• Journal

    Hélène Berr

    Agrégative d'anglais, Hélène Berr a vingt-et-un ans lorsqu'elle commence à écrire son journal. L'année 1942 et les lois anti-juives de Vichy vont faire lentement basculer sa vie. Elle mourra à Bergen Belsen quelques jours avant la libération du camp. Soixante ans durant, ce manuscrit n'a existé que comme un douloureux trésor familial. Ce n'est qu'en 1992 que Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, décide de reprendre contact avec le fiancé d'Hélène,  Jean Morawiecki. En 1994,  il décide de  lui faire don du manuscrit. Ce témoignage éclairé et d'une qualité littéraire exceptionnelle en fait un document de référence. Il a obtenu un très grand succès critique et public. « Au seuil de ce livre », écrit Patrick Modiano à propos du Journal d'Hélène Berr, «  il faut se taire maintenant, écouter la voix d'Hélène et marcher à ses côtés. Une voix et une présence qui nous accompagneront toute notre vie. »

  • "C'est l'histoire de ce qui se passe dans l'esprit d'un homme. Ou le roman vrai de Manuel Cortès, rêvé par son fils - avec le perroquet Heidegger en trublion narquois de sa conscience agitée. Manuel Cortès dont la vie pourrait se résumer ainsi : fils d'immigrés espagnols tenant bistrot dans la ville de garnison de Sidi-Bel-Abbès, en Algérie, devenu chirurgien, engagé volontaire aux côtés des Alliés en 1942, accessoirement sosie de l'acteur Tyrone Power - détail qui peut avoir son importance auprès des dames...

    Et puis il y a tous ces petits faits vrais de la mythologie familiale, les rituels du pêcheur solitaire, les heures terribles du départ dans l'urgence, et celles, non moins douloureuses, de l'arrivée sur l'autre rive de la Méditerranée.

    Dans l'épaisseur de la chair est un roman ambitieux, émouvant, admirable - et qui nous dévoile tout un pan de l'histoire de l'Algérie. Une histoire vue par le prisme de l'amour d'un fils pour son père."

  • Hindenburg (1847-1934), président de la République de Weimar pendant dix ans, porte la responsabilité d'avoir appelé Hitler au pouvoir. Mais loin d'être une erreur de vieillesse, cette décision est dans le droit-fil de toutes ses positions antérieures. Élevé dans le culte de la grandeur et de la toute-puissance de l'Allemagne, il n'a jamais répugné à tomber dans l'excès voire l'extrémisme.

    Couvert de gloire (largement usurpée) au début de la Grande Guerre alors même qu'il était déjà à la retraite, Hindenburg a ensuite constamment abusé de son image pour exercer le commandement suprême et surtout s'immiscer dans les affaires politiques, quitte à desservir les institutions et les personnes qu'il révérait pourtant le plus, rompant avec ses amis les plus proches et plaçant l'empereur Guillaume II lui-même dans des impasses. Pur produit de la caste des Junkers, il intrigue pour pousser les chefs militaires et politiques à la démission. Il impose la guerre sous-marine à outrance et refuse toute paix de compromis. Hindenburg a pris une large part aux malheurs de l'Allemagne et a été, après la guerre, le grand champion de la fiction du « coup de poignard dans le dos », l'argument massue des nazis pour fanatiser les foules allemandes. À partir d'une documentation de première main, le grand spécialiste des mondes germaniques qu'est Jean-Paul Bled donne ici la première grande biographie en français de cet homme largement néfaste.

  • De la Reconquista à nos jours, l'Espagne offre le visage fascinant et énigmatique d'un pays au destin singulier où de brusques ruptures alternent avec des réveils d'une surprenante vitalité.

    Victime de sa légende noire depuis l'Inquisition et la colonisation des Amériques, l'histoire de l'Espagne reste encombrée de nombreux clichés - sur la Seconde République, la guerre civile et le franquisme - qui cachent une réalité complexe : celle d'une nation vivante mais contrariée par les vicissitudes d'un État impuissant à fédérer ses potentialités.

    Par le rythme clair et soutenu d'un « récit national », Philippe Nourry restitue une nouvelle histoire d'une Espagne flagellée aujourd'hui par la crise économique, menacée dans son unité, mais ouverte sur l'avenir.

  • Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps.
    De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur.
    Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. À cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif.
    Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger « le Vieux ». Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent.
    Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques.
    Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs.
    Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.

    Pascal Fouché est historien et éditeur.
    Pascale Froment est journaliste et écrivain.

  • Sous l'Occupation, les collabos étaient les partisans d'un engagement sans réserve aux côtés d'Hitler. Voici les portraits de treize d'entre eux, mégalomanes aux ambitions recuites, gangsters sans états d'âme et autres jusqu'au-boutistes.
    Fondée sur des archives inédites produites par la police et l'institution judiciaire, cette série de treize portraits plonge le lecteur dans le monde de la collaboration-ultra, dévoilant ses ressorts intimes, ses logiques cachées et son étonnante diversité : du politicien venu de la gauche au militant fasciste de toujours, du discoureur professionnel au cagoulard-milicien, en passant par le gangster fourvoyé dans la « Gestapo française ».

  • Le Débarquement du 6 juin 1944 sur les côtes normandes est le départ de 100 jours de longs et sanglants affrontements. Jusqu'à la reddition du Havre, le 12 septembre, les Alliés piétinent, s'enlisent et subissent d'effroyables pertes.

    Sur les plages, dans les haies du bocage et dans la plaine de Caen, deux millions de combattants s'affrontent et 20 000 Normands, pris au milieu des combats, périssent. Près de 100 000 hommes, femmes et enfants se réfugient dans les granges et les étables autour des villes anéanties par les bombes.

    Jean Quellien nous offre une synthèse magistrale à l'appui des derniers travaux, des archives inédites et des récits des témoins. Il suit ainsi au plus près la libération chèrement payée de la Normandie et de la France.

  • Souvenirs et solitude

    Jean Zay

    En 1936, à 32 ans, Jean Zay se voit confier par Léon Blum le ministère de l'Éducation nationale et des Beaux-Arts. Il démocratise et modernise le système scolaire français. Il crée le CNRS, le Musée de l'Homme, le Festival de Cannes, le Musée d'Art Moderne, l'ENA. Il favorise la création artistique. Il défend les droits de l'écrivain. Il est sans relâche violemment attaqué par l'extrême-droite française comme ministre du Front Populaire, antimunichois, juif et franc-maçon. En 1940, hostile à l'armistice, il est l'une des premières cibles du régime de Vichy. Après un simulacre de procès, il est emprisonné à Riom, jusqu'à son assassinat par la milice, le 20 juin 1944. Il n'a pas 40 ans.

  • Premiers bombardements à Madrid, 1937, derniers feux de la guerre au Panama en 1990. Entre ces deux dates, la journaliste américaine Martha Gellhorn a couvert les plus grands conflits, récits rassemblés dans son livre La Guerre de face, inédit en France, texte chéri des grands reporters. Ses premières armes en Espagne, elle les fait aux côtés de son futur mari, Ernest Hemingway. Ils se sont rencontrés quelques mois plus tôt à Key West et ont aussitôt filé faire la guerre. Choc pour la jeune femme de 28 ans, de la bonne société de Saint-Louis (Missouri), à la carrière journalistique déjà bien remplie. C'est là qu'elle attrape le virus de cette guerre qu'elle détestera toute sa vie. « Tu es une correspondante de guerre sur le front ou une épouse dans mon lit ? » lui lance « Papa », exaspéré, quand, en 1943, elle part suivre l'avancée de l'armée américaine en Italie. Ils divorcent en 1945 et Martha Gellhorn, des combats sur l'île de Java à ceux du Vietnam en passant par la guerre des Six Jours, va devenir l'une des meilleures reporters de sa génération et une grande figure de la presse américaine. Son recueil de reportages The Face of War est publié en 1959 et réédité à plusieurs reprises. Devenue presque aveugle, luttant contre un cancer, Martha Gellhorn se suicide à Londres en 1998, à l'âge de 89 ans. Martha Gellhorn (8 novembre 1908 à Saint-Louis, Missouri- 15 février 1998 à Londres), journaliste et écrivain. Pierre Guglielmina est le traducteur des grands noms de la littérature anglo-saxonne. Il a récemment traduit dans la même collection Dépêches du Vietnam de John Steinbeck (2013).

  • Churchill m'a menti

    Caroline Grimm

    C'est une histoire vraie et oubliée.
    Celle de l'île de Jersey, abandonnée par Churchill en juin 1940, envahie par les Allemands deux mois plus tard.
    Comment vont survivre les habitants de l'île livrés à l'ennemi ? Pour qui les nazis font-ils construire les seuls camps de concentration de l'Europe de l'Ouest ? Des centaines de Français y seront déportés. Pourquoi Churchill n'en a-t-il jamais parlé ? Ces années de lutte, Caroline Grimm les raconte en suivant le quotidien palpitant de personnages qui n'ont eu d'autre choix que de collaborer avec l'ennemi ou de résister.
    Un roman passionnant et bouleversant sur un chapitre ignoré de la Seconde Guerre mondiale.

    En couverture : Photomontage d'après des photos : © 145 /Julio Lopez Saguar / Ocean / Corbis ; © Georgios Alexandris / 123RF © Flammarion, 2014.

  • «[...] Il est une gare où ceux-là qui arrivent sont justement ceux-là qui partent
    une gare où ceux qui arrivent ne sont jamais arrivés, où ceux qui sont partis ne sont jamais revenus.
    C'est la plus grande gare du monde.
    C'est à cette gare qu'ils arrivent, qu'ils viennent de n'importe où.
    Ils y arrivent après des jours et après des nuits
    Ayant traversé des pays entiers [...]
    Tous ont emporté ce qu'ils avaient de plus cher parce qu'il ne faut pas laisser ce qui est cher quand on part au loin.
    Tous ont emporté leur vie, c'était surtout sa vie qu'il fallait prendre avec soi. [...]» C.D.

    Charlotte Delbo était une des 230 femmes qui, dans Le Convoi du 24 janvier, partirent en 1943 de Compiègne pour Auschwitz. Aucun de nous ne reviendra est, plus qu'un récit, une suite de moments restitués. Ils se détachent sur le fond d'une réalité impossible à imaginer pour ceux qui ne l'ont pas vécue. Charlotte Delbo évoque les souffrances subies et parvient à les porter à un degré d'intensité au-delà duquel il ne reste que l'inconscience ou la mort. Elle n'a pas voulu raconter son histoire, non plus que celle de ses compagnes ; à peine parfois des prénoms. Car il n'est plus de place en ces lieux pour l'individu. (Minuit)

    « Une voix qui chuchote, déchirante. Un chuchotement à fleur de vie et d'horreur. Cette voix une fois entendue vous obsède, ne vous quitte plus. Je ne connais pas d'oeuvre comparable à celle de Charlotte Delbo, sinon Guernica, sinon le film Nuit et brouillard, même pudeur, même déchirure, même atroce tendresse, chez cette femme, chez Alain Resnais. Cette douloureuse et bouleversante incantation est de ces livres rares qui laissent soudain le lecteur en pays étranger à lui-même. » François Bott (L'Express, 1970)

  • 6 juin 1944, au Berghof. Suivant son habitude, Hitler s'est couché tard, vers trois heures du matin. Il ignore que les combats ont commencé en Normandie. S'agit-il de l'Invasion, du véritable Débarquement ? On hésite à réveiller le maître du Reich. à quoi bon s'il ne s'agit que d'opérations de faible envergure ? à midi, Hitler laisse tomber ce commentaire laconique :« Alors, ça y est. »

    La bataille des plages est engagée depuis l'aube et les soldats allemands luttent avec l'énergie du désespoir. Cet épisode, le plus célèbre de la Seconde Guerre mondiale, scelle la défaite du IIIe Reich. Or, pourquoi et comment l'armée allemande, si expérimentée, a-t-elle été vaincue ? En retraçant le Jour J et les cent jours de la bataille de Normandie tels que les ont vécus les Allemands, du simple soldat au général du Reich, Benoît Rondeau nous livre une nouvelle histoire du Débarquement.

  • 1943, campagne d´Italie. Peu de temps après avoir quitté leurs terres ancestrales pour Wellington, la capitale néo-zélandaise, trois frères, pour des raisons différentes, s´engagent volontairement dans le 28e Bataillon maori, et se retrouvent sur le front durant la terrible bataille de Monte Cassino. C´est l´occasion pour Patricia Grace de réfléchir à la réalité de la guerre, aux motivations personnelles de ses jeunes héros et de retracer un épisode marquant de l´histoire néo-zélandaise.

    Bien plus qu´un récit de guerre, Le Bataillon maori est une histoire de fierté et de sacrifice,de famille, de fratrie et d´amour qui, avec beauté, humour et émotion, et sans aucun sentimentalisme, nous invite au voyage.

  • D'une admirable simplicité, ce récit est le bouleversant témoignage d'un adolescent déporté dans les camps de la mort pour la seule raison qu'il était juif. « Je suis un miraculé. J'aurais dû être déporté à Auschwitz et gazé comme la quasi-totalité des 76 000 juifs de France arrêtés. Mais j'ai été interné à Buchenwald. J'aurais pu être battu ou même tué parce que j'avais un jour donné un coup de pied à un Stubendienst. Mais il ne m'est rien arrivé. J'aurais dû, pendant l'évacuation forcée pour fuir les Américains, traînard épuisé au bord de la route, recevoir une balle de SS dans la nuque. Mais cette balle, je ne l'ai pas reçue. En 1945, après mon retour, j'ai voulu effacer de ma mémoire le souvenir de ma déportation. N'était-ce pas injuste vis-à-vis des hommes qui étaient à mes côtés, notamment mon père, un homme d'un courage et d'un optimisme extraordinaires, qui n'a cessé de me protéger jusqu'à sa mort ? »

  • Quand on parle de Résistance dans les Alpes, c'est toujours le Vercors qui vient à l'esprit. Pourtant, non loin de là, la Chartreuse a constitué, entre 1940 et 1944, une base importante de Résistance. Au centre de ce maquis, la ville de Voiron, siège local de la Milice, a été autant une ville de résistants que de miliciens. Et à quelques kilomètres, les villes de Voreppe, Rives et Saint-Laurent-du-Pont ont été de grands foyers de Résistance. Des haberts du plateau de la Chartreuse aux voies de communication dans la vallée, entre caches d'armes, opérations de sabotage et de ravitaillement, le massif a été le théâtre des allées et venues des groupes de résistants, groupes autonomes, groupes francs ou francs-tireurs et partisans. Pour la première fois, un livre permet de dessiner les contours de cette période trouble, et de lever le voile sur un maquis dont les actions restent encore méconnues. L'auteur s'appuie sur la consultation de nombreux documents d'archives, mais surtout sur les témoignages oraux de ceux qui ont participé à l'histoire de ce maquis, recueillis il y a plus de trente ans, et restés inédits. Un livre qui fera date dans l'histoire locale, et dans l'histoire de la Résistance.

  • « En ces splendides jours d'été, comment imaginer qu'au-delà de l'horizon si bleu et calme, les flots sont souillés d'huile et de sang, les avions piquent et explosent, les corps noircis de mazout dérivent jusqu'aux plages paradisiaques pour y finir rongés par les crabes ?... »Friedrich Kessler a vingt-quatre ans lorsqu'il débarque au Japon en 1941, nommé à l'ambassade du Reich. Sa carrière de diplomate lui a évité d'être enrôlé dans l'armée. Amateur de jazz et des récits des Mille et Une Nuits, Kessler a voulu partir le plus loin possible... Les femmes s'intéressent à ce rêveur ; que ce soit la robuste Helma, épouse délaissée de l'ambassadeur, ou la jolie Hiltraud que ses collègues surnomment l'« infirmière SS ». Mais les combats se rapprochent : Berlin, où vit la soeur de Friedrich, est déjà sous les bombes, Tokyo va brûler à son tour lors des grands raids américains du printemps 1945.Portrait tragique d'une civilisation menée au désastre par le fanatisme de ses dirigeants, voyage initiatique d'un Occidental épris d'art et de philosophie, Un été au Kansai donne la parole aux vaincus de la Seconde Guerre mondiale, et nous interroge sur la possibilité du bonheur et du progrès dans un monde au bord de l'apocalypse.

  • « Simone Veil s'est exprimée à des tribunes, sur des sujets et devant des publics fort différents. Les discours rassemblés ici ne représentent donc qu'une infime partie de ses interventions publiques : ce sont ceux qu'elle a prononcés, au cours de ces six

  • Il est fréquemment arrivé après la Shoah que des couples se forment sur un terrain de douleur commune. Fanny et David, enfants juifs pris dans la tourmente exterminatrice nazie, partagent plus que le traumatisme des persécutions et la disparition de leurs

  • Henriette Levillain, professeur de littérature comparée, spécialiste de Saint-John Perse, et Philippe Levillain, professeur d'histoire contemporaine, membre de l'Institut universitaire de France, ont décrypté le Journal de Raymond de Sainte-Suzanne déposé aux archives du Quai d'Orsay. Ces notes prises au jour le jour confèrent une valeur et une saveur inestimables à ce document inédit. La personnalité d'Alexis Léger se dessine sous sa plume enthousiaste et sévère : une intelligence hors pair, un goût certain pour l'emprise qu'il exerce sur les politiques, Daladier notamment - ne lit-on pas ce mot de Léger : « Il y a autant de volupté à dominer un homme qu'à posséder une femme » -, en font un stratège fascinant et redoutable. De Sainte-Suzanne nous offre par ailleurs une vision de l'intérieur d'un lieu de pouvoir secret et mal connu du public qui joua un rôle fondamental dans l'approche de la Seconde Guerre mondiale. Saint-John Perse (prix Nobel 1960), à l'inverse de nombreux « écrivains diplomates », tels Claudel, Morand ou Giraudoux, n'a rien écrit durant ses années de Quai. Comme s'il avait voulu dissocier Alexis Léger, haut fonctionnaire au service de la France, de Saint-John Perse, poète au service exclusif de la poésie. Ce témoignage lève une partie du voile sur des zones d'ombre de sa « carrière » que la publication des OEuvres Complètes en Pléiade, sous sa propre direction, n'avait pas élucidées.

  • Ce livre est l'histoire inimaginable des musiques nées dans l'enfer des camps nazis.On y rencontre des femmes, des hommes et des enfants au bord d'un abîme d'où la musique a surgi, leur donnant parfois la force de vivre ou de résister.À l'opposé, il y a les SS trahissant la musique et l'utilisant pour anéantir plus encore.Ce récit sensible et émouvant ressuscite pour la première fois un aspect méconnu de l'histoire de la Shoah. Et comme la musique est le chemin le plus pur de l'âme au coeur, on ressort bouleversé de cette lecture.
    Un CD de l'Ensemble de musique incidentale accompagne cet ouvrage. En annexe, un chef-d'oeuvre inédit de Viktor Ullmann écrit en déportation.

  • En septembre 1944, tous ceux qui avaient quelque raison de craindre la Justice ou la colère de la population cherchèrent refuge et sécurité outre-Rhin. Après un premier livre traitant de la Légion Wallonie et de son Chef, Léon Degrelle, Eddy De Bruyne développe, dans ce deuxième volet, ...

  • Mai 1939. De retour à Berlin après une expédition en Bolivie, l'officier SS Friedrich Saxhäuser est convoqué par Heinrich Himmler. Le Reichsführer confie à Saxhäuser une mission somme toute anodine : accompagner l'archéologue Joachim Schmundt en Irak, dans le but officieux de nouer des alliances avec les tribus locales. Mais d'où lui vient cette impression d'être sans cesse suivi ?
    -épisode gratuit-

  • Mai 1939. De retour à Berlin après une expédition en Bolivie, l'officier SS Friedrich Saxhäuser est convoqué par Heinrich Himmler. Le Reichsführer confie à Saxhäuser une mission somme toute anodine : accompagner l'archéologue Joachim Schmundt en Irak, dans le but officieux de nouer des alliances avec les tribus locales. Mais d'où lui vient cette impression d'être sans cesse suivi ?
    -épisode gratuit-

  • Eugène Klein eut un destin hors du commun , une vie aux multiples facettes qu´il nous présente ici entrelacées dans un témoignage riche et inédit. Eugène Klein vécut sa jeunesse en Hongrie dans un dénuement cruel. Durant la Première Guerre mondiale, il fu

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