• Dans ce récit, que d'aucuns rattachent au genre littéraire de l'audience, Louis-Joseph Janvier brosse, de manière volontairement partisane, un panorama de l'histoire d'Haïti de l'Indépendance à la Présidence de Lysius Salomon. En donnant la parole à Joseph Louis Bon Dos, un Piquet, c'est-à-dire un de ces paysans insoumis et prompts à la révolte du Sud de l'île, il fait entendre la voix des paysans sans terre en butte, génération après génération, à la politique d'exploitation et de manipulation menée par les classes dirigeantes.

  • En 1902, écarté momentanément de la vie publique, Marcelin, de son exil parisien, évoque la mémoire de quelques-unes de figures illustres de la vie politique haïtienne de la fin du XIXe et les relations qu'il entretenait avec elles. De D. Delorme à F. Manigat, en passant par Brice, Monplaisir, les insurgés de Miragoâne ou S. Rameau, qu'ils soient libéraux ou nationaux - comme lui -, il les dépeint sans passion partisane. Ces portraits sont aussi l'occasion pour Marcelin de dénoncer l'arbitraire et le militarisme qui gangrenaient la société de son temps.

  • Écrit en 1873, ce livre est un plaidoyer en faveur du redressement économique d'Haïti à travers la relance de son activité agricole jadis prospère. C'est aussi un réquisitoire à l'encontre de sa classe politique et dirigeante, uniquement soucieuse d'accéder au pouvoir et de s'y maintenir, et qui gaspille intelligence et énergie en basses intrigues et démonstrations de force stériles.

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