• « Du pain et des jeux », mais aussi des spectacles, des promenades, de la lecture, du sport, des banquets ou des voyages:l'Antiquité a élevé le divertissement en art de vivre. L'Empire romain a fait davantage:il l'a étendu à tous, octroyant à chaque homme libre, en même temps que la citoyenneté, le plus grand des privilèges, le loisir.
    Rome à la légendaire vertu, Rome qui réunit sous sa coupe les peuples de l'Atlantique à l'Euphrate et du Rhin aux sables du Sahara, nous a laissé pour modèles des citoyens oisifs qui, chacun selon son éducation et sa fortune, s'adonnent aux plaisirs de l'otium, la liberté de jouir de son temps.
    À travers plus de cent textes traduits du grec et du latin, ce livre nous propose de poser nos pas dans ceux des Anciens à l'heure du repos afin de goûter à la volupté tranquille du Roman way of life.

  • Tous les aspects du sport et des pratiques sportives en Grèce et à Rome sont ici étudiés et décrits: l'éducation physique, les jeux et joutes sportives, les concours, l'entraînement, le déroulement des épreuves, les disciplines pratiquées, la vie des athlètes, et, bien sûr, la naissance et l'organisation des Jeux Olympiques, ainsi que les cérémonies religieuses quiy sont liées.
    Rigueur scientifique, anecdotes révélatrices, analyse historique: Violaine Vanoyeke offre un panorama complet et très vivant du sport antique de la guerre de Troie à la Rome impériale.
    Professeur de Lettres classiques, historienne, Violaine Vanoyeke est notamment l'auteur de La prostituion en Grèce et à Rome, paru dans la collection Realia.

  • Vitale pour toute société humaine, l'eau est pour les Romains le symbole même de leur existence-depuis que Romulus, le fondateur, a été sauvé des eaux du Tibre-ainsi que de leur pouvoir sur les forces naturelles et sur les hommes. Ce livre montre comment ils ont répondu aux nécessités immédiates, mais aussi joint l'utile au plaisir, le futile à la grandeur.
    Avec une précision qui surprendra les ingénieurs et une suimplic-ité dont les profanes lui sauront gré, l'auteur retrace la quête obstinée de techniques souterraines et aériennes, qui permettent de capter les eaux dans les lointaines montagnes, de les conduire jusqu'aux villes, de les purifier, de les conserver et de les évacuer.
    On rencontre ici les Romains dans leur intimité, on entend leurs bavardages autour des fontaines, ou dans les latrines, on surprend leur admiration pour les empereurs évergètes qui leur offrent des thermes somptueux, mais on y trouve aussi les calculs des ingénieurs, leurs tâtonnements, leurs échecs et leurs réussites, et surtout la volonté de puissance d'un peuple qui, pour maîtriser la source de la vie, jetait à travers les plaines et par?dessus les val-lées profondes les arches puissantes et élégantes de ses aqueducs.

  • Le sujet de cet ouvrage, peu abordé par les historiens mais fort moderne, passionnera tous les amoureux des animaux de compagnie.
    Les Romains ont en effet un goût très prononcé pour des commensaux très variés et membres à part entière de la "" famille "", On découvre ainsi que le chien parfumé, paré de colliers précieux et de bracelets aux pattes, dont on tire l'horoscope et dont on fête les anniversaires, n'est pas une nouveauté américaine. Les soins, la nourriture et l'éducation diffèrent parfois de nos habitudes, mais rejoignent souvent les méthodes de nos vétérinaires. Les singes (mode venue de Grèce), les chats (importés d'Egypte), et les perroquets (acheminés des Indes), restent des animaux de luxe. Mais les Romains savent aussi s'entourer, pour les faire "" parler "", d'une multitude d'oiseaux indigènes, sans oublier leur attirance pour les bêtes sauvages apprivoisées et les reptiles qui errent à table entre les coupes.
    Fondé essentiellement sur les textes des auteurs antiques ; un livre qui, pour la première fois, conduit son lecteur dans l'intimité du Romain ami des bêtes.

  • La femme honnête et respectable, pour les Anciens, est l'épouse légitime, docile gardienne du foyer destinée à assurer la descendance. À côté des intraitables Pénélope, chastes et tempérantes, vivant dans l'ombre et souvent anonymes, les « irrégulières », les Phryné et les Messaline, ont franchi l'écueil de l'oubli. Courtisanes de renom, infidèles dans l'âme ou libertines d'esprit, elles ont exercé le plus vieux métier du monde, par nécessité ou par passion.
    Plus de 100 extraits, issus des traductions Belles Lettres, rassemblés et assortis d'une brève présentation destinée à éclairer leur lecture, racontent le quotidien des « femmes en vue du plaisir », maîtresses raffinées ou pauvres filles de joie, tantôt naïves et touchantes, tantôt coquettes et scandaleuses, tantôt cupides, astucieuses et impitoyables.
    Nous initiant aux banquets où la musique envoûtante des joueuses de flûte accompagne les pas débridés des danseuses, aux rencontres nocturnes et impudiques au coin d'une rue interlope, ces Professionnelles de l'amour dévoilent tout un univers de désir et de transgression, mais aussi de débauche, de marginalité et de misère, où les femmes sont les protagonistes d'une comédie humaine qui nous plonge dans l'imaginaire et dans la réalité sexuels des Grecs et des Romains.

  • Michel Henry (1922-2002), philosophe et romancier, appartient à la famille des phénoménologues « sans monde » (avec Lévinas, et peut-être Derrida), que l'on pourrait opposer à celle des phénoménologues « du monde » (Heidegger, Merleau-Ponty).
    Reprochant aux systèmes philosophiques d'oublier l'essentiel de la vie, Michel Henry élabore une « phénoménologie de la vie » qui entend ne pas trahir son mode de manifestation, qui reste dans cette sphère d'immanence où la vie apparaît comme ce qui se sent soi-même. Comprendre le « Moi » et les phénomènes du monde à partir du « vivre » et de son auto-affection, tel est le vrai ressort de cetteOEuvre dense et rigoureuse.
    On se propose ici d'en restituer le mouvement, depuis l'Essence de la manifestation jusqu'à Paroles du Christ en passant notamment par Marx, Généalogie de la psychanalyse et Voir l'invisible. Sur Kandinsky, et d'expliciter certains de ses thèmes majeurs: la duplicité de l'apparaître la vie en tant qu'autorévélation dynamique et pathétique l'auto-affection comme essence de l'affectivité le corps l'ipséité du sujet le rapport à l'Autre l'immanence.
    En conclusion, on fait le point sur la trajectoire parcourue par cette philosophie, partie d'une révélation phénoménologique pour aboutir à une Révélation religieuse. En quoi la rencontre d'Henry avec la « vérité du christianisme » demeure-t-elle de nature philosophique? Penser « l'essence de la manifestation » permet-il d'emprunter d'autres chemins que ceux qui conduisent au seuil de la foi? On proposera un début de réponse et quelques perspectives.

  • Pour connaître et comprendre le fonctionnement des institutions de l'Antiquité, d'innombrables textes éparpillés dans les recueils d'inscriptions, les Codes de l'Empire chrétien ou les oeuvres littéraires livrent un témoignage direct sur les conduites publiques des Romains. À partir de ce témoignage vivant, un commentateur avisé peut reconstruire la vie politique quotidienne des cités de l'Empire, et au-delà ébaucher ce qu'on serait tenté d'appeler la « constitution » des Romains. Ces documents étaient jusqu'à présent dispersés dans des livres savants, accessibles aux seuls initiés. D'où la valeur unique du recueil de François Jacques qui réunit, traduit et commente un choix de tous les documents importants, ceux que l'on connaissait déjà, mais dont il convenait le plus souvent de faire la traduction, et des textes très originaux connus seulement d'une poignée de spécialistes. Ce recueil est un outil de travail indispensable pour les étudiants de lettres et d'histoire, et une source d'information précieuse pour tous ceux qui réfléchissent sur les principes de l'idée républicaine.

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