• Les rêveurs

    Isabelle Carré

    • Grasset
    • 10 Janvier 2018

    «  On devrait trouver des moyens pour empêcher qu'un parfum s'épuise, demander un engagement au vendeur - certifiez-moi qu'il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l'odeur de leur mère, d'une maison, d'une époque bénie de leur vie, d'un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l'odeur de leur enfance...  »
      I. C. 
     
    Quand l'enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l'époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d'une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d'écriture.

  • Veuve d'un célèbre mafioso de Brooklyn, Rena Ruggiero n'apprécie guère les lourdes avances de son voisin octogénaire Enzio qu'elle finit par assommer à coup de cendrier. Persuadée de l'avoir tué, elle « emprunte » la magnifique Impala du séducteur éconduit pour filer chez sa fille Adrienne, qui lui claque la porte au nez. En face, une voisine compatissante lui offre l'hospitalité : la pétillante Lacey Wolfstein, ancienne star du porno, est ravie d'avoir un peu de compagnie. Mais l'ambiance se tend quand Richie, l'amant d'Adrienne, tueur de la mafia, débarque avec un joli magot obtenu en massacrant une bande rivale. Et il est suivi de près par Enzio, pas si mort que ça. Mieux vaut décamper rapidement, d'autant que le clan décimé par Richie n'a pas dit son dernier mot.

  • Le Paradoxe sur le comédien est l'un des dialogues les plus célèbres - et les plus controversés - de Denis Diderot (1713-1784). Prenant à rebours l'idée d'une "sensibilité" particulière des comédiens, il y soutient que l'acteur doit maîtriser avec sang-froid tous les éléments de son jeu. Loin de ressentir les passions du personnage qu'il incarne, il crée une sorte de double idéal : "Un mannequin l'enveloppe."Diderot élargit le propos à la morale (une émotion ne se communique aux autres que si nous la "jouons"), à la politique (les rois et les magistrats doivent sacrifier à une mise en scène pour convaincre), à l'esthétique (la vraisemblance procède de la réalité, mais en s'opposant à elle), à la philosophie du langage (les mots sont par eux-mêmes ambigus, et le sens leur est donné par les gestes dont on les accompagne).

  • Je m'appelle Gina Moretti, mais vous me connaissez probablement mieux sous le nom d'Angel Dare. Vous en faites pas, je n'en parlerai à personne. J'ai tourné mon premier film X à l'âge de vingt ans, même si à l'époque, j'avais menti devant la caméra et prétendu en avoir dix-huit. Mais contrairement à bon nombre de filles avec lesquelles j'ai bossé, j'ai été assez maligne pour raccrocher. Le problème, c'est qu'à l'instar d'un catcheur ou d'un voleur de bijoux, je me suis laissé tenter par un retour. Je n'avais aucune idée que j'allais finir coincée dans un coffre de bagnole.

  • Recluse dans un appartement de Lisbonne, confiée par le neveu de son mari défunt aux soins d'une employée de maison, une vieille actrice vit ses dernières heures. Celle qui a fait une carrière modeste sur les planches sent progressivement la parole se refuser à elle. Les souvenirs ressurgissent : des moments savoureux alternent avec d'autres plus sombres, António Lobo Antunes tisse une infinité de fils passant d'un personnage à l'autre avec une liberté effrontée, sans jamais perdre son humour. Tous ses personnages pourraient reprendre à leur compte cette confidence de l'un d'entre eux : Si au moins quelqu'un voulait bien me prendre dans ses bras, me faire sentir qu'il y a une place pour moi dans ce monde. Lire la prose du plus grand écrivain portugais - qui est aussi l'un des écrivains majeurs de son temps - est une expérience rare, dérangeante et captivante à la fois. Comme un rêve éveillé. Comme entrer dans les ténèbres de Faulkner ou de Virginia Woolf. Bruno Corty, Le Figaro

  • Angélique Bouchon porte très mal son prénom. Grincheuse, sarcastique, piquante et solitaire, son bonheur réside au fond d'un paquet de chips barbecue englouti devant une bonne série. Avec sa voix rauque, ses grosses lunettes et sa dose explosive d'auto-dérision, elle ne passe jamais aussi inaperçue qu'elle le voudrait.Elle a une famille foutraque, des amies expansives, des copains pas malins, elle « fréquente » un garçon ténébreux qu'elle aimerait sortir des ténèbres, mais pas totalement non plus. Enfin, elle va vous raconter...

  • "Tout est nouveau pour moi dans le studio de doublage. Pas de scène. Pas de projecteurs. Juste un pupitre pourvu d'un micro au milieu d'un îlot de lumière. Ça sent le matériel Hi-fi et la poussière. Un rideau couvre le grand écran devant nous. Je ressens à nouveau ce fourmillement intense : ça y est. C'est maintenant que ça commence..."Ben Bergmann galère. Son père lui dit que doubler des films n'est pas un vrai métier.Lilly Vonderfeld vient d'emménager à Berlin. Son prof d'art dramatique l'aide à passer un casting pour doubler la voix de Raphaela Stanfield. C'est la chance de sa vie, celle de mettre un pied dans l'impitoyable Hollywood.Ben et Lilly viennent de deux univers différents. Ils n'auraient jamais dû se rencontrer, mais le destin les a rapprochés. Entre indifférence et amitié, jalousie et amour, parviendront-ils à terminer ensemble ce doublage de film ? Première publication en allemand sous le titre I love you heißt noch lange nicht Ich liebe dich

  • Sophie Marceau

    Pierre Mikailoff

    La biographie sans fard de l'actrice préférée des Français
    Elle a conquis Hollywood avec Brave Heart et séduit le monde entier en James Bond girl... Depuis sa révélation à l'âge de treize ans dans le film culte de Claude Pinoteau La Boum, Sophie Marceau n'a cessé d'habiter le coeur des Français. En 1991, dix ans après ses débuts au cinéma, son césar du meilleur espoir féminin lui apporte la reconnaissance de ses pairs, avant de passer elle-même à la réalisation de 3 longs métrages.
    Actrice adorée et femme libre, la petite fiancée des Français assume ses choix passionnés sans avoir peur de se brûler les ailes. C'est cette sincérité qui lui attire la sympathie du public.
    Ses relations passionnées, parfois houleuses, avec le réalisateur Andrzej Zulawski, puis le producteur Jim Lemley, son histoire avec Christophe Lambert, sa liaison avec le cuisinier étoilé Cyril Lignac, ont fait chavirés le coeur des Français. Toujours très médiatisée, cette grande amoureuse est pourtant restée jusqu'à présent discrète sur sa vie privée.
    Pierre Mikaïloff retrace enfin le destin d'une icône du cinéma et d'une femme qui a su rester fidèle à elle-même. Cette année encore, l'actrice française est la seule femme de la liste des personnalités préférées des Français. Pour toute une génération, Sophie Marceau incarne le charme du cinéma, mais aussi la simplicité et le naturel qui nous la rendent si proche.

    Le style :
    Sous la plume experte du biographe référent des stars, cette biographie documentée s'appuie sur de nombreuses interviews. Une prose claire et délicate pour découvrir l'incroyable parcours de l'actrice française.

  • Actrice, réalisatrice, femme engagée, Delphine Seyrig (1932-1990) refuse toute sa vie de se laisser enfermer dans un rôle ou une image. S'inventer, se trouver, se réinventer fut sa raison de vivre. Égérie de Resnais, reine du théâtre parisien dans les années soixante, admirée de Truffaut comme de Duras, Fée des Lilas de Peau d'âne de Demy et Jeanne Dielman d'Akerman, Delphine Seyrig a une parcours hors du commun. Au faîte de sa gloire, elle s'engage dans les luttes féministes. Dignes d'une héroïne de Stendhal, son goût de la liberté, son audace prête à toutes les aventures, son refus du tiède, son exigence et son élégance donnent à sa vie tout son romanesque. C'est cette vie riche et inspirante que retrace, pour la première fois, cette biographie passionnante et richement documentée, qui a pour fond la vie sociale, intellectuelle, théâtrale et cinématographique de son époque. Avec, de surcroît, un très beau portrait de femme.Mireille Brangé, normalienne, est spécialiste des relations entre les écrivains et le cinéma auxquelles elle a consacré un livre La Séduction du cinéma (Champion, 2014). 

  • Une jeune actrice, Norma Traversini, rédige un prospectus pour informer les habitants de son quartier de sa décision d'ouvrir un atelier où ils pourront apprendre à mieux jouer leurs sentiments, afin d'« améliorer leur niveau de sincérité », et donc leur vie. Peu à peu, le prospectus s'allonge, jusqu'à atteindre les dimensions d'un roman, ou plutôt d'une novelita, puisque c'est ainsi que César Aira baptise ses récits. La fiction quitte imperceptiblement les rues et les cafés de Flores, que hantent l'auteur et tant de ses personnages, pour se transformer en un roman colonial foisonnant, avec héros masqué, Anglaises persécutées, Thugs étrangleurs et machiavéliques officiers de l'armée des Indes. Le Prospectus, métamorphose d'une feuille volante en roman d'aventures, envolée de Buenos Aires jusqu'à la mystérieuse cité de Kali - via les réunions littéraires de Windson Manor et les rizières sélénites d'Islamabad - constitue un des sommets de l'oeuvre de César Aira.

  • « J'utilisais sa méthode, ou plutôt son absence de méthode quand elle préparait un film. Se laisser envahir sans idée préconçue par une inconnue, une étrangère. Devenir lentement cette autre femme, revivre ses peurs, ses désirs, ses déceptions, ses préjugés. » Par la même mystérieuse alchimie qui faisait de Simone Signoret une autre quand elle se préparait à jouer un personnage, Catherine David s'est laissé envahir par cette autre femme qu'elle avoue d'entrée admirer et aimer. Extrêmement documenté, le portrait qu'elle trace de celle qu'elle appelle « une femme de notre temps » s'anime de sa propre vie. Au terme de ce voyage de la mémoire pour toute une génération, Simone Signoret, qui eut le courage de vivre plusieurs vies, d'explorer ses multiples talents, de se risquer aux « erreurs, manquements et ratures », renaît une nouvelle fois.

  • - 50%

    C'est un conte de fées moderne. L'histoire d'une gamine fan de Marilyn qui réalise son rêve à 14 ans grâce au carton mondial de Joe le taxi. L'histoire d'une Française à qui tout réussit, y compris comme actrice et comme icône de mode. Mais derrière cette apparente facilité se cache une réalité bien plus complexe.
    Comment s'est passée sa collaboration avec Serge Gainsbourg ? Ses rapports avec Jean-Claude Brisseau, qui l'a lancée au cinéma dans Noce Blanche, ont-ils été vraiment houleux ? Par quel hasard a-t-elle croisé la route de Johnny Depp et, surtout, comment la divine idylle a-t-elle pris fin ? Ce livre, qui retrace avec précision la carrière de la chanteuse, met aussi en lumière ses rencontres capitales, sans oublier la dernière en date, Benjamin Biolay. Surtout, il dresse le portrait d'une femme, à la fois timide et volontaire, intraitable avec les journalistes mais généreuse avec ses proches. D'une mère aussi, qui n'a jamais voulu sacrifier sa vie de famille à une carrière parfois dévorante.
    Après avoir mené une enquête fouillée auprès des témoins privilégiés de ce parcours hors norme, l'auteur nous invite à découvrir la véritable histoire de Vanessa Paradis, l'une de nos stars les plus mystérieuses qui, de Tandem à Love Song, d'Élisa à L'Arnacoeur, hante notre imaginaire depuis vingt-cinq ans.

  • Liz T.

    Jean-Paul Manganaro

    Elle portait désormais en elle la totalité de ces histoires, elle n'était faite que de cela, de la multiplicité de ces femmes qu'elle avait été, dans le tissage laborieux d'une trame qui se brodait en elle et d'où elle pourrait désormais dégager les attentes et les désespoirs, les tristesses et les douleurs, les affections et les lueurs. Elle était toute dans cette profondeur lisse et inaltérable de la pellicule, elle y était, entière et pleine, et désormais, tout ce qui lui arrivait dans la vie ne pouvait qu'être rapporté à cette constitution primitive qui seule était sienne et lui dictait sa loi.

  • Jeanne forever met en lumière différents visages de la féminité, en utilisant comme matière première les personnages cinématographiques incarnés au fil du temps par l'actrice Jeanne Moreau. Empreintes de l'aura particulière de celle-ci, de sa présence, de sa vulnérabilité, ces femmes, qui se distinguent par leur nature tantôt forte, tantôt fragile, par leur âge et la place qu'elles occupent dans le monde, se déploient à travers les poèmes de Stéphanie Filion et de Valérie Forgues. Cet ensemble de textes forme une traversée du monde intérieur ainsi qu'un questionnement identitaire sur la condition féminine. Il suggère une belle exploration du lien entre poésie et cinéma, entre réalité et représentation, et du côté éphémère de toute chose, à commencer par la vie.

  • Tragédie est un livre-document essentiel
    sur le théâtre québécois et l'Histoire.

    Pol Pelletier y refait l'histoire du monde à partir de notre ancêtre homo erectus en posant la question : où est femina?? Elle aboutit des millénaires plus tard dans Mexico qui explose, se décompose. De retour au Québec, elle constate que tout le monde rit pour mieux étouffer le sentiment collectif de mort imminente en fin de siècle. Elle appelle ses aînées, ses ancêtres, et ressuscite celles qui ont marqué l'histoire. Elle prend dans ses bras les 14 victimes de Polytechnique, assassinées il y a 31 ans cette année, une tragédie qu'on a très vite enfouie au fin fond de notre inconscient collectif, de peur de découvrir ce qu'elle signifiait. Elle termine en rendant hommage à toutes les femmes assassinées depuis Polytechnique. La théorie du sacrifice de René Girard, exposée dans Tragédie, nous offre un outil pour comprendre notre époque covidienne.

  • « Avant de devenir Mylène Demongeot, je me suis appelée Marie-Hélène Demongeot, Marielle Demongeot, Mylène Nicole. J'ai même failli me nommer Mylène Demon ! Mais si la vie n'est pas toujours un paradis, ce n'est pas l'enfer non plus ; loin de là. La preuve : au cours de mon existence, j'ai fait de multiples rencontres plus étonnantes et enrichissantes les unes que les autres.
    De Jacques Martin, que j'ai naïvement vexé en lui demandant son nom après toute une soirée passée ensemble, au Prince Charles d'Angleterre qui, sur un tournage, ne s'intéressait qu'à l'heure à laquelle je me mettrais en maillot de bain, j'ai vécu tous ces instants avec un plaisir chaque fois renouvelé. » Un texte vrai, drôle et insolent, des moments forts et des portraits, le livre de Mylène Demongeot affiche un casting masculin de rêve : Michel Audiard, Jean Yanne, Salvador Dalí, Coluche, Michel Serrault, Francis Blanche, Jean-Paul Belmondo, Gérard Depardieu... et bien d'autres encore.

  • « Dans la rue on la reconnaît et la poursuit. En la voyant filer à grandes enjambées martiales, dans ses capes qui font claquer leurs ailes à chaque pas qui fuit, on dit de cette grande ombre au visage enseveli sous une pluie de cheveux, camouflé sous la

  • Les jumelles Lou et Ondine, et leur cousin Félix, sont passionnés par les poneys ! Alors, vite, en selle pour les rejoindre au poney-club de l'Aventure !

  • On la disait marginale, élitiste, décalée, appréciée des seuls intellectuels qui fréquentent les musées d'avant-garde et les cinémathèques. L'hommage unanime qui a salué sa disparition tragique, le 24 avril 2011, révèle que Marie-France Pisier appartenait à la catégorie des grandes artistes.
    Toute sa vie, l'actrice de François Truffaut exerça son pouvoir de séduction. Lui venait-il de son enfance dans les ambassades lointaines où son père fut envoyé (et qu'elle a racontée dans Le Bal du gouverneur) ? Ou de sa simplicité tranquille, de son sourire de madone amusée ?
    D'André Téchiné à Jacques Rivette, beaucoup de réalisateurs marquants en ont fait leur égérie. Imposant en douceur sa propre différence, elle a ouvert la voie aux acteurs d'aujourd'hui. Après une enquête fouillée où, pour la première fois, famille et proches ont accepté de témoigner, Sophie Grassin et Marie- Elisabeth Rouchy retracent la vie de cette actrice inclassable qui fut aussi une femme engagée.

  • Trois grandes amies - Louise Portal, Christiane Pasquier et Marie-Lou Dion - se remémorent l'année 1975, où elles jouèrent
    ensemble dans Madeleine de Verchères au Théâtre La Marjolaine, en plus de cohabiter dans le même chalet. Un été brûlant, tant
    sur les planches que dans l'intimité de leur petit refuge, où elles recevaient les princes de la nuit... Un été pendant lequel, surtout,
    des liens forts se sont noués entre elles.

    Dans trois récits vibrants, chacune remonte le fil du temps, dans les entrelacements de ce que la vie, l'amour et le métier lui a réservé ; chacune témoigne des sentiers amoureux et créatifs qu'elle a empruntés, ainsi que de cinquante ans d'amitié. Aussi proches que différentes, ces trois femmes révèlent ce qui les a portées toutes ces décennies, ce qui les unit et ce qui leur donne, encore et toujours, envie de célébrer la vie.

  • Séquences inaugure, à l'orée de sa 60e année, une édition désormais tout en couleurs. Élégante et digne façon de célébrer l'oeuvre de Federico Fellini, dont la vie et les films sont analysés et commentés dans un riche dossier de dix-huit pages. Un hommage à Michel Brault, disparu en septembre 2013, trouve aussi une place dans ce numéro. Plusieurs entrevues essaiment la section « Gros plan », dont celle avec Atom Egoyan pour son plus récent film Devil's Knot, un drame labyrinthique puissant présenté lors du dernier FNC. Puis, la jeune réalisatrice Rebecca Zlotowski nous parle de son deuxième opus Grand Central, tandis que Tahar Rahim, tête d'affiche du film avec Léa Seydoux, expose sa vision des personnages qu'il a incarné depuis sa révélation dans Un prophète (J. Audiard) en 2009.

  • Séquences sait toujours nous réjouir avec un sommaire bien garni et varié. D'abord, un incontournable de l'automne : Le démantèlement (en couverture) de Sébastien Pilote. La revue nous offre sa critique du film ainsi qu'un entretien avec le réalisateur. Des entrevues avec Abdellatif Kechiche (La vie d'Adèle - Chapitres 1 & 2), Marion Vernoux et Fanny Ardant (respectivement la réalisatrice et l'actrice principale des Beaux jours) retiennent notre attention. Dans la section « Panoramique », les festivals de films d'Angoulême, de San Sebastián et Fantasia font l'objet de comptes-rendus tandis que la programmation est FFM est analysée durant neuf pages détaillées.

  • Un Truc En Plus

    Stéphane Rougeot

    • Bookelis
    • 27 Décembre 2017

    Un fan est venu dans la suite d'un grand hôtel de luxe dans l'espoir de rencontrer l'actrice de ses rêves, et pourquoi pas lui déclarer sa flamme. Car il lui a toujours trouvé un truc en plus.
    L'actrice, aux prises avec un agent trop consciencieux et un ex envahissant, saute sur l'occasion pour tenter de se défaire de ce dernier, sans savoir que la situation va dégénérer et la conduire beaucoup plus loin qu'elle ne l'imaginait.
    De quiproquos en situations délirantes, les rebondissements s'enchaînent à un rythme effréné jusqu'à un final en apothéose.

  • Teinté par le climat de peur d'une époque marquée à blanc par le terrorisme, ce dixième roman de François Désalliers porte en lui le deuil et la désillusion, mais aussi la force de l'amour et de l'amitié. Roman sombre et magnifique, La beauté noire met en scène une galerie de personnages touchants et courageux, qui chercheront à se relever et à reprendre leur vie en main.

    / Résumé :
    Lorsqu'une jeune actrice est abattue sur scène par un djihadiste au cours d'une représentation des Fleurs du mal, la vie des personnes présentes ce soir-là s'en trouve bouleversée à jamais. Comment résister à la terreur, à la perte de soi face à un acte d'une telle violence ? L'amant de la victime cherchera peu à peu à reprendre contact avec les membres de la troupe de théâtre, mais renouer des liens en pareilles circonstances n'est pas chose aisée, surtout quand l'un d'entre eux ne pense qu'à se venger. Leur belle complicité, leur amour de l'art, de la poésie, et leur innocence même pourraient bien être emportés et se fracasser contre le mur de cette nouvelle réalité. Une quête poignante et actuelle autour du sens de la vie et de la mort face aux revirements insensés du destin.

    / L'auteur :

    François Désalliers est diplômé du Conservatoire d'art dramatique de Montréal. Il a été monologuiste, comédien, scripteur, vendeur de meubles et professeur de théâtre. Il est l'auteur de nouvelles et de romans chaleureusement accueillis par la critique et le public, dont «L'Homme-café», «Des steaks pour les élèves» et «La fille du vidéoclub». «La beauté noire» est son dixième roman.

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