• "La privation de milieu familial normal, notamment celle d'une image maternelle satisfaisante, entraîne, on le sait, des conséquences qui peuvent être fort dommageables pour le développement d'un être humain et retentir, à travers son enfance et son adolescence jusque dans la vie adulte.
    Le Professeur Michel Lemay, qui joint à ses compétences psychiatriques et psychanalytiques une expérience en éducation spéciale, ouvre des perspectives constructives thérapeutiques. Sans tomber dans un excès de pessimisme, il attire l'attention sur les dangers de minimiser la gravité d'un problème, sans doute plus actuel que jamais et qui requiert instamment l'attention des spécialistes, des parents eux-mêmes et de l'opinion publique toute entière. Les uns et les autres trouveront dans ces pages des motifs pour être vigilants, des orientations pour agir et des raisons d'espérer. "

  • En faisant référence à des pratiques exemplaires, ce livre propose des éléments de réponse à quinze questions importantes pour les gens qui ont à coeur l'éducation des jeunes. Essentiellement, c'est de réussite scolaire qu'il y est question. La prévention et l'intervention précoce y occupent également une place stratégique. Cet ouvrage est susceptible de réveiller chez vous des pulsions éducatives qui risquent de vous surprendre. Si vous n'êtes pas déjà un passionné de réussite, vous risquez de le devenir. Quand on y pense bien, on constate qu'il s'agit de ce que la majorité des auteurs et des éducateurs espèrent susciter respectivement chez leurs lecteurs et les jeunes à qui ils enseignent : de la passion.

  • Le grand nord fond ses glaces vers d'autres alchimies nous sommes dans l'apesanteur où le poids de la terre ne nous supporte plus La Terre. Impossible de dire son nom sans souffrir avec elle.
    Pourrons-nous un jour lui inventer des frontières moins meurtrières, loin des versants de la violence ? Rendre aux rivières des eaux plus limpides venues de sources si loin en soi ? L'aimer jusqu'à la cicatrice ?

    «Terre de faïence» respire la ferveur de l'abandon et du désir, tient parole en nous, de son premier souffle à son dernier mot.

  • Badra. La pleine lune. C'est ainsi qu'on la nommait, cette princesse aux pouvoirs magiques. Elle vivait dans le désert du Sahara et elle avait le pouvoir de se transformer comme elle le voulait pour vaincre tous les dangers. En âge de se marier, la jeune fille rencontra son prince charmant. Son père essaya de l'écarter d'elle mais Badra s'enfuit avec celui qu'elle avait choisi. La reine, sa mère, se lança à la poursuite du jeune couple. Pour lui échapper, Badra se changea en désert, en mouton et en rivière. Mais la reine éventa sa ruse et souhaita que sa fille soit séparée à jamais de son amour.

  • Depuis cinquante ans, cette organisation vouée à la protection de personnes inaptes et des biens délaissés, a évolué au même rythme que la société québécoise. À travers les documents et les témoignages, le lecteur sentira le changement des mentalités en matière de santé mentale et d'administration des biens d'autrui. Ce changement, qui influence le cadre législatif, s'inscrit dans le courant d'humanisme qui a traversé le Québec au cours du dernier demi-siècle.

  • L'abandon

    Denise Riendeau

    Une fillette de neuf ans lutte, pendant trois dures années, sans jamais perdre espoir en ses capacités intérieures.Elle a tôt fait de démasquer, d'une part, la mesquinerie et les intérêts personnels des adultes qui l'entourent et, d'autre part, les comportements troubles ou déviants de certaines personnes, qui oscillent entre la pitié pour des fillettes démunies et un besoin inassouvi d'affection. Sans relâche, elle aspirera à la liberté, persuadée que la seule solution est de franchir les murs. Un curieux phénomène se produira plusieurs années plus tard et apportera le baume final sur cette période d'horreur. On répondra à ses doutes en lui confirmant : « qu'elle n'avait rien rêvé ». Tout ça avait bel et bien existé au temps de l'orphelinat.

  • Affûts

    Charles Juliet

    Au commencement, l'exil, l'épuisement, l'abandon de tout espoir. Et puis cette lente marche, sans issue imaginable, cette marche obstinée, à la recherche du lieu où la torture cesserait, où se déploierait la réponse. Mais n'est-ce pas faire fausse route, forcément tourner en rond que chercher une réponse ? Rugueux et martelés, ces poèmes sont ceux de la détresse et de la recherche, mais ils ouvrent aussi à cette possibilité d'une réconciliation et d'un accomplissement dont la femme est l'initiatrice.

empty