• Edition enrichie (Introduction, notes, commentaires et dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Enfant trouvé, fasciné par la carrière des armes, Hyacinthe dit Chabert s'est illustré aux premiers rangs de la Grande Armée. Laissé pour mort à Eylau, puis miraculeusement sauvé, il tentera quelques années plus tard de retrouver sa place dans une France bourgeoise qui veut oublier ses héros, auprès d'une femme qui lui doit tout, qui l-a dépouillé et qui le rejette.
    Nul destin, peut-être, n'éclaire mieux que le sien l'envers de la «comédie humaine», dans cette tragédie domestique doublée d'un drame social où le sublime côtoie constamment le sordide.

    Nous n'oublierons jamais l'entrée pitoyable de Chabert à l'étude Derville éclairée au gaz le matin, avec le déjeuner, réchauffé sur la cheminée, des clercs, des clercs rieurs, insolents et clabaudeurs, Chabert avec ses rides blanches, son vieux carrick, Chabert méprisé, aliéné de cette patrie et de cette femme qu'il continue à aimer, dénoncé de cette société où, bien qu'enfant trouvé, il s'était, si difficilement, fait un nom... Chabert a sa place dans toutes les mémoires, à côté du cousin Pons et du père Goriot, et sur le même rang.
    Le Colonel Chabert, admirable histoire de revenant.
    Paul Morand.

    Edition de Stéphane Vachon. 

  • Carmen

    Prosper Mérimée

    Edition enrichie (Introduction, notes, appendice, biographie et bibliographie)
    Carmen, sauvage et corrompue, passionnée sans tendresse, ne sait ni attendre quand elle désire, ni résister quand on lui plaît. Carmen est de ces femmes incandescentes qui savent susciter la passion dès le premier regard, celle du narrateur, d'abord, et celle de Don José, surtout, qui pour elle plongera dans la briganderie et le crime. Carmen est une créature insaisissable, tourbillonnant dans le monde coloré et sulfureux des contrebandiers andalous et des bohémiens transis d'amour, peinte d'une main de maître par un Mérimée au sommet de son art.Édition revue de Jean Balsamo.

  • Lucrèce Borgia

    Victor Hugo

    Crime, débauche, inceste : Lucrèce Borgia, fille et soeur de papes, est accusée des maux les plus infâmes. Un seul homme, pourtant, la fait trembler : son fils, Gennaro, jeune soldat au coeur pur qui se croit orphelin. Par amour pour lui, cette femme vénéneuse veut racheter son passé et laver son nom, honni de l'Italie tout entière. Par-delà le monstre, Hugo dresse le portrait d'une femme qui s'efforce de métamorphoser son âme. Signe de son triomphe immédiat, la pièce a fait l'objet de plusieurs parodies. Cette édition reproduit la plus réussie d'entre elles, Tigresse Mort-aux-Rats, réécriture burlesque et satirique qui dissèque les rouages du théâtre hugolien. Elle comprend également un entretien avec le metteur en scène David Bobée, qui revient sur sa lecture politique et esthétique de l'oeuvre. Dossier : 1. Création et réception 2. Du texte à sa représentation 3. La mise en scène de David Bobée : «épurée, âpre, râpeuse et sensuelle» 4. Figures de la violence au théâtre 5. Les femmes criminelles à l'époque romantique.

  • Sous la forme d'un journal, Maupassant nous rapporte les hallucinations d'un homme obsédé par la mystérieuse présence d'un être surnaturel auquel il donne le nom de « Horla », son double maléfique. Ce Horla, sorte d' « incube », posséderait toutefois un corps, fait d'une matière invisible et impalpable lui permettant d'échapper à toute investigation des sens. Cet être surnaturel est capable de raisonnement, tout comme les hommes : c'est en fait une manière de surhomme qui s'empare du premier venu, lui impose sa propre volonté, jusqu'à en faire son esclave et absorbe, à son bénéfice, toute l'énergie vitale de sa victime...

    Le Horla est un récit brûlant qui s'enfonce progressivement dans la folie. Incapable d'exorciser ce dédoublement, de tuer « l'autre » qui l'habite, le narrateur se résigne à son propre suicide : « Il n'est pas mort... Alors... alors... il va donc falloir que je me tue, moi !... » Dans les autres nouvelles fantastiques de ce volume, les narrateurs, cotoyant la folie, sont comme des drogués sous éther, étonnamment conscients de tout ce qui se passe en eux et autour d'eux. Autant de récits où le bon sens et le réalisme se retrouvant aux prises avec les craintes ancestrales, les forces obscures, sont forcés de les admettre.

  • Les Borgia

    Alexandre Dumas

    Le 11 août 1492, grâce aux manoeuvres de son fils César, Rodéric Borgia est élu pape sous le nom d'Alexandre VI. Son ambition est de redonner à Rome une influence politique, des territoires, une armée et de l'argent. Après avoir installé sa famille aux places importantes, sa puissance devient petit à petit immense. Parallèlement aux alliances que le pape fait et défait au gré des événements, son fils César écarte de son chemin ses ennemis et ceux qui le gênent. Ainsi, par le poison ou le bras de son fidèle sbire Micheletto, il se débarrasse de son frère aîné Francesco, des maris successifs de sa soeur Lucrèce, de ses conquêtes féminines dont il se lasse, des maris jaloux... Mais le poison finit par se retourner contre Alexandre et César qui, par un malheureux concours de circonstances, boiront du vin empoisonné. Alexandre en meurt mais César survit, affaibli physiquement et délaissé par ses alliés. Pour rester en grâce, il vend les voix de cardinaux dont il dispose pour l'élection de Pie III puis celle de Jules II, ce qui ne l'empêchera pas d'être fait prisonnier au nom du roi d'Espagne et de mourir à la suite d'une escarmouche après son évasion orchestrée par Micheletto.

  • Gamiani, le seul érotique romantique, marque d'une empreinte profonde tous ses lecteurs. C'est l'ouvrage clandestin qui a été le plus souvent réédité depuis le siècle dernier.
    Malheureusement, de réédition en réédition, le vrai texte disparaissait de plus en plus derrière des versions " corrigées ", dues à des lecteurs inattentifs ou prétentieux, qui jugeaient bon de donner leur version " puisque le texte n'était pas de Musset. " Aujourd'hui, grâce au professeur Simon Jeune (éditeur du Musset de la Pléiade), nous savons sans pouvoir en douter que le texte est bien de Musset, et nous disposons d'une version authentique, enrichie de quelques notes explicatives. C'est celle-ci que nous vous présentons, suivie de l'étude de Simon Jeune qui en restitue la paternité à son auteur.
    Voici donc, pour la première fois depuis sa publication (à tirage très limité), le vrai texte d'Alfred de Musset.

  • Ce volume réunit trois romans Renaissance d´Alexandre Dumas et/ou de son atelier.
    Ils forment le pendant de la trilogie composée deLa Reine Margot,La Dame de MonsoreauetLes Quarante-Cinq, qui met en scène la fin des Valois.
    Ces trois romans (Ascanio, Les Deux Diane et L´Horoscope, inachevé, qui se déroulent respectivement sous François Ier, Henri II et François II) font partager au lecteur la fascination pour la Renaissance éprouvée par Dumas et par les romantiques. André Maurois affirmait que Dumas, pourvu de la même énergie physique que les hommes de la Renaissance, se sentait plus proche d´eux que des bourgeois de la Restauration. Alors, écrit en effet l´écrivain, « toutes les sensations étaient franches et se traduisaient franchement, la joie par le rire, la douleur par les larmes ». C´est d´abord cette extraordinaire vigueur du jeune XVIe siècle qui est livrée à notre admiration : que ce soit celle de l´orfèvre et sculpteur florentin Benvenuto Cellini, figure sublimée de l´Artiste (Ascanio), ou celle du Chevalier par excellence qu´est Gabriel de Montgommery (Les Deux Diane). Cependant, ce côté lumineux possède sa contrepartie sombre, hantée par les guerres de Religion. Extrême raffinement et infinie sauvagerie, dépravation et courage, beauté surhumaine et monstrueuse laideur, propres à inspirer admiration, horreur ou dégoût, tels sont les traits communs aux trois opus de ce volume.

    Par ailleurs, cette édition permet de lever un coin du voile recouvrant la paternité de Dumas dans les romans signés de son nom et écrits en collaboration. PourAscanio etLes Deux Diane, le collaborateur n´est pas l´habituel Auguste Maquet, mais Paul Meurice, qui appartint au cercle de Victor Hugo. C´est d´ailleurs dans la maison Victor-Hugo, place des Vosges à Paris, qu´est conservé, sous le titre L´Hôtel de Nesle, son manuscrit préparatoire d´Ascanio- nous en reproduisons quelques chapitres en annexe. Toutes les versions manuscrites de Maquet semblant avoir été détruites, ce manuscrit est une rareté qui constitue un document nécessaire, sinon suffisant, pour qui veut mesurer la part de Dumas dans les romans issus de son atelier d´écriture.

    Exclusivement dans la version numérique : le dictionnaire des personnages Le Dictionnaire des personnages recense, par époque et par ordre alphabétique, les figures que Dumas a mises en scène dans ces « Romans de la Renaissance » : héros fictifs, ou héros historiques auxquels l´écrivain prête des actions fictives qui s´entremêlent à celles consignées par l´Histoire. Là où le roman l´emporte sur l´Histoire, la fiction sur la réalité, le Dictionnaire permet d´identifier l´écart et d´apprécier l´art du romancier.

  • L´intérêt de l´ouvrage est de rassembler des extraits, et des extraits choisis, qui d´une part mettront directement le lecteur avec l´essentiel du propos de Péguy, d´autre part présenteront à ce lecteur la cohérence générale d'une oeuvre, résultat d´une éthique absolument intransigeante, quel que soit le sujet abordé par Péguy, ce qui parlera à un lecteur attentif au monde actuel. Ajoutons que la compacité de l´ouvrage doit pouvoir accentuer la nervosité de l´ensemble.
    Le livre est composé de cinq parties : Héroïsme, Travail, Science, Dieux, Révolution. Du premier texte de la première partie (Héroïsme) au dernier texte de la dernière partie (Révolution), il y a évidemment continuité, écho. Ces cinq parties sont précédées d´une préface dans laquelle il est question du caractère atypique de Péguy et de ce qui doit conduire à avoir envie de le lire pour en savoir plus.

  • Pleins d´ombre et de lumière, de surnaturel et de quotidien, de cruauté et de sagesse, voici réunis, pour la première fois, l´ensemble des contes fantastiques d´Erckmann et Chatrian. Vagabonds et rêveurs, les auteurs errent dans l´Europe fabuleuse tout en restant fidèles au cher pays de leur enfance, celui des confins vosgiens et alsaciens, avec leurs sources claires et leurs brumes qui montent.
    Entre Hoffmann et Edgar Poe, entre littérature populaire et littérature gothique, un univers enchanteur à redécouvrir.


    Textes choisis et présentés par Jean-Pierre Rioux

  • Il est jeune, fier et beau. Son nom ? Louis de Clermont, comte de Bussy, le plus courageux des gentilshommes de la cour d'Henri III. Son coeur ? Pas marié, trop aimé. Elle est jeune, farouche et belle. Son nom ? Diane de Méridor, comtesse de Monsoreau. Son coeur ? Mal mariée, mal aimée.
    La Dame de Monsoreaugrave, en lettres de feu, l'histoire d'un amour impossible aux couleurs d'une tragédie commencée dans le sang et achevée dans les larmes.

    Duels, intrigues, trahisons, crimes. Les spadassins du duc de Guise croisent le fer avec la garde rapprochée d'Henri III : les fameux Quarante-Cinq. Sous l'oeil goguenard de Chicot, frère de Diane et bouffon du roi.
    Les Quarante-Cinqécrivent, en lettres de sang, l'agonie de la dynastie des Valois, commencée par le crime et achevée par les armes.

    Roman d'amour contre roman de cape et d'épée ? Avant tout, les romans de Chicot, le d'Artagnan des guerres de religion.

    Edition préfacée et commentée par Claude Aziza

  • Le cycle des Rougon-Macquart compte vingt romans qui tous racontent l'histoire d'un des membres de la même famille, sur cinq générations.


    Le cycle des Rougon-Macquart compte vingt romans qui racontent l'histoire d'une même famille, sur cinq générations. Les milieux sont divers, de l'ouvrier au banquier, du paysan au ministre, mais les passions toujours dévorantes et leurs effets décrits par Zola avec le soin que mettrait un médecin à décrire des symptômes - le sous-titre de l'oeuvre est "Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire". Cette immense fresque qui nous plonge dans les transformations d'une époque en pleine ébullition est avant tout une grande oeuvre naturaliste : "Je ne veux pas peindre la société contemporaine, mais une seule famille, en montrant le jeu de la race modifiée par les milieux. Si j'accepte un cadre historique, c´est uniquement pour avoir un milieu qui réagisse ; de même le métier, le lieu de résidence sont des milieux. Ma grande affaire est d'être purement naturaliste, purement psychologiste." Troisième volume de notre édition des Rougon-Macquart.
    Une page d´amour(1878),Nana(1880),Pot-Bouille(1882) Pour chaque roman, une présentation permet de situer les personnages, de préciser les faits marquants de son époque qui ont pu inspirer Emile Zola, et de rendre compte de l'accueil qui lui a été réservéà sa parution.
    Une chronologie et un arbre généalogique accompagnent chaque volume.

  •  0500 Avec l´inspecteur Lecoq, Emile Gaboriau a créé le premier héros récurrent de la littérature criminelle et posé les bases du roman policier moderne : Conan Doyle, qui l´avait lu et l´admirait beaucoup, s´en inspira pour son personnage de Sherlock Holmes.

    Présentation et notices de Thierry Chevrier0300 Avec l´inspecteur Lecoq, Emile Gaboriau a créé le premier héros récurrent de la littérature criminelle et posé les bases du roman policier moderne : Conan Doyle, qui l´avait lu et l´admirait beaucoup, s´en inspira pour son personnage de Sherlock Holmes.

    Présentation et notices de Thierry Chevrier

  • « Trente-deux nouvelles, contes ou récits : la chatoyante palette d'un écrivain qui s'est toujours voulu peintre? Il était temps, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance, de lui rendre, loin des éditions au conformisme fragmentaire et convenu, un vibrant hommage, sous le signe de cette exhaustivité qui, seule, peut permettre de suivre, au fil des années, entre 1830 et 1866, l'évolution, les facettes, les obsessions, les désirs et les rêves d'un écrivain complet. » Claude Aziza Théophile Gautier, dans ses nouvelles, aborde tous les genres, historique, fantastique, merveilleux, ironique, réaliste. Nul autant que lui n'a joué avec les obsessions de son temps : la soif des ténèbres, la soif de l'exotisme, les tourments de l'âme et la peur de la Femme.

    Edition établie par Claude Aziza

  • Les deux premiers volets de la fresque historique de Dumas consacrée aux guerres de religion, avantLa Dame de MonsoreauetLes Quarante-Cinq.



    Sous la plume lyrique d´Alexandre Dumas, les guerres de Religion ont des allures d´épopée.

    L´Horoscope, roman passionnant et méconnu, nous présente les futurs chefs de la réforme protestante, le prince de Condé, le duc de Guise et le maréchal de Saint-André, à qui une diseuse de bonne aventure prédit qu´ils périront de mort violente. Avec La Reine Margot, nous sommes entre 1572 et 1574 au coeur des guerres de Religion et leur point d´orgue, le massacre de la Saint-Barthélemy. La catholique Marguerite de Valois, dite Margot, une des plus belles femmes de son temps, admirée par Montaigne et chantée par Ronsard, épouse Henri de Navarre, futur Henri IV, mariage qui avait pour visée de ramener la calme dans le pays. Las ! Tueries, complots, trahisons, alliances, intrigues amoureuses se succèdent dans un royaume de France plongé dans le chaos et soumis à la férule impitoyable de Catherine de Médicis.



    Edition préfacée et commentée par Claude Aziza

  • Le cycle des Rougon-Macquart compte vingt romans qui tous racontent l'histoire d'un des membres de la même famille, sur cinq générations.


    Le cycle des Rougon-Macquart compte vingt romans qui racontent l'histoire d'une même famille, sur cinq générations. Les milieux sont divers, de l'ouvrier au banquier, du paysan au ministre, mais les passions toujours dévorantes et leurs effets décrits par Zola avec le soin que mettrait un médecin à décrire des symptômes - le sous-titre de l'oeuvre est "Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire". Cette immense fresque qui nous plonge dans les transformations d'une époque en pleine ébullition est avant tout une grande oeuvre naturaliste : "Je ne veux pas peindre la société contemporaine, mais une seule famille, en montrant le jeu de la race modifiée par les milieux. Si j'accepte un cadre historique, c´est uniquement pour avoir un milieu qui réagisse ; de même le métier, le lieu de résidence sont des milieux. Ma grande affaire est d'être purement naturaliste, purement psychologiste." Premier volume :La Fortune des Rougon(1871),La Curée(1872),Le Ventre de Paris(1873),La Conquête de Plassans(1874) .
    Pour chaque roman, une présentation permet de situer les personnages, de préciser les faits marquants de son époque qui ont pu inspirer Emile Zola, et de rendre compte de l'accueil qui lui a été réservéà sa parution.
    Une chronologie et un arbre généalogique accompagnent chaque volume.

  • Le cycle des Rougon-Macquart compte vingt romans qui racontent l'histoire d'une même famille, sur cinq générations. Les milieux sont divers, de l'ouvrier au banquier, du paysan au ministre, mais les passions toujours dévorantes et leurs effets décrits par Zola avec le soin que mettrait un médecin à décrire des symptômes - le sous-titre de l'oeuvre est "Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire". Cette immense fresque qui nous plonge dans les transformations d'une époque en pleine ébullition est avant tout une grande oeuvre naturaliste : "Je ne veux pas peindre la société contemporaine, mais une seule famille, en montrant le jeu de la race modifiée par les milieux. Si j'accepte un cadre historique, c´est uniquement pour avoir un milieu qui réagisse ; de même le métier, le lieu de résidence sont des milieux. Ma grande affaire est d'être purement naturaliste, purement psychologiste." Pour chaque roman, une présentation permet de situer les personnages, de préciser les faits marquants de son époque qui ont pu inspirer Zola, et de rendre compte de l'accueil qui lui aura été réservéà sa parution.
    Une chronologie et un arbre généalogique accompagnent chaque volume.


    Deuxième volume de notre édition des Rougon-Macquart.

    La Faute de l´abbé Mouret(1875),Son Excellence Eugène Rougon(1876),L´Assommoir (1877)

  • Entre réalisme et fantastique, aux limites du blasphème, l'oeuvre romanesque de Jules Barbey d'Aurevilly exalte des héroïnes aux passions invincibles...Léa(1832), cette longue nouvelle décrit l'amour interdit d'un jeune homme pour une jeune fille condamnée,Une vieille maîtresse(1851) raconte le mariage impossible du libertin, impétueux et tendre Ryno (double de l'auteur) et de Hermangarde "au teint pétri de lait et de lumière", union empoisonnée par le désir jamais éteint du premier pour la Vellini, son ancienne maîtresse,L'Ensorcelée(1852), c'est l'amour aussi fou que vain que Jeanne voue à l'abbé de la Croix-Luzan,Un prêtre marié(1864) est l'histoire terrible d'un prêtre acquis aux causes de la révolution, défroqué et père d'une sublime Calixte. Il revient au pays avec sa fille vivre une retraite qu'il croit méritée. Mais scandale et superstition l'attendent,Les Diaboliques(1874) est un recueil de six nouvelles qui mettent en scène des femmes très belles, mais habitées par le démon,Une histoire sans nom(1882) est celle d'un moine qui prêche l'enfer et dont la route croise celle d'une jeune femme innocente et somnambule... (Pour la petite histoire, cette héroïne perturbée éprouve le besoin de se faire continûment saigner ; cette pathologie réelle a pris son nom, le syndrome de Ferjol.)

  •  0300Cette édition nous donne le plaisir de lire les textes originaux des grands auteurs du XIXe qui ont été adaptés sur France Télévisions avec un immense succès.Ce volume présente les textes originaux des oeuvres adaptées pour les collections « Chez Maupassant » et « Au siècle de Maupassant, Contes et Nouvelles du XIXe »  qui sont diffusées sur France Télévisions depuis fin 2007. Voici les dix-huit auteurs que l'on retrouve: Guy de Maupassant, Jules Barbey d´Aurevilly, Honoré de Balzac, Victor Hugo, Emile Gaboriau, Georges Courteline, Alphonse Daudet, Eugène Labiche, Alfred Delacour, Emile Zola, Gaston Leroux, Jules Renard, Alphonse Allais, Anatole France, Gyp, Octave Mirbeau, Eugène Chavette, Georges Feydeau.

  •  0500« Nul lieu n´est impénétrable pour quiconque est animé d´une foi sincère. »Guidé par ce précepte, le père Evariste Huc (1813-1860) entreprit en 1841 un extraordinaire périple de cinq années à travers la Mongolie et la Chine ? en chariot, en jonque, à dos de mulet, à dos de chameau, sur ses jambes « rarement complaisantes », et même sur son derrière, seul moyen d´atteindre une vallée glissant du haut d´une montagne glacée. Il fut le premier Français à atteindre Lhassa.

    Adoptant le costume, la langue, les usages des contrées traversées, le père Huc affronta ? avec une vigueur et un humour inaltérables ? le sable, la boue, la neige, la glace, les naufrages, les ponts délabrés, les précipices, les brigands, les aubergistes, et les tracas de l´administration... Il brossa à son retour un tableau irremplaçable de la vie quotidienne en Chine.

    Ce prodigieux témoignage, véritable roman d´aventures vécues, n´a cessé d´être réédité depuis sa parution. La présente édition réunit pour la première fois dans leur version intégrale les deux volumes desSouvenirs d´un voyage à travers la Tartarie et le Thibet pendant les années 1844, 1845et 1846etL´Empire chinois, récit du voyage de retour sous escorte armée.0300Les carnets de voyage d'un missionnaire du XIXe siècle, le premier Français à avoir visité Lhassa. Son récit à la fois alerte et instructif, haut en couleurs et plein de drôlerie  est devenu un classique.Le père Evariste Huc (1813-1860) entreprit en 1841 un extraordinaire périple de cinq années à travers la Mongolie et la Chine ? en chariot, en jonque, à dos de mulet, à dos de chameau... Il fut le premier Français à atteindre Lhassa. Adoptant le costume, la langue, les usages des contrées traversées, le père Huc affronta ? avec une vigueur et un humour inaltérables ? le sable, la boue, la neige, la glace, les naufrages, les ponts délabrés, les précipices, les brigands, et les tracas de l´administration. Il brossa à son retour un tableau irremplaçable de la vie quotidienne en Chine.
    Souvenirs d´un voyage à travers la Tartarie et le Thibet pendant les années 1844,1845 et 1846 et L´Empire chinois

  • Bel-Ami

    Guy de MAUPASSANT

    La Belle Époque. Georges Duroy se retrouve à Paris sans argent en quête d´ascension sociale. Un soir, il rencontre Forestier un ancien camarade de régiment qui va lui proposer un poste de journaliste à la Vie Française. Il fait alors la connaissance de Clotilde de Marelle, la cousine de Madeleine Forestier, qui va lui faire découvrir une éducation sentimentale très libre. Sa beauté et son charme lui ouvrent le coeur des autres femmes qu'il côtoie et peu à peu il occupe des postes plus importants au journal. Tout le monde adopte le surnom « Bel Ami » donné par Laurine, la fille de Clotilde.
    À la mort de son ami Forestier, il épouse sa femme Madeleine et devient aussi l'amant de Madame Walter, l'épouse de son patron. Pour parfaire son ascension, il parvient à contraindre Madeleine au divorce après un constat d'adultère et épouse Suzanne, la fille de Madame Walter, enrichie par des spéculations boursières. Il finira riche, célèbre, député et même ministre.

  • Maupassant devient immédiatement célèbre avec Boule de Suif (1880), courte histoire dont le personnage principal est une prostituée. L'histoire se déroule en 1870. Les Prussiens etaient entrés dans la ville de Rouen. Quelques marchands veulent se rendre au Havre pour affaires et partage leur voiture avec Boule de Suif. Ils sont arrêtés par les troupes allemandes d'occupation. L'officier allemand qui commande l'opération refuse de laisser repartir la voiture à moins que Boule de Suif ne consente à tous ses désirs. La jeune femme se déclare prête à faire ce sacrifice mais elle exige que ceux qui l'accompagnent, notamment deux religieuses, lui donnent leur approbation. Ils cèdent et elle aussi. La voiture est finalement libérée mais la jeune femme, qui s'attendait à recevoir des marques de reconnaissance de la part de ses compagnons de voyage, ne retrouve que leur mépris.
    L'intrigue de Mademoiselle Fifi met également en scène le monde militaire. Des officiers prussiens qui occupent le château d'Uville font venir des prostituées de Rouen. Or l'un des militaires, le marquis Wilhem d'Eyrik, surnommé Mademoiselle Fifi à cause de sa tournure coquette, traite cruellement la jeune femme qui lui est dévolue : la juive Rachel finit par lui donner un coup de couteau qui se révèlera fatal. Elle s'échappe et le curé la cache dans le clocher de l'église. Dans la panique et la poursuite, deux soldats s'entretuent, et le commandant décide d'étouffer l'affaire. Rachel est ramenéà Rouen par le prêtre : elle y connaitra enfin l'amour.

  • Claude Gueux

    Victor HUGO

    Ce texte a étéécrit en 1834 en réaction à un fait divers : la condamnation à mort et l'exécution d'un voleur, incarcéréà la maison centrale de Clairvaux et qui tua l'un des responsables de la prison, à la grande joie des autres détenus. C'est un plaidoyer contre la peine de mort et contre la prison.
    « (...) Un homme nommé Claude Gueux, pauvre ouvrier, vivait à Paris en 1831. Il avait avec lui une fille qui était sa maîtresse et un enfant de cette fille (... ). Il était capable, habile, intelligent, fort mal traité par l'éducation, fort bien traité par la nature, ne sachant pas lire mais sachant penser. Un hiver, l'ouvrage manqua.
    L'homme, la fille et l'enfant eurent froid et faim. L'homme vola. Il en résulta trois jours de pain et de feu pour la femme et pour l'enfant et cinq ans de prison pour l'homme. Il fut envoyé faire son temps à la Maison Centrale de Clairvaux.
    On va voir ce que la Société en a fait. » Relation allégorique d'un drame individuel, cet ardent plaidoyer contre la peine de mort et contre la prison met à nu le mécanisme de la brutalité sociale qui ne sait répondre à la détresse que par la répression. Avec Claude Gueux, Victor Hugo n'est plus simplement romancier ou poète. Il conquiert une place éminente auprès des plus grands orateurs de la Liberté.

  • Dans la prison de Bicêtre, un condamnéà mort attend son exécution. Jour après jour puis heure après heure, il note ses angoisses, ses espoirs, ainsi que les événements qui rythment la vie de la prison. Le narrateur, dont on ignore le nom, l´âge ou le crime, rappelle les circonstances de son procès et de sa condamnation. Il décrit sa cellule : sur les murs, les condamnés qui l'ont précédé dans ce même cachot ont griffonné des inscriptions. On lui apprend que son exécution aura lieu le jour même. Il est alors transféréà la Conciergerie. La visite d'un prêtre, puis de Marie, sa fille âgée de trois ans, loin de le consoler, le laissent dans un état de solitude absolue. C'est enfin l'ultime trajet à la place de Grève, où se dresse l'échafaud. Sur son passage, la foule rit et applaudit. Le narrateur nous fait part de son désespoir, de son désarroi face à la mort. Puis il finit par se résigner, commence à accepter de mourir et se questionne sur son destin dans l´au-delà. Au bourreau désormais d'accomplir sa sinistre besogne. Le condamnéà mort vit ses derniers instants.

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