Presses de la Renaissance

  • L'extraordinaire destin de la "petite soeur des pauvres"
    Née à Skopje, en Albanie, le 26 août 1910, celle que l'on connaît sous le nom de Mère Teresa aura marqué ce vingtième siècle : pendant plus de quarante ans, elle a consacré sa vie aux plus pauvres, aux malades, aux laissés pour compte, d'abord en Inde, en créant les Missionnaires de la Charité au coeur des bidonvilles de Calcutta, puis à travers le monde entier où son oeuvre a rapidement essaimé. Au moment de sa disparition, en 1997, 610 missions dispersées dans 123 pays dispensaient déjà des soins aux lépreux, sidéens et aux autres, offraient des repas aux plus démunis, et recueillaient les orphelins. Six ans plus tard, le 19 octobre 2003, Mère Teresa était béatifiée par le pape Jean-Paul II à Rome.
    "Vous avez lu cette page, et vous vous dites : au fond, quelle vie lisse, quelle simplicité dans le choix et le déroulement de ses jours... Et puis, vous risquez insensiblement de faire cohorte avec ceux qui répètent : " C'est facile, pour ceux qui ont la foi. " Et bien non. D'abord, si vivre sa foi était facile, sur cette terre, ça se saurait : à part la vulgarité de l'indifférence, rien n'est facile. Et pour cette femme qui allait devenir Mère Teresa, c'était encore moins facile que pour quiconque, parce qu'elle avait mis la barre très haut ? comme toutes les grandes âmes. Elle était une âme immense, et ne le savait pas. Faire entrer une telle âme dans un si petit corps nécessite un énorme travail intérieur. Et un courage de tous les jours. Une vigilance extrême. Elle y passa une vie, d'efforts et de lutte."


  • La biographie que Jean-Jacques Antier consacre à Jung le présente dans sa diversité intellectuelle, spirituelle, scientifique et charnelle, mettant plus particulièrement en lumière sa relation complexe au religieux et au spirituel.

    Carl Gustav Jung (1875-1961) est le plus déconcertant des fondateurs de la psychanalyse. Jeune médecin psychiatre, il rencontre Freud en 1907 à Vienne. C'est un coup de foudre intellectuel réciproque. Trois ans plus tard, Freud, qui vient de fonder la psychanalyse, le désigne officiellement comme son héritier. Mais les deux hommes se brouillent en 1912, jusqu'à la rupture définitive en 1914.
    Jung fonde alors sa propre école. Selon lui, la sexualité n'est pas seule à régir le comportement humain et il réfute la vision matérialiste athée de Freud. Esprit libre et curieux, il vit de bouleversantes expériences spirituelles qu'il étudie et décrit objectivement.
    Grâce à la correspondance la plus secrète de Jung et aux témoignages de ses proches, l'auteur met en lumière la complexité de ce génie dans sa diversité intellectuelle, spirituelle, scientifique et charnelle. Sous l'emprise des forces intérieures qu'il avait éveillées, Jung pouvait devenir destructeur quand les extrêmes se mettaient à fusionner. Cependant, à la fin de sa vie, il réalisera l'union des contraires, l'expérience mystique essentielle.
    Dans cet ouvrage, Jean-Jacques Antier explore plus particulièrement la relation complexe que Jung entretint toute sa vie avec le religieux et la spiritualité. Dans un style agréable et fluide, évitant le langage spécialisé qui marque souvent ce genre, il déroule l'histoire fascinante de l'un des plus grands thérapeutes du xxe siècle. Un homme pour qui " la découverte de l'inconscient ouvre l'occasion d'une grande aventure de l'esprit ".

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