• Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l'île n'ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des "crimes non élucidés" de la police de Cagliari, l'ombre des disparues s'immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d'une nouvelle victime les place au centre d'une enquête qui a tout d'une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l'énigme.

  • Quand le requin dort

    Milena Agus


    « Sardes depuis le paléolithique supérieur », comme le dit Milena Agus de sa propre famille, les Sevilla-Mendoza sont fort peu conventionnels. Un père fou de voyages, une mère perdue devant la vie, un frère sourd à tout sauf à son piano. Celle qui, avec une impassible candeur, décrit cette étrange ambiance familiale est une adolescente engluée dans une liaison inavouable… L’existence se déroule comme si on était enserré dans la gueule d’un requin. On essaie d’en sortir, quand il dort…
    Une oeuvre âpre et sensuelle de l'auteur de Mal de pierres ; Prix Relay et Prix des Lecteurs du Livre de poche.
    En 2007, Milena Agus, inconnue sarde, enthousiasma la presse, les libraires et le public français avec Mal de pierres. Ce succès s’est propagé en Italie, et lui a conféré la notoriété dans les 21 pays où elle est aujourd’hui traduite. Lauréate du Prix Relay, elle a reçu le Prix des Lecteurs du Livre de poche en 2009.
    Née en 1980, Audrey D’Hulstère poursuit une carrière de théâtre contemporain et de cinéma. Elle restitue avec subtilité l’art singulier de Milena Agus, où se mêlent lucidité, candeur et audaces.



  • Mal de pierres

    Milena Agus

    Au centre, l'héroïne , jeune sarde étrange « aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses ». Toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie... À l'arrière-plan, les personnages secondaires, peints avec une touche d'une extraordinaire finesse : le mari, épousé par raison pendant la Seconde Guerre, sensuel taciturne ; le Rescapé, à l'empreinte indélébile ; enfin, la petite-fille, narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l'héroïne de se révéler dans sa vérité. Mais sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-il...
    Par une lecture où la musicalité est essentielle, Sandrine Willems vous fera (re-) découvrir la troublante beauté de Mal de pierres.
    Milena Agus, cette inconnue sarde qui n'avait pas rencontré de succès en Italie, enthousiasme la presse, les libraires et le public français avec Mal de pierres. Ce succès se propage en Italie et lui confère la notoriété dans les treize pays où elle est aujourd'hui traduite. Couronnée par de nombreux prix en France et en Italie, Milena Agus poursuit sa route d'écrivain. Le dernier ouvrage de Milena Agus chez Liana Levi, Battements d'ailes, sort en Librairies le 3 février.

    Après un parcours de comédienne puis de cinéaste, Sandrine Willems est aujourd'hui écrivain. Ses lectures comme son écriture rendent « la voix » singulière des personnages, leurs pensées et leurs émotions, par une interprétation où la musicalité est essentielle. Sandrine Willems a publié son dernier livre, A l'espère, le 3 Janvier aux Impressions Nouvelles.
    Durée : 2 h 50 min

  • Rome, 2014, fin de l'été. Alors qu'il lisait sur sa terrasse ensoleillée, le coeur de Giangiacomo - dit Gigi - s'est arrêté. Une mort rapide, sans douleur, comme il l'avait toujours souhaitée, se souvient sa fille Elvira, appelée en urgence.
    Quelques jours plus tard, la jeune femme tombe sur un manuscrit inachevé. Elle pense à la trame d'un film - Gigi était cinéaste -, mais découvre l'histoire d'amour que son père vivait depuis plus de quatre ans avec une journaliste belge, Clara. Le récit de Gigi correspond à sa partie d'un livre qu'ils avaient décidé d'écrire ensemble. Il la lui enverrait une fois terminée. Puis elle y répondrait.
    Depuis sa rencontre avec Clara, venue à Rome l'interviewer à l'occasion de la sortie de son film sur Gramsci, Gigi connaît une nouvelle jeunesse. Ses pages évoquent le surgissement inattendu de leur mature love, une expression devenue entre eux un code pour se joindre et qui désigne cet amour à l'âge mûr que tous deux vivent de façon parallèle. Clara est mariée, elle aussi, et mère de deux garçons. Le bonheur des retrouvailles, l'abandon des corps, les rires, les films vus et revus ensemble : telle est la matière précieuse de leur complicité. Clara et Gigi parlent beaucoup : il aime la faire rire avec d'invraisemblables anecdotes, elle veut tout savoir de son passé. La politique et la révolution sont au coeur du travail de Gigi, hanté par la mort de son père, tué en 1945 dans les rangs des partigiani.
    Clara écrira à son tour sa version de l'histoire. Les souvenirs des jours lumineux sur la Méditerranée, des désaccords aussi - ne considérait-elle pas le militantisme de Gigi comme un combat d'arrière-garde ? - la plongent dans un flot d'émotions. Elle entame alors un « journal d'absence » dans lequel elle s'adresse d'abord à Gigi puis, peu à peu, à Elvira. À la jeune fille au seuil de sa vie sentimentale, elle confie, avec pudeur et tendresse, la plénitude de cet amour caché qui coexistait si bien avec sa vie - pourtant heureuse - au grand jour.
    Pure bliss, gioia, joie, avait coutume de répéter Gigi. Une joie devenue le motif musical de cette attachante partition à quatre mains.

  • Maurizio a quitté son village sarde pour les beaux yeux d'une touriste francaise, et voila` que l'ideÅLe le prend de rentrer au pays pour ouvrir une librairie ! Aidé de Giacomo, son ami d'enfance, avec qui il a correspondu toutes ces années d'exil, Maurizio,
    « un homme sans histoire, sans bruit, dans un pays où l'on crie pour se dire bonjour »
    va devoir affronter la rancune tenace et la redoutable défiance de ses compatriotes.

  • Le livre est divisé en 34 récits comme autant d'histoires authentiques d'une Sardaigne engagée et colorée, entre personnages inquiétants et intrigues comiques. On y rencontre un chimpanzé, Gramsci, des cochons, une sorcière, la mafia locale, un philosophe... Serge Pey a le don d'envoûter son lecteur en réinventant un monde qu'il connaît parfaitement.
    Serge Pey vit entre le sud de la France et la Sardaigne. Auteur de nombreux livres, édités entre autres chez Flammarion, Fata Morgana, Zulma et au Castor Astral, il développe une oeuvre poétique engagée.
    « À travers ses textes, Serge Pey brise des miroirs dont les éclats se démultiplient à l'infini. » - Le Matricule des anges
    « La poésie et les performances de Serge Pey aux quatre coins du monde sont l'oeuvre d'un homme possédé par sa langue, presque en transe, et qui scnde ses phrases comme on affûte une lame. » - Page des libraires

  • M'hamed Hassine Fantar dirige le Centre des Etudes de la Civilisation Phénicienne Punique et des Antiquités Libyques auprès de l'Institut National du Patrimoine de Tunis, et enseigne l'histoire ancienne et l'archéologie à l'Université de Tunis. Il est l'auteur de nombreux ouvrages qui traitent des Phéniciens et de Carthage : Le Dieu de la mer chez les Phéniciens et les Puniques (Rome, 1977), Eschatologie phénicienne et punique (Tunis, MTE, 1970), L'Afrique du Nord dans l'Antiquité (en collaboration avec F. Decret, Paris, Payot, 1981) et Kerkouane, cité punique du Cap Bon (3 volumes, Tunis, INAA 1984-1986). Il est l'auteur aux éditions Alif de : Le Bardo, un palais, un musée (1989), Carthage, approche d'une civilisation (2 volumes, 1993) et Carthage, la cité punique (1995).


  • Avec ce récit, Giuseppe Masala nous livre un véritable "giallo" qui peut se targuer de rendre hommage au folklore régional italien sans oublier les périodes sombres de son Histoire. Et quand la Sardaigne se teinte de meurtre, l'intrigue n'en devient que plus captivante...

  • La région, l'ethnie et la minorité sont des réalités parfois explosives lorsqu'elles sont associées à des stratégies d'acteurs. Cet ouvrage collectif confronte ces catégories à travers le thème de l'affirmation identitaire et des effets politiques du phénomène. À l'aide de plusieurs exemples et d'approches différentes, il montre comment la mobilisation régionale et les minorités ethniques défient l'espace « statonational » au nom des particularismes, selon des modalités souvent analogues. Les dépendances françaises de la Caraïbe, la Bretagne, la Corse, le Pays basque espagnol ont en commun de revendiquer leurs spécificités. Les minorités caribéennes de France, de Grande Bretagne, des Pays-Bas et des États-Unis se transforment progressivement en groupes de pression, utilisant la citoyenneté comme ressource de l'affirmation identitaire. Outre les convergences entre la revendication régionaliste et la mobilisation ethnique qu'il met en évidence, ce livre présente l'intérêt de réunir des élus aux appartenances identitaire et institutionnelle multiples, des universitaires et des chercheurs de plusieurs disciplines.

  • Ce livre est important, au moins pour deux raisons. Pour la première fois, un acteur essentiel du nationalisme corse, en nous introduisant à un conflit chaque jour plus tragique, nous permet de comprendre cette situation et ses dérives. Par ailleurs - et surtout - la volonté de l'auteur de tout raconter de cette lutte est une tentative, peut-être désespérée, de créer « un effet de souffle » pour que cessent les luttes fratricides et les enfermements actuels. C'est évidemment d'abord cela qui nous a incités à l'éditer. L'auteur lui-même écrit : « Le mouvement corse ne représente plus une alternative pour le peuple corse. S'il veut la symboliser à nouveau, il lui faudra trouver la force et le courage politique de procéder à une introspection sans concession. » Ce journal d'un homme chaque jour en danger de mort veut être le déclic d'un apaisement. Gabriel Xavier Culioli, dans sa préface, souligne quant à lui que si « ce journal accable d'abord celui qui s'y plonge car, transcendant la volonté de l'auteur, il dresse un bilan du nationalisme corse qui donne froid dans le dos, » c'est aussi un livre nécessaire car « si la barbarie mafieuse triomphe là, elle se déchaînera en France en contaminant d'abord la côte méditerranéenne. Puis elle montera vers le nord... » Ce livre est de ceux dont la lecture crée un choc, un ébranlement violemment salutaire - sans doute avant qu'il ne soit trop tard.

  • Ce numéro réunit les contributions de chercheur-e-s travaillant sur les pratiques ludiques passées et contemporaines, notamment dans les arts du spectacle.
    De l'Antiquité (choeur tragique grec, comédie romaine) aux pratiques performatives les plus contemporaines (Rimini Protokoll, Grand Magasin, Royal de Luxe, Jeanne Candel, Joël Pommerat), en passant par le XVIIIe siècle (spectacles d'auto-parodies), le théâtre indien (Kiyam), les pratiques spectaculaires berbères et les jeux poétiques sardes, les auteurs-e-s examinent leurs objets d'étude au prisme du ludisme, ce moyen de "réenchanter" le théâtre, réhabilité depuis peu par les historiens du théâtre et repris comme outil d'analyse par les observateurs des spectacles contemporains.
    Les gestes et les voix ont pour but de susciter des émotions chez les spectateurs. En effet, bien loin de chercher à les édifier par la transmission d'un message, ces propositions scéniques impliquent fortement le public et le font participer au jeu.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Etude sociologique sur la collusion mafia-banditisme en Sardaigne.

  • Attesté dans maintes sociétés, passées ou présentes, le serment survit à la mort des dieux. Tout en étant encore fortement lié aux rapports que l'homme entretient avec les puissances, il maintient son existence dans l'État laïque, en dépit du processus de désacralisation et de sécularisation. On a, depuis longtemps, observé que le serment remplit, dans la vie sociale et juridique, des ordres de fonction distincts : il préside à la constitution de fraternités, de corps professionnels ou politiques (serment institutionnel), il consacre des engagements entre individus (serment promissoire), il dévoile, prouve ou conforte la vérité en justice (serment probatoire). La permanence et l'universalité du phénomène, l'évolution et la diversité de ses formes, la variété et la multiplicité de ses fonctions dans l'espace et dans le temps, nécessitent une approche comparative et globale au carrefour du religieux, de l'éthique, du politique et du juridique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Un Carthaginois ressuscité de nos jours dans sa patrie trouverait dans une ville de la Tunisie moderne les mêmes ruelles étroites et tortueuses, avec des maisons simples blanchies à la chaux, couvertes de terrasses ou de coupoles, comme il était habitué à les contempler. C'est dire assez la profondeur de l'empreinte dont la vieille Carthage a marqué les hommes d'Afrique. Elle n'eut pourtant pas le rayonnement magnifique et barbare que lui imagina Flaubert. Carthage était avant tout une cité de marchands prosaïques. Elle ne dut sa puissance qu'à l'habileté de ses négociants, à d'adroits politiciens ou économistes qui savaient travailler pour la prospérité immédiate du pays. Les artisans mêmes ne mettent leur habileté qu'au service d'esthétiques empruntées au hasard de relations commerciales sur les rives du Nil, de l'Euphrate ou de l'Égée. On a beaucoup parlé des moeurs licencieuses des Carthaginois, des lupanars sacrés, ou des abominables autodafés qui voyaient l'immolation de centaines de nouveau-nés. En réalité, les Carthaginois n'étaient ni meilleurs ni plus mauvais que les Grecs ou les Romains. Les Carthaginois aimaient le confort. Leurs maisons étaient dotées de salles de bain. Les citadins aimaient la pâtisserie et le bon vin. C'est ce que nous révèlent parmi mille détails et anecdotes G. et Charles-Picard dans cet ouvrage, le premier qui mette à la portée du grand public l'histoire quotidienne de Carthage.

  • On connaît les principaux personnages de la Révolution Française : ROBESPIERRE, DANTON, MIRABEAU..., mais il y en eut d'autres dont les noms sont méconnus ou oubliés. Certains concernaient la Savoie ou des régions proches comme le Dauphiné et le Lyonnais. Au fil de cet ouvrage, à travers ses chroniques historiques, Marcel GIANADA nous fera découvrir ces personnages savoyards de l'époque révolutionnaire, célèbres ou modestes, nobles ou roturiers, paysans, officiers, fonctionnaires qui involontairement peut-être, furent également les artisans ignorés de ce grand bouleversement.

  • Une petite ville de Sardaigne, un climat propice aux feux de toutes les passions. Au moment où son épouse revient d'une longue absence, Valério, un jeune médecin, découvre qu'il aime une autre femme. Les bonheurs sont toujours difficiles. Parce qu'il décide de soustraire un assassin aux recherches de la police, Valério est amené à se poser des questions qui sont autant de pièges. L'ordre voudrait qu'il livre le meurtrier, l'ordre voudrait qu'il brise tout lien qui l'écarte de sa femme. Mais qu'est-ce que l'ordre ? A qui faut-il obéir ? A ceux qui dictent les lois ou à nous-mêmes ? L'écrivain Emmanuel Roblès nous interpelle et nous répond dans ce très beau roman qui fut porté à l'écran par Luis Buñuel. Il a été traduit en treize langues.

  • Préfacé par François Léotard, alors ministre de la Culture et de la Communication, enfant de ce même pays, l'« Histoire de l'annexion de la Corse » a pour but de retracer, dans le cadre somptueux que la nature a si généreusement prodigué à cette île, le cours des événements vécus par les Corses depuis leur insurrection de 1830 contre les Génois jusqu'à la reconnaissance, en 1815, par toutes les puissances de l'appartenance de l'île à la France. Chacun prendra à sa lecture un réel intérêt, et comprendra mieux, ou découvrira, cette merveilleuse histoire d'un peuple combattant pour une liberté toujours si ardemment espérée et si rarement atteinte.

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