• Mário França, le détective privé le plus sympathique du Portugal, travaille sur une nouvelle affaire : un crime a été commis dans le milieu des familles anglaises productrices et négociantes de vin de porto. Une vengeance liée, semble-t-il, à de lointaines rancunes, et qui l'amène à se plonger dans le passé, jusqu'à la révolution des OEillets qui fit tomber la dictature - un grand moment dans la vie de notre héros. Sans jamais se départir de son charme, França va résoudre cette mystérieuse enquête, nous offrant au passage une véritable immersion dans sa ville de Porto et une (re)découverte de l'histoire portugaise.Un polar efficace... et instructif !

  • Cinquante ans après la parution du Grand Cirque, le meilleur livre sorti de la guerre selon William Faulkner, Pierre Clostermann n'a cessé de vivre une existence d'aventures et de croiser des personnages intéressants. L'Histoire vécue est le récit de ses rencontres les plus étonnantes et de plusieurs de ses nouveaux exploits, souvent ignorés sinon secrets. Clostermann se présente comme acteur et témoin, avec son franc-parler et à qui on ne le fait pas. Revisitée par lui, la vérité dans l'histoire contemporaine prend un singulier relief.Che Guevara, De Gaulle, Rudel (le plus grand as de l'aviation allemande), Churchill, Salazar, Romain Gary, et beaucoup d'autres, il a vu ces hommes de près. Il leur a parlé ; il en a servi certains, chargé de missions discrètes, de messages urgents. Le hasard l'a placé au bon moment aux points chauds de la planète.Contre les vérités admises, il dit ce qu'il sait de la « résistance » de Mitterand, de la guerre des Malouines, de la révolution des OEillets, de la chute d'Allende ou de la mort de Rommel. La face cachée d'un demi-siècle apparaît en pleine lumière.Avec trente-trois victoires aériennes dans les rangs de la RAF en 1940-1945, Grand Croix de la Légion d'Honneur à quarante ans, Compagnon de la Libération, huit fois élu député à l'Assemblée

  • Les pouvoirs, qu'ils soient politiques ou religieux, sont traditionnellement méfiants à l'égard du théâtre. Comment, pendant le presque demi-siècle (1926-1974) qu'a duré la dictature portugaise, cet art, qui puise son énergie dans le corps de l'acteur et le regard du spectateur, a-t-il alors survécu ? À la lumière de mémoires d'artistes, d'archives de metteurs en scène, d'articles de presse, Graça Dos Santos étudie la vie théâtrale et plus largement artistique sous le régime de Salazar. Sur fond des autres variantes européennes de dictature, elle analyse les particularités et l'évolution de la politique théâtrale du régime, qui préfère l'esquive à l'affrontement, la discrétion au bruit, la prévention à la répression. Partisan d'un art « façade de la Nation » qui maquille la réalité - concrétisé dans le Teatro do Povo, pâle copie du Théâtre du Peuple (Bussang) -, Salazar met en scène l'État nouveau, avec la complicité d'António Ferro, chargé de la Propagande. Malgré une oppressante surveillance, le théâtre évoluera de la soumis­sion à la résistance, grâce au théâtre d'amateur et au théâtre universitaire, qui seront à l'origine du Théâtre indépendant annonciateur de la révolution des OEillets. Au fil des chapitres, l'auteur reconstruit le difficile parcours des divers protagonistes qui permirent que la rencontre entre la scène et la salle puisse se perpétuer. L'accent porté sur la législation théâtrale et la censure, les services de propagande, les conditions de vie des « gens du spectacle » souligne les mérites de ceux qui surent braver les interdictions. L'évolution multiforme de la pratique théâtrale sera un signe avant-coureur de la nécessaire démocratisation d'un pays qu'on avait voulu figer. Porteur de la double culture et de la double expérience de son auteur, ce livre ajoute un nouvel épisode à l'histoire du théâtre européen du XXe siècle.

  • De 1957 à 1974, quelque 900 000 Portugais émigrent en France, dont plus de la moitié irrégulièrement. En 1975, la population portugaise de l'Hexagone atteint 750 000 personnes, formant la première communauté étrangère en France.Plus vieille dictature de droite en Europe, le Portugal de Salazar redoute les effets de la modernité, protège le pays des influences étrangères, résiste aux « vents du changement » qui se lèvent en Afrique et se referme sur lui-même. L'émigration, par son ampleur (10% de la population), va devenir un défi pour la dictature.Pour se maintenir au pouvoir, la dictature portugaise organise une politique d'émigration duplice et inefficace qui sert ses intérêts politiques, économiques, financiers et militaires. Elle empêche la population d'émigrer légalement et la contraint à la clandestinité en France.Pourtant, c'est en contournant l'État que les migrants pourront s'offrir de meilleures conditions de vie, contribuant activement à la modernisation, à la démocratisation et à l'européanisation « par le bas » du Portugal, à rebours d'une vision élitiste.Une histoire inédite et très documentée des migrants et des politiques de migrations portugaises.

  • Na Memória das Estrelas sem Brilho, conta-se a história de um estudante universitário que é obrigado a interromper o curso para comandar um grupo de expedicionários que o governo português em 1917 enviou para as trincheiras da Flandres. A sua trajectória e a dos homens que comanda, nas pequenas e grandes misérias de que foram vítimas e na ligação ao que deixaram e ao que perderam, resulta num retrato emocionante e autêntico de um dos períodos mais conturbados da sociedade portuguesa. Romance de guerra, mas também romance de amor, Memória das Estrelas sem Brilho relata a tão inútil quanto obstinada busca da paz e da felicidade através de um caminho de escombros e flores cortadas, capacho do tempo e dos seus caprichos. Afirma o crítico Milton Azevedo que, «além de seu valor literário como narrativa de ficção propriamente dita, constatável à primeira leitura, o romance tem grande interesse como retrato da sociedade portuguesa, que forma o background da narrativa. O narrador, homem de seu tempo (ou tempos) e classe social, tem uma visão tão nítida da sua sociedade quanto é possível esperar de alguém que nunca pôde sair dela para observá-la de fora. É, portanto, uma visão naïve, informada apenas por elementos colhidos dentro daquela sociedade. Mas é uma visão arguta, porque o narrador é um indivíduo inteligente e lúcido. E complementada, é claro, pela visão, indirectamente transmitida ao leitor, do Rato, que é um verdadeiro co-protagonista (e não apenas um sidekick) - um pouco, mutatis mudantis, como Sancho Pança, sem o qual o Quixote ficaria impensável.»

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