• " Que cherchez-vous, mademoiselle ? " À la question posée par Walter Gropius, Clara répond : " Une vie. "Dans l'Allemagne exsangue et tumultueuse des années vingt, le Bauhaus est plus qu'une école d'art. C'est une promesse.
    Au sein du grand bâtiment de verre et d'acier, Clara, Holger et Théo vont partager l'aventure intense et créative de la modernité. Les femmes y cherchent leur place. Des liens se tissent. Amitié, amour... Entre rêves d'Amérique et certitudes de Russie, les futurs se dessinent.
    Bientôt, à Berlin, le temps s'assombrit. Lorsqu'à son tour l'école est prise dans les vents contraires de l'Histoire, les étudiants doivent faire leurs propres choix. Mais les convictions artistiques ou politiques ne sont pas les seuls facteurs qui décident du cours d'une vie.
    À qui, à quoi rester fidèle, lorsqu'il faut continuer ?
    Première sélection Prix du premier roman 2020.Sélectionné pour le Prix des Lecteurs de Notre Temps.



  • Dernier roman de Drago Jancar, Et l'amour aussi a besoin de repos est un texte mélancolique et particulièrement romanesque, dans la continuité de Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, 2014, Prix du meilleur livre étranger). En Slovénie, le livre a été reçu avec ferveur et marque le retour de Drago Jancar à une période et une fresque historique plus classique qui a fait son succès.

  • Henry Gunther, employé à la National bank of Baltimore, est mobilisé en 1917 dans les rangs américains et rejoint aussitôt le front français. Un destin hors du commun l'attend : un statut de bouc émissaire dû à ses origines germaniques, la découverte de l'amour auprès de Marie, une jeune infirmière française, et la rencontre de son demi-frère, Eugen, soldat sous le drapeau allemand.
    Un destin qui le mènera à sa perte. À la veille de l'armistice, alors que la fin de la guerre est imminente, que les hommes sont fébriles et impatients, Henry, lorsque sa montre sonne faussement 11 h 02, se précipite au-devant des lignes allemandes ignorant qu'il s'avance au-devant de sa propre mort..


    L'auteur : Écrivain passionné, nouvellement scénariste, auteur de science-fiction et de nouvelles pour la jeunesse ainsi que de petites mélodies pour guitare classique, Roger Faindt est touché par l'universalité des sentiments humains qu'il explore dans ses romans. Il a reçu le prix Louis Pergaud 2001 pour La Lettre de Charlotte.

  • Qui aurait pensé que la jolie Louise, petite provinciale timide, deviendrait cette jeune femme au caractère bien trempé et au courage sans faille ? Seul, Paul, médecin à l´élégance et au charme certains, a su déceler en elle ces qualités. La guerre déclarée, il sait la convaincre de le suivre sur le front. Séduite par l´homme et attirée par ce destin qui s´ouvre à elle, elle part au mépris des conventions et des remontrances familiales. Louise se verra alors confier des missions risquées qui la mèneront hors de France. Il faudra toute la force de la passion pour que résiste leur amour à la tragédie qui se noue autour d´eux.
    Isabelle Artiges est une esthète et une femme d´entreprise. Cosmétiques de luxe et mode sont ses choix professionnels ; piano et peinture, ses passions. L´écriture s´offre à elle avec bonheur à travers ce premier roman prometteur.

  • C'est avec finesse et lucidité que Michel Lussey partage ses mémoires et en révèle un authentique périple : l'itinéraire passionnant d'un gamin de Paris confronté au charivari de son époque.

  • Dans ce livre, Anita Rind retrace le destin tragique des nombreux membres de sa famille disparus dans les camps d'extermination nazis. Pendant trente ans, elle a mené avec obstination une quête douloureuse dans différents fonds d'archives principalement en République tchèque où vivait avant la guerre l'ensemble de sa famille à l'exception de ses propres parents. L'ampleur du désastre constatée au fil de voyages à Prague, dans le camp de Terezin et sur les lieux de naissance en Bohême de son père et de sa mère l'a bouleversée. Née elle-même en France, en 1929, l'auteure a échappé ainsi que ses parents, sa jumelle et son frère aux persécutions antisémites du régime de Vichy. Dans un contrepoint saisissant avec l'anéantissement de sa famille tchèque, elle fait le récit de ces années noires où ils ont vécu, séparés et cachés dans des institutions religieuses ou chez des paysans dans le sud de la France. Ainsi étions-nous mêle avec sensibilité, mais sans pathos ni ton vindicatif, la recherche historique et la reconstitution de la vie quotidienne dans la France occupée, à Marseille, à Tarbes, en Avignon, à Carmaux. Ce livre se veut aussi un hommage à des êtres disparus à qui l'auteure a tenu à rendre leur dignité.

  • « Simone Veil s'est exprimée à des tribunes, sur des sujets et devant des publics fort différents. Les discours rassemblés ici ne représentent donc qu'une infime partie de ses interventions publiques : ce sont ceux qu'elle a prononcés, au cours de ces six

  • Mademoiselle Mengele... Pourquoi ce nom ? Les jeunes femmes choisies par le monstre d'Auschwitz lors de leur arrivée au camp étaient appelées « les filles de Mengele ». Elle a 20 ans quand la Seconde Guerre mondiale et le nazisme broient sa famille et son existence. Elle saura pourtant surmonter l'indicible. Au soir de sa vie, elle s'est confiée et a raconté son histoire, telle qu'elle demeurait dans ses souvenirs.

  • Une relecture inédite, contrastée et vivante de l'une des plus grandes gestes de notre histoire nationale.

    La Résistance est plus qu´une page d´histoire. Le combat contre l´occupant a pris valeur de mythe et a forgé notre mémoire collective. Et pourtant, soixante-dix ans après les faits, il reste largement méconnu.
    Par exemple, que s´est-il vraiment passé le 18 juin 1940 ? Le plus grand maquis français, le Vercors, a-t-il été sacrifié ? Comment Frédéric Joliot-Curie a-t-il dissimulé les secrets de la bombe atomique à l´occupant ? Qui a trahi Jean Moulin en 1943 ? Qu´est-il advenu, à la Libération, du « Lion du 17e », seul résistant noir de Paris ?
    Il fallait le regard rigoureux d´un historien spécialiste de la Résistance pour la libérer de tout ce qui a fini par la rendre opaque. À la lueur d´archives récemment ouvertes, Robert Belot réinterroge quelques-uns des grands faits d´armes de la Résistance, aussi bien en France qu´en Afrique ou à Londres, affronte les controverses qu´alimentent encore ces années sombres tout en redonnant vie à des héros injustement oubliés. Le résultat est un tableau renouvelé de ce moment fondateur de notre identité républicaine.

  • Rue Jean-René Bonnefoix. Un nom et un prénom. Une rue à Ivry-sur Seine. Nicolas Bonnefoix savait que son arrière-grand-père avait été fusillé pendant la Seconde Guerre mondiale. Rien de plus. Pour quelles raisons avait-il été arrêté ? Dans quelles circonstances ? Qui avait décidé de son exécution ? L'arrière-petit-fils de Jean-René et son entourage l'ignoraient. Soixante-dix ans après la mort de son arrière-grand père, aidé par des archivistes, Nicolas Bonnefoix s'est lancé dans une vaste enquête afin de retrouver les traces de la vie de son aïeul. Documents d'archives, témoignages, photos de famille mis bout à bout lui ont permis de reconstituer le fil de l'histoire de Jean-René. Arrêté durant l'été 1942, en raison de ses activités militantes, il est conduit, le 11 août avec quatre-vingt-dix-sept otages au Mont Valérien sur les hauteurs de Suresnes où il est fusillé par les soldats du régime nazi. En retraçant sa vie, ce livre lui rend hommage.

  • Après la Seconde guerre mondiale, les tabous ne disparurent pas. C´était l´époque où les filles mère étaient mises au ban de la société. Ces enfants nés de père considéré comme « inconnu » n´étaient reconnus par leur mère que longtemps après leur naissance, voire jamais. Philippe Duhamel fut l´un de ces enfants nés au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Il ne connut jamais son père et ne fut reconnu par sa mère qu´à l´âge de quatre ans au moment où celle-ci trouva un mari qui put donner un nom à son fils.

  • Il est fréquemment arrivé après la Shoah que des couples se forment sur un terrain de douleur commune. Fanny et David, enfants juifs pris dans la tourmente exterminatrice nazie, partagent plus que le traumatisme des persécutions et la disparition de leurs

  • Certains feux ne s'éteignent jamais.
    Ils couvent en silence pendant des siècles.
    Jusqu'à ce qu'une braise vienne les raviver.
    Et que le monde s'embrase à nouveau.

  • « La vie de douleur et de terreur les rattrapait. Là où ils l'attendaient le moins. Le pays de la cuisine, des arts et de la beauté, égaré par une crise morale où la vérité ne compte plus, où les amis se fanent comme les feuilles, où les rêves meurent comme les roses, où les illusions s'évaporent comme les nuages sous le souffle de la barbarie qui se réchauffe au soleil de l'intelligence dévoyée. » 1938. La famille de Daniel Ryba, encore enfant, quitte Varsovie pour Paris, suivant son père, commerçant en fourrures. Hélas, le nazisme rattrape bientôt la France... Trente années de souvenirs et de cauchemars, d'espoirs et de désillusions : l'auteur fouille sa mémoire, celle de sa famille, celle de la communauté juive, celle de la France. Ménageant distance et émotion, l'auteur livre un témoignage indispensable.

  • Le crépuscule des ombres

    Sandra Perbos

    Partageant son existence entre l´hôpital et son cabinet médical, le docteur Romain Duvall a bien assisté, en ces temps de guerre, à la terreur liée au régime nazi. Certes, il s´est offusqué du comportement de la milice, de la toute-puissance de l´occupant, du sort réservé à ceux que l´on dit résistants. Et pourtant, l´homme ne s´est jamais engagé qu´indirectement dans la lutte contre la barbarie, en taisant par exemple la présence d´un enfant juif. Des soins clandestins dispensés à quelques maquisards et surtout la découverte de la véritable identité de celle que l´on appelle dans tout Menton « la Garce » l´amèneront néanmoins à s´impliquer davantage, peu importe le danger.

  • Eugène Klein eut un destin hors du commun , une vie aux multiples facettes qu´il nous présente ici entrelacées dans un témoignage riche et inédit. Eugène Klein vécut sa jeunesse en Hongrie dans un dénuement cruel. Durant la Première Guerre mondiale, il fu

  • Si le camp d'extermination de Treblinka est aujourd'hui tristement célèbre, le camp de travail créé antérieurement (Treblinka I) l'est beaucoup moins. Le récit de Mieczyslaw Chodzko figure parmi les très rares témoignages évoquant les conditions d'« existence » dans ce camp. Mieczyslaw Chodzko est né à Lodz en 1903. Raflé dans le ghetto de Falenica, il est déporté avec 6 500 autres Juifs, dans le cadre de l'Aktion Reinhard : l'extermination systématique des Juifs de Pologne. Dès son arrivé à Treblinka, il est sélectionné pour le travail forcé et transféré vers le camp de Treblinka I.

  • KLB 58907 est le matricule auquel les nazis ont réduit Gabriel Lampel en mai 1944 au Konzentration Lager (« camp de concentration ») de Buchenwald. Gabriel connaît toujours par coeur et en six langues ces cinq chiffres. Ils ne lui ont pas été tatoués sur le bras gauche comme cela se faisait alors à Auschwitz. C'est pourtant là que le 27 mai 1944, sa mère et lui sont précipités du seul fait d'être nés juifs. Sa mère disparaîtra dans ce monde invraisemblable où la mort côtoyait l'horreur. Gabriel est l'un des 440 000 Juifs déportés de Hongrie en seulement deux mois. Au préalable, Gabriel eut une enfance heureuse à Cluj en Transylvanie (sur le territoire de l'actuelle Roumanie) dans un monde qui a disparu en 1940 avec le séisme de la guerre.

  • Ryvka Skorka, alias Régine Hiebel dans la Résistance, a vingt-quatre ans en 1944 lorsqu'elle est arrêtée à Lyon, par la Gestapo, avec son frère Jérôme. Interrogés comme résistants par Barbie, reconnus Juifs, ils seront transférés à Drancy, puis déportés à

  • Cet ouvrage, proposé par Serge Klarsfeld, réunit huit textes sur le camp « C », ou « camp juif », de Royallieu, un faubourg de Compiègne à 75 kilomètres au nord de Paris. Ils viennent ajouter leur voix - jusqu'alors restées confidentielles - à celles précédemment publiées dans la présente collection : la réédition enrichie du Camp de la mort lente de Jean-Jacques Bernard et les deux volumes exceptionnels et inédits du Journal d'un interné de Benjamin Schatzmann. Grâce à ce nouveau volume, le chercheur, l'étudiant ou l'honnête homme, pourra compléter sa compréhension des terribles conditions d'internement des Juifs dans ce camp de représailles nazi, sous autorité de l'armée allemande.

  • Georges Garel, un nom, un symbole, un « mentsch » dit-on en yiddish pour un homme au sens le plus noble du terme. Un homme qui décide de mettre sa vie au service des enfants juifs pourchassés durant la Seconde Guerre mondiale. Grâce au réseau clandestin qu'il met en place au sein de l'OEuvre de secours aux enfants (OSE), Georges Garel devient la providence de nombre d'entre eux, promis à une mort certaine par les nazis et leurs collaborateurs. La réédition de ses mémoires de guerre offre au lecteur un document de référence, une radiographie précise et détaillée de l'OSE, dans son organisation et son action. L'ensemble des annotations de l'historienne Katy Hazan apporte une compréhension plus précise du contexte dans lequel ces mémoires s'inscrivent, compréhension prolongée par les apports récents de l'historiographie qu'elle développe dans son étude sur les réseaux de sauvetage de l'OSE, région par région. Les textes de Lili Garel, l'épouse de Georges, de ses sept enfants et deux petits-enfants complètent le portait de l'homme « hors pair » qui se dégage de ces mémoires, celui d'un homme, modeste, courageux, droit, qui a façonné durablement le sens de l'action de OSE.

  • Le témoignage de Michel (Mietek) Pachter est exceptionnel à plus d´un titre. Écrit juste après la guerre, il restitue avec précision son expérience de trois univers de la Shoah en Pologne : le ghetto, le camp d´extermination et le camp de travail forcé. Le récit de Mietek - qui n´avait que 16 ans au début de la guerre - est né de la nécessité de coucher sur le papier les terribles événements qu´il venait de traverser : la mort des siens et de son peuple, les souffrances physiques et morales, la lutte quotidienne pour sa survie et celle de son frère aîné, Vilek, avec qui il a enduré ces épreuves.

    Dans ce texte dense, Michel Pachter détaille, avec discernement et probité, la réalité, l´évolution et la diversité des persécutions et des moyens d´extermination des Juifs employés par les nazis. Il expose également les formes de résistances et de solidarités que ses camarades et lui ont pu déployer pour survivre au sadisme de leurs tortionnaires et à la déshumanisation à l´oeuvre au sein du système concentrationnaire.

    En consignant cette chronique de l´horreur, Michel Pachter a tenu la promesse faite à ceux qui n´ont pas survécu : celle de témoigner devant le monde pour que nul n´ignore le sort des millions d´hommes, de femmes et d´enfants assassinés par les nazis parce qu´ils étaient nés Juifs.

  • Mars 1945. Après onze mois d'exode, Liliane 14 ans, accompagnée de ses parents Alphonsine et Auguste, et de ses sept frères et soeurs, revient habiter à Agneaux. Dans un contexte difficile d'après-guerre, Alphonsine fixe très vite les priorités pour que la famille retrouve sa vie d'avant : chercher du travail pour Auguste, reprendre l'école pour les enfants, organiser le quotidien et revoir sa belle-soeur dont elle est sans nouvelle depuis leur fuite de Saint-Lô, le 6 juin 1944. Le mois suivant, Émile, l'oncle de Liliane, déporté en Allemagne depuis presque quatre ans, est libéré du camp de prisonniers d'Hammelburg par les Alliés, et retrouve ses proches dans des circonstances aussi émouvantes qu'inattendues. Dans la continuité du succès de « Vous n'irez pas à l'école aujourd'hui », l'auteur s'est attaché à faire revivre les personnages non seulement en respectant les récits authentiques de Liliane et de sa soeur Odette, mais aussi en s'appuyant sur les documents historiques archivés et officiels pour reconstituer le parcours complet et détaillé d'Émile. Cinq années de sa vie dans lesquelles se mêlent au fil des pages sourire et émotion à travers des révélations aussi incroyables que terrifiantes. Tel est le récit poignant que l'auteur nous délivre dans son deuxième roman.

empty