Littérature générale

  • En Syrie

    Joseph Kessel

    «La Syrie ? Que savons-nous d'elle ? Avouons-le sans faux orgueil : quelques réminiscences historiques sur les croisades, quelques pages célèbres, les beaux noms de Damas, de Palmyre, de l'Euphrate, voilà tout notre bagage pour une grande et féconde contrée placée sous Mandat français. Mais qui discerne l'importance de ce Mandat ? Qui - à part de très rares spécialistes - pourrait tracer la physionomie politique de ce pays ? Qui expliquerait pourquoi l'on s'y bat et qui se bat ? Ce berceau des civilisations, ce lieu de passage prédestiné, dont la richesse et la beauté ont retenu, sans les mêler, tant de peuples, cette terre où poussent avec une force ardente les croyances et les hérésies, déroute et confond.» Le premier reportage de Joseph Kessel, publié en 1926. Des pages d'une surprenante actualité.

  • La route du jeune Jack London est celle qu´il partagea en 1893-1894, à dix-huit ans, avec les vagabonds du rail en parcourant 20 000 kilomètres d´un pays ravagé par la crise ! C´est cette route libre qui va pour une bonne part le révéler à lui-même et permettre le formidable écrivain qu´il devint ; un homme fascinant de force et de faiblesses qui devait ensuite, sa vie durant, « brûler le dur » et voyager. Cette route, c´est également le premier témoignage d´importance sur le vagabondage aux États-Unis, véritable document ethnographique et sociologique autant que récit d´aventures. Kerouac ne s´y trompa pas en intitulant son propre chef-d´oeuvre Sur la route en hommage à un homme étonnant de paradoxes et qui fut à la source de notre modernité.


    Postface de Jean-François Duval Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Les trois romans de montagne de Frison-Roche sont réunis dans ce volume - genre qui fit sa notoriété. Trois histoires de dépassement de soi, de passion, de fraternité.
    Premier de cordée, écrit et adapté au cinéma pendant la guerre, raconte le combat d'un fils, handicapé par une blessure qui le rend sujet au vertige, décide de suivre les traces paternelles en haute montagne, envers et contre tout.
    La Grande Crevasse (1948) et sa suite, Retour à la montagne (1957), tracent l'histoire d'une jeune fille noble s'affranchissant de l'existence qui lui était promise. Mais l'existence d'une femme de guide n'est pas faite que de cimes... Seul un exploit pourra réhabiliter celle qui est stigmatisée par la communauté montagnarde, et lui octroyer sa reconnaissance.

  • « Je voudrais partager avec vous une douleur qui ne me lâche pas... Après tout, c'est parfois réconfortant de se confier, et j'ai le sentiment que ce que je vais vous exposer ici pourra trouver un écho chez certaines d'entre vous. J'ai 39 ans et je n'ai pas d'enfant. Je crois que mon corps ne m'en donnera pas. Bon nombre d'entre vous le savent désormais : j'ai un mal qui me ronge, l'endométriose. »
    Avec des mots simples et crus, Enora Malagré aborde des réalités qui ne se cachent plus. À l'aube de la quarantaine, elle jette un regard franc sur son parcours, les expériences et les souffrances qui ont fait celle qu'elle est aujourd'hui.

    Un cri du ventre et d'espoir pour toutes les femmes, les mères, et celles qui ne le sont pas.

    Née le 20 juillet 1980 à Morlaix, Enora Malagré est comédienne. Après sept années de bonheur sur Radio Nova, elle connaît une grande notoriété en tant que chroniqueuse dans l'émission Touche pas à mon poste ! animée sur C8 par Cyril Hanouna. En 2018, elle lance le site féminin WTF, la « Women Trend Family » et monte sur les planches dans La Dame de chez Maxim, au Théâtre du Gymnase à Paris (mise en scène Alain Sachs). Elle est actuellement chroniqueuse dans l'émission culturelle Bons Baisers d'Europe de Stéphane Bern, diffusée sur France 2.
    "En publiant Un cri du ventre, la blonde animatrice, devenue comédienne, partage avec talent et un joli brin de plume une expérience particulièrement douloureuse : celle de l'endométriose, maladie encore trop mal connue qui touche une femme sur dix" - Elle.
    "A l'occasion de la sortie de son ouvrage Un cri du ventre, elle s'est confiée, avec le naturel et les mots qu'on lui connaît, sur le mal qui la ronge et la prive de son désir d'enfant : l'endométriose - Magic Maman.
    "Un témoignage aux allures d'essai politique" - Cheek Magazine.

  • En 1926, Koestler abandonne ses études et part en Palestine. Ce livre est le fruit de son expérience de pionnier dans la petite communauté agricole socialiste qui sert de cadre à la chronique romancée des personnages hauts en couleur qu'il y rencontre. Au-delà des destinées de ces héros en proie aux terribles difficultés qu'ils doivent surmonter au péril de leurs vies, ce roman est d'une constante actualité, car Koestler y pose la question du droit de se défendre et traite courageusement du dilemme de la noble fin qui requiert des moyens ignobles. C'est-à-dire du terrorisme. À lire ou à relire. Juif hongrois né à Budapest en 1905, Arthur Koestler fait ses études à Vienne, puis devient journaliste en Palestine. Revenu en Europe, il adhère au Parti communiste allemand, trouvant là une réponse à la menace nazie, et il est également séduit par l'utopie soviétique. Il part un an en Union soviétique, puis participe à la guerre civile espagnole. Dès 1938, ayant rompu avec le Parti communiste, il combat sans relâche le régime stalinien, notamment à travers son roman majeur, Le Zéro et l'Infini. À partir de 1940, il vit en Angleterre, où il se suicide avec sa femme en mars 1983. Son oeuvre de romancier, philosophe, historien et essayiste lui vaut une renommée mondiale. Traduit de l'anglais par Hélène Claireau.

  • Voici l'histoire d'une jeune Italienne dont le fabuleux destin commence au berceau. À 5 ans, Chiara exige de faire
    sa première communion. À 11 ans, elle consacre sa vie à Dieu. Jeune étudiante, elle s'engage dans la communauté des Focolari, mais tombe très gravement malade et traverse alors une profonde nuit de la foi.
    Pourtant, le Seigneur veille et c'est le début d'une immense aventure qui entraîne Chiara dans les bas-fonds de Rome, pour porter le Christ aux drogués, aux prostituées, à ceux qui semblent perdus.
    Sa règle ? Vivre l'Évangile à la lettre. Les miracles ne tardent pas à se multiplier...
    Le témoignage hors du commun d'une femme de feu !

  • « J'ai découvert l'inconnu d'un monde, étrange dépaysement, à mon arrivée sur la rivière de Saigon après cinquante-cinq jours de traversée ; je n'avais d'yeux que pour les centaines de paillottes sur pilotis, tout au long des berges, l'avancée lente, cérémonieuse, des buffles de la rizière, retenus à la corde par des paysans à chapeaux coniques, pantalons retroussés. J'ai entendu les premières rafales de la guerre à la Pointe des Flâneurs. Des miliciens viets isolés, cachés dans les hautes herbes, tiraient sur le bateau et nous étions sur le pont, comme au spectacle, déjà perdus par cette inconscience qui allait être ma sauvegarde. » Pour la première fois, Jacques Chancel revient sur son itinéraire dans les désordres de l'Indochine.

  • Je m'appelle Louis Galodé et j'ai quitté ce monde à l'aube de mes 6 ans sans crier gare.
    C'était le 23 mars 2016, pendant la Semaine sainte. J'avais dit à mon meilleur copain, Charles, que mon rêve était d'aller au paradis. Si seulement j'avais su à ce moment-là que je serais bientôt exaucé !
    Pourtant, j'étais un enfant bien portant, précoce dans certains domaines, aimant expérimenter et croquer la vie à pleines dents. Loin de m'imaginer que j'irais au Ciel si rapidement !
    Dans ces moments tragiques où tout le monde est impuissant, mes parents ont pris la bonne décision, celle de dire « oui » à la vie même si ce n'est pas facile tous les jours. Et de continuer à avancer avec moi qui suis leur puissant intercesseur. Je suis toujours leur petit garçon et je fais partie de la famille. Ce qui les sépare de moi, ce n'est que le voile de l'invisible.
    C'est maman qui, inspirée et guidée par l'Esprit Saint, va vous raconter mon histoire et vous partager comment la famille a vécu mon départ.

  • Dans ce livre de mémoires. Roger Frison-Roche, l'un des grands écrivains-aventuriers du XXe siècle, revient tour à tour sur son enfance passée à flanc de montagne, sur les nombreux exploits sportifs dont il fut le héros, sur les guerres et son engagement dans la Résistance - mais également sur sa prédilection toute particulière pour les voyages extrêmes dont il tirera un amour immodéré pour le Grand Sud algérien comme pour les magiques contrées polaires. Un livre empreint de l'immense respect pour le courage et la dignité humaine qui caractérise toute son oeuvre.

  • L'autofiction coup de poing d'une jeune femme juive etkabyle issue de la Courneuve qui s'est sortie d'une enfance chavirée avec une détermination et une énergie tout à fait hors du commun.0300Lili n´est pas d´une nature à baisser les bras. Elle a cette certitude chevillée au corps « qu´il faut dépasser ses malheurs en klaxonnant bien fort, garder ses cheveux au vent et continuer à offrir son beau visage au soleil ». Et pourtant les malheurs, Lili, elle les accumule. Issue d´une famille de juifs d´Afrique du Nord débarqués à la cité des 4000 à la Courneuve, elle est mise au monde sous X, car elle est le fruit de la honte et du déshonneur : un soir de Noël, après un flirt poussé dans une voiture, sa mère tombe enceinte d´un Kabyle qu´elle vient de rencontrer. Le grand-père Moïse, au coeur chaud, pris par le remords de l´abandon, reviendra chercher Lili à l´orphelinat. Mais en arrangeant un mariage avec Daniel, un catholique autoritaire qui voudra bien de sa fille déshonorée il livrera malgré lui sa petite-fille à la violence d´un beau-père destructeur et au déséquilibre psychique d´une mère fragile. Heureusement Lili aura toujours comme refuge le foyer aimant de Margaux et Moïse, ses grands-parents protecteurs. Et puis il y a Lahlou, Magid, Farid, Sosso, Mounhir, Karima et les autres copains de la banlieue, avec qui Lili trouvera les élans d´amitié et de solidarité qui donnent la force de s´en sortir, même quand on est né du mauvais côté du périphérique.0300Même si Lili sait qu´elle n´a pas reçu toutes les bonnes cartes à la naissance, elle a fait le choix de mordre la vie à pleines dents pour s´en sortir gagnante. Non reconnue par son père qui est arabe, elle grandit à la cité des 4 000 auprès de grands-parents juifs émigrés d´Afrique du Nord, puis sous l´autorité nocive d´un beau-père catholique maltraitant. L´histoire singulière de Lili incarne à elle seule les grands thèmes qui font débat aujourd´hui : résilience, mixité, intégration, identité nationale... Sylvie Ohayon nous montre, avec ce premier livre plein d´humanité, que la Courneuve n´est pas qu´un endroit à passer au Karsher et qu´une porte de sortie vers les beaux quartiers ne garantit pas le bonheur. Un témoignage lumineux et vibrant sur les élans d´amitié et de solidarité qui donnent la force de s´en sortir même quand on est né du mauvais côté du périphérique.

  • « Je suis chaque matin l´enfant qui arrive à l´école sans ses chaussures, en pleurant, mais quelle chance... son père est venu jusqu´à l´école, en courant le long du boulevard Saint-Germain pour que sa petite fille ait ses chaussures aux pieds et s´arrête de pleurer. Et que la honte d´avoir les pieds nus, elle est dérisoire face à une blessure en sept lettres, qui commencerait par la lettre « I », et ne se terminerait jamais. J´avais cinq ans. Je me sentais désavouée dans l´indifférence du monde. » Maud Steiner, fille d´un père architecte Prix de Rome et d´une mère sculpteur, a grandi à Saint-Germain-des-Prés dans les années 60. Après le suicide de son frère Fabien, elle cherche durant quinze ans une explication. Au cours d´un travail thérapeutique, des flashs de sa petite enfance réémergent... L´amnésie s´efface.



    Mathilde Brasilier a longtemps exercé comme architecte avant de se consacrer à l´écriture. En tant que journaliste, elle a signé de nombreux articles pour le Nouvel Observateur, Challenges et Sciences et Avenir. Ce récit autobiographique est son premier ouvrage.

  • Greg a dix-sept ans. Au lycée, il rêve de devenir célèbre et de faire partie d´un groupe, mais il a du mal à communiquer avec les autres, à l´exception de son copain Earl. Tous deux partagent la passion du cinéma et tournent leurs propres films avec deux bouts de ficelle. Aussi, lorsque sa mère le pousse à tenir compagnie à l´une de ses anciennes camarades de classe gravement malade, Greg est tétanisé. Pourtant, grâce au cinéma, une amitié insolite va lier Rachel, Earl et Greg. Entre rires et larmes, un petit bijou à lire absolument !

  • Singulier destin que celui de Nicolas Bokov. Écrivain doué dont La Tête de Lénine a contribué par sa mordante satire à l´écroulement du château de cartes soviétique, il se retrouve en 1988 SDF dans les rues de Paris.
    S´il n´a pas de domicile, l´auteur a cependant un atout de taille : sa profonde foi chrétienne qui lui permet de trouver dans l´inhumanité du quotidien des instants fugitifs de bonheur et d´espoir.
    Le livre que vous tenez entre vos mains témoigne du courage et de la sensibilité hors du commun de Nicolas Bokov, homme de lettres avant tout et malgré tout.

    Né en 1945 à Moscou, Nicolas Bokov y étudie la philosophie et les sciences sociales, tout en participant clandestinement au samizdat. Dénoncé, il doit s´exiler en 1975 et s´installe en France puis parcourt les États-Unis et l´Europe. En 1982, alors qu´il connaît de sérieux problèmes familiaux, il découvre la foi chrétienne, un étape de sa vie qu´il révèle dans son ouvrage La Conversion (Noir sur Blanc, 2003). Rentré en France en 1988, il se retrouve à la rue, expérience décrite dans Dans la rue à Paris (Noir sur Blanc, 1998). Il a également publié en français La Tête de Lénine (Laffont, 1982), Déjeuner au bord de la Baltique (Noir sur Blanc, 1999) et Opération betterave (Noir sur Blanc, 2010).

  • L'histoire de Simon Gronowski aurait dû être celle d'un enfant ordinaire dans une famille ordinaire. Mais il est juif. Le 17 Mars 1943, il est arrêté par la Gestapo avec sa mère et sa soeur. Le 19 avril, déporté dans le 20e convoi, il saute du train et s'échappe par miracle. Il a onze ans et demi. Sa mère et sa soeur disparaissent à Auschwitz. Malade et brisé de chagrin, son père meurt à Bruxelles en juillet 1945. Simon se retrouve seul au monde à 13 ans. Il décide alors de tourner le dos au passé et de vivre pour le présent et l'avenir.
    Un livre de référence régulièrement réimprimé depuis sa première sortie en 2005.
    Cette édition 2018 est actualisée et augmentée de 70 pages relatant de nouveaux événements apparus depuis 2005 :rencontre avec son geôlier de la caserne Dossin, retrouvailles avec des personnes liées à son passé, etc.
    L'histoire de l'enfant du 20 e convoi continue !

  • Wave

    Sonali Deraniyagala

    • Kero
    • 28 Août 2014

    " La mousse s'est transformée en vagues. Des vagues qui bondissaient par-dessus le récif, à l'autre bout de la plage. Ça n'était pas normal. La mer ne venait jamais aussi près. Les vagues ne se brisaient pas, elles ne s'affaissaient pas. Plus près. L'eau

  • Qui n'a jamais rêvé, un jour, en accompa¬gnant son enfant à l'école, de découvrir ou redécouvrir l'envers du décor ? Que se passe-t-il, une fois la porte refermée, dans la salle de classe d'un professeur que l'on n'a pas choisi ? Quelles relations les élèves entretiennent-ils entre eux et avec les adultes ?
    Avec humour et tendresse, à travers mille et une anecdotes véridiques et vécues, Patrice Romain nous entraîne dans le quotidien d'une école primaire, avec ses moments de joie, d'émotion ou de colère,ses sentiments d'impuissance ou de révolte, ses fous rires, ses tragédies, parfois... Por-traits de ces petits pourtant déjà si grands, qui ne manqueront pas d'être touchants.

    Couverture : © Studio J'ai lu

  • Si, pour Victor Hugo, dans le prologue de Lucrèce Borgia, le théâtre est une tribune, pour Agnès Lazès - magistrat honoraire - le tribunal pouvait sembler être un théâtre.
    Avec des références et des métaphores poétiques ou théâtrales, elle nous livre les souvenirs surprenants et souvent drôles de plusieurs dizaines d'années de présidence d'audiences correctionnelles, en prenant soin de garder pour elle la face sombre de ces « représentations ».

  • J'ai été diagnostiquée en août 2016 lors d'une mammographie de contrôle. J'étais en pleine forme, persuadée que cet examen serait comme les autres une simple formalité, mais j'ai appris que j'avais un cancer du sein infiltrant grade 3.
    Très vite, je me suis mise à écrire Juste un cancer, pour que ça sorte et pour aider les autres à comprendre. Comment une femme qui n'est pas dans le milieu médical peut-elle comprendre tout ce qu'on lui dit ?
    Pour moi, l'aventure allait être double : tuer, achever, anéantir Sharmouta (c'est le nom donné à mon cancer), et écrire pour aider, informer, partager.
    Ce livre est fait pour accompagner patientes et accompagnants en toute franchise et simplicité, sans rien cacher.
    Ce livre vous fera rire et pleurer, en tout cas il vous informera.

  • « Raconte-toi. » C'est ce que nous disait Yves Simon dans les années soixante dix. Dans ces pages, l'auteur répond à l'invitation du chanteur et se livre sans détour, sans concession, ni faux semblant.
    Il évoque un parcours dans la dépendance à l'alcool, une sortie de route et une résurrection. Il ne décrit pas simplement, mais transcende sa réalité et lui tord le cou par la poésie et la volonté de sublimer les mots, même les plus sordides. Essayer de fabriquer de la beauté avec de la tristesse.
    L'alcool est le mirage d'un bonheur qu'on ne pourra jamais atteindre en suivant cette route. Nous vivons tous dans une prison sans barreaux. Dans notre dépendance au monde qui nous entoure, nous traversons tous des nuits absurdes. Il faut les accepter et ne jamais les renier.

  • L´aventure commence à Marseille, en 1941, où un jeune homme de 24 ans quitte la voie toute tracée de son existence (HEC, une « bonne situation » dans l´industrie maritime) pour se lancer sur « le chemin qui mène le plus sûrement à la ruine » (dixit son ami Guy Schoeller, avec lequel, trente-huit ans plus tard, il créera la prestigieuse collection « Bouquins ») : l´édition. Comme les « grands » (Gallimard, Grasset...), Robert Laffont donne son nom à la maison qu´il fonde, choisit pour sigle un dauphin chevauché par le poète Arion afin de porter ses (futurs) auteurs aux rives de la renommée, et acquiert une lourde presse en ces temps de guerre où la pénurie de papier rend les lecteurs avides de tous les livres qu´ils peuvent se procurer. Le premier qui en sort est un classique, l´?dipe Roi de Sophocle. Soixante-dix ans plus tard, bon pied bon oeil, Arion et son dauphin ont résisté aux tempêtes, accompagné 5280 auteurs, fait découvrir au public plus de 8700 titres ouverts sur tous les horizons, et dans tous les genres.Derrière chacun de ces livres que, depuis soixante-dix ans, le lecteur tient entre ses mains, palpite toute une vie - des métiers, des idées, des rencontres, des passions et des hommes. C´est dans les coulisses de cette vie que nous invitent Rivière & Rébéna, des débuts des Éditions Robert Laffont à nos jours. On croise des écrivains légendaires (Graham Greene, Dino Buzzati...), quelques grands de ce monde (Eisenhower, Churchill...), les auteurs d'hier et d'aujourd'hui, diversement illustres mais également talentueux, qui font la force d´une maison. On apprend la « petite histoire » des oeuvres emblématiques (L´Attrape-coeurs, Paris brûle-t-il ?...). On célèbre un succès à ce jour inégalé (Papillon). Mais on pousse aussi la porte du comité de lecture, on assiste à une réunion de représentants, on entre dans le service de presse, on s´agace avec Robert Laffont de la politique des prix littéraires, on suit les premiers pas de l'«École de Brive », de « Pavillons », d´« Ailleurs et Demain », on part en Inde avec Dominique Lapierre pour un voyage de presse historique...Porté par la plume de Rivière et le dessin de Rébéna, particulièrement inspirés, le lecteur embarque dans un voyage passionnant au coeur de plus d´un demi-siècle d´histoire de l´édition et de la littérature.

  • « J'avais tout juste vingt-trois ans au moment des faits.
    J'ai pris soin de rapporter les éléments d'un point de vue affectif car, dans ce genre d'affaire, on est sans doute plus blessé dans son âme que dans son corps.
    Même si j'ai tenté d'être la plus juste possible dans la retranscription de mon histoire, il se peut que certaines informations soient incorrectes, déformées par le prisme des souvenirs. »

    En écho aux propos d'Emilie K., les commentaires du docteur Bernard Marc, médecin légiste clinicien, explicitent ce crime particulier qu'est le viol, un crime dont la victime, toujours vivante, doit supporter la souffrance, un crime qui ne passionne ni les foules ni les rédacteurs de faits divers et leurs lecteurs, ce viol qui ne représente rien de moins que les deux tiers des crimes jugés en France !

    Ce récit est donc emblématique de celui de toutes celles et de tous ceux, majeurs comme mineurs, qui ont subi ce crime hier, le vivent peut-être aujourd'hui et le subiront demain, car pas un seul jour ne se passe en France sans qu'un nouveau viol ne soit commis, sans qu'un nouveau nom ne s'inscrive à la liste des victimes.


    « Émilie K. livre son histoire fracassée avec une lucidité totale, n'éludant aucun détail gênant, s'interrogeant sur ses propres failles et fragilités, sans jamais céder au sordide ni au pathos. »


    Anne-Sophie Martin

  • D'une plume apparemment tournée vers le passé, ce récit évoque sous forme de fragments autobiographiques quelques-unes des premières années de l'existence de son auteur, second fils d'un couple d'instituteurs dévoués à leur métier et à leurs enfants au sein d'une école de campagne dans la France du début des années 1970. Au-delà de la narration des faits qui vient conjurer le sentiment du temps qui passe et menace de tout effacer, voici un livre de souvenirs dont les pages célèbrent la vie simple, authentique, éveillée et solidaire.

  • On est dans les années soixante, dans une ville ouvrière. Les parents sont tout-puissants, les enfants ne sont pas considérés, un prof est intouchable... « L'enfant bonsaï » c'est Colette, née de père inconnu, placée dans une famille d'accueil. Quand sa mère vient la récupérer à six ans, c'est un long cauchemar qui commence. Cette femme libre, prof appréciée, souffre de problèmes psychologiques. Elle prend sa fille en grippe. L'arrivée d'un amant va décupler sa perversité et sa violence... En retraçant son calvaire, Colette retrouve l'enfant qu'elle a été, pleine de vie, d'imagination et de courage. Elle pointe aussi les conséquences de ces années terribles sur sa vie d'adulte, tente de comprendre la folie de sa mère et s'interroge sur le silence coupable de l'entourage.

  • Ce petit ouvrage est le résultat désopilant d'un appel lancé par un grand magazine à ses lecteurs pour qu'ils racontent leurs expériences en vol les plus cocasses et les plus délirantes.
    Voici près de deux cents morceaux choisis, qui pourraient bien vous

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