Littérature générale

  • Edition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)À la fin du xixe siècle, par un froid dimanche de novembre, un garçon de quinze ans, François Seurel, qui habite auprès de ses parents instituteurs une longue maison rouge -l'école du village-, attend la venue d'Augustin que sa mère a décidé de mettre ici en pension pour qu'il suive le cours supérieur: l'arrivée du grand Meaulnes à Sainte-Agathe va bouleverser l'enfance finissante de François...
    Lorsqu'en 1913 paraît le roman d'AlainFournier, bien des thèmes qu'il met en scène -saltimbanques, fêtes enfantines, domaines mystérieux- appartiennent à la littérature passée, et le lecteur songe à Nerval et à Sylvie. Mais en dépassant le réalisme du xixe siècle pour s'établir, entre aventure et nostalgie, aux frontières du merveilleux, il ouvre à un monde d'une sensibilité toujours frémissante, et qui n'a pas vieilli.

  • « En ma qualité d'Autrichien, de Juif, d'écrivain, d'humaniste et de pacifiste, je me suis toujours trouvé présent là où les secousses sismiques se produisent avec le plus de violences (...) Né en 1881 dans un grand et puissant empire (...), il m'a fallu le quitter comme un criminel. Mon OEuvre littéraire, dans sa langue originale, a été réduite en cendres. Étranger partout, l'Europe est perdue pour moi... J'ai été le témoin de la plus effroyable défaite de la raison (...). Cette pestilence des pestilences, le nationalisme, a empoisonné la fleur de notre culture européenne.»

    Lorsque, en 1941, réfugié au Brésil, Stefan Zweig rédige Le monde d'hier, il a déjà décidé de mettre fin à ses jours. « Parlez, ô vous, mes souvenirs et rendez au moins un reflet de ma vie avant qu'elle ne sombre dans les ténèbres.»

    Chroniqueur de l'«Âge d'or» de l'Europe, il évoque avec bonheur sa vie de bourgeois privilégié, celle de ceux qui furent ses amis: Arthur Schnitzler, Hugo von Hofmannsthal, Rainer Maria Rilke, Romain Rolland, Paul Valéry... Mais, analyste de l'échec d'une civilisation, il s'accuse d'avoir, peu soucieux des réalités sociales et économiques, assisté, aveugle, à la montée des périls.

    Le monde d'hier: le chef-d'oeuvre de Stefan Zweig et l'un des plus grands livres-témoignages de notre époque.

    Ami de Freud, d'Arthur Schnitzler et Richard Strauss Stefan Zweig (Vienne 1881- Petropolis 1942) fit partie de la fine fleur de l'intelligentsia juive de la capitale autrichienne avant de quitter son pays natal en 1934 sous la pression fasciste. Réfugié à Londres il y poursuit une OEuvre de biographe (Fouché, Marie Antoinette, Marie Stuart) et surtout d'auteur de romans et nouvelles qui ont conservé leur attrait près d'un siècle plus tard (Amok, La pitié dangereuse, La confusion des sentiments). C'est au Brésil qu'il se suicide en 1942, au lendemain du jour où il avai expédié le manuscrit du Monde d'hier à son éditeur.

  • Mon père de l'Intérieur.
    " Pour ceux qui ne te connaissaient pas tu étais un homme politique imposant et sérieux. Pour moi tu étais un papa souriant qui avait pour amis Charles de Gaulle, Saint-Exupéry, Alexandra David-Néel ou André Malraux. Un papa pour lequel je suis devenue urgentiste, ce qui m'a permis de réanimer les papas des autres. Tu m'as dit au téléphone la veille de ta mort que médecin c'était le plus beau métier du monde. Heureusement que tu n'as pas dit mannequin, ça m'aurait privée pour la vie de moelleux au chocolat. " Ainsi débute le livre de Lorraine Fouchet donnant le ton de cette oeuvre très personnelle qui mêle confidences intimes, humour et hommage. Près de quarante ans après la mort de son père, elle décide de rattraper le temps perdu et de partir à la recherche de l'homme qu'il était. Elle nous offre un livre touchant, sorte de dialogue entre un père et une fille à qui le destin a laissé le temps de s'aimer mais pas de se parler. Les souvenirs de l'auteur s'entrecroisent avec le récit de la vie politique de Christian Fouchet pour dresser le portrait intime et original d'un héros. Christian Fouchet (1911-1974) est une figure incontournable du gaullisme. Il rallie le Général, deux heures après la capitulation, la veille de l'appel du 18 juin, et sera un de ses plus proches collaborateurs et amis. Aviateur, il organise en 1945 le regroupement des prisonniers français libérés des camps allemands en Pologne. Il rejoint le RPF à sa création et devient député de la Seine. Il occupe divers postes ministériels importants : Affaires marocaines et tunisiennes, Éducation nationale. Ministre de l'Intérieur en 1968, il jouera un rôle capital en évitant le bain de sang. Il décède d'un infarctus en 1974, alors que sa fille n'a que dix-sept ans.

  • Sherwood Anderson déploie tout son talent de conteur dans ce recueil de vingt-neuf nouvelles sélectionnées dans ses oeuvres complètes et parfaitement représentatives de son univers. Observateur hors pair de la vie sociale, il pénètre avec clairvoyance et précision jusqu'au tréfonds de l'âme de ses personnages.Ces courts récits racontent souvent, sans tabous ni détails superflus, le quotidien d'hommes et de femmes issus de milieux défavorisés, à la psychologie complexe et torturée, des personnages en quête d'accomplissement dont le désir n'est jamais assouvi. Les nouvelles possèdent également un côté plus lumineux : l'auteur évoque sa propre vie de vagabond, son désir d'ailleurs et de voyages, cette perception aiguisée que l'on développe quand on est étranger dans une ville ou un pays. La plupart ont d'ailleurs une forte dimension autobiographique et beaucoup sont écrites à la première personne. Bien que le recueil se caractérise par une forte unité stylistique, chaque nouvelle est différente des autres et se déguste doucement, de Telle une reine qui parle d'une femme qui a connu beaucoup d'hommes mais a compté d'une manière particulière dans la vie de chacun, au Triomphe du moderne, dont le protagoniste est un peintre raté qui écrit une lettre extraordinaire à sa vieille tante malade et se retrouve désigné héritier de sa fortune par la simple puissance de ses mots... Un petit bijou d'humanité.

  • L'autre génie
    Zurich, 1886. Mileva Mari´c quitte sa Serbie natale et décide de braver la misogynie de l'époque pour vivre sa passion de la science. À l'Institut polytechnique, cette étrangère affublée d'une jambe boiteuse, seule femme de sa promotion, est méprisée par tous ses camarades. Tous, sauf un étudiant juif farfelu, aux cheveux ébouriffés, stigmatisé par sa religion. C'est Albert Einstein. Les deux parias tombent aussitôt amoureux. Et élaborent ensemble leur pensée scientifique. Mais y a-t-il de la place pour deux génies dans un même couple ? De drames domestiques en humiliations conjugales, Mileva apprend la dure réalité du mariage, passé les premières ferveurs de l'amour.
    Dans un récit à la première personne aux poignants accents de vérité, Marie Benedict rend hommage à l'une des femmes les plus bafouées de l'histoire du xxe siècle, dont la contribution à la théorie de la relativité a donné lieu à un virulent débat, et brosse un portrait nuancé - mais toujours documenté - de celui qui reçut à lui seul tous les honneurs.

  • " À toi qui ne m'as jamais connue ". La lettre, anonyme, s'adresse bien à lui, à l'homme qu'il était et qu'il est demeuré, l'écrivain célèbre pour son talent, sa frivolité et ses conquêtes. Comment se souvenir de cette femme qui lui déclare sa passion de toute une vie, de cette adolescente de 13 ans qui l'épiait et l'adorait en silence naguère ? Comment revoir le visage de cette inconnue qui se donnerait à lui, plus tard, et de leur brève idylle dans Vienne enneigée ?
    Dans ces quelques pages défile l'existence d'une esclave détruite par une éternelle attente, un amour désintéressé et absolu. D'elle, il ne saura jamais rien d'autre que ce chant de désespoir et d'adieu qui touche à la folie.
    Ce texte est suivi de la nouvelle Le joueur d'échecs, dernier écrit de Stefan Zweig. Sur un paquebot reliant New York à Buenos Aires, une partie d'échecs entre deux champions que tout oppose et que le jeu réunit. Une partie à la fois envoûtante et dérisoire aux allures de confessions...

  • La biographie de référence de Duras, par l'un de ses amis les plus intimes.D'où vient la fascination qu'exercent encore la vie et l'oeuvre de Marguerite Duras ?
    Née en 1914 dans l'Indochine coloniale, elle traverse le siècle au coeur de ses turbulences, de la trouble période de l'occupation aux mouvements ultra-gauchistes de l'après 68, en passant par le communisme. Partout et toujours, elle porte la parole de la révolte, scandaleuse par la violence de ses engagements et de ses passions.
    Mais la vie de Marguerite Duras ne peut se concevoir détachée de ce qui la tient justement en vie : l'oeuvre inlassablement recommencée, comme si le poids d'un destin exigeant la condamnait aux dangers de l'écriture.
    En recomposant cette existence, unique matériau de l'oeuvre, Alain Vircondelet nous permet de saisir la dimension douloureuse et l'absolue nécessité de la création d'un grand écrivain, tout en nous menant au plus près du secret de son écriture.

  • Lorsque la jeune et timide Anne Spencer Morrow fait la connaissance du célèbre aviateur Charles Lindbergh, dont toutes les femmes rêvent, elle n'imagine pas une seconde pouvoir le séduire. C'est pourtant elle qu'il choisit le jour même pour l'accompagner dans un vol de nuit mystérieux.
    Un vol décisif. Car non seulement le héros la demande en mariage, mais elle devient bientôt une aviatrice confirmée, doublée d'une exploratrice. Avec son mari, en effet, elle défriche des terres vierges dans les cinq continents pour ouvrir des voies aériennes.
    Mais cette belle aventure a ses revers. Car Anne est aussi une épouse blessée, et une mère à jamais meurtrie par l'enlèvement de son premier bébé, dont elle ne cessera de pleurer la disparition tout en élevant avec courage et amour ses cinq autres enfants.
    Féministe et écrivaine reconnue, sensible mais solide à travers les épreuves, Anne Morrow Lindbergh s'est battue pour affirmer son existence de femme libre.
    Ce roman la fait enfin sortir de l'ombre.

  • Gatsby

    Francis Scott Fitzgerald

    Il s'interrompit et se mit à marcher de long en large sur le sentier dévasté, jonché d'écorces de fruits, de rubans fanés et de fleurs écrasées. « À votre place, je ne lui en demanderais pas tant, risquai-je. On ne peut pas faire revivre le passé. - On ne peut pas faire revivre le passé ! s'écria-t-il, incrédule. Mais bien sûr qu'on peut ! » Été 1922. En pleine Prohibition, Gatsby, un jeune multimilliardaire sorti de nulle part, aux origines et aux ressources douteuses, organise des soirées somptueuses dans sa villa de Long Island. Tandis que le gratin, new-yorkais s'enivre de ses cocktails de contrebande et danse sur ses pelouses, lui n'a d'yeux que pour une petite lumière verte qui scintille de l'autre côté de la baie. Pourquoi s'est-il installé là ? À quoi bon cette fortune prodigieuse ? Aux pieds de qui est-il venu la déposer ? L'a-t-elle attendu, elle aussi ? Le narrateur, impliqué malgré lui dans cette enquête romantique, va peu à peu découvrir, en même temps que la cruauté ordinaire de ceux qui sont nés riches, l'arrière-goût amer des lendemains de fêtes et la fragilité des amours adolescentes.

  • " Bouquins " propose une nouvelle traduction des récits de Stefan Zweig, dont l'oeuvre continue de susciter un engouement considérable.
    Retraduire est une donnée nécessaire et paradoxale. Nécessaire parce que toute traduction vieillit et doit s'adapter aux époques et à la langue qui évolue. Paradoxale parce que, si l'oeuvre originale vieillit aussi, elle échappe par nature à toute tentative ou tentation de modification. En 2013, une très grande partie de l'oeuvre de Zweig tombe dans le domaine public, événement d'une grande importance littéraire et éditoriale, puisqu'il permet d'engager de nouvelles traductions, souvent pour le plus grand bénéfice de l'oeuvre. Celle de Stefan Zweig est déjà largement traduite en français, ce qui en fait l'un des auteurs de langue allemande les plus lus en France. Mais certaines traductions remontent à plus de quatre-vingts ans - quelques-unes ont même été publiées du vivant de l'auteur - et beaucoup méritaient d'être rafraîchies ou adaptées aux critères d'aujourd'hui. Cette édition regroupe la quasi-totalité des récits de Zweig, un genre littéraire dans lequel il excellait. Ses meilleurs écrits sont, en effet, des formes brèves. Ces 35 récits, confiés à une équipe de huit traducteurs sous la direction de Pierre Deshusses, sont présentés ici, pour la première fois, de façon chronologique, ce qui permet de mieux saisir l'évolution de l'écriture de Zweig et les répercussions de la maturité sur l'analyse des problèmes qu'il traite, parfois très actuels. Certains de ces textes, pratiquement inconnus, comme Rêves oubliés, Deux solitudes, Une jeunesse perdue, La croix... vont révéler au lecteur des aspects nouveaux de l'auteur. On retrouvera aussi les oeuvres les plus connues : Amok, La Confusion des sentiments, Le Joueur d'échecs... L'ensemble évoque, sur un mode souvent aux antipodes du naturalisme, les destinées le plus souvent tragiques de créatures fragiles et menacées, la puissance démoniaque de la passion. L'intérêt pour la psychologie des profondeurs de celui que Romain Rolland disait un " chercheur d'âme " est tel qu'on l'a souvent considéré comme un émule de Freud. Cette affirmation mérite d'être nuancée, mais il est vrai que Zweig attache plus d'importance au caractère de ses personnages qu'au milieu dans lequel ils s'inscrivent. Il nous offre ce qu'on appelle une " typologie des formes de la passion ".


  • Des coulisses du Kremlin au Birobidjan, l'État juif créé par Staline en Sibérie ; du Goulag aux prisons du FBI ; du théâtre yiddish à Broadway... l'épopée extraordinaire d'une jeune actrice russe.

    Une héroïne de légende, un grand roman d'aventures, d'espionnage et d'amour dans la Russie de Staline.

    Juin 1950, Washington. Accusée d'assassinat et d'espionnage, Maria Apron risque la chaise électrique. Pour se défendre, elle n'a que sa beauté et ses souvenirs. Telle Schéhérazade, elle va raconter son histoire pour sauver sa tête.
    Maria Apron, de son vrai nom Marina Andreïeva Gousseïev, commence par une révélation fracassante : en octobre 1932, étoile montante du théâtre moscovite, elle se laisse séduire par Staline. Mais, ce soir-là, l'épouse du tyran se suicide, et Staline veut effacer tous les témoins. La vie pleine de promesses de Maria se mue en une fuite éperdue.
    Réfugiée au Birobidjan, le petit pays juif créé par Staline en Sibérie, Marina découvre l'incroyable vitalité du répertoire yiddish. Elle renoue avec le travail d'actrice, oublie la folie stalinienne et devient juive parmi les Juifs, alors que les nazis les massacrent partout en Occident. Puis elle tombe amoureuse. Il s'appelle Michael, il est médecin et américain. Marina croit enfin au bonheur. Mais qui peut échapper au maître du Kremlin ? Michael, accusé d'espionnage, est condamné au Goulag. Pour le tirer du camp où il doit mourir, Marina brave l'enfer sibérien.
    En Sibérie comme dans l'Amérique de McCarthy, Marina défie l'Histoire, avec pour seules armes l'amour d'un homme, la puissance du théâtre et la beauté d'une langue.

  • Tu vivras, mon fils

    Pin Yathay

    " Tu vivras, mon fils " : sans ces paroles, prononcées par son père sur son lit de mort, peut-être Pin Yathay n'aurait-il jamais survécu à l'enfer khmer rouge. En avril 1975, l'évacuation de Phnom Penh, tombée aux mains des troupes de Pol Pot, aura été, pour cet ingénieur que tout destinait à une brillante carrière au service de son pays, le point de départ d'un périple aux confins de la folie. Avec sa femme, leurs enfants et les membres de sa famille, Pin Yathay connaît la déportation, les travaux forcés, la faim, la peur, les séances de " rééducation " où le moindre prétexte peut entraîner une mort immédiate. Plus de deux ans durant, il vit l'enfer, luttant pour ne pas sombrer tandis qu'autour de lui, un à un, ses proches disparaissent. Jusqu'au jour où, démasqué en tant qu'intellectuel, il décide de fuir et de gagner la Thaïlande. Depuis plus de vingt ans, il n'a eu de cesse de le retrouver le fils qu'il a laissé derrière lui. En vain. Un livre salué par la critique : Le compte-rendu bouleversant de la désintégration d'une société, sous les coups de la paranoïa des Khmers rouges " (The Christian Science Monitor) ; " Un prix hallucinant payé à la liberté " (Sunday Express). La première édition de ce livre a paru en 2000 à l'Archipel."

  • Ecrivain, poète, dramaturge, militant politique, Aimé Césaire (1913-2008) est l'un des acteurs prépondérants de la révolution noire qui s'est jouée sur tous les continents dans l'après-guerre. Mais cet homme du monde incarne d'abord l'intellectuel français, dont l'histoire et la vie jalonnent les grands moments de notre histoire.
    Il y a cent ans naissait Aimé Césaire. De la Martinique à l'Assemblée nationale, sa vie est jalonnée de rencontres décisives et d'amitiés essentielles. Poète, politique et dramaturge, Césaire incarne avec Brio la figure de l'intellectuel noir dont les idées, les oeuvres et l'action ont accompagné l'histoire de tous les opprimés et colonisés du XXe siècle. Soulignant sa prose remarquable au service de causes justes, l'auteur insiste également sur son amour inconditionnel pour la scène théâtrale.Professeur de littérature francophone à l'université Paris-Sorbonne où il dirige le centre international d'études francophones (CIEF), Romuald Fonkoua est également professeur à Middlebury Collège (Vermont, États-Unis) et rédacteur en chef de la revue Présence africaine. Cet ouvrage a obtenu le prix Robert Delavignette de l'Académie des sciences d'outre-mer. 3Une biographie très documentée, aussi admirative qu'inspirée. " Catherine Golliau, Le Point


  • Elle était de ces rares personnages qui, de leur vivant même, semblent tout droit sortis d'une légende...

    Née au coeur de l'Inde dans une famille de basse caste, Phoolan Devi était destinée à l'esclavage domestique. Mariée à onze ans à un homme trois fois plus âgé qu'elle, abandonnée puis violée avant d'être enlevée par des hors-la-loi, elle s'est rebellée pour devenir la célèbre reine des bandits.
    Pendant trois ans, à la tête d'une véritable armée, elle a frappé l'imagination d'un continent entier, volant aux riches pour donner aux pauvres, à la poursuite d'une vengeance jamais assouvie contre la brutalité des hommes.
    Pour toutes les femmes du monde, de l'humiliation à la libération, Phoolan Devi était devenue le symbole de la révolte et du combat. Elle a été assassinée le 25 juillet 2001. Ce livre est son testament.

  • Écrite d'une plume élégante, la première biographie romancée de Christian avant Dior.
    Paris, années 1920 : un jeune homme cherche sa voie. Il passe ses soirées au Boeuf sur le toit en compagnie d'artistes déjà célèbres qui tous le reconnaissent comme l'un des leurs. Et pourtant Christian Dior ne sait pas encore comment exprimer son talent. C'est en crayonnant des modèles de chapeaux et en dessinant des robes pour des rubriques de mode qu'il découvre enfin sa vocation. Mais la guerre coupe court à ses ambitions.
    Démobilisé, Christian Dior rentre à Paris et seconde Lucien Lelong qui se bat contre l'occupant pour garder en France l'industrie de la couture. En 1947, il présente sa première collection : le New Look.
    /> Le succès est foudroyant et planétaire. La maison Dior devient l'incarnation du chic français, et son créateur un mythe instantané.
    Voyage dans l'avant-garde artistique des Années folles et dans l'univers effervescent de la mode, cette biographie romancée fait revivre le destin mouvementé d'un créateur d'exception.
    " Les hérauts de tous les mouvements se rencontrent au Boeuf sur le toit, Maurice Ravel, Cocteau, Max Jacob, Picasso, Maurice Sachs, etc., les mécènes éclairés s'y bousculent, les snobs aussi. Une chose est certaine, tous ces piliers du " Boeuf ", encore obscurs pour la plupart,
    ont reconnu Christian Dior comme l'un des leurs..."

  • Qui mieux que ses proches pour évoquer la mémoire de l'écrivain, du ministre, de l'homme que fut André Malraux - et apporter quelques retouches à ses Antimémoires ?Paul Nothomb, aviateur, fut son frère d'armes dans les Brigades internationales. Denise Tual, productrice, se souvient du tournage d'Espoir. Jean Grosjean, compagnon de captivité, restera l'un de ses interlocuteurs favoris. Brigitte Friang, résistante, déportée, et Pierre Lefranc, gaulliste historique, évoquent son ralliement au Général après-guerre. Jenka, épouse de Manès Sperber, témoigne d'un demi-siècle d'amitié. Émile Biasini, Pierre de Boisdeffre, Pierre Moinot, Jean Lescure, hauts fonctionnaires, mais aussi écrivains, ont connu le ministre et l'homme de culture. Antoine Terrasse, historien d'art, réévalue l'auteur des Voix du silence.À chacun, Alain Malraux a posé deux questions : que représentait pour eux Malraux, au moment de leurs premières rencontres ? A-t-il changé durablement quelque chose dans leur vie ?Onze voix distinctes, autant de figures de la diversité humaine qui ne cessa d'inspirer la réflexion écrite, verbale et traduite en actions d'André Malraux - diversité qui fut l'étoffe de ses rêves.

  • Un rescapé du goulag chinois témoigne.Né en 1908 dans la Chine impériale, Chen Ming grandit dans la misère. À force de courage et d'abnégation, il devient professeur.
    Pour le parti communiste en place, cet intellectuel est suspect. Envoyé au
    laogai, l'implacable camp de rééducation, il y vit les outrages et l'épuisement jusqu'à être brisé. Il devra attendre près de quarante ans pour confier son témoignage à une étudiante française.
    Chen Ming n'est qu'une voix parmi les dizaines de millions de victimes des totalitarismes, mais elle porte jusqu'à nous pour nous rappeler que les idéologies sont les ennemis de l'humanisme.

  • Lettres retrouvées

    Raymond Radiguet

    La correspondance de Raymond Radiguet, étoile filante de la littérature, avec sa famille et les artistes de son temps : écrivains, éditeurs, peintres, musiciens... 140 lettres, pour la plupart inédites.
    Raymond Radiguet a eu une vie très brève mais tout entière placée sous le signe de la littérature, comme en témoigne cet ouvrage qui rassemble ses lettres - de janvier 1918 (il a quatorze ans) à octobre 1923, deux mois avant d'être emporté par une fièvre typhoïde (il a vingt ans). Entre-temps, le jeune homme a échangé des lettres avec de nombreux artistes et intellectuels des années folles : des écrivains (Guillaume Apollinaire, Louis Aragon, André Breton, Jean Cocteau, Max Jacob, Tristan Tzara...), des peintres et sculpteurs (Constantin Brancusi, Juan Gris, Valentine et Jean Hugo...), des musiciens (Georges Auric, Francis Poulenc...), des éditeurs (Pierre Albert-Birot, Gaston Gallimard, Bernard Grasset...), ou le mécène Jacques Doucet, sans oublier sa famille, à laquelle il est profondément attaché. Ces 140 lettres, pour la plupart inédites, ont été rassemblées par Chloé Radiguet et Julien Cendres au cours de vingt années de recherches. Elles font découvrir un écrivain dont la jeunesse n'empêche pas la sûreté du jugement, la confiance en son talent, et une grande curiosité pour tous les aspects de l'art. Chloé Radiguet et Julien Cendres, spécialistes de Raymond Radiguet, ont aussi établi l'édition de ses OEuvres complètes (Omnibus, 2012) et lui ont consacré un album biographique, Raymond Radiguet, un jeune homme sérieux dans les années folles (Mille et Une Nuits, 2003).

  • Albert Nobbs

    George Moore

    Quel singulier destin que celui d'Albert Nobbs ! Majordome à l'hôtel Morrison, il y est apprécié pour sa discrétion et son efficacité. Mais, pour pouvoir travailler, Albert doit dissimuler un singulier secret. Sous ses vêtements masculins se cache depuis trente ans une femme travestie en homme. Alors qu'un ouvrier découvre l'imposture, Albert choisit pour la première fois de sa vie de réaliser un de ses rêves...
    Confusion des sentiments et questionnement sur l'identité, l'histoire d'Albert Nobbs dans le Dublin de la fin du XIXe siècle se révèle d'une étonnante modernité.
    Cette nouvelle a été portée à l'écran avec Glenn Close dans le rôle-titre.

  • L'homme des ruptures

    Alain Malraux

    • Ecriture
    • 1 Novembre 2016

    Conquérant du réel et de l'imaginaire, Malraux ne cesse de se fuir, de rupture en rupture.Au fil d'un libre parcours biographique, Alain Malraux évoque tour à tour le chasseur " farfelu " de têtes gréco-bouddhiques, le militant antifasciste battant les estrades du Front populaire, le combattant des justes causes et des révolutions chimériques, le chevalier aux ailes brisées de l'escadrille España, le colonel attendu et inattendu de la brigade Alsace-Loraine, le porte-parole enflammé du " plus illustre des Français ", tout à la fois orateur inspiré et explorateur des Voix du silence...Ici, pas de " misérable petit tas de secrets ", mais le regard émouvant et lucide d'un fils, d'un neveu et d'un témoin sur celui dont la vie, comme toutes les vies, ne fut qu'une " défaite acceptée ".

  • Oeuvres complètes

    Raymond Radiguet

    • Omnibus
    • 4 Octobre 2012


    L'édition définitive des oeuvres complètes de l'auteur du Diable au corps, génie des Lettres françaises mort en 1923 à vingt ans.
    Génie précoce foudroyé à l'âge de vingt ans par une fièvre typhoïde, Raymond Radiguet (1903-1923) a pourtant le privilège d'appartenir au panthéon des Lettres françaises.
    Son premier roman lui assure la célébrité dès sa parution. Porté par un succès de scandale, Le Diable au corps ne doit pas faire oublier l'ensemble d'une production également remarquable : poèmes, pièces de théâtre, articles, essais, contes, nouvelles et romans - oeuvre d'une vie tout entière vouée à la littérature.
    Tant son talent que sa personnalité lui ont valu l'estime et l'amitié de l'avant-garde artistique de l'époque : Max Jacob, Jean Cocteau, Joseph Kessel, Erik Satie, Francis Poulenc, Constantin Brancusi ou Pablo Picasso...
    Spécialistes de Raymond Radiguet, Chloé Radiguet et Julien Cendres ont établi la première édition de ses OEuvres complètes (Stock, 1993), de son OEuvre poétique (La Table ronde, 2001), et lui ont consacré un album biographique, Raymond Radiguet, un jeune homme sérieux dans les années folles (Mille et une Nuits, 2003). Ils ont aussi publié la première édition de ses Lettres retrouvées (Omnibus, 2012).

  • Après Appelé en Algérie, Maurice de Kervanoaël nous dessine les dernières heures de l'Algérie française dans ce roman largement autobiographique.
    18 mars 1962. Les accords d'Évian signent la fin de la guerre d'Algérie. Sur le terrain, le sous-lieutenant Philippe Marion-Lapierre apprend qu'un cessez-le-feu interviendra dès le lendemain, à midi.
    Comme la plupart des officiers français dans le djebel, il oscille entre espoir et inquiétude. L'espoir, surtout : après sept années de guerre, la paix signifie pour lui la fin de vingt-cinq mois de service militaire, le retour en métropole et ses retrouvailles avec Laure...
    Hélas ! rien ne se passe comme prévu. Après quelques jours, les premiers incidents surviennent : les accords d'Évian ne sont pas respectés. Tandis que se déchaîne la violence du terrorisme - du FLN comme de l'OAS -, le gouvernement français décide d'abandonner à leur sort les supplétifs musulmans. Pour les pieds-noirs, il ne reste désormais qu'une alternative : " la valise ou le cercueil ".
    S'il brûle de retrouver Laure, Philippe ne peut pourtant se résoudre à ces adieux brutaux au pays de son coeur et à ses habitants, notamment les harkis qui ont servi sous ses ordres, des montagnards berbères avec lesquels il a noué des relations fortes. Soutenu par sa famille en métropole, il décide alors de monter une opération de sauvetage.
    Avec ce roman, Maurice de Kervénoaël livre le récit d'une époque tragique, restée comme une tache dans l'Histoire française.

  • Soixante ans après sa mort, la vie de Colette reste un modèle. Modèle de liberté, de volonté et d'affranchissement. Pas de vains mots pour la reine de l'autofiction mais une réalité que narre ici avec talent l'un de ses meilleurs connaisseurs, Gérard Bonal. Colette (1873-1954) a donné à l'autofiction ses lettres de noblesse, raconté sa vie sans cesse et à toutes les occasions, se réinventant en créatrice de produits de beauté à son nom, ou improvisant comme il lui chantait. A l'aune de nos vies contemporaines, celle de Colette figure sans nul doute l'avant-garde. Dans cette nouvelle biographie, l'auteur a pris le parti de montrer combien sa vie, suite de scandales, de coups de force, de traits d'audace aussi bien littéraires que personnels dessinait une trajectoire volontaire. Cette cohérence est d'autant plus évidente que Gérard Bonal a voulu écrire cette biographie comme un récit - presque un roman avec ses épisodes dramatiques, ses ruptures amoureuses, ses succès professionnels : dés les années 20, Colette figure au sommet des auteurs à succès. Un roman où tout est vrai et qui s'inscrit fortement dans le contexte français : la province de la fin du XIXème siècle, la Belle Epoque, la Première Guerre mondiale, le crash de 1929, l'Occupation...
    A l'appui de cette thèse, la rigueur des informations puisées aux meilleures sources (correspondances inédites retrouvées qui révèlent des aspects jusque-là inconnus, témoignages inédit des contemporains...), vérifiées et croisées à quarante années de recherches colettiennes ( on peut en effet dater de 1973, année du centenaire de la naissance de l'écrivain, l'intérêt de l'université pour Colette). Des recherches parfois désordonnées, en tout cas géographiquement dispersées en France, aux Etats-Unis, en Australie, et qu'il convenait de remettre en perspective. Ainsi sont revisités et réévalués les grands thèmes colettiens : la mère, les bêtes, l'amour, l'homosexualité tandis que l'on découvre, qu'avant tout le monde, l'écrivaine s'est interrogée sur le genre... Un travail neuf et vif qui révèle, soixante ans après sa mort, une Colette sinon inconnue, du moins plus secrète, plus brutale, plus vraie, plus contemporaine que celle qu'a fabriqué l'imagerie pieuse de " la bonne dame du Palais-Royal " et que le monde entier vient visiter à l'instar d'Audrey Hepburn ou Truman Capote. Mais au final combien est plus intéressante cette femme forte et qui ne dépendait que d'elle seule.

  • Paul-Émile Victor fait partie de ces rares hommes qui, au XXe siècle, ont contribué à changer notre vision de la planète.
    Le 10 juillet 1934, ce jeune Jurassien que tout prédestinait à reprendre l'entreprise paternelle de pipes et de stylos embarque sur le trois-mâts du commandant Charcot, en partance pour le Groenland. En quelques années, il va devenir l'incarnation de l'exploration polaire française, vivant avec les Eskimos, cartographiant des zones encore inexplorées, organisant des missions scientifiques extrêmes. Toujours en avance sur son temps, il va aussi s'engager très tôt en faveur de l'écologie.
    Vingt ans après sa disparition, cette première grande biographie, écrite par sa fille Daphné et par le journaliste Stéphane Dugast, retrace le destin exceptionnel de ce voyageur dans son siècle, de cet aventurier hors normes.

empty