• La vie et la mort se côtoient tout au long de l'existence humaine. Notre quête de sens ne s'achève jamais. L'être humain ne cesse d'apprendre et de s'adapter tout au long de sa vie.
    La retraite et le grand âge induisent un processus de gains et de pertes qui aboutira inexorablement à un rétrécissement de l'environnement physique, social et personnel.
    Selon le contexte, la société et ses institutions de santé perçoivent le vieillissement comme une dégradation de la valeur de la personne. Cette façon de penser influence les citoyens et les professionnels de la santé.
    Chaque matin, l'être humain entre dans sa vie avec un soi vivant, en transformation, pour s'adapter quotidiennement à de nouvelles réalités. Le réel apprentissage consiste à vivre chaque jour avec la conscience de soi, l'amour et la compassion, à se libérer de l'emprise de la peur, de la culpabilité de vivre.
    La fin de la vie? Un temps pour enfin naître à soi. Avec Valois Robichaud, demandons-nous quand nous cesserons de moraliser, d'infantiliser, de materner les personnes en fin de vie, et de faire de même avec celles qui ont la responsabilité des soins dits palliatifs.
    Pouvons-nous donner à la personne sa dernière chance de vivre dans la dignité en agissant selon ses besoins et sa réalité spirituelle? Ces questions nous concernent tous et toutes, n'est-ce-pas?

  • La souffrance éveille ou avive très souvent les besoins spirituels. Cest pourquoi la pratique de laccompagnement spirituel à lhôpital persiste dans nos sociétés laïcisées, tout en se transformant au creuset de leur diversité culturelle et religieuse.

    Officiellement reconnu par lÉtat depuis quelques années, le métier dintervenant en soins spirituels, qui remplace celui daumônier, demeure une nouveauté en évolution. Il témoigne éloquemment des enjeux qui se vivent dans la souffrance, dans la rencontre des cultures et dans le dialogue interreligieux.

    Ce livre propose un entretien entre un professionnel qui a fait ses preuves, George Bastien, et un jeune auteur, Nicolas Charette. Sils sont ancrés dans la réalité hospitalière, leurs échanges ont une portée plus vaste : la place de la spiritualité dans lépreuve, la rencontre par-delà les différences et lespérance sont des thèmes universels abordés ici sous un jour nouveau.

    - Présente au grand public le service méconnu des soins spirituels offerts par les hôpitaux
    - Permet de découvrir une approche foncièrement humaine de la maladie et de la souffrance, qui va au-delà des clivages culturels et religieux
    - Une réflexion pleine despérance, qui inspirera au cur de tout type dépreuve
    - Destiné au grand public, aux patients et aux professionnels de la santé


    George Bastien est intervenant en soins spirituels au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ) depuis 2011. Il a occupé le même poste au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM) durant cinq ans. Il cumule aussi vingt ans dexpérience de travail en santé mentale communautaire.

    Nicolas Charette enseigne le français langue seconde au Collège Champlain de St-Lambert depuis dix ans. Détenteur de formations en psychologie et en création littéraire, il a publié deux uvres de fiction, Jour de chance et Chambres noires (Boréal).

  • La fragilité est universelle. Il est pourtant difficile d'y consentir, car elle jouxte la souffrance. C'est dans l'épreuve que nous vivons l'ébranlement de nos sécurités, de nos certitudes, de nos acquis de tous ordres. Bonne nouvelle toutefois ! La fragilité ne vient pas seule. Elle a des compagnes. Ce sont nos forces. Certaines attendent depuis longtemps pour se manifester. Les coups durs de la vie sont souvent l'occasion de revisiter cette zone en chacun de nous qui n'est pas fragile : le monde des valeurs, des croyances, des certitudes de coeur, de la foi. Fragilité et force : un couple inséparable.

    Ce livre propose une série de réflexions autour de paroles prononcées par des hommes dont les jours sont comptés. Si le propos est ancré dans la fragilité qui touche le corps, aucun domaine de l'aventure humaine n'est exclu. Au lecteur de déposer ces mots dans les espaces qui échappent à son contrôle.

    Ce volume ne se lit pas nécessairement de façon continue, mais selon l'inspiration et les besoins du moment. Il se veut un compagnon pour nous aider à entrer dans nos propres passages.

    Gilles Nadeau est prêtre et accompagnateur spirituel à la Maison Michel-Sarrazin. Ce livre est né de son expérience d'animation de groupes de prise de parole composés d'hommes en phase palliative de cancer. La qualité de l'accompagnement offert en soins palliatifs demeure une de ses préoccupations principales.

  • À une époque où notre société s'interroge enfin sur l'importance de l'accompagnement des personnes en fin de vie, ce livre est assurément un acte important. Son auteur, ...

  • Après avoir accompagné son mari jusqu'à la fin, une femme témoigne: "Cadeau que de pouvoir garder son parent à domicile et de l'accompagner sereinement jusqu'à son dernier souffle. Cadeau pour les proches qui affrontent ainsi la mort en toute conscience mais sans traumatisme. Cadeau enfin, la relation nouée avec une équipe qui vit et partage avec nous des moments douloureux et des bonheurs à jamais finis." La mort peut être accompagnée. La relation nouée durant l'accompagnement en fin de vie souligne l'intensité d'une existence achevée. Elle enrichit les survivants, proches et accompagnants. Par ce livre important, l'auteur partage les trésors d'humanité qu'elle a découverts pendant des années au contact des patients, de leurs proches et des soignants.

  • Est-ce une sombre dialectique que de vouloir penser le soin à l'ombre de la mort ? La question est médicale, elle est aussi métaphysique. Elle instille au coeur du soin le plus technique, précis et rigoureux, des enjeux éthiques, mais aussi existentiels. Ils lestent la décision médicale et l'agir soignant d'une densité nouvelle : une méditation sur la condition mortelle de l'homme souffrant. Autour d'une analyse de Vladimir Jankélévitch, qui n'a pas connu ce que nous appelons aujourd'hui les soins palliatifs, mais qui a longuement médité sur la mort, médecins, oncologues, sociologues, bénévoles d'accompagnement et philosophes dialoguent et font résonner ses analyses, en leur donnant une nouvelle actualité. En effet, si pour tout homme « mors certa, hora incerta » - la mort est certaine, mais l'heure incertaine -, c'est encore plus vrai lors d'une maladie évolutive et incurable. Entre la certitude du fait et l'incertitude de la date s'engouffre l'espérance indéterminée, avec laquelle l'agir soignant et l'existant malade composent. N'est-ce pas alors le sens du soin que d'être une clinique de l'incertitude ?

  • Ouvrage destiné à tous, des parents aux chercheurs, aux intervenants sociaux et professionnels de la santé, cet ouvrage propose un éventail de voix qui évoquent de manière originale et complémentaire le thème du mourir à l'âge biotechnologique.

  • Dans le contexte du débat sur la fin de vie, le Dr Marie-Félicie Rousseau décrit la complexité des situations vécues par les patients (et leur entourage) lorsqu´ils se savent porteurs d´une maladie grave. Avec un travail de décodage des véritables raisons qui poussent certains à réclamer le droit à une « mort anticipée ».

    Rares sont les textes qui abordent ces questions avec autant de simplicité, de modestie, d´intelligence et de profondeur. Et plus rares encore, ceux dont on sort le coeur léger et les yeux éblouis par le miracle de notre propre humanité.  À travers ces témoignages d´un médecin de « soins palliatifs »,  ces portraits émouvants de personnes que l´échéance ultime révèle à leur vérité intérieure et où l'auteur s'implique et se dévoile personnellement, ce livre nous amène à regarder autrement, ce que nous éludons trop souvent. Il nous fait comprendre que c´est justement dans les jours, les semaines, ou les instants qui précèdent notre fin, que nous pouvons accéder le plus sûrement à la force inexplicable et mystérieuse qui anime l´être humain, à cette forme de vérité qu´aucun mot ne saurait décrire, mais dont ces témoignages nous démontrent la puissance et la bouleversante beauté.  Un livre intelligent, émouvant et magnifique.  Ne ratez pas ce rendez-vous !
       

  • Dès sa création, le mouvement des soins palliatifs français s'est inspiré des initiatives anglaises et plus particulièrement d'une fondatrice : Cicely Saunders. À partir d'un refus de certaines pratiques, d'abandon des mourants ou de mésusage de médicaments pour provoquer la mort de façon active, le mouvement a pu formaliser ses principes tels que l'approche globale, l'humanisme et l'écoute de la singularité, ceci avec l'aide de groupes d'horizons divers, laïcs, religieux, ou encore des citoyens, non professionnels, concernés par ces questions hautement complexes de la fin de vie ou des maladies graves. Aujourd'hui, le défi central à venir se situe au niveau de la transmission et de l'intelligibilité du discours de la « philosophie palliative », discours qui peut parfois se rigidifier. Sans forcément le vouloir délibérément, une transformation s'opère en une doctrine qui peut soutenir une certaine version d'un « bien mourir », devenu normé et standardisé. Cette rigidification peut être analysée comme un retour de la dimension de refus qui a constitué le mouvement à sa base. En effet, d'un rejet des dimensions de gestion purement administrative et statistique de l'humain ainsi que de certaines logiques hospitalières, le questionnement identitaire à venir, pour le mouvement, se situe dans sa transformation vers deux horizons opposés : une opposition stricte à ces logiques ou une assimilation. Ces évolutions impliquent de s'intéresser de façon rigoureuse à ces dynamiques d'opposition, de transformation et d'assimilation, afin de mettre en lumière les enjeux invisibles de la voix du discours des soins palliatifs, au sein d'un contexte sociétal tourmenté et d'opinions instrumentalisées. Cette voix du mouvement des soins palliatifs français peut-elle se transformer d'un mouvement d'opposition vers un mouvement de proposition ?

  • La question du «bien mourir» dans les sociétés modernes déborde de beaucoup celle de l'euthanasie. Pour l'éthicien Hubert Doucet, les vifs débats en cours dans le monde sur le droit à la mort pourraient même être l'arbre qui cache la forêt. D'une part, notre médecine toujours plus technique, puissante et ambitieuse se trouve désarmée devant les épreuves existentielles qu'elle crée. D'autre part, pour plusieurs malades et personnes âgées, une véritable mort sociale est le prélude à la mort biologique parfois réclamée. Les soins palliatifs, peu développés, forment un corps étranger et fragile dans cet univers. Que penser alors de l'actuel courant de médicalisation de la mort ? Ancrant sa réflexion dans les récents développements au Canada et en France, l'auteur nous convie à la solidarité devant un horizon commun à humaniser. Un point de vue éclairant sur un débat qui divise partisans et opposants de l'euthanasie. Une réflexion sur l'instauration en France du droit à une sédation profonde et continue en fin de vie, mais qui n'autorise ni l'euthanasie ni le suicide assisté. Éthicien de renom, Hubert Doucet a été directeur des programmes de bioéthique de l'Université de Montréal et a participé à la mise sur pied de plusieurs comités d'éthique dans les hôpitaux universitaires et autres. Il siège au Comité scientifique de l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux du Québec, au Comité national d'éthique sur le vieillissement et à l'Observatoire Vieillissement et Société.

  • Un soin inédit fait nouvellement partie de l'arsenal thérapeutique de la médecine occidentale. Presque un oxymore, l'aide médicale à mourir ne fait pas l'unanimité. Or, une nouvelle frontière est sur le point d'être transgressée. Parce que certains font l'erreur de considérer la perte de dignité comme possible, ils mettent de l'avant la mort comme le remède ultime aux souffrances des gens atteints de démence. On oublie alors que cette sensation de déchéance peut être soignée autrement. De plus, nous démontrons que la défense de l'autonomie ne saurait justifier l'euthanasie en démence. Notre manifeste confirme également l'importance d'en finir avec la peur du centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Ainsi, la fragilité de l'aîné souffrant de démence doit être célébrée en tant que richesse oubliée pour promouvoir une telle modification des moeurs au sein des établissements en cause. Notre réflexion contre l'euthanasie en démence, appuyée par de nombreux cliniciens, contribue à la protection des aînés vulnérables.

  • "France-Alumium-Québec" (Fralubec) est un projet porté à la fois par l'agence Nationale de la Recherche (ANR) française et par le Fonds Québécois de la Recherche Scientifique et Culturelle (FQRSC). Par l'histoire comparée d'Alcan et de Pechiney, il a permis une meilleure connaissance des deux firmes et d'expliquer la genèse de leur fusion en 2003 ainsi que les relations nouées entre les multinationales et les vallées de l'aluminium. Une campagne d'interviews permet par ailleurs de mieux comprendre la spécificité des modes de gestion des ressources humaines dans les deux entreprises.

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