Seuil

  • Être vrai, me dépouiller des masques, oser l'abandon plutôt que la lutte, voilà qui me guide dans le périple de l'existence, où jamais nous ne pouvons nous installer. Pour demeurer fidèle à soi, pour vivre une authentique simplicité du coeur, tout un art est requis. C'est celui-ci que j'ai librement esquissé ici. Comment s'abandonner à la vie sans baisser les bras ? Comment goûter la joie sans nier le tragique de l'existence ? Comment traverser le découragement sans devenir amer ?
    Ce Petit Traité de l'abandon tente de dégager un chemin vers la liberté intérieure et de dessiner un art de vivre qui permette d'assumer les hauts et les bas du quotidien. Ni mode d'emploi ni recette, juste des explorations pour découvrir quelques outils, et des exercices spirituels pour avancer. Ainsi, j'ai puisé dans la tradition philosophique et celle du zen une invitation à une vie plus simple, car le bonheur ne procède pas de l'accumulation mais du dépouillement. C'est la joie qui mène au détachement et non le contraire. D'où cet itinéraire vers l'abandon, né de mes joies et de mes blessures.
    A. J.

  • Clarisse, depuis trois mois, vit dans la rue. Elle erre dans Paris, dormant dehors, s'interdisant de rentrer chez elle, un petit appartement de la rue de Mézières. Mais que fuit-elle vraiment? Une enfance protégée, entre une pension suisse et une maison au bord du lac de Genève? Une famille unie, où tout semble si lisse? Elle laisse derrière elle un père maladroit dans son inquiétude et surtout une mère, déchirante dans son incapacité à s'émouvoir. Et commence alors le lent et difficile apprentissage de l'amour maternel. Car Edwige Forner retrouvera sa fille, mais le prix à payer sera lourd. Ce roman, avec retenue et gravité, parle des relations entre une mère et sa fille quand l'amour n'est pas dit, quand les gestes se figent avant d'être ébauchés. Il pose simplement la question: qu'est-ce qu'une bonne mère?

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