• Délivrances

    Toni Morrison

    Dans son onzième roman, qui se déroule à l'époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes. Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Au fil des ans et des rencontres, elle connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge - à autrui ou à elle-même - et du fardeau de l'humiliation, elle saura, comme les autres, se reconstruire et envisager l'avenir avec sérénité.
     

     
    © Toni Morrison, 2015 - © Christian Bourgois éditeur, 2015 pour la traduction françaisev
    © et (P) Audiolib, 2016
     

     
    Durée : 6 h

  • Ernest a dix ans. Dix ans de vide : sa mère est morte le jour de sa naissance et son père a disparu. Dix ans d'ennui : sa vie avec sa grand-mère, prénommée Précieuse, n'a rien de très exaltant : école, goûter, devoirs, soupe. Pas de téléphone, pas de télévision. Seule distraction : une mystérieuse lettre que le grand-père d'Ernest avait envoyée du front pendant la guerre, une lettre indéchiffrable. Ernest est bon élève, solitaire et taciturne, pour ne pas dire muet. Jusqu'au jour où Victoire de Montardent arrive dans sa classe et jette son dévolu sur lui. Car Ernest est beau, ce que les autres filles de la classe avaient déjà remarqué...

  • Jean Genet évoque son itinéraire qui fit d'un enfant de l'Assistance publique injustement soupçonné d'un vol et placé dans une maison de correction celui qui, dans sa souffrance, choisit d'être ce dont on l'accuse : « Je me reconnaissais le lâche, le traître, le voleur, le pédé qu'on voyait en moi. » « Journal du voleur » est l'évocation d'un destin délibérément choisi « dans le sens de la nuit » pour exploiter « l'envers de la beauté » par l'écriture et son flamboiement. C'est grâce à l'éclat de cette parole que Jean Genet élabore un monde cohérent, le sien, reposant sur la constante inversion des valeurs et centré sur la mort.

  • L'un l'autre

    Peter Stamm

    C'est la fin de l'été dans une petite bourgade suisse. Une famille heureuse rentre de vacances en Espagne. Astrid, Thomas et leurs deux enfants s'apprêtent à reprendre le cours d'une existence paisible. Rien ne laisse présager le départ de Thomas dans la nuit.
    Commence alors pour lui une longue errance dans les montagnes, vers une autre vie. Les heures, les jours passent. La police est avertie et commence, malgré le peu d'éléments dont elle dispose, son enquête. Si les enfants ne paraissent pas prendre la mesure des événements, la disparition de Thomas plonge Astrid dans un profond désarroi qui prend la forme d'un déni, d'un espoir insensé. Elle attend que son mari rentre car, elle en est persuadée, il reviendra.

  • Vendée, automne 1920

    La Grande Guerre vient de se terminer avec son lot de morts, de destructions et de malheurs. Dans le village minier de Faymoreau, un accident grave se produit lorsqu'un coup de grisou provoque l'effondrement d'une galerie, causant la mort de trois travailleurs. Deux autres malheureux, dont Thomas Marot, sont prisonniers dans les entrailles de la Terre et les chances de les sauver sont minces. Lorsqu'elle apprend la tragédie qui frappe l'homme qu'elle aime depuis toujours, Isaure Millet se précipite sur les lieux, car même si Thomas s'apprête à se marier avec une ouvrière polonaise, elle espère toujours qu'il changera d'idée.

    Or, l'événement prend une tournure inattendue lorsqu'on retire des décombres le corps d'une des victimes: elle a été assassinée d'une balle dans le dos... Qui a pu commettre ce meurtre dans un moment pareil? Lorsqu'un policier parisien attitré à l'enquête, Justin Devers, arrive à Faymoreau, les mineurs, ceux que l'on surnomme les « gueules noires », s'enferment dans un mutisme qui exaspère l'enquêteur. La vérité parviendra-t-elle à s'extirper de cette histoire tordue, aussi sombre que les galeries de cette mine de charbon où tant de drames se sont joués? C'est ce qu'espère l'inspecteur Devers, tombé sous le charme d'Isaure, tout comme Jérôme, le frère de Thomas.

    Prenant assise dans un univers complexe où les drames humains et les chassés-croisés amoureux se succèdent à un rythme essoufflant, le roman La Galerie des jalousies est truffé de scènes où l'émotion et les passions sont à leur comble. Encore une fois, Marie-Bernadette Dupuy a réussi à se réinventer dans une période historique particulière, l'entre-deux guerre, une ère teintée à la fois de mélancolie et d'espoir.

  • La Galerie des jalousies 3

    Faymoreau (France), 1921

    Jolenta est retournée en Pologne. Elle s'est bien gardée d'avouer qu'elle n'a pas l'intention de revenir vivre en France, de sorte que, si Isaure et Thomas peuvent enfin s'aimer, ils sont toujours contraints de se cacher. Certes, ils comptent régulariser leur relation, mais cette avenue n'est pas exempte d'obstacles.

    Sur son lit de mort, la mère d'Isaure lui révèle un secret qui lui ouvre des horizons nouveaux et qui rend possible la réalisation de son rêve. C'est donc avec un bonheur renouvelé qu'elle se consacre tout entière à des enfants malades des environs ainsi qu'à de jeunes orphelins privés de leurs parents en raison de la guerre.

    /> Or, qui donc s'acharne à entraver un projet aussi généreux? Apparemment, ses succès ne répondent pas au goût de tout un chacun...

    Avec une intrigue et une action soutenue, Marie-Bernadette Dupuy conclut cette palpitante trilogie, où elle fait revivre le milieu des mines de charbon vendéennes.

  • Abandonnée par sa mère à demi-folle au milieu des marais de l'Adirondacks, Mudgirl, l'enfant de la boue, est sauvée on ne sait trop comment, puis adoptée par un brave couple de Quakers qui l'élèvera avec tendresse en s'efforçant toujours de la protéger des conséquences de son horrible histoire. Devenue Meredith « M.R. » Neukirchen, première femme présidente d'une université de grand renom, Mudgirl, brillante et irréprochable, fait preuve d'un dévouement total à l'égard de sa carrière et d'une ferveur morale intense quant à son rôle. Mais précisément épuisée par la conception d'une rigidité excessive qu'elle a des devoirs de sa charge, tourmentée par ses relations mal définies avec un amant secret et fuyant, inquiète de la crise grandissante que traverse les États-Unis à la veille d'une guerre avec l'Iraq (crise qui la contraint à s'engager sur un terrain politique dangereux) et confrontée à la classique malveillance sournoise des milieux académiques, M.R. se retrouve face à des défis qui la rongent de manière imprévisible. Un voyage sur les lieux qui l'ont vue naître, censé lui rendre un peu de l'équilibre qui lui échappe, va au contraire la jeter dans une terrifiante collision psychique avec son enfance et menacer de l'engloutir une fois encore, mais dans la folie. Cette impitoyable exploration des fantômes du passé, doublée du portrait intime d'une femme ayant percé le plafond de verre à un coût gigantesque, fait de ce livre ainsi que l'a proclamé la critique, « un géant parmi les grands romans de Oates ».

  • Au coeur de l'enfance de l'auteure brille le sourire de Bongsun. Maltraitée et affamée, Bongsun s'est réfugiée chez eux il y a des années. Pour autant, elle n'occupe pas une place égale à celle des autres enfants de la famille, elle reste une subalterne, une petite bonne. Mais pour Jjang-a, c'est sa très chère grande soeur, qui dort dans sa chambre, la porte sur son dos partout où elle va. Surtout, elle est une porte ouverte sur un monde différent, comme si on franchissait une ligne interdite.
    Sincérité et émotion sont les deux forces traversant ce récit qui ne cache rien, n'enjolive rien. On est bien souvent bouleversé par la lucidité de ce regard d'enfant sur le monde des adultes et les injustices qui le déchirent. Et toujours rayonne la figure de Bongsun, généreuse et joyeuse, répondant aux malheurs par son fameux grand sourire.

  • Pays du Lac-Saint-Jean, fin mai 1928.

    Pendant que de nouvelles crues dévastatrices frappent les propriétés des riverains installés en bordure de cette véritable mer intérieure, Emma Cloutier est retrouvée noyée près de la ferme ancestrale. Ce deuil cruel sèmera la discorde et le mensonge dans la famille Cloutier, surtout lorsque Jacinthe, la soeur ainée d'Emma, tentera de comprendre ce qui s'est réellement passé. Quand son ancien fiancé tente de renouer avec elle, la jeune infirmière découvre peu à peu les sombres secrets que préservait jalousement sa soeur, une institutrice à l'allure si sage, que tous croyaient bien connaître.

    Le Scandale des eaux folles, premier tome de cette nouvelle série, encore une fois implantée dans cette magnifique région québécoise qu'est le Saguenay-Lac-Saint-Jean, démarre en trombe dès la première ligne. Inspiré de faits authentiques, il garde le lecteur hors d'haleine jusqu'à la toute fin, alors qu'au fracas des vagues du majestueux lac, quand souffle le terrible vent du nord-est, se mêlent désespoir, peur et non-dits. Du Marie-Bernadette Dupuy à son meilleur, l'auteure que des millions de lectrices et lecteurs à travers le monde apprécient hautement.

  • Mai 1881, Cité de Saint-Lizier, Ariège, France Six mois après la mort de l'assassin Blaise Seguin, Angélina a repris le cours de sa vie, ponctué des joies et des peines liées à son métier de sage-femme. Toujours à la recherche de l'amour qui semble la fu

  • Un fils retourne auprès de sa mère après l'avoir abandonnée. Deux ans sans la voir, sans l'entendre, sans la soutenir, sans l'aider, sans l'aimer ni la supporter. Sa mère souffre de démence sénile précoce. Témoin bouleversé et pudique, le fils prodigue raconte l'érosion d'une femme, sa mère, dans une écriture précise et intense qui donne à cette histoire aux contours rudes une humanité lumineuse.

  • Ce livre nous ouvre les portes d'un village comme des centaines de milliers d'autres en Chine. Il nous donne les clés d'une réalité habituellement dissimulée. C'est une enquête passionnante, et un retour aux sources pour l'auteur, qui a pris pour objet d'étude le village reculé de la Plaine centrale qui l'a vue naître.
    Pendant cinq mois elle a écouté avec attention, l'un après l'autre, ses compagnons d'autrefois, ses parents, et aussi les notables et représentants de l'Etat dans le village. De ces entretiens émerge une image dense et complexe de la culture et du mode de vie rural en Chine : les différents lignages, les relations entre les clans, les joies, les peines et les aspirations des villageois.
    Liang Hong possède le double regard de l'universitaire qu'elle est devenue et de la fille de paysans qui ont vécu sur cette terre depuis toujours. C'est pourquoi son enquête est à la fois si instructive, éclairante, et profondément émouvante. Elle analyse de l'intérieur les mécanismes du dépérissement accéléré de la campagne chinoise. Les jeunes migrent massivement vers la ville, les liens familiaux se délitent, les rivières sont polluées, les écoles deviennent des porcheries...
    D'une communauté villageoise ordinaire, ce livre a fait l'exemple saisissant des défis que pose la modernité à la Chine tout entière.

  • Dans le premier volet intitulé L'Orpheline du Bois des Loups, Marie était une jeune fille élevée par les soeurs à l'orphelinat d'Aubazine, jolie bourgade de Corrèze. Le destin avait voulu qu'elle soit recueillie en 1906, lorsqu'elle avait tout juste treize ans, par une femme à l'air revêche qui l'avait prise à son service. À partir de ce moment, le destin de Marie avait pris un chemin insoupçonné.

    Dans ce second volet, la petite orpheline est devenue la demoiselle des Bories. La Seconde Guerre mondiale vient de prendre fin. Marie, institutrice à Aubazine, coule des jours paisibles aux côtés de son époux, le docteur Mesnier. Mais de nouvelles épreuves l'attendent: le regard bleu d'une mystérieuse fillette, orpheline elle aussi; la vengeance d'une femme sans scrupules; les hauts et les bas de ses enfants (la sage Lison, Mathilde si passionnée, Paul qui décide de se lancer dans l'élevage, Camille qui rêve d'un amour idéal et souffre en silence).

  • Toute petite, Violaine, enfant unique, perd son père, mort de la tuberculose, puis, moins d'un an plus tard, sa mère, qui succombe à la même maladie. Dans ce petit village côtier où l'argent manque et où chaque bouche à nourrir représente un défi pratiquement insurmontable, personne ne peut recueillir la fillette cruellement éprouvée. À gauche et à droite, on cherche des solutions, une façon de lui venir en aide, mais le miracle attendu ne se produit pas.

    C'est ainsi qu'elle est envoyée dans les Pyrénées chez sa tante Marcelline et son oncle Albert qui l'accueillent froidement, pour ne pas dire brutalement, et se mettent très vite à lui mener une existence insoutenable. Heureusement, Sidonie Fernandez, une Espagnole aux dons fascinants et surnommée la «brouche» (sorcière), prend la jeune fille sous son aile et ne l'abandonne pas malgré les coups obstinés de cette terrible fatalité qui ne cesse de frapper impitoyablement.

  • Jeune et beau gabarier, Hugo, élevé par un père aimant mais taciturne, a toujours cru que sa mère était morte en le mettant au monde. Mais la réalité est tout autre. Lorsqu'il découvre la vérité, le jeune homme voit sa vie prendre un chemin qu'il était loin d'avoir soupçonné. Il va de mauvaises surprises en amères déceptions, se sent trahi à la fois par la personne la plus importante de sa vie et les ombres malveillantes du destin. Et son coeur tourneboulé l'empêche de voir que l'amour et le bonheur sont si près de lui qu'il n'a qu'à tendre la main pour les cueillir.

    Mais celle qui l'aime - et que lui ne voit pas - a la patience et la foi. Elle le sait: un jour, elle et lui, ces deux enfants du Pas du Loup, seront ensemble à jamais, comme les deux âmes soeurs qu'ils sont et ont toujours été.

  • Autonome, se débrouiller seul, se prendre en main, un mot qui sonne comme une indépendance, une fierté aussi. Autonome, pour se protéger des événements extérieurs, de ses propres contraintes, du poids des indécisions, de la torture de liens invisibles. Autonome pour consolider son territoire intérieur, construire une assise au plus près de ses forces, de ses désirs, pour élargir ses étendues de liberté, de maîtrise personnelle. Être soi, en quelque sorte. Il y a dans la recherche de l'autonomie la quête d'exigence, d'élégance envers soi-même, le chemin pour plus de disponibilité aux autres.Fort de son expérience humaine, professionnelle, scientifique et intérieure, Jean-Louis Étienne vous invite à découvrir vos ressources ignorées. Jeune ou moins jeune, homme ou femme, actif ou non, votre force est en vous, dans votre capacité à devenir autonome.

  • Ce qui reste de nous

    Jill Santopolo

    • Lizzie
    • 7 Février 2019

    " Ce qui reste de nous est une confession murmurée à l'oreille du lecteur. Intimiste. Bouleversante." Marie Lechevalier, LiREAlors que les tours du World Trade Center s'effondrent sous leurs yeux, Gabe et Lucy se rencontrent pour la première fois.
    Leur attirance est immédiate, comme une force irrésistible.
    Ce n'est pourtant qu'un an plus tard qu'ils se revoient et plongent cette fois-ci dans un amour qui dépasse tout ce qu'ils ont connu. Ils vivent, respirent, pensent à deux.
    Mais l'intensité de leur relation les amène aussi à s'interroger sur d'autres désirs profonds : tous deux veulent que leur vie ait un sens, une résonance, une valeur à la hauteur de leurs sentiments. Face à cette exigence, Lucy et Gabe vont devoir faire des choix, prendre des risques, avec l'espoir d'accorder leurs rêves à la réalité.
    Alors qu'ils assouvissent chacun leurs ambitions, leurs vies se croisent puis se perdent pendant près de treize années, jusqu'à ce qu'un nouvel événement les confronte à cette question : quelle place souhaitent-ils véritablement accorder à leur amour ?

  • Jonas a quinze ans et vit en Erythrée. Un jour le directeur de l'école le convoque et lui annonce qu'il a obtenu une dérogation et que Jonas va pouvoir, malgré son jeune âge, intégrer l'armée. Mais l'armée, en Erythrée, c'est pire qu'une prison... Ses parents décident alors de l'envoyer chez un cousin en Angleterre. Commence pour le garçon un voyage extrêmement dangereux. Une fois à Calais c'est encore pire. Il fait froid, il pleut, les conditions de vie sont déplorables. Pour fuir le camp, il se construit une cabane de fortune dans les dunes en attendant de passer en Angleterre...

    Pascal Teulade a imaginé son jeune héros après avoir effectué un séjour dans la jungle de Calais pour Médecins du monde. Un séjour qui l'a profondément marqué.

    Un livre pour secouer les consciences...

    Pascal Teulade a tout d'abord publié quelques contes dans Pomme d'Api, avant d'intégrer le groupe Fleurus presse où il a été rédacteur en chef du magazine Abricot puis directeur des rédactions.

    En parallèle de ces activités, il a écrit de très nombreux albums pour les enfants essentiellement à l'Ecole des loisirs.

    Le petit prince de Calais a été écrit suite à un séjour passé avec Médecins du monde dans "la jungle" de calais. Il s'agit de son premier texte pour adolescents.

  • « Fable d'amour, écrit Moresco, raconte une histoire d'amour entre deux personnages qu'il serait impossible d'imaginer plus éloignés : un vieux clochard qui ne se souvient plus de rien et qui a pratiquement perdu la raison, et une fille merveilleuse. C'est l'histoire d'une de ces rencontres qu'on croit impossibles mais qui peuvent avoir lieu dans les territoires libres et absolus de la fable, et aussi quelquefois dans la vie. » Fût-il le plus pur, l'amour a-t-il vocation à durer ? Mais puisque l'amour est sans pourquoi, doit-on chercher plus d'explications à ce qui le tue qu'à ce qui le fait naître ? Et si la fable était le seul mode pour raconter aujourd'hui la puissance d'aimer ?

  • "La privation de milieu familial normal, notamment celle d'une image maternelle satisfaisante, entraîne, on le sait, des conséquences qui peuvent être fort dommageables pour le développement d'un être humain et retentir, à travers son enfance et son adolescence jusque dans la vie adulte.
    Le Professeur Michel Lemay, qui joint à ses compétences psychiatriques et psychanalytiques une expérience en éducation spéciale, ouvre des perspectives constructives thérapeutiques. Sans tomber dans un excès de pessimisme, il attire l'attention sur les dangers de minimiser la gravité d'un problème, sans doute plus actuel que jamais et qui requiert instamment l'attention des spécialistes, des parents eux-mêmes et de l'opinion publique toute entière. Les uns et les autres trouveront dans ces pages des motifs pour être vigilants, des orientations pour agir et des raisons d'espérer. "

  • Emportée Nouv.

    Tina Jolas, esprit libre et rêveur, fut la compagne de René Char pendant plus de trente ans. Happée par un amour exigeant et absolu, elle fut pour sa fille une figure de grâce et de disparition. Avec une douceur infinie, Paule du Bouchet retrace ici un parcours de vie: des lieux, des instants, des événements formant cartographie de cette haute figure. La puissance de son écriture rend sensibles à la fois son désespoir d'enfant, la splendeur de cette mère « emportée » dans un ailleurs et l'amour indéfectible qui les lie. Avec délicatesse, Isabelle Carré redonne une voix à cette lignée de femmes, par la lecture d'« Emportée » suivie de la fougueuse correspondance de Tina Jolas et de sa plus fidèle et tendre amie, Carmen Meyer. Faustine de Monès, fille de Paule du Bouchet, petite-fille de Tina Jolas, prolonge par sa voix lyrique cette oeuvre de filiation en hommage à sa grand-mère.

    « Ma mère possédait en propre une aptitude au secret, singulièrement raffinée, laquelle se rapprochait chez elle de l'acception la plus accomplie du mot, le sens du mystère. Dans le même temps, elle restait une grande et droite nature. Alchimie rare entre toutes, haut lieu de son intimité, c'était là sa part infiniment poétique. Celle qui l'a fait aimer des poètes. » P.d.B.

  • Suite à une bévue, Ai Kitazawa perd son travail, son mari et ses enfants. Sans ressources, elle ne peut que retourner vivre dans sa maison familiale, nichée dans une banlieue saumâtre. Elle y retrouve sa famille dysfonctionnelle. Takako, sa mère alcoolique, vient de poignarder Yasu, la grand-mère. Heureusement la blessure est sans gravité. Ai se tourne vers la gentille Miyako qui prend soin de son grand-père. Mais cette voisine ne cacherait-elle pas un secret ?

    Née en 1970, Hika Harada, grande admiratrice de Haruki Murakami, connaît une fructueuse carrière de scénariste avant d'abandonner cette voie pour se consacrer au roman. Une grande famille (publié en janvier 2019 au Japon) marque l'entrée, saluée unanimement par la critique, de cette romancière versatile dans le roman noir.

  • Jambes fatiguées J'avance, j'avance, j'avance Pas lents, pas accélérés J'ai vieilli depuis Nue Tu m'offres l'horizon Ébahie, je vois Loin Joséphine Bacon, nomade de la toundra, nous fait parcourir, à la lumière du poème, des territoires inconnus. Gaston Miron, Saint-Denys Garneau et Paul Chamberland ont nommé Terre Québec ; Joséphine Bacon élargit le pays en nous initiant à la toundra et aux douces chansons de l'infini. L'horizon est offert avec tant de grâce et de naturel que nous lui sommes à jamais redevables de nous rappeler à l'essentiel : beauté, simplicité et volupté.

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