• Lorsque l'on débute, on hésite à représenter des bâtiments variés faute de maîtriser les règles de la perspective.Tours, châteaux, ponts, igloos et autres édifices sont pourtant constitués de volumes simples, qui sont simplement déformés quand ils sont soumis aux lois de la perspective. À main levée, vous pourrez reproduire ces effets pour donner à votre dessin un aspect réaliste. Pour vous aider à visualiser facilement chaque principe de construction, tous les modèles sont décomposés en 2 à 7 étapes simples. Pour finaliser votre dessin, diverses techniques vous sont expliquées, qui vous permettront de donner relief et caractère à votre sujet. Laissez-vous simplement guider !

  • «Quand on parle de moi, il y a toujours l'usine. Pas facile de parler d'autre chose.» Dans un monologue destiné au plus jeune de ses fils, Louis Catella se dévoile. Mouleur syndicaliste aux Fonderies et Aciéries du Midi, il s'épuise dans la fournaise des pièces à produire et le combat militant. Il raconte aussi la famille, l'amour de Rose, le chahut des garçons, les efforts rageurs pour se payer des vacances... Une vie d'ouvrier, pas plus, pas moins. Jusqu'au grand silence du 16 juillet 1974. Louis meurt accidentellement. Et pourtant l'impossible monologue se poursuit, retraçant la vie sans père de ce fils qui n'avait que sept ans au moment du drame. Partagé entre le désir d'échapper à ce fantôme encombrant dont tout le monde tisse l'éloge et la peur de trahir, c'est à lui maintenant de devenir un homme. Ce roman intense brosse la chronique de la France ouvrière des années 60-70, le récit intime de l'absence, la honte et la fierté mêlées des origines. «Un beau livre de deuil mais aussi d'affranchissement.» Livres-Hebdo

  • Février 1933. La fête du Têt bat son plein à Saigon. Anne, la fille de l'amiral Bartelot en poste en Indochine, s'apprête à prendre part aux festivités de la nouvelle année. Mais sur le perron de la maison familiale une surprise l'attend... Un étrange paquet a été abandonné : c'est un nouveau-né ! Passée l'urgence de nourrir l'enfant, les parents d'Anne décident de le confier à l'orphelinat de la ville. Pour la jeune fille, c'est un déchirement. Elle est révoltée par ce qu'elle considère comme un deuxième abandon. Contre l'avis de tous, la jeune fille se lance à la recherche de la mère de l'enfant... Dans les faubourgs les plus pauvres et les plus dangereux de Saigon, Anne découvre le choix du coeur et la puissance de l'amour.

  • « Il est 11 h 30 le 23 octobre 2008 lorsque les haut-parleurs de l'usine appellent les salariés à se rassembler. Dans la cour, les représentants syndicaux lancent avec effroi : "L'usine va fermer." Les salariés présents cessent aussitôt le travail ; les autres apprennent la nouvelle par téléphone sur leur lieu de vacances ou dans les travées d'un supermarché. Une ouvrière parle d'un choc monstre : "On s'est tous regardés, en silence, anéantis. Quand on est sortis, il y avait de tout. Les gens partaient à droite, à gauche, des cris et des larmes. On aurait dit qu'on avait assisté au crash d'un avion."
    Peu après, une manifestation est organisée dans les rues de Villemur. Les commerçants baissent leur rideau en solidarité avec les salariés, le prêtre fait sonner le tocsin. Un ancien salarié raconte : "En arrivant en ville, on a vu un nombre, on s'est demandé ce que tous ces gens foutaient là, et c'est vrai que nous, ouvriers de l'usine, on s'est sentis accompagnés, on s'est dit qu'on n'était pas tout seuls." »
    Cet ouvrage retrace la lutte des salariés licenciés de l'usine Molex, dans la commune de Villemur-sur-Tarn, pour empêcher la fermeture de « leur » usine dans un contexte de mondialisation de l'économie, de désindustrialisation française et de délocalisation, sur fond de crise économique en 2008. Il s'agit de comprendre les conséquences du licenciement tout autant que de la mobilisation politique sur les salariés licenciés. Ce livre est le résultat d'une recherche collective menée durant six ans par des politistes et sociologues qui ont suivi la fermeture du site de production et le combat des salariés.
    Cette lutte a quelque chose d'improbable, tant en raison du choix des armes (principalement juridiques) que de son succès médiatique.

  • Fille de pionniers qui travaillent à réduire l'immensité de la forêt canadienne, Maria Chapdelaine a les rêves de ses dix-huit ans : suivre François Paradis, un trappeur dont elle est devenue amoureuse et qui a promis de l'épouser à son retour, le printemps venu. Mais, à la veille de Noël, brûlant de retrouver sa bien-aimée, François quitte le Grand Nord et s'engage sur des chemins que l'hiver a pourtant coupés...Epopée du Canada français, le grand roman de Louis Hémon, écrit en 1913, n'a pas seulement fait date dans la conscience collective québécoise ; par le souffle de son récit et les élans poétiques de son style, il a tenu en haleine des générations de lecteurs, en France et dans le monde entier.

  • PRESSIONS, COLLUSIONS, MENSONGES... Tous les ingrédients d'un bon thriller réunis dans une enquête inédite sur la qualité de notre air.
    À en croire l'État, depuis quelques années, la qualité de notre air s'améliore... Un discours en parfait décalage avec la perception globale des Français. Mais aussi des plus éminents scientifiques qui considèrent que la pollution atmosphérique ne diminue pas mais qu'elle se transforme... pour être encore plus nuisible. Alors, qui dit vrai ?
    De quoi est véritablement composé l'air que nous respirons dans l'Hexagone ? Pourquoi la France est-elle dans le collimateur de la Commission européenne ? Nos dirigeants auraient-ils délibérément laissé les lobbies industriels et agricoles prendre les commandes ? Ce livre répond à toutes ces questions. Oui, quelque chose cloche dans le ciel français, et, non, l'air de la campagne n'est pas plus sain que celui des villes. Mais cet ouvrage redonne également espoir en mettant en lumière le sursaut citoyen qui naît progressivement un peu partout, et fait bouger les lignes. Car savoir, c'est le début du pouvoir.

  • Mammouth

    Antonio Pennacchi

    Bleu de travail et bleus à l'âme. Tels sont les signes distinctifs de Benassa, le coriace leader syndical de l'usine de câbles Supercavi. Depuis vingt ans, dans chaque manif, chaque grève, les ouvriers ont scandé avec lui : « Un pour tous, tous pour un ! » Mais en Italie comme ailleurs, la loi du marché torpille peu à peu l'unité syndicale et les idéaux révolutionnaires. Le drapeau rouge est en berne et Benassa broie du noir. Ça tombe bien : les patrons aussi en ont assez de cet énergumène et ont décidé de lui faire une offre qui ne se refuse pas...
    Entremêlant le récit des quelques jours qui précèdent sa décision, faits d'armes du syndicat et portraits savoureux des ouvriers de Supercavi, ce roman d'Antonio Pennacchi compose une peinture drôle et fraternelle de la classe ouvrière.

  • « L'homme n'est pas un loup pour l'homme, il est une tombe. » L'usine ferme ses portes, et son spectacle, et ses poussières d'homme qui volettent insensément, qui se meurent souvent, renaissent en d'autres oppressions. Une prose fragmentée, sans entame ni fin, qui gratte la rouille, quête la dialectique.

  • On ne guérit jamais de la guerre. On n'accepte pas d'y avoir tant souffert et on ne se sent guère plus soulagé d'y avoir survécu. On se prétend simplement chanceux. Une chose est sûre, c'est qu'une fois démobilisé, il faudra faire preuve de résilience pour le reste de sa vie. Bien des anciens combattants blessés dans leur cur et leur corps ont tenté et tentent toujours d'oublier ces jours sombres où ils ont traversé rien de moins que l'enfer. Pourtant, lui-même protagoniste de la Seconde Guerre mondiale, Germain Nault veut se souvenir, afin que les sacrifices de ses frères d'armes n'aient pas été vains. Cet ancien militaire désire offrir ses réminiscences à la mémoire collective pour que son histoire ne s'éteigne pas avec lui, comme c'est le cas de trop d'anciens combattants. Par son témoignage, il révèle et célèbre le courage de ses pairs dans leur contribution à l'une des plus grandes guerres de l'histoire.

    Dans ce récit captivant, Germain Nault relate son parcours au sein de l'Armée canadienne. Enrôlé volontairement en septembre 1941, il est envoyé en Angleterre après un entrainement des plus exigeants au camp de Valcartier, près de Québec. Après le tristement célèbre Débarquement de Normandie, il prend part aux différentes campagnes alliées, en support au Régiment de la Chaudière.

    Le Débarquement de Normandie... il l'a vu, il le voit encore: ses amis blessés, tués ou maltraités. Il dut pourtant poursuivre sa route afin de combattre jour après jour sur les routes de l'ouest de l'Europe, toutes souillées du sang de milliers de victimes militaires et civiles. Bien des traumatismes auraient pu briser cet homme à tout jamais. Il a pourtant survécu en regardant droit devant lui et en imaginant un avenir meilleur.

empty