Archipel

  • " Un personnage historique qui incarne l'Histoire de France ", disait d'elle Frédéric Mitterrand le 18 mars 2010, au lendemain de sa réception à l'Académie française, où elle est la sixième femme à porter l'épée.Libre et véhémente, exigeante et sereine, Simone Veil (née en 1927), ex-ministre de la Santé, à l'origine de la légalisation de l'IVG, reste une combattante en lutte pour la justice et le respect de la personne, la cause des femmes, l'adoption et les droits de l'enfant. Mais aussi pour l'Europe, qu'elle incarne et porte avec passion. Enfin, pour la mémoire, quitte à s'opposer aux suggestions de Nicolas Sarkozy dans ce domaine.Au-delà de la figure d'exception, elle est avant tout une femme. Son histoire personnelle passe par les extrêmes : Auschwitz, la disparition des siens. Et par la politique, qui dit aussi l'ardeur de vivre, l'amour, les enfants, la culture, l'écriture. La littérature, enfin, qui l'a accompagnée jusqu'à l'Académie française.Cette intensité, elle la transmet jusque dans son mystère, sa retenue, son engagement et ses doutes. Cette biographie replace Simone Veil au coeur d'un siècle bouleversé et découvre les tranches de vie et les espaces de liberté d'une femme au destin incandescent.

  • Tu vivras, mon fils

    Pin Yathay

    " Tu vivras, mon fils " : sans ces paroles, prononcées par son père sur son lit de mort, peut-être Pin Yathay n'aurait-il jamais survécu à l'enfer khmer rouge. En avril 1975, l'évacuation de Phnom Penh, tombée aux mains des troupes de Pol Pot, aura été, pour cet ingénieur que tout destinait à une brillante carrière au service de son pays, le point de départ d'un périple aux confins de la folie. Avec sa femme, leurs enfants et les membres de sa famille, Pin Yathay connaît la déportation, les travaux forcés, la faim, la peur, les séances de " rééducation " où le moindre prétexte peut entraîner une mort immédiate. Plus de deux ans durant, il vit l'enfer, luttant pour ne pas sombrer tandis qu'autour de lui, un à un, ses proches disparaissent. Jusqu'au jour où, démasqué en tant qu'intellectuel, il décide de fuir et de gagner la Thaïlande. Depuis plus de vingt ans, il n'a eu de cesse de le retrouver le fils qu'il a laissé derrière lui. En vain. Un livre salué par la critique : Le compte-rendu bouleversant de la désintégration d'une société, sous les coups de la paranoïa des Khmers rouges " (The Christian Science Monitor) ; " Un prix hallucinant payé à la liberté " (Sunday Express). La première édition de ce livre a paru en 2000 à l'Archipel."

  • Ils sont un des couples les plus secrets et les plus influents de l'histoire récente : Élisabeth, la philosophe, et Robert, l'ancien ministre, engagés en faveur des droits de l'homme et de la laïcité. Première biographie conjointe, nourrie de témoignages et de documents.
    Depuis plus de quarante ans, ils incarnent une certaine idée de la République. Croisés des droits de l'homme, lointains disciples d'Hugo et de Condorcet, ils évoquent une image d'intégrité et de droiture.L'engagement de Robert Badinter pour l'abolition de la peine de mort est entre dans l'histoire. Mais on a parfois oublie que l'ancien garde des Sceaux n'a cessé d'oeuvrer pour l'humanisation des prisons et la réinsertion des détenus, et qu'on lui doit la dépénalisation des relations homosexuelles de mineurs de plus de quinze ans. Autant de causes qui lui valurent une fausse réputation de " laxisme ", malgré ses colères a la barre des tribunaux, a la tribune des assemblées ou lors de commémorations.Aussi indomptable que son mari, Élisabeth Badinter a su préserver son indépendance et bâtir sa réputation de philosophe et d'historienne des idées. Si ses indignations sont moins bruyantes, la petite-fille d'Édouard Vaillant n'en dénonce pas moins le conformisme et l'aveuglement intellectuels, les violations des droits des femmes et de la liberté de pensée. Au risque de passer pour une inflexible lai carde, lorsqu'elle prend position en faveur de Charlie Hebdo ou contre les communautarismes.En dépit de leurs interventions publiques, Élisabeth et Robert Badinter se sont toujours gardés de la surexposition médiatique. Rares sont ceux qui ont été admis dans leur tanière parisienne, face au jardin du Luxembourg. C'est l'histoire de ce couple uni, secret et passionne que raconte cette biographie.

  • Jeune routard argentin en vadrouille à travers l'Amérique latine, Guevara est entré dans l'Histoire à Cuba. Mais c'est au pied des Andes, dans une jungle hostile, que l'homme est passé à la légende, sous les noms de guerre " Ramon " ou " Fernando ".Pendant près d'un an, à la tête d'une quarantaine d'hommes, sans carte fiable ni liaison radio, face à des forces armées trente fois supérieures, le ministre de Castro redevient maquisard. Malgré la faim, la soif, la fatigue, il va tenter d'embraser le continent - et tient la planète en haleine. Mais les paysans boliviens, imperméables aux bienfaits du socialisme, se méfient de cet intrus. Et la CIA n'attend que le moment propice pour mettre fin à l'impossible guérilla : elle s'achèvera le 9 octobre 1967 sous les balles d'un sergent bolivien à moitié ivre, dans le hameau de La Higuera." Jamais, dans l'Histoire, un nombre d'hommes aussi réduit n'avait entrepris une tâche aussi gigantesque ", dira Fidel Castro. Pour retracer cette épopée, Frédéric Faux s'est appuyé sur les écrits des guérilleros. Mais surtout, il s'est rendu dans la zone de combat pour rencontrer les derniers témoins du baroud. Une enquête minutieuse, qui éclaire d'un oeil neuf les derniers jours du comandante - et interroge la survivance du mythe.

  • Après Appelé en Algérie, Maurice de Kervanoaël nous dessine les dernières heures de l'Algérie française dans ce roman largement autobiographique.
    18 mars 1962. Les accords d'Évian signent la fin de la guerre d'Algérie. Sur le terrain, le sous-lieutenant Philippe Marion-Lapierre apprend qu'un cessez-le-feu interviendra dès le lendemain, à midi.
    Comme la plupart des officiers français dans le djebel, il oscille entre espoir et inquiétude. L'espoir, surtout : après sept années de guerre, la paix signifie pour lui la fin de vingt-cinq mois de service militaire, le retour en métropole et ses retrouvailles avec Laure...
    Hélas ! rien ne se passe comme prévu. Après quelques jours, les premiers incidents surviennent : les accords d'Évian ne sont pas respectés. Tandis que se déchaîne la violence du terrorisme - du FLN comme de l'OAS -, le gouvernement français décide d'abandonner à leur sort les supplétifs musulmans. Pour les pieds-noirs, il ne reste désormais qu'une alternative : " la valise ou le cercueil ".
    S'il brûle de retrouver Laure, Philippe ne peut pourtant se résoudre à ces adieux brutaux au pays de son coeur et à ses habitants, notamment les harkis qui ont servi sous ses ordres, des montagnards berbères avec lesquels il a noué des relations fortes. Soutenu par sa famille en métropole, il décide alors de monter une opération de sauvetage.
    Avec ce roman, Maurice de Kervénoaël livre le récit d'une époque tragique, restée comme une tache dans l'Histoire française.

  • Née à Copenhague en 1913, Inga Arvad remporte le concours de Miss Danemark avant de participer, en 1931, à celui de Miss Europe, à Paris, où elle rencontre un diplomate égyptien qu'elle épouse.Devenue journaliste, elle fait en 1935 la connaissance d'Adolf Hitler lors des noces d'Hermann Gring. Subjugué par ce parangon de la beauté nordique, le Führer lui accorde deux entretiens exclusifs et l'invitera à assister dans sa loge aux Jeux olympiques de Berlin.En octobre 1941, alors qu'elle s'est remariée avec un réalisateur hongrois, elle fait la connaissance du jeune Kennedy. Coup de foudre réciproque. Inga deviendra même le grand amour de celui dont nul ne peut alors imaginer le destin...Mais, comme elle est également la protégée d'un marchand d'armes suédois soupçonné d'oeuvrer pour le IIIe Reich, le FBI l'a à l'oeil. Muse d'Hitler, amante de Kennedy, espionne selon Hoover... La vie d'Inga est digne d'un scénario hollywoodien. Pourtant tout est vrai, comme le révèle cette biographie.

  • Golda Meir

    Dominique Frischer

    Sait-on que Golda Mabovitch (Kiev, 1898 - Tel-Aviv, 1978) a fui à 8 ans la faim et les pogroms de sa Russie natale pour rejoindre le Wisconsin, aux Etats-Unis ? Que ses parents s'opposèrent à ce quelle fasse des études et voulurent la marier à 15 ans ? Qu'à 20 ans elle participa activement au Congrès juif américain ? Qu'à 23 ans elle entraîna son mari Morris Myerson contre son gré vers un exil en Palestine ? Qu'elle se sépara bientôt de celui-ci ?Celle qui fonda avec David Ben Gourion l'État juif en 1948 n'a pas toujours été la vieille dame inflexible dont le visage est dans les mémoires.En revenant sur son parcours politique, mais également en levant le voile sur sa vie privée, Dominique Frischer dresse le portrait d'une révoltée, de la Russie des tsars au Jérusalem de la Guerre du Kippour.Racontée sous un jour nouveau, une personnalité hors du commun, avec ses failles.

  • Dallas, vendredi 22 novembre 1963, 12 h 30 : le monde de Jacqueline Kennedy s'effondre. À côté d'elle, dans la voiture présidentielle, le président vient d'être mortellement touché. Vers 14 heures, un suspect, Lee Harvey Oswald, 24 ans, est arrêté dans une salle de cinéma. À 14 h 38, Lyndon B. Johnson, le viceprésident, prête serment à bord de l'avion Air Force One. Jackie aurait pu être anéantie. Au lieu de cela, elle tient bon. Jusqu'aux funérailles, elle a quatre jours pour tout orchestrer et donner au monde une leçon de dignité.S'inspirant des interviews et d'écrits qu'elle a laissés, Maud Guillaumin donne à voir la vraie Jackie - aujourd'hui incarnée à l'écran par Natalie Portman - au cours de ces journées qui ont bouleversé sa vie. Une épreuve dont Jackie la timide sortira à jamais transformée.

  • Lindbergh, l'ange noir

    Marck-B

    Aux yeux du grand public, Charles Lindbergh est ce pilote américain qui accomplit, en mai 1927, la liaison New York-Paris à bord du Spirit of Saint Louis . Premier homme à survoler l'Atlantique Nord, il entrait dans l'histoire. Bien des aspects plus obscurs de cette personnalité sont restés dans l'ombre, notamment ses marques de sympathie envers l'Allemagne nazie, qui viennent entacher l'image du brillant aviateur. La véritable histoire de cet homme, digne d'un Saint Exupéry à bien des égards aussi inventif et assurément meilleur pilote ", mérite plus, bien plus que la simple narration de son vol historique entre les deux continents. Bernard Marck brosse un portrait riche en nuances de ce pilote hors norme. Pour les besoins de cette biographie, Bernard Marck a eu accès à nombre de sources inédites. Il a notamment retrouvé Scott Lindbergh, fils de l'aviateur, qui vit au coeur de l'Amazonie mais refuse tout contact avec ses semblables! "

  • Dans ses Souvenirs d'outre-Gaulle (Plon, 1979), l'amiral Flohic évoquait l'action publique et militaire du général de Gaulle. Aujourd'hui, il raconte l'homme qu'il a connu, afin d'en donner " une image différente de celle qui apparaissait en majesté sur les écrans de télévision ". Car " contrairement à ce que dit Malraux, je témoigne qu'il n'a cessé d'exister un Charles qui regardait agir le Général, l'encourageait et le jugeait ".C'est donc un de Gaulle familier dont on découvre les habitudes, les mots et les réflexions, sur fond de retour aux affaires, de drame algérien (" Cela ne vous fait-il pas l'impression d'un pays fini ? ", lui demande-t-il en 1960) ou de contestation sociale... dès le 28 avril 1968, à quelques jours de l'explosion, Flohic est le témoin de la lassitude qui s'empare déjà du Général et lui fait dire : " Cela ne m'amuse plus beaucoup ; il n'y a plus rien de difficile, ni d'héroïque à faire. "Seul témoin et organisateur de la " fuite " à Baden Baden le 29 mai 1968, il consacre à cet épisode de nombreuses pages. On y découvre un de Gaulle désemparé, qui n'hésite pas à solliciter les conseils de son aide de camp éberlué : " Que va-t-il se passer maintenant ? Que peut-on faire ? Maintenant que je ne suis plus sur le territoire français, le Conseil constitutionnel va constater ma déchéance ! "L'amiral Flohic sera enfin, avec Mme de Gaulle, l'unique compagnon de voyage du Général lors des trois mois qu'il passa en Irlande, en mai-juin 1969, après son retrait du pouvoir. Mais aussi, tout au long de la présidence, le témoin officiel ou informel de rencontres avec Kossyguine ou encore Kennedy, auquel il servit d'interprète en 1961.

  • " Le pouvoir ne m'intéresse pas ", assurait début 1959 le jeune avocat Fidel Castro, 33 ans, tombeur du tyran Batista. Le Lider maximo aura pourtant exercé sa férule sur Cuba pendant un demi-siècle, avant de transmettre le flambeau à son " jeune " frère Raúl, de quatre ans son cadet.Au fil du temps, il aura affronté les États-Unis, attisé les guérillas d'Amérique latine avec l'aide de son compañero " Che " Guevara, joué Pékin contre Moscou, tenté d'imposer La Havane comme troisième pôle de la Révolution mondiale et remodelé le Sud de l'Afrique, avec l'aide du protecteur soviétique. Il a laissé aux Cubains la Sécurité sociale et l'éducation gratuite, mais leur salaire moyen est aujourd'hui de 18 euros par mois, l'un des plus faibles de la planète.De quel poids pèse encore, de sa retraite médicalisée, le vieillard qui fut longtemps " la " voix de Cuba, un phare pour les opprimés d'Amérique latine et, un temps, l'idole de la jeunesse passionnée des cinq continents ? De l'enfance paysanne à sa sortie de scène, en passant par l'éducation jésuite et la jeunesse baroudeuse, l'auteur accompagne la trajectoire d'un révolutionnaire qui aura durablement marqué notre époque. Et redessine la carte de Cuba en 2013 : dictature militaire, oui ; socialiste, pourquoi pas ; en transition vers une économie moins administrée, sans doute.

  • Cette biographie de Raspoutine propose de faire la lumière sur les dernières zones d'ombre qui entourent la vie du personnage le plus énigmatique de la Sainte Russie. Sa date de naissance elle-même reste incertaine. Grâce à la découverte de nouvelles archives et aux témoignages des rares descendants de Raspoutine, mais aussi de son assassin Félix Youssoupoff, les historiens sont en mesure de reconstituer la vie débridée de ce moine sibérien en apparence plus puissant que le tsar lui-même.À compter de l'année 1905, ce moine venu du fin fond de la Sibérie éclipse les ministres, courtise les dames de la cour de Nicolas II et tutoie les princes. Et pourtant, rien ne prédisposait cet illettré buveur et bagarreur à tenir la Russie tsariste entre ses mains. Rien, si ce n'est ses dons de prescience et de guérisseur, qui permirent le rétablissement inespéré du tsarévitch Alexis, pourtant condamné par les meilleurs médecins de l'Empire, et lui valurent la reconnaissance aveugle de la tsarine.En l'espace de dix ans, le prophète se transforme en messie. Il devient le personnage majeur de la cour de Saint-Pétersbourg. Quelle fut son influence réelle sur les Romanov et peut-on véritablement parler d'un homme hors normes pourvu de dons surnaturels ? Quant à son énigmatique assassinat en décembre 1916, fut-il commandité par les services secrets britanniques ?

  • Au terme d'un demi-siècle de vie publique, Robert Poujade, entré en politique en 1946, évoque les premières années de la Ve République, telles qu'il les a vécues, et ses rencontres avec " l'homme de la grandeur de la France " (le général de Gaulle) et " l'homme du bonheur des Français " (Georges Pompidou), dont il fut également proche.C'est le premier, en 1968, qui pousse ce jeune parlementaire à devenir secrétaire général de l'UDR, avec pour mission de " faire venir à nous une nouvelle génération ". À ce poste, il observe le soulèvement de Mai et s'attire, à l'Assemblée, cet éloge de Mauriac : " Sa parole inspirée naît de la jonction d'une pensée et d'une vertu. " Plus tard, Pompidou lui confiera la charge du premier ministère de l'environnement, avec ces mots : " Vous allez apprendre ce que c'est que l'administration ! "De Gaulle et Pompidou antithétiques ? Complémentaires, répond Robert Poujade : l'un, personnage d'épopée, incarnant son rêve visionnaire ; l'autre, universitaire subtil, est proche de la France profonde.Au fil des souvenirs, le lecteur traverse une galerie de portraits pris sur le vif : de Michel Debré à Jacques Chaban-Delmas, d'Edgar Faure " Ulysse aux mille tours " à Peyrefitte, Guichard, Jacques Chirac, Édouard Balladur... et même le chanoine Kir, maire excentrique de Dijon.

  • Fin de l'automne 1942. Un homme jeune en imperméable et pantalon de golf, un paquet sous le bras, se présente au domicile de son compagnon de stalag, M. Decraene, professeur de mathématiques. Sa fille Paulette, 9 ans, reçoit l'inconnu : " Va dire à ton papa que François Morland est là... " Fin octobre 1994. Paulette Decraene est devenue la secrétaire particulière de Morland, alias François Mitterrand, futur président de la République. C'est à l'Élysée qu'elle reçoit le journaliste de Match qui la charge de présenter au président une série de photos révélant l'existence de sa fille cachée. La fidèle Paulette sera la première à entendre son aveu : " Elle est belle, n'est-ce pas ? Publier cela ? Je ne me crois pas le droit de l'interdire... " Ce livre n'est ni un livre d'histoire ni une biographie de François Mitterrand, mais le récit de vingt-sept ans de présence quotidienne aux côtés du premier secrétaire du PS d'abord, du président de la République ensuite. Paulette Decraene, qui l'accompagna lors de ses quatre campagnes présidentielles, livre le portrait intime d'un homme de pouvoir issu de la petite-bourgeoisie terrienne. Emaillée d'anecdotes et de confidences inédites, c'est aussi une excursion au coeur de la Mitterrandie.

  • L'Amérique a eu toutes sortes de présidents, mais elle n'a eu qu'un roi. Héritier de deux familles irlandaises parmi les plus puissantes de Boston, John Fitzgerald Kennedy a été, jusqu'au jour de son assassinat, un personnage construit par son entourage.Désigné par son père pour accomplir son propre destin présidentiel raté, après la mort tragique du frère aîné qui devait prendre la relève, John a été le premier homme politique inventé par le nouveau média dominant de l'après-guerre, la télévision, et façonné par le marketing.Après sa mort, sa légende a été soigneusement entretenue par une censure puissamment organisée par sa famille, puis véhiculée par les historiens. Pourtant, les maladies qui le rongeaient depuis l'enfance, son obsession des femmes, ses relations dangereuses, les errements de sa pensée politique, les ressorts de son accession au pouvoir, représentent tout ce que l'Amérique déteste : la dissimulation, le parjure, la trahison, la corruption.Cinquante ans après sa mort, le mystère le mieux caché de l'icône des Américains ne réside pas dans son assassinat, mais dans une existence totalement occultée par le mythe.

  • Que François Mitterrand, né en 1916, ait côtoyé l'extrême droite dans ses jeunes années n'est plus un mystère depuis la parution de Mitterrand, une jeunesse française, de Pierre Péan (Fayard, 1994)Depuis, l'accès à des archives restées jusque-là secrètes apportent des éléments plus détaillés. Avant la Résistance, sa proximité avec le Comité social d'action révolutionnaire (CSAR), que la presse surnommait la Cagoule, témoignent du personnage déconcertant, bien que fascinant, que reste François Mitterrand.Son intimité avec Eugène Schueller, âme damnée de la Cagoule, lui fit notamment connaître Jacques Corrèze (devenu numéro 5 de l'Oréal), à qui le président Mitterrand remettra la Légion d'honneur.Mais il ne s'agit là que de la partie émergée de l'iceberg. Les amitiés qu'a pu entretenir Mitterrand avec des militants fascistes allaient plus loin encore. L'ombre portée du président disparu en 1996 n'a pas fini d'obscurcir sa légende...

  • Le matin du 24 juin 1859, la France et l'Autriche s'affrontent en un combat sanglant aux portes de Solférino. Un jeune commerçant genevois est témoin de la bataille et des souffrances qui lui font cortège. Il racontera trois ans plus tard combien la désorganisation de l'intendance médicale militaire fut fatale à des milliers de soldats, de part et d'autre du front. Hanté par cette vision d'horreur, Dunant n'a de cesse, de faire accepter par les chancelleries son idée d'aide humanitaire, neutre et bénévole, en temps de guerre. Et cette oeuvre novatrice, pour laquelle il réclame " un haut degré de dévouement ", va progressivement s'immiscer dans les consciences et s'étendre à tous les États du monde.Aussi, en 1901, pour le premier Prix Nobel de la paix, le nom de Henry Dunant (1828-1910) est naturellement sur toutes les lèvres... même si le fondateur de la Croix-Rouge ne fait pas l'unanimité parmi les pacifistes.Poursuivi par les créanciers, Dunant s'est réfugié dans la solitude et l'anonymat sur les hauteurs du lac de Constance. Il ne recherche plus que la tranquillité lorsque les projecteurs de Stockholm viennent rappeler au monde ce que fut sa vie...

  • Caroline Rémy, dite Séverine (Paris, 1855 - Pierrefonds, 1929), fut la première journaliste française de renom. À 17 ans, son père la force à se marier avec un homme qu'elle quitte pour son amant, Adrien Guebhard. En 1879, elle devient la secrétaire de Jules Vallès. Grâce à l'aide financière de Guebhard - qu'elle épousera en 1885 quand le divorce sera légalisé -, elle participe à la relance du Cri du Peuple, dont elle reprend la direction à la mort de Vallès. Plus tard, elle prend part à la création de La Fronde, quotidien féministe qui n'emploie que des femmes, y compris à l'imprimerie. Au moment de l'affaire Dreyfus, elle soutient le capitaine. Elle adhère au parti socialiste en 1918 puis, lors de la scission, au parti communiste.Rebelle, frondeuse, hardie... et honnête, Séverine a toujours assumé ses erreurs, sans jamais renoncer à ses convictions. Après une étude de la vie et de l'oeuvre de Séverine, le livre présente une sélection de vingt articles dont les titres montrent l'étendue de son engagement social (Les enfants martyrs ; Le droit à l'avortement ; La mort aux gosses ; Tueurs de femmes ; Le duel des sexes...)

  • Son nom, inscrit au fronton de nos rues, est un symbole. Pour toute une génération, il personnifie la lutte pour la liberté, jusqu'à l'ultime sacrifice : son suicide par défenestration à 40 ans, le 22 mars 1944, pour échapper à ses bourreaux de la Gestapo.Avant d'être nommé par de Gaulle numéro 2 du BCRA (service de renseignement de la France libre), ce militant socialiste, agrégé d'histoire, avait été enseignant (révoqué par Vichy), journaliste (à Marianne et au Populaire, organe de la SFIO). Entré en résistance au sein du réseau du Musée de l'homme (dont il rédigeait le bulletin) et de Libération-Nord, c'est lui, à Londres, qui obtient du général de Gaulle que ses messages se réfèrent à la devise de la République. Il est partisan d'une vaste union patriotique jusqu'au PSF de Charles Vallin, mais son arrestation ne lui permettra pas de concrétiser cette utopie.Gilberte Brossolette (1905-2004), son épouse rencontrée à la Sorbonne en 1923, retrace sa vie. Elle dépeint aussi le mari et le père, homme joyeux et attentionné, modèle d'engagement humain.

  • Dans le tumulte des Années folles surgit une aviatrice douée, dotée d?un immense appétit de réussite. Impétueuse et résolue, celle que la presse allait comparer à Jeanne d?Arc deviendra bientôt la jeune fille de France ". Bien malin qui eût prédit la trajectoire fulgurante de cette Parisienne, née en 1908, prise de passion pour l?air et la vitesse, qui consuma sa vie en 26 années intenses, pulvérisa sept records du monde avant de s?écraser à bord d?un Rafale près de Guyancourt, en 1934. Fondé sur les archives familiales auxquelles l?auteur est le premier à avoir eu accès, l?ouvrage détaille la vie familiale et privée de cette aviatrice d?exception. Il donne à voir la femme derrière le " phénomène ", les sentiments derrière les événements."

  • L'affaire Abel

    James B. Donovan

    • Archipel
    • 1 Décembre 2015

    Pourquoi James Donovan a-t-il accepté de défendre le plus dangereux espion soviétique arrêté aux Etats-Unis ? Arrêté en 1957 après neuf ans de vie clandestine aux Etats-Unis, le colonel soviétique Rudolf Abel est l'espion le plus important de l'après-guerre. Son procès, débuté dans un tribunal de district des États-Unis à Brooklyn, finit à la Cour suprême des États-Unis, où Abel est condamné à 45 ans de prison. Son avocat, James Donovan, dévoile le détail de cette affaire célèbre. Grâce à la négociation qu'il mènera avec l'appui de la CIA, Abel sera échangé contre le pilote américain de l'U2, Gary Powers, le 10 février 1962, sur le pont de Glienicke, le fameux Pont des Espions" qui relie Berlin-Ouest à Postdam. Il a publié ce livre où il raconte le détail de sa relation avec Abel, en 1964. "

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