail ? Et l'évier ? Alliez enfin solidité et confort ! Les trucs de génie qui font gagner de la place, du temps, de l'argent, et les pièges à éviter (robinet trop haut sous la fenêtre, placard d'angle mal organisé...). Ce qu'il faut savoir pour bien choisir son électroménager : quel frigo pour quelle mission ? Et pour la cuisson, gaz, vitrocéramique ou induction ? Les astuces pour fabriquer ses produits d'entretien maison : Brilldefolie, Mastermouss... ou comment entretenir sa cuisine sans prise de tête. DES CONSEILS ULTRA-PRATIQUES POUR EN FINIR AVEC LES GALÈRES DE LA CUISINE !

  • Votre maison, sa disposition, son encombrement, les couleurs qui y dominent, la façon dont on y circule jouent sur votre humeur et votre état d'esprit en général. Avoir une action sur l'un ou l'autre de ces aspects va en retour avoir une action sur vous : idées plus claires, vie plus fluide, échanges plus sereins, etc. Votre Coach Bien-Être vous a donc concocté tout un programme pour vous sentir épanoui chez vous et dans votre vie : autodiagnostic personnel, diagnostic sur votre habitat, étude de la circulation du qi chez vous, harmonisation du yin et du yang, désencombrement et purification de l'espace, utilisation du Bagua, harmonisation des couleurs, écoute et intuition...

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