Langue française

  • 100 dates choisies en toute subjectivité pour raconter l'art de grimper sur les montagnes
    Que s'est-il passé le 27 avril 1336 sur le mont Ventoux ? Le 3 juin 1950 à l'Annapurna ? Le 27 janvier 2018 au Nanga Parbat ? A chaque fois, Thomas Vennin apporte une réponse piquante. Le jeune passionné d'alpinisme se balade à travers l'histoire en revisitant les moments décisifs avec humour, maniant joyeusement la métaphore cocasse ou l'allégorie absurde. Fantaisie ? Pas seulement, car le pas de côté permet de voir sous un angle nouveau l'art de grimper sur les montagnes. Et de donner un grand coup de torchon sur les poncifs guerriers et virils de l'alpinisme.
    Thomas Vennin, victime d'un " improbable coup de foudre " pour la littérature alpine, écrit sur le site Alpine Mag et dans Montagnes Magazine. La Dent du piment est son premier livre.

  • « Pourquoi philosopher ? Parce qu'il y a le désir, parce qu'il y a de l'absence dans la présence, du mort dans le vif ; et aussi parce qu'il y a notre pouvoir qui ne l'est pas encore ; et aussi parce qu'il y a l'aliénation, la perte de ce qu'on croyait acquis et l'écart entre le fait et le faire, entre le dit et le dire ; et enfin parce que nous ne pouvons pas échapper à cela : attester la présence du manque par notre parole. En vérité, comment ne pas philosopher ? »
    D'une rare limpidité pédagogique, en même temps que d'une rare profondeur philosophique, ce cours d'introduction à la philosophie donné par Lyotard en 1964 est totalement inédit.

  • Linguiste, Ferdinand de Saussure (1857-1913) est considéré comme le père du structuralisme, qui a bouleversé sciences humaines et philosophie dans les années 60. En distinguant entre langue et parole, entre diachronie et synchronie, il a établi la notion de «valeur» comme clé de la signification par opposition à l'étymologie: la signification, pour lui, n'est pas ce qu'un terme linguistique veut dire mais, ce contre quoi il peut s'échanger pour qu'une signification claire puisse circuler (par exemple hutte et petite maison). Saussure a donné à la linguistique son objet d'étude scientifique, alors qu'elle oscillait, jusqu'à lui, entre histoire et comparatisme.

    On montre ici que la lecture structurale de Saussure est légitime, mais qu'il est aussi possible de relier son OEuvre à des orientations plus récentes qui, bien que semblant apparemment rejeter ses conclusions, mettent au contraire en relief la pertinence et la grande portée de ses intuitions.

  • "Nous vivons depuis Ferdinand de Saussure avec une idée reçue : le signe est composé de deux éléments indissociables, un signifié et un signifiant.
    Louis-Jean Calvet, appelant à la barre des témoins aussi différents que Jacques Lacan, Bobby Lapointe, Louis Wolfson, Roman Jakobson, Georges Brassens, Sigmund Freud, Léo Ferré, Roland Barthes ou Bénabar, mène ici une enquête en quête du sens. Interrogeant lapsus et discours politiques, chansons, étymologies populaires, métaphores et métonymies, l'auteur ratisse le champ du signe pour tenter de répondre à deux questions, l'une sémiologique (comment se constitue un système de signes ?) et l'autre herméneutique (comment se construit le sens ?).
    Un roman policier au royaume des sens."

  • « La fonction de penser ne se délègue point » disait Alain, c'est tout le sens de la réflexion philosophique. Si philosopher c'est s'interroger sur le sens des mots et des choses, cette collection est une invitation à l'effort de chacun pour penser par soi-même. Chaque ouvrage de la collection « Philosopher » aborde une notion ou une question sous la forme d'un court essai accessible à un large public.

  • Ce qui fonde la sémiologie générale - le sens des expressions verbales, picturales, musicales... -, ce sont les relations de chaque expression à des sensations (visuelles, auditives, gustatives, de l'oreille interne, posturales, motrices) et à des ressentis affectifs. Et c'est l'organisation identique chez chacun, sauf anomalie génétique, des domaines sensoriels moteurs et affectifs qui permet dans une situation de présentation de l'expression de lui associer des références sensorielles presque identiques et des références affectives généralement proches, ce qui rend les expressions échangeables. Nous souhaiterions que les apprentissages sémiologiques deviennent le premier souci des éducateurs familiaux puis scolaires, cet ouvrage présente ici une sémiologie verbale élaborée à partir d'un texte d'Ernest Renan, une sémiologie musicale à partir de la Petite musique de nuit de Wolfgang Amadeus Mozart, une sémiologie picturale à partir d'un dessin d'enfant afin d'avoir des références à la fois remarquables et facilement accessibles. Si cet ouvrage ne saurait avoir la prétention d'une quelconque érudition, même s'il fait implicitement référence à la préconception saussurienne de la sémiologie - science étudiant la vie des signes au sein de la vie sociale -, il a pour ambition de mettre en évidence ce qui fonde le sens des différentes sémiologies : verbale, graphique, musicale, posturale et gestuelle et de montrer comment ce sens s'acquiert afin de ne plus chercher l'origine du sens où elle n'est pas (indo-européenne, innée, inscrite dans les mots et véhiculée par eux indépendamment des hommes).

  • Les messages des médias font partie de notre environnement : ils nous assiègent et nous séduisent ; ils modifient nos manières de penser et de sentir. Leur étude systématique dévoile ces stratégies de conditionnement et l'ordre qui régit le foisonnement apparent des discours d'une société. Cet ouvrage comporte deux volets : premièrement, il apporte des informations sur les médias - affichage, presse, radio, télévision -, en décrit le système institutionnel, la situation économique, le rôle social. Deuxièmement, il étudie les messages de ces médias - articles de journaux et de magazines, récits, bandes dessinées, romans-photos, publicités, émissions de radio et de télévision -, propose des méthodes d'analyse, donne des exemples, suggère des enquêtes et des études. C'est un outil de travail concret, qui s'adresse à des utilisateurs sans compétences philosophiques ou linguistiques particulières. C'est aussi une invite à réfléchir sur l'ensemble des langages de la communication et sur l'esprit de notre temps.

  • « Que fait la parole ? » se demandent les auteurs de ce dossier de Voix et Images. Ce dernier aborde la parole dans l'écrit, au sens d'une « pratique littéraire qui insuffle rythme et corps au texte et, de ce fait, module et infléchit son discours ». Il vise autre chose que la transposition de la langue parlée, et s'attache plutôt à des oeuvres et des pratiques d'écriture où l'acte de parole et ses effets sont reconnus comme centraux, voire fondateurs. Lisez l'entretien avec Mathieu Arsenault et Hervé Bouchard, puis Anne Élaine Cliche sur Victor Lévy-Beaulieu, Jacques Ferron et Gilbert La Rocque; Louis-Daniel Godin sur la fonction de la parole dans Mailloux d'Hervé Bouchard; Laurance Ouellet Tremblay sur le scénario commenté de La bête lumineuse de Pierre Perreault; Lucie Robert sur La peau d'Élisa de Carole Fréchette; et Catherine Cyr sur les pièces Yukonstyle de Sarah Berthiaume et Nacre C de Dominick Parenteau-Lebeuf.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le présent volume entend donner une approche de la grammaire générative qui tienne compte du cadre intellectuel et social dans lequel elle s'est développée aux États-Unis puis en Europe. Une réflexion sur les rapports entre la linguistique et la science dans la vision générativiste montre que celle-ci prolonge de vieux courants innéistes. L'ouvrage se développe ensuite par un examen de quelques problèmes essentiels : présentation des dichotomies fondamentales de Chomsky, analyse critique de la distinction entre structure profonde et structure de surface, relations entre la syntaxe et la sémantique, rapport entre la grammaire générative et les syntaxes structuralistes, grammaire générative et autonomie de la phonologie. Enfin l'auteur montre l'intérêt et les limites de la formalisation en linguistique et souligne le danger de l'arbitraire qui peut menacer l'avenir de la théorie du langage.

  • Dans la collection Tel quel, dirigée par Philippe Sollers, Roland Barthes, Jean-Louis Baudry et Jacques Derrida se sont unis pour nous présenter ce livre, qui est une organisation de rappels et d'appels à l'autre côté d'une clôture dont le cercle serait apparu comme cercle, il y a une centaine d'années, et comme "autre côté" tout récemment. Il fallait à la fois éviter le piège métaphysique de la réunification et de la synthèse (retombée dans la clôture) et l'ignorance de l'après-coup structural ne faisant que déplacer le cercle (d'où nécessité d'interroger les fondements de plusieurs méthodes nées dans ce déplacement, par exemple l'idéologie linguistique). Voici quelles sont en somme les lignes de force de ce travail de rassemblement qui opère, quant à Tel Quel, de 1963 (date du colloque de Cerisy, cf. Tel Quel n° 17) à 1968 (date du colloque de Cluny, cf. la Nouvelle Critique, novembre 1968). Les noms de Foucault, de Barthes et de Derrida suffisent à souligner ce glissement temporel. Ceux de Lacan et d'Althusser seront retrouvés, dans leur position de leviers, à l'intérieur des différentes études.

  • Prolongeant et explicitant la pensée saussurienne, la conception dynamique des structures langagières constitue une alternative aux approches formalistes dérivées du programme chomskien. Le langage n'y est plus conçu sous le mode d'un calcul formel, mais comme un système de processus différenciateurs travaillant à modeler et à délimiter, suivant les intentions de sens des locuteurs, des régions de signification. La conception dynamique réinvestit certains fondements épistémologiques et méthodologiques de la linguistique contemporaine. Très précisément, on s'attache à montrer qu'elle procède d'un ajustement du critère de « réfutabilité », proposé par Karl Popper, à l'ordre des phénomènes langagiers. Prenant appui sur les concepts fondamentaux du structuralisme saussurien, et après une évaluation critique des modèles formels en linguistique, une architecture fonctionnelle est proposée, où les unités de langue se composent au croisement des dimensions de l'expression, du contenu et de la recevabilité. Cette architecture, qui ambitionne de fournir une analytique de la connexion signifiant-signifié, du régime de l'intégration en langue, du phénomène de recevabilité et des processus de catégorisation du contenu (par émergence d'un réseau de frontières) est développée dans le cadre d'une modélisation morphodynamique. Elle débouche sur une conception du langage comme système de production négociée et de stabilisation de valeurs sémantiques.

  • Est-il une notion plus familière à tout homo loquens que la notion de mot ? En est-il de plus enracinée dans la conscience linguistique ? Cependant c'est une notion qui a été évacuée de la grammaire par toutes les écoles linguistiques contemporaines, qui ont construit leurs hypothèses grammaticales sur les unités plus petites (morphème) ou plus vastes (phrase, syntagme). Et si, pourtant, le mot existait bien ? S'il était bien une unité grammaticale ? Non seulement une unité grammaticale « de plus », mais l'unité grammaticale par excellence, en fonction de laquelle toutes les autres trouvent leur cohérence, et autour de laquelle l'ensemble de la structure formelle s'organise ? Tirant les leçons des impasses respectives des modèles structuraliste et générativiste, cet essai propose une théorie du mot, et tente de faire apparaître que cette théorie du mot - redéfini sur une base formelle rigoureuse - constitue la clé de voûte de la morphologie et de la syntaxe, ainsi que de leurs rapports à l'énoncé.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « L'orthographe, c'est la langue : surtout, n'y touchez pas ! » criaient les uns. « Pas du tout », répondaient les autres, « l'orthographe n'est que le vêtement de la langue ! ». C'est entre ces deux approximations que, pendant plusieurs mois, de 1989 à 1991, on s'est battu autour de l'orthographe, comme on l'a déjà fait plusieurs fois depuis le début du siècle, et comme on le refera sans doute avant qu'il ne s'achève. La visée de ce livre n'est pas seulement de faire l'histoire de la bataille, où s'engagèrent les plus puissants. Il s'agit aussi - et surtout - de décrire l'objet autour duquel on combattait : l'orthographe française. Comment s'est-elle faite ? Comment fonctionne-t-elle ? Est-il possible de la réformer ? Avec une grande sérénité - non dépourvue, parfois, d'une certaine sévérité - Michel Arrivé fait le point. On ne pourra plus parler de l'orthographe ni de sa réforme sans prendre en compte ses analyses.

  • Sociologie d'aujourd'hui présente deux séries de thèmes consacrés à des problèmes sociaux encore négligés. Dans une première partie il traite d'aspects particuliers de méthodologie concernant l'utilisation des mathématiques et de la logique dans l'étude des conflits sociaux, des comportements individuels et de groupe, des rapports entre structure et histoire, de la statistique des fréquences, et des processus de décision. Un panorama des tendances de l'économie moderne situe ces questions. Dans une seconde partie, Pierre Naville aborde des problèmes comme les conflits entre socialismes d'État, l'opposition Chine-U.R.S.S., les formes de « l'exploitation mutuelle », la conception marxiste des inégalités et de l'exploitation. L'auteur s'est proposé d'ouvrir ainsi des perspectives nouvelles à la sociologie, qu'il estime aujourd'hui largement dépassée dans ses moyens d'analyse traditionnels par les transformations sociales survenues dans le monde depuis 1945. C'est pourquoi il apparaît maintenant urgent de définir des problèmes plutôt que d'apporter des réponses définitives aux questions soulevées.

  • Roman Jakobson, né à Moscou en 1896, est aujourd'hui professeur à Harvard. Il est l'auteur de très nombreux travaux dans tous les domaines de la linguistique et de la théorie littéraire. Mais son activité s'est aussi exercée dans de nombreuses autres disciplines : anthropologie, folklore, psychanalyse, théorie de l'information, etc. L'objet de ce livre est d'élucider la « philosophie latente » de Roman Jakobson et de son structuralisme linguistique. La thèse fondamentale de l'auteur est l'affirmation et la preuve que la philosophie constituant la base du structuralisme jakobsonien n'est nulle autre que la phénoménologie husserlienne. L'origine de cette interprétation réside dans le fait qu'elle remonte aux sources et aux débuts du structuralisme dans les cercles de Moscou et de Prague.

  • Peut-on penser dans leur cohérence systématique les hiérarchies et les antagonismes qui dominent notre culture ? Quel lien existe-t-il entre le capitalisme et ce que l'on détermine ici organiquement comme système phallocratique-logocratique-patricentrique ? Par ce qu'elle implique de révolution culturelle, une telle question vient au premier plan de la conjoncture philosophique. Or il est possible de reconnaître la logique (et même l'historique) des rapports sociaux que Marx développe en partant du phénomène économique élémentaire (l'échange des marchandises), dans tout procès social - politique, juridique, intersubjectif, signifiant, sexuel, esthétique -, dès lors qu'y intervient l'échange en un sens, cette fois, généralisé : rapports pratiques de « mise en équivalence », de « remplacement », de « suppléance », de « transposition », de « représentation » : bref, dans tout procès de symbolisation. Aussi bien est-ce par son mode de symboliser que peut se spécifier une formation historico-sociale. Déterminant le sujet, ses formes de conscience et d'inconscient, dans la société et dans l'histoire, comme pôle d'échange des activités vitales, la logique dialectique du procès de symbolisation devrait permettre de réévaluer la différence entre infrastructure et superstructure, et de découvrir une profonde dépendance de la psychanalyse à un matérialisme historique prolongé et généralisé.

  • Dans cet ouvrage, Claude Germain vise, avant tout, à mieux faire connaître les hypothèses de base et les orientations méthodologiques de la sémantique fonctionnelle. Il en dégage les diverses implications. Coseriu, Granger, Martinet, Mounin, Prieto : tels sont les représentants les plus marquants de cette sémantique dont l'auteur fait voir non seulement les avenues prometteuses, mais également les difficultés de parcours. Dès le premier chapitre, d'ordre épistémologique, l'auteur explicite ses présupposés fondamentaux, c'est-à-dire les assises théoriques de la linguistique fonctionnelle. L'ouvrage se développe ensuite par l'examen de quelques questions sémantiques essentielles : l'organisation de l'expérience humaine, la délimitation des champs sémantiques, la notion de points de vue, les traits de sens et l'ambiguïté sémantique.

  • Aujourd'hui encore les problèmes fondamentaux de la linguistique générale attendent une solution... On peut donc concevoir une science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale... La linguistique n'est qu'une partie de cette science générale... au lieu d'idées données d'avance, des valeurs émanent du système... des concepts... purement différentiels, définis non pas positivement par leur contenu, mais négativement par leurs rapports avec les autres termes du système... Arbitraire et différentiel sont deux qualités corrélatives.

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