• En 1919, Carl Spitteler devenait le premier Suisse à recevoir le Prix Nobel de littérature. Cent ans après, huit écrivains alémaniques, romands et tessinois entrent en dialogue avec Notre point de vue suisse, son discours prononcé en 1914 pour la paix et la neutralité alors que la guerre commence. Ils engagent une réflexion personnelle entre essai et fiction, humour et regard critique : quel rapport la Suisse et ses habitants entretiennent-ils avec leurs voisins européens ? Avec la question des migrants ? Les frontières sont-elles toujours aussi définies qu'il y a un siècle ? Quelles valeurs rattache-t-on aujourd'hui à cette fameuse neutralité helvétique et à la cohésion nationale prônées par Spitteler ? Neuf textes et autant de points de vue sur des questions toujours actuelles.

    Carl Spitteler (1845-1924), prix Nobel de littérature en 1919, fait figure d'intellectuel exigeant, observateur critique de ses contemporains. En écho, huit écrivains proposent leur « point de vue suisse » : Adolf Muschg, l'auteur engagé, européaniste de la première heure, Pascale Kramer, Suissesse établie en France depuis trente ans, ou Fabio Pusterla, avec sa sensibilité de poète, mais aussi Daniel de Roulet, Dorothee Elmiger, Catherine Lovey, Tommaso Soldini et Monique Schwitter.


  • Plus vive que jamais, la question de 'l'identité' rebondit dans l'Europe mondialisée, mais c'est là un vieux problème. Se sentait-il Français, Rousseau, lui l'enfant de Genève? Et Benjamin Constant, ce Lausannois à l'aise en trois langues, univers

  • Durant plusieurs décennies, Th. Perrenot a étudié les toponymes que l'on pensait d'origine burgonde (la langue burgonde (apparentée au gothique) sur la Franche-Comté et sur la zone qu'ils occupèrent, vers la fin du Ve siècle, lors des grandes invasions qui ont marqué la fin de l'Empire romain. Une intéressante étude qui représente la somme d'un travail ardu de plus de quarente ans qui méritait d'être enfin remise à disposition du public.
    Théophile Perrenot (1859-1941), né à Vandoncourt (Doubs), professeur d'allemand et linguiste. Son oeuvre majeure, bien que posthume, «oeuvre de toute une vie», est cette Toponymie burgonde, initialement parue en 1942, avec une préface d'Albert Dauzat.

  • Lausannois âgé aujourd´hui de 68 ans, Jean-Charles Gros a baroudé plus d´un demi-siècle dans des compagnies d´assurances de Suisse romande. Il retrouve parfois d´anciens collègues pour échanger des souvenirs. Tous s´accordent à dire qu´avec ce qu´ils se sont vu, on pourrait faire un livre. Mais personne ne s´y est lancé. Un jour, n´écoutant que son courage, Jean-Charles Gros a relevé le défi ; au départ juste avec l´idée d´établir un recueil des anecdotes les plus marquantes de son périple professionnel. Puis il a imaginé de les intégrer dans une histoire, celle d´un automobiliste, Monsieur Schneeputz, possesseur d´un belle Audi et victime d´un accident de la route. L´occasion de décrire les étapes jalonnant la longue route conduisant à l´indemnisation, en passant par les tractations avec les compagnies d´assurances et les procédures devant diverses autorités. Chemin faisant, l´auteur se livre à de nombreuses digressions, en particulier sur la vie de la famille Schneeputz et sur les moeurs de certains assureurs. Le titre de l´ouvrage est tiré d´une expression qui avait cours chez certains juristes facétieux. Lorsqu´ils voulaient illustrer leur propos en citant un arrêt de justice imaginaire, ils parlaient de « l´affaire Schneeputz contre Biedermann... ». L´auteur a donc voulu mettre en vedette ces deux personnages injustement méprisés en relatant sur un ton badin et ironique leur malencontreuse rencontre.


  • La Suisse cherche à sortir de l'une des grandes crises intellectuelles et morales de son histoire. Les Romands y ont participé, souvent sans connaître ou comprendre les degrés extrêmes atteints chez les Alémaniques par l'autoflagellation ou l'auto

empty