Littérature traduite

  • « En ma qualité d'Autrichien, de Juif, d'écrivain, d'humaniste et de pacifiste, je me suis toujours trouvé présent là où les secousses sismiques se produisent avec le plus de violences (...) Né en 1881 dans un grand et puissant empire (...), il m'a fallu le quitter comme un criminel. Mon OEuvre littéraire, dans sa langue originale, a été réduite en cendres. Étranger partout, l'Europe est perdue pour moi... J'ai été le témoin de la plus effroyable défaite de la raison (...). Cette pestilence des pestilences, le nationalisme, a empoisonné la fleur de notre culture européenne.»

    Lorsque, en 1941, réfugié au Brésil, Stefan Zweig rédige Le monde d'hier, il a déjà décidé de mettre fin à ses jours. « Parlez, ô vous, mes souvenirs et rendez au moins un reflet de ma vie avant qu'elle ne sombre dans les ténèbres.»

    Chroniqueur de l'«Âge d'or» de l'Europe, il évoque avec bonheur sa vie de bourgeois privilégié, celle de ceux qui furent ses amis: Arthur Schnitzler, Hugo von Hofmannsthal, Rainer Maria Rilke, Romain Rolland, Paul Valéry... Mais, analyste de l'échec d'une civilisation, il s'accuse d'avoir, peu soucieux des réalités sociales et économiques, assisté, aveugle, à la montée des périls.

    Le monde d'hier: le chef-d'oeuvre de Stefan Zweig et l'un des plus grands livres-témoignages de notre époque.

    Ami de Freud, d'Arthur Schnitzler et Richard Strauss Stefan Zweig (Vienne 1881- Petropolis 1942) fit partie de la fine fleur de l'intelligentsia juive de la capitale autrichienne avant de quitter son pays natal en 1934 sous la pression fasciste. Réfugié à Londres il y poursuit une OEuvre de biographe (Fouché, Marie Antoinette, Marie Stuart) et surtout d'auteur de romans et nouvelles qui ont conservé leur attrait près d'un siècle plus tard (Amok, La pitié dangereuse, La confusion des sentiments). C'est au Brésil qu'il se suicide en 1942, au lendemain du jour où il avai expédié le manuscrit du Monde d'hier à son éditeur.

  • Churchill

    Andrew Roberts

    • Perrin
    • 27 Août 2020

    La meilleure biographie de Churchill, abondée de documents inédits.De Churchill, croit-on, tout a été dit - en premier lieu par lui-même. Et pourtant, Andrew Roberts est parvenu à exhumer des articles de presse, des correspondances privées, des journaux intimes - le moindre n'étant pas celui du roi Georges VI, jusque-là sous clé - qui ne figurent dans aucune des mille biographies environ déjà consacrées à ce personnage essentiel de la Grande-Bretagne et du XXe siècle. Tout cela lui permet de proposer un récit extrêmement enlevé, fondé sur une abondance de citations désormais " classiques ", mais également souvent peu connues voire inédites qui apportent une éclairage parfois convergent, parfois contrasté sur l'homme Churchill. Démêlant le vrai du faux, tordant le cou aux nombreux mythes voire aux calomnies qui lui collent à la peau, mais relevant les critiques justifiées dont il est loin d'être exempt, Roberts brosse avec maestria le portrait de ce " Vieux Lion " dont toute la vie avant 1940 n'a fait que préparer le grand oeuvre que demeurent ses années de guerre.
    Il livre là ce qui est sans doute la meilleure biographie de ce géant de l'histoire.

  • Sherwood Anderson déploie tout son talent de conteur dans ce recueil de vingt-neuf nouvelles sélectionnées dans ses oeuvres complètes et parfaitement représentatives de son univers. Observateur hors pair de la vie sociale, il pénètre avec clairvoyance et précision jusqu'au tréfonds de l'âme de ses personnages.Ces courts récits racontent souvent, sans tabous ni détails superflus, le quotidien d'hommes et de femmes issus de milieux défavorisés, à la psychologie complexe et torturée, des personnages en quête d'accomplissement dont le désir n'est jamais assouvi. Les nouvelles possèdent également un côté plus lumineux : l'auteur évoque sa propre vie de vagabond, son désir d'ailleurs et de voyages, cette perception aiguisée que l'on développe quand on est étranger dans une ville ou un pays. La plupart ont d'ailleurs une forte dimension autobiographique et beaucoup sont écrites à la première personne. Bien que le recueil se caractérise par une forte unité stylistique, chaque nouvelle est différente des autres et se déguste doucement, de Telle une reine qui parle d'une femme qui a connu beaucoup d'hommes mais a compté d'une manière particulière dans la vie de chacun, au Triomphe du moderne, dont le protagoniste est un peintre raté qui écrit une lettre extraordinaire à sa vieille tante malade et se retrouve désigné héritier de sa fortune par la simple puissance de ses mots... Un petit bijou d'humanité.

  • L'autre génie
    Zurich, 1886. Mileva Mari´c quitte sa Serbie natale et décide de braver la misogynie de l'époque pour vivre sa passion de la science. À l'Institut polytechnique, cette étrangère affublée d'une jambe boiteuse, seule femme de sa promotion, est méprisée par tous ses camarades. Tous, sauf un étudiant juif farfelu, aux cheveux ébouriffés, stigmatisé par sa religion. C'est Albert Einstein. Les deux parias tombent aussitôt amoureux. Et élaborent ensemble leur pensée scientifique. Mais y a-t-il de la place pour deux génies dans un même couple ? De drames domestiques en humiliations conjugales, Mileva apprend la dure réalité du mariage, passé les premières ferveurs de l'amour.
    Dans un récit à la première personne aux poignants accents de vérité, Marie Benedict rend hommage à l'une des femmes les plus bafouées de l'histoire du xxe siècle, dont la contribution à la théorie de la relativité a donné lieu à un virulent débat, et brosse un portrait nuancé - mais toujours documenté - de celui qui reçut à lui seul tous les honneurs.

  • Les 500 derniers jours du dernier tsar racontés par lui-même.Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, Nicolas II est assassiné avec toute sa famille par les bolchéviks dans leur dernière prison, sise dans la maison Ipatiev à Ekaterinbourg. Cette exécution, d'une sauvagerie inédite, marque le dernier terme d'un chemin de croix qui a commencé avec l'abdication forcée du tsar début mars 1917. Tour à tour surveillé puis détenu dans son palais de Tsarkoie-Selo, à Tobolsk puis à Ekaterinenbourg, le dernier tsar a connu un des destins les plus tragiques de l'histoire, évoquant celui de Louis XVI auquel il a souvent été comparé.
    Or, on dispose d'un document exceptionnel pour l'appréhender : son " journal intime ", tenu quasi-quotidiennement et dont sont ici publiées les pages cruciales courant de décembre 1916 - qui marque le véritable début de la révolution russe avec l'assassinat de Raspoutine - à ses derniers jours (il s'arrête quatre jours avant son exécution). S'il s'agit pour l'essentiel d'un éphéméride récapitulant son triste quotidien, le texte n'en contient pas moins certaines notations personnelles et délivre de nombreux détails sur ses contemporains, à commencer par sa famille et ses geoliers ainsi que sur les conditions de plus en plus drastiques de sa détention.
    Pour enrichir et mettre en valeur ce document, qui n'a tout simplement aucun équivalent dans l'histoire, Jean-Christophe Buisson ne s'est pas contenté de le doter d'un appareil critique le rendant accessible au lecteur actuel. Il l'encadre par une préface inédite et une postface constituée d'une version revue de l'excellent chapitre qu'il a consacré à l'exécution du tsar dans "Assassinés".
    " Un témoignage personnel et historique unique. "
    Point de Vue.


  • Claude Izner revient avec le premier opus d'une nouvelle série de romans à suspens dans le Paris des années folles et des boîtes de jazz.

    En ce printemps 1921, Paris se relève difficilement de la guerre. La vie est chère, le travail rare, se loger pose problème. Que recherche Jeremy Nelson, jeune pianiste américain passionné de jazz, pour accepter de tirer le diable par la queue dans la capitale ? Son engagement au sein de la troupe d'un cabaret va déclencher des drames. Qui exerce un chantage à l'encontre de ces artistes pour qu'ils disparaissent les uns après les autres ? Suicides ou accidents ? Et de quel agresseur Jeremy est-il la cible ? Prêt à tout pour survivre, il va s'avérer un adversaire coriace car, si infime que soit un grain de sable, il peut gripper les rouages d'une machination parfaitement huilée.

  • Lorsque la jeune et timide Anne Spencer Morrow fait la connaissance du célèbre aviateur Charles Lindbergh, dont toutes les femmes rêvent, elle n'imagine pas une seconde pouvoir le séduire. C'est pourtant elle qu'il choisit le jour même pour l'accompagner dans un vol de nuit mystérieux.
    Un vol décisif. Car non seulement le héros la demande en mariage, mais elle devient bientôt une aviatrice confirmée, doublée d'une exploratrice. Avec son mari, en effet, elle défriche des terres vierges dans les cinq continents pour ouvrir des voies aériennes.
    Mais cette belle aventure a ses revers. Car Anne est aussi une épouse blessée, et une mère à jamais meurtrie par l'enlèvement de son premier bébé, dont elle ne cessera de pleurer la disparition tout en élevant avec courage et amour ses cinq autres enfants.
    Féministe et écrivaine reconnue, sensible mais solide à travers les épreuves, Anne Morrow Lindbergh s'est battue pour affirmer son existence de femme libre.
    Ce roman la fait enfin sortir de l'ombre.

  • Gatsby

    Francis Scott Fitzgerald

    Il s'interrompit et se mit à marcher de long en large sur le sentier dévasté, jonché d'écorces de fruits, de rubans fanés et de fleurs écrasées. « À votre place, je ne lui en demanderais pas tant, risquai-je. On ne peut pas faire revivre le passé. - On ne peut pas faire revivre le passé ! s'écria-t-il, incrédule. Mais bien sûr qu'on peut ! » Été 1922. En pleine Prohibition, Gatsby, un jeune multimilliardaire sorti de nulle part, aux origines et aux ressources douteuses, organise des soirées somptueuses dans sa villa de Long Island. Tandis que le gratin, new-yorkais s'enivre de ses cocktails de contrebande et danse sur ses pelouses, lui n'a d'yeux que pour une petite lumière verte qui scintille de l'autre côté de la baie. Pourquoi s'est-il installé là ? À quoi bon cette fortune prodigieuse ? Aux pieds de qui est-il venu la déposer ? L'a-t-elle attendu, elle aussi ? Le narrateur, impliqué malgré lui dans cette enquête romantique, va peu à peu découvrir, en même temps que la cruauté ordinaire de ceux qui sont nés riches, l'arrière-goût amer des lendemains de fêtes et la fragilité des amours adolescentes.

  • " Bouquins " propose une nouvelle traduction des récits de Stefan Zweig, dont l'oeuvre continue de susciter un engouement considérable.
    Retraduire est une donnée nécessaire et paradoxale. Nécessaire parce que toute traduction vieillit et doit s'adapter aux époques et à la langue qui évolue. Paradoxale parce que, si l'oeuvre originale vieillit aussi, elle échappe par nature à toute tentative ou tentation de modification. En 2013, une très grande partie de l'oeuvre de Zweig tombe dans le domaine public, événement d'une grande importance littéraire et éditoriale, puisqu'il permet d'engager de nouvelles traductions, souvent pour le plus grand bénéfice de l'oeuvre. Celle de Stefan Zweig est déjà largement traduite en français, ce qui en fait l'un des auteurs de langue allemande les plus lus en France. Mais certaines traductions remontent à plus de quatre-vingts ans - quelques-unes ont même été publiées du vivant de l'auteur - et beaucoup méritaient d'être rafraîchies ou adaptées aux critères d'aujourd'hui. Cette édition regroupe la quasi-totalité des récits de Zweig, un genre littéraire dans lequel il excellait. Ses meilleurs écrits sont, en effet, des formes brèves. Ces 35 récits, confiés à une équipe de huit traducteurs sous la direction de Pierre Deshusses, sont présentés ici, pour la première fois, de façon chronologique, ce qui permet de mieux saisir l'évolution de l'écriture de Zweig et les répercussions de la maturité sur l'analyse des problèmes qu'il traite, parfois très actuels. Certains de ces textes, pratiquement inconnus, comme Rêves oubliés, Deux solitudes, Une jeunesse perdue, La croix... vont révéler au lecteur des aspects nouveaux de l'auteur. On retrouvera aussi les oeuvres les plus connues : Amok, La Confusion des sentiments, Le Joueur d'échecs... L'ensemble évoque, sur un mode souvent aux antipodes du naturalisme, les destinées le plus souvent tragiques de créatures fragiles et menacées, la puissance démoniaque de la passion. L'intérêt pour la psychologie des profondeurs de celui que Romain Rolland disait un " chercheur d'âme " est tel qu'on l'a souvent considéré comme un émule de Freud. Cette affirmation mérite d'être nuancée, mais il est vrai que Zweig attache plus d'importance au caractère de ses personnages qu'au milieu dans lequel ils s'inscrivent. Il nous offre ce qu'on appelle une " typologie des formes de la passion ".

  • Assassinée, la cantatrice Ida Rosenkrantz n'a pas fini de taire ses secrets. Les pistes sont minces et la liste vertigineuse de ses amants multiplie les suspects. Pour pénétrer le caractère complexe et instable de la victime, Max Liebermann devra pousser plus loin que jamais son raisonnement. Mais il est difficile de faire parler les morts quand les vivants s'en mêlent...
    Frank Tallis nous livre un éclatant final et pose avec maestria la dernière note à sa partition viennoise.
    Traduit de l'anglais Hélène Prouteau

    INEDIT

  • Alors qu'en ce début de XXe siècle une série de crimes endeuille la ville de Vienne, l'inspecteur Oskar Rheinhardt et son ami, le psychiatre Max Liebermann, se lancent à la poursuite d'un insaisissable psychopathe dont l'arme favorite est... une épingle à chapeau. S'agirait-il du fameux complexe d'?dipe, que Freud vient de mettre au jour ? Mais Liebermann doit également traiter ses propres patients, dont un homme obsédé par son doppelgänger, un double inquiétant... Traumatisme ? Hallucination ? Quand de nouveaux meurtres remettent en cause ses déductions, l'affaire prend dès lors une tournure très obscure.
    Traduit de l'anglais
    par Michèle Valencia

    INÉDIT

    " Grands détectives" créé
    par Jean-Claude Zylberstein

  • La peur et la liberté

    Keith Lowe

    • Perrin
    • 24 Janvier 2019


    "La qualité de l'écriture et l'ampleur de la vision confirment Lowe comme étant un de nos meilleurs historiens." Antony Beevor

    La Seconde Guerre mondiale fut l'un des événements les plus catastrophiques de l'histoire de l'humanité. Si on en connaît le déroulement, on en discerne mal les conséquences immédiates et durables. En quoi les épreuves et la mémoire de ce bain de sang - et des liens qu'il a créés - affectent-elles le monde moderne ? En quoi les mémoires de violence, les rêves d'égalité et le désir de liberté que la guerre a engendré transforment-ils les pays et les communautés dans lesquelles nous vivons aujourd'hui ?
    Keith Lowe décrit et analyse une période de bouleversements géopolitiques, sociaux et économiques sans précédent. Il montre comment la peur - si prégnante durant le conflit - et la liberté - à laquelle le monde aspire en 1945 - ont été les moteurs de la création de ce nouveau monde de l'après-guerre. Comment cette matrice a conduit des responsables politiques à imaginer des sociétés modernisées, certains aspirant à un gouvernement mondial, d'autres défendant l'indépendance. Comment elle a mené à l'effondrement du colonialisme européen, à la naissance de deux superpuissances et à la guerre froide. Il démontre enfin et surtout à quel point l'après-guerre, époque de terreur et d'émerveillement, trouve encore des résonances dans les débats actuels sur le nationalisme, l'immigration et la mondialisation que nous vivons aujourd'hui.
    Non content d'expliquer et d'analyser ces changements majeurs et les mythes qui en sont nés, Keith Lowe les incarne en plaçant au coeur de chaque chapitre l'histoire d'un homme ou d'une femme qui ont survécu au conflit et en ont été profondément bouleversés - qu'ils soient victime ou bourreau. Il livre ainsi une brillante histoire mondiale incarnée, qui renouvelle en profondeur notre connaissance du second XXe siècle et fera autorité.

  • Histoire de la CIA

    John Prados

    • Perrin
    • 4 Avril 2019


    L'histoire, les opérations et les personnels de la CIA, de sa fondation en 1947 à nos jours, par le grand historien américain John Prados.

    Fondée en 1947, la CIA est la plus célèbre agence de renseignement américaine, voire mondiale. Elle est aussi sans doute la plus controversée. Grâce à de nombreux documents jusqu'alors inconnus, John Prados jette un nouvel éclairage sur ses méthodes et ses opérations - de la Pologne à la Hongrie, de l'Indonésie à l'Irangate et de la baie des Cochons à Guantanamo. Il lève en particulier le voile sur son rôle dans la guerre contre le terrorisme depuis le 11 septembre, qui s'est étendu très au-delà des actions clandestines. Ses réussites, ses échecs, ses relations avec le pouvoir, ses directeurs, ses héros - mais aussi ses salauds - sont ici présentés par l'un des meilleurs spécialistes du sujet, qui décrit par ailleurs l'évolution de l'Agence : se militarisant et s'éloignant toujours davantage de sa mission première de collecte de renseignements, elle semble ne chercher qu'à s'affranchir de tout contrôle du pouvoir exécutif et surtout législatif pour devenir un État dans l'État.
    Cette Histoire de la CIA, fruit de quarante ans de recherches, est indispensable pour comprendre l'histoire contemporaine des États-Unis et envisager son avenir.

  • Au début du XXe siècle, à Vienne, le corps d'un moine est découvert devant une des églises de la ville. Le psychiatre Max Liebermann est appelé sur les lieux par son meilleur ami, l'inspecteur Rheinhardt. Il apparaît que la victime, considérée par beaucoup comme un saint homme, était en fait un farouche mili-tant antisémite. Si rapidement les soupçons se portent sur la communauté hassidique, Liebermann cherche une autre vérité à cette pénible affaire. Car pour tous les Juifs de la capitale autrichienne, l'atmosphère se fait de plus en plus lourde, attisée par le maire en personne... Et tandis que la haine grandit, une ombre inquiétante l'accompagne, celle d'une créature de glaise, magique et vengeresse, le golem...
    " L'Anglais Frank Tallis, par ailleurs docteur en psychologie, invente un tandem particulièrement original en associant un policier et un psychiatre détective, tous deux mélomanes de surcroît. "
    Christian González, Madame Figaro

  • Vienne, 1903. Interrompu au milieu d'une valse, l'inspecteur Oskar Rheinhardt doit se rendre d'urgence à l'école militaire de Saint-Florian pour constater la mort, apparemment naturelle, d'un jeune cadet. D'étranges marques sur le corps du garçon poussent néanmoins l'inspecteur à poursuivre l'enquête et à faire appel à son ami, le psychiatre Max Liebermann, pour le seconder. Interprétations des rêves et tests de Rorschach, tous les nouveaux outils psychanalytiques leur seront utiles pour sonder les sombres secrets de cette école... Mais en ces temps troubles où l'empire des Habsbourg est menacé par les nationalistes hongrois, Oskar doit se battre pour que l'enquête ne passe pas après les affaires d'État, et la vie amoureuse de Max va frôler dangereusement le monde de l'espionnage...
    /> " Ô bonheur ! On est captivé par le caractère de notre détective psychanalyste. Chaque personnage est d'une finesse excitante. "
    Brigitte Hernandez, Le Point

  • De retour à Paris après un séjour scientifique dans les Caraïbes, Paul Clément, médecin psychiatre à la Salpetrière, poursuit le travail entrepris par son mentor sur les expériences de mort imminente. Mais bientôt, les souvenirs de son initiation aux pratiques vaudous refont surface. De sombres créatures aux visages de gargouille hantent ses nuits... et lui confèrent un étrange pouvoir. " Un conte d'horreur à vous faire sortir les yeux de la tête. " The Financial Times

  • Kolyma

    Tom Rob Smith

    1956. La mort du " petit père des peuples " a plongé le pays dans le chaos. Tandis que Khrouchtchev entreprend sa politique de déstalinisation, les langues se délient : le temps est venu de régler les comptes. Ex-agent zélé du MGB, Leo Demidov, aujourd'hui repenti, est à la tête d'un département de criminologie. Avec sa femme, Raisa, il a adopté deux fillettes, mais l'aînée, Zoya, hait ce père de substitution. Et elle n'est pas la seule... Car, dans l'ombre, quelqu'un attend son heure, une femme que la colère et le sentiment d'injustice ont rendue ivre de vengeance. Pour sauver les siens, Leo n'aura bientôt plus d'autre choix que de se jeter dans la gueule du loup : le terrifiant goulag de Kolyma...


  • Pour la première fois en français, l'intégrale en six tomes du Cycle d'Oz, l'oeuvre culte de L. Frank Baum.

    Le Magicien d'Oz raconte l'histoire de Dorothy, une petite fille qui vit au Kansas chez son oncle et sa tante. Emportée par un cyclone avec son chien Toto, elle se retrouve dans un étrange pays où, avec l'aide de compagnons un peu bizarres - un épouvantail, un homme en fer-blanc et un lion froussard -, elle va affronter non seulement une sorcière particulièrement cruelle, mais aussi des tigres, des singes volants, des loups affamés, une araignée géante...
    Le Merveilleux Pays d'Oz est la suite du Magicien d'Oz. Le lecteur y fait la rencontre de Tip, un jeune garçon contraint de servir la sorcière Mombi et qui finit par s'échapper avec Jack, un drôle de bonhomme en bois à tête de citrouille. Ensemble, ils vont s'aventurer dans une contrée merveilleuse et affronter de nombreuses épreuves.
    Tout le monde connaît Le Magicien d'Oz, d'abord par le roman de L. Frank Baum paru en 1900, puis par le film de Victor Fleming (1939). En revanche, on sait moins que Baum donna une suite aux aventures de Dorothy et de ses compagnons - et quelle suite ! Plus de dix volumes parus entre 1900 et 1919, dont nous commençons la publication inédite et intégrale, illustrée par Stéphane Levallois.

  • Un soleil radieux baigne Wall Street, le douzième coup de midi résonne au clocher de Trinity Church quand une violente explosion retentit. Une vague de terreur sans précédent s'abat sur New York, des centaines de victimes sont à déplorer. Nous sommes au mois de septembre... 1920.
    Trois amis assistent à la scène : le capitaine de police James Littlemore, le docteur Stratham Younger, et Colette Rousseau, une jeune scientifique française tout juste arrivée aux États-Unis avec son frère Luc, un enfant rendu muet par les horreurs de la guerre.
    Peu de temps après la déflagration, Colette est prise pour cible de mystérieuses attaques, mais par qui ? Pourquoi ? La piste à la fois policière et psychologique qui commence à se dessiner dépasse les frontières américaines. De Wall Street à Paris ou à Prague, et du cabinet viennois de Sigmund Freud à l'antichambre du pouvoir à Washington, les pièces du puzzle se mettent progressivement en place. Tandis que Freud tente de découvrir l'originie du silence de Luc, il élabore une théorie qui pourrait bien éclairer d'un jour nouveau les deux enquêtes...
    " Un mélange foisonnant d'action, de corruption, et de trahison. Un livre à lire absolument. "The Times

  • Erik Larson raconte avec virtuosité la tragédie du Lusitania, un épisode crucial et trouble de la Première Guerre mondiale.1er mai 1915. Tandis que la Première Guerre mondiale entame son dixième mois, le Lusitania, luxueux paquebot britannique, quitte New York pour rejoindre Liverpool. Près de 2 000 passagers profitent des équipements modernes de ce navire puissant et rapide surnommé " le lévrier des mers ". L'Allemagne a classé en zones de guerre les mers entourant l'Angleterre mais le capitaine, William Thomas Turner, connait les règles interdisant les attaques de bateaux civils. Dans le périmètre du paquebot, à bord du sous-marin allemand U-20, le
    Kapitänleutnant Walther Schwieger décide néanmoins de passer outre ces règles.
    Le 7 mai, les deux vaisseaux progressent vers Liverpool et les pièces du puzzle - notamment l'orgueil, un brouillard fortuit et un secret bien gardé - s'assemblent pour produire l'un des pires désastres de l'histoire.
    Avec un sens de l'intrigue digne des plus grands thrillers, Erik Larson nous embarque dans l'atmosphère suffocante du sous-marin, éclairant d'une lumière inédite ces faits historiques qui contribuèrent à faire entrer les États-Unis dans la Première Guerre mondiale. Nous vivons l'exaltation, la peur, la panique...
    La réalité dépasse toujours la fiction.


  • C'est un plaisir rare que cette brillante reconstitution historique doublée d'un polar haletant qui remet en lumière une histoire infamante trop longtemps occultée, une effroyable injustice, dont il est important de prendre conscience : l'affaire Beilis - l'affaire Dreyfus de la Russie tsariste.

    Simon Sebag Montefiore, auteur des Romanov, 1613-1918

    À Kiev, entre 1911 et 1913.
    Un jour de Mars 1911, le cadavre d'un garçon de treize ans est retrouvé dans une grotte d'un quartier déshérité de Kiev. L'enfant est à demi-nu, son corps est lardé de 47 coups de couteau.
    L'Ukraine est alors intégrée à la Russie tsariste et sa population juive soumise aux mêmes règles de ségrégation, interdictions de séjour et humiliations permanentes. Dans ce contexte, les Black Hundreds, organisation violemment antisémite, relancent une vieille rumeur qui voudrait qu'à l'approche des Pâques, les Juifs sacrifient des enfants chrétiens pour mêler leur sang au pain azyme. Et c'est ainsi qu'un coupable est désigné : Mandel Beilis. Ce père de trois enfants, modeste et timide, ouvrier à la briqueterie voisine mène une vie paisible, mais il est Juif.
    Le procès commence et ce qui deviendra l'affaire Beilis va prendre un retentissement extraordinaire, mobilisant bientôt tout ce que le Monde compte de Lumières, de Thomas Mann à H.G. Wells, en passant par l'archevêque de Canterbury, Jane Addams, Sir Arthur Conan Doyle ou Anatole France.
    Et pendant ce temps, une femme jubile, Vera Cheberyak, machiavélique chef de gang, ravie de voir l'attention de l'opinion se détourner de ses propres activités sanguinaires...

  • " Sans honneur, il n'y a pas de véritable courage. Le talent d'un militaire ne peut s'épanouir qu'en défendant la cause juste de la liberté et de la patrie. "
    - Fidel Castro
    Dans ce deuxième tome, Fidel Castro révèle, à travers sa foisonnante correspondance et de façon méticuleuse, la suite de la révolution cubaine. Du 6 août 1958, lorsque la guérilla vainquit les troupes de Batista à Las Mercedes, au 1er janvier 1959, quand les tirs cessèrent entre les deux camps, Fidel Castro a adressé quotidiennement de nombreuses lettres aux responsables des troupes rebelles, notamment au Che, à Almeida, à Suñol... Il a aussi lu des communiqués à l'antenne de Radio Rebelle. Ces différents messages témoignent de cinq mois de lutte sans relâche, durant lesquels il assume seul toutes les tâches : organiser les finances, désigner les équipes, donner des ordres aux bataillons, distribuer les armes... Au fil des pages, le lecteur plonge au coeur des événements qui ont conduit les révolutionnaires au triomphe de la liberté.

  • Le 12 mai 1969, par une nuit glacée, la police spéciale sud-africaine fait irruption dans la demeure de Winnie Mandela à Soweto et l'arrête, sous les yeux de ses deux filles, alors âgées de neuf et dix ans. Interpellée parmi d'autres militants anti-apartheid, l'épouse de Nelson Mandela va passer en prison 491 jours, durant lesquels elle tiendra un journal quotidien. Confisqué à sa libération, puis retrouvé 40 ans plus tard, ce journal décrit les conditions abominables de sa détention qui l'ont amenée au bord du suicide. Seule lueur d'espoir, les lettres de Nelson Mandela qu'elle a reçues clandestinement. Ce journal et cette correspondance inédite permettent de mieux cerner l'intelligence et la grandeur d'âme de ces deux figures fortes de l'histoire du xxe siècle, mais aussi de mettre au jour le courageux combat de Winnie, souvent occulté par la célébrité de son grand homme.

  • Boris Akounine, maître incontesté de la littérature russe contemporaine et traducteur du japonais, signe une oeuvre foisonnante et complexe entre la Russie impériale et le Japon de l'ère Meiji.
    Mai 1905. Tandis que la flotte russe vient d'essuyer une cinglante défaite à Tsushima face au Japon, le Transsibérien est la cible d'un attentat. On soupçonne les services secrets japonais d'être à l'origine de cette opération de sabotage qui menace le ravitaillement en armes des troupes du tsar en Extrême-Orient. L'enquête, dont dépend la survie de l'empire en guerre, est confiée à Eraste Pétrovitch Fandorine, ex-gloire de la police secrète devenu ingénieur spécialisé dans les chemins de fer. Une trentaine d'années auparavant, en plein coeur de l'ère Meiji, Fandorine a en effet occupé le poste de vice-consul à Yokohama et sa connaissance intime du Japon pourrait se révéler un atout des plus précieux... Roman d'espionnage mais aussi historique, d'aventures et d'amour, ce livre est assurément l'un des meilleurs de Boris Akounine.

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