• Cynique, Billy Wilder ? On a coutume de le dire. Et grossier, voire vulgaire. Son cinéma est lourd, certes, mais d'une lourdeur littérale. Auteur de quelques-unes des comédies parmi les plus drôles de l'histoire, émule de Lubitsch, il est, par excellence, le cinéaste de la gravité.

    La force du terrestre et la pesanteur sont au coeur de ses films. Les mouvements et les discours, le rire et la politique, tout est affaire de poids dans Certains l'aiment chaud, dans Sunset Boulevard comme dans Un, deux, trois.

    Wilder est moins un satiriste, en vérité, qu'un historien. Tantôt il analyse les origines et les évolutions de la société américaine, tantôt il décrit une Allemagne marquée par le nazisme. Aller de la gravité matérielle à la gravité historique est dès lors la trajectoire de ce livre, qui propose une vision inédite d'une oeuvre fondamentale.

  • Comus, un masque écrit par Milton en 1634, à l'âge de 26 ans, publié en 1637 et, dans sa version définitive, en 1645, reste une oeuvre peu connue en France. Le masque est un genre littéraire, qui a eu son heure de gloire à la Cour d'Angleterre, essentiellement au début du XVIIe siècle, du fait d'une collaboration entre Ben Jonson et l'architecte et décorateur Inigo Jones. Avec Comus, l'oeuvre résulte de la collaboration de Milton et d'un compositeur, Henry Lawes. Les critiques se sont intéressés à Milton, surtout depuis l'après-guerre. En France, l'ouvrage de Jacques Blondel, Le Comus de Milton, masque neptunien, PUF, 1950, accompagné d'une traduction, est bien connu. Plus récemment, des critiques anglais ou américains, et un numéro spécial du Milton Quarterly, ont attiré à nouveau l'attention sur cette production où l'on reconnaît sans difficulté la griffe du maître. Les articles réunis ici, actes du Colloque qui s'est tenu à l'Université de Paris X, le 12 janvier 1990, font le point sur les travaux récents et, soit en anglais, soit en français, proposent quelques thèmes de réflexion qui n'ont peut-être pas encore retenu l'attention de la sagacité de la critique. Accompagnés d'une biographie, d'une bibliographie, et d'une revue de quelques travaux récents, nous pensons que les Actes de ce Colloque peuvent être utiles au public qui s'intéresse à Milton.

  • Comus, un masque écrit par Milton en 1634, à l'âge de 26 ans, publié en 1637 et, dans sa version définitive, en 1645, reste une oeuvre peu connue en France. Le masque est un genre littéraire, qui a eu son heure de gloire à la Cour d'Angleterre, essentiellement au début du XVIIe siècle, du fait d'une collaboration entre Ben Jonson et l'architecte et décorateur Inigo Jones. Avec Comus, l'oeuvre résulte de la collaboration de Milton et d'un compositeur, Henry Lawes. Les critiques se sont intéressés à Milton, surtout depuis l'après-guerre. En France, l'ouvrage de Jacques Blondel, Le Comus de Milton, masque neptunien, PUF, 1950, accompagné d'une traduction, est bien connu. Plus récemment, des critiques anglais ou américains, et un numéro spécial du Milton Quarterly, ont attiré à nouveau l'attention sur cette production où l'on reconnaît sans difficulté la griffe du maître. Les articles réunis ici, actes du Colloque qui s'est tenu à l'Université de Paris X, le 12 janvier 1990, font le point sur les travaux récents et, soit en anglais, soit en français, proposent quelques thèmes de réflexion qui n'ont peut-être pas encore retenu l'attention de la sagacité de la critique. Accompagnés d'une biographie, d'une bibliographie, et d'une revue de quelques travaux récents, nous pensons que les Actes de ce Colloque peuvent être utiles au public qui s'intéresse à Milton.

  • C'est bien beau de partir à la chasse en Australie. Seulement, il ne faut pas avoir une femme nymphomane, travailler pour le Pentagone et appartenir à un clan tout puissant. Surtout si on a été surnommé « Mister MX ». Parce qu'alors, on peut devenir un gibier des plus recherchés. Une folle poursuite, qui conduira Hubert Bonisseur de la Bath, alias OSS 117, à travers un continent grand comme quatorze fois la France.

  • Si « Drôles de dames » fit sensation lors de son apparition sur les écrans américains vers le milieu des années soixante-dix, c'est avant tout parce que c'était la première fois que l'on confiait les premiers rôles d'une série policière à des femmes. C'est aussi ce qui fit son succès phénoménal et la gloire de ses interprètes. En 1996, la série fête le 20e anniversaire de sa création, et ses fréquentes rediffusions sont la preuve que ce succès perdure malgré les phénomènes de mode. Outre un guide complet des 109 épisodes, Éric Contant & Philippe Goudeau se penchent sur l'influence des « anges de Charlie » dans le paysage audiovisuel de l'époque et, en particulier, sur le rôle des femmes dans les séries américaines. Ils nous content également le destin des six actrices qui se passèrent le relais au cours des cinq saisons, de 1976 à 1981.

  • Dimitri tente de fuir devant ses persécuteurs et de combattre le Mal. Un roman qui trouve un écho dans le coeur des adolescents.

  • « Les deux hommes fixaient Lydia d'un air dur, sévère. Lydia chercha une aide parmi les clients, mais il n'y avait plus que des macs, des Corses, qui la fixaient aussi durement. Elle prit peur. - C'est vrai, je les ai vues. Elles sont arrivées à pied, et Francine est montée au 38 de la rue. - Qui habite au 38 ? - Je ne sais pas. - Tu travailles à côté ! dit Jo. Accouche ! - Ben..., peut-être Véro. Toussaint se leva et dit : - Jo, ramène-la ! Et toi, Lydia, tu la fermes ! Véro ouvrit sans méfiance. Toussaint poussa violemment le battant, et elle fut repoussée à l'intérieur de la chambre. - Où sont Francine et les autres putes ? - J'en sais rien, moi ! Je ne suis pas Madame Soleil ! Toussaint fit un geste et les deux hommes se bougèrent. Ils avaient des têtes à se faire peur mutuellement. Lourds, patauds, les traits grossiers... L'un d'eux lui administra une claque retentissante et aussitôt l'autre, l'écrasant de tout son poids, lui bloqua la bouche de sa main. » « Le gang des femmes » ou le combat sans merci, en plein coeur de Paris, entre des filles reconverties au braquage et le milieu « mâle ». La police, le sympathique commissaire Brassard en tête, joue la main morte... Des aventures qui nous rappellent étrangement les méfaits d'un autre gang : celui des « Postiches ».

  • Vous trouveriez ça normal, vous, qu'un avion, techniquement irréprochable, s'écrase au sol victime d'un accident incompréhensible devant les représentants d'un pays qui est censé en faire son futur avion de combat ? Non ? Eh bien ! le docteur Jefferson, grand patron du S.E.P.T., non plus ! Et c'est pourquoi il délègue à Naples, Jupiter accompagné de Péppino. Seulement voilà, dans une affaire comme celle-là, rien n'est simple ! Il y a les compromissions, les scandales, les « pots-de-vins » aux personnalités (vous en avez entendu parler peut-être) j'en passe et des meilleures ! Ah, j'oubliais, ajoutez de fort jolies filles, des tueurs à gage, un parti extrémiste, et vous comprendrez fort bien dans quel imbroglio sont tombés Jupiter et Péppino ! « By Jove Mr Jupiter ! » quelle drôle de mission.

  • À 18 ans, Corinne Darroy est devenue une jeune femme splendide qui, tout en étant éperdument amoureuse de Jean-Luc Garon, jeune reporter-photographe plein de talent, sait prendre ses responsabilités et fait courageusement face aux intrigues qui menacent son bonheur. L'amour brûlant, tendre et pur entre Corinne et Jean-Luc, suscite la jalousie, la haine mortelle d'adversaires redoutables qui guettent la moindre faille dans cet accord parfait. Le couple espère se fiancer et se marier très vite avec l'appui de quelques amis sûrs, dont le père de Corinne : Hervé. Mais, dans le camp adverse, se trouvent Michèle, la mère de Corinne ; Yvonne, "l'amie d'enfance" à la conduite scandaleuse ; Audrey, la rousse voluptueuse, ancienne maîtresse de Jean-Luc ; Patricia, la dangereuse libertine qu'un passé criminel lie à Germain Daffran, homme séduisant, énigmatique, caïd de la drogue qu'elle veut épouser. Or, Germain désire posséder Corinne à tout prix. Et Jean-Luc lui-même, malgré son amour sincère pour elle, est infidèle. Pour retrouver Jean-Luc, mystérieusement disparu avec Audrey, Corinne se trouvera devant un odieux chantage... L'intrigue, d'une franche sensualité, pleine de rebondissements, conduit à une fin très inattendue : "Qu'auriez-vous fait à la place de Corinne ?". Jane va mourir... Et, à la dernière seconde, en un long flash-back, elle revoit et revit sa vie - sa double vie... Jane ne fut d'abord qu'une blonde poupée aux longs cheveux, femme-enfant, passive, douce et docile épouse de Pierre, le maître aimé. Jusqu'au jour où un terrible accident de train la projeta dans la mort, à laquelle elle échappa par miracle, et dans la vie : la vraie Vie qu'elle découvre. Jane, après un grave traumatisme physique et psychique, change du tout au tout : morte pour Pierre, qui a cru reconnaître son corps, elle devient progressivement et systématiquement le contraire de ce qu'elle était, une... Dona Jane, réincarnation féminine et moderne - ô combien - du mythe de Don Juan. Avec son allure de page aux cheveux courts et bruns - symbole de sa libération - et son étrange et fascinant pouvoir sur les êtres - des deux sexes - elle va, repartant de zéro, être l'héroïne d'une fulgurante ascension sociale. Indépendante, adulée, célèbre, elle aura tout pour être heureuse. Elle passera et comptera dans la vie de nombreux hommes, sitôt "pris", sitôt oubliés. À cette vie qu'elle a prise comme un jeu, Jane est finalement perdante. Alors qu'elle ne croit plus en rien, se dresse devant elle le Destin, sous les traits d'un certain Pierre, venu pour venger un adolescent mort d'amour pour elle. Quand ce dernier homme allait, à son tour, succomber au charme de Dona Jane, Jane, lasse de vivre, joue une dernière fois avec la mort... Jane va mourir. Pour la seconde fois.

  • Insolent, libertin, irritant, subversif, courageux, désertant les sentiers battus comme peu l'ont fait avant lui, tel est Christian Coffinet. Avec "La jambe de mon père", cet homme de solitude, d'humour, de burlesque glacé et de cynisme n'a jamais été aussi loin dans sa capture des mirages et aussi d'une réalité que tant d'imposteurs falsifient. Il y a les vrais marginaux et puis ceux qui font semblant. Coffinet l'individualiste, le lyrique, est un fou de liberté. Ce livre où se mêlent poésie, érotisme, politique, révolte, est celui d'un vagabond visionnaire. C'est un événement pour qui rêve d'originalité et d'une pensée qui n'appartienne à aucune mode, aucun préjugé, aucun conformisme. Un délire superbe. Un livre qui dit "oui" à la vie et "non" à ceux qui asservissent.

  • Du socialisme « misérabiliste » à la chinoise, au capitalisme intégral de Floride, piscine, automation et millions de dollars en pluie, comment va se comporter l'ex-commissaire politique militaire Ch'un-hua, après sa fuite ? Mao Tsé-toung est mort, « loups et louves », « porcs et truies » se disputent le pouvoir en Chine populaire. Un petit bonhomme noiraud de fuyard peut-il vraiment mettre en péril le destin de certaines factions puissantes, à Pékin ? Devenu millionnaire à 53 ans, brusquement flanqué de deux femmes dont une fofolle nymphomane exigeante de 20 ans, quelle diable d'erreur « l'Architraître » va-t-il commettre avant de se retrouver dans la boue grouillante de crabes d'un port du bout du monde ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les mille et une femmes. Retour aux Mille et une nuits et à Schéhérazade qui, pour sauver sa tête, enchantait le roi Shahriyar de ses contes. Se faisant historienne et prophétesse, utilisant les voix du passé et du futur, traversant les pays d'est en ouest, racontant des destins de femmes qu'a gardées la mémoire, elle nous livre ici une nouvelle histoire de la séduction. Ainsi de la vie de Taka-O, vendue petite fille comme prostituée, mais qui, après avoir séduit de nombreux et célèbres amants par ses dons de poétesse et de musicienne, rachète son contrat et épouse l'homme qui sut l'attendre avec amour ; celle de Darima, devenue à l'âge de douze ans danseuse sacrée, mais dont la beauté et le talent font rapidement d'elle la plus célèbre courtisane du royaume avant qu'elle se convertisse au bouddhisme ; ainsi des épopées de Theophano, Véronica Franco ou Lola Montès... Histoires merveilleuses qui nous rappellent inlassablement que les femmes furent, souvent, les plus grands médiateurs de la vie artistique de leur époque.

  • Un divorce n'apporte pas toujours le bonheur espéré ! Voilà l'amère leçon que la belle Sabrina apprend à ses dépens. Pour tromper son ennui, elle se voue à l'acupuncture et se découvre une passion pour les danses de salon. Mais valses et tangos ne remplissent pas toute une vie... En revoyant Ken, la jeune femme comprend qu'elle n'aimera jamais un autre homme que lui. Mais osera-t-elle lui avouer son erreur ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Baptiste-Marie Bon monte de Bergerac à Paris pour faire ses études de médecine. Dès le bizutage, ce jeune faune des temps modernes séduit les femmes par des prédispositions exceptionnelles. Vite lassé des débauches estudiantines, Bon se laisse envoûter par sa voisine d'en face, mystérieuse acrobate de charme, lors d'une involontaire nuit de voyeurisme. Commence alors pour lui une initiation qui se transforme en un véritable cérémonial érotique, de fenêtre à fenêtre, de part et d'autre de la cour de l'immeuble. C'est ainsi que Déa entre dans sa vie et le rend fou d'amour ! Danseuse nue à l'Inferno, elle mène le jeu de leurs rencontres nocturnes et l'entraîne à son insu dans les filets d'un bien étrange producteur de cinéma...

  • Non mais ils sont dingues, là-dedans... Tout juste rescapé de sa banlieue, Kamel n'a pas besoin qu'on lui fasse de dessin. Un lieu de vie pour jeunes délinquants ? Une psychothérapie, ça ? Tu parles ! Des dingos qui hurlent en gesticulant, oui ! Et des filles pas farouches. Ben mon vieux ! Si on lui avait dit... Mais Kamel n'est pas seul. Dealers, voleurs de perceuses, policiers usés, procureurs fatigués, détenus affamés, acteurs en fin de droits. Ils sont tous là... L'autre côté ? Chefs de pub agités, assistants dépassés, clients, budgets, casting, tournages épiques... Deux mondes parallèles ? Non. Un seul. Où vivent les allumés de tous bords, empêtrés dans leurs univers rétrécis. Seule lueur au milieu des décombres : la poésie, l'humour, et cette présence insolite d'un rêveur égaré chantant pour les étoiles...

  • Dès l'âge de douze ans, Hugo van Clef a cristallisé son violent amour de la beauté sur le corps féminin, le visage féminin, sur la Femme. La beauté, il la créera dans l'éclatement et l'acuité de l'érotisme. Sa vie s'annonce comme une féroce et obstinée recherche de la sensation, de la perfection de cette sensation ; du plaisir illimité que procure l'aboutissement de cette perfection. Les femmes le voient comme un dévoreur, un fauve qui fond sur sa proie. D'où son surnom de Jaguar. Il conduira de pair une carrière de séducteur qui le mène à une maîtrise absolue de la « mécanique féminine », et une carrière de chef de publicité qui le conduit à la célébrité puis à la fortune. En exerçant sa virtuosité, pendant des années, sur un étincelant clavier de partenaires différentes, il en arrive à développer une théorie sans faille de l'orchestration de la volupté. Mais vers ses trente ans se pose l'inévitable question : ELLE, la complice idéale, celle qui fait un chef-d'oeuvre de sa propre beauté et du plaisir qu'elle suscite, existe-t-elle ? Il la recherche, patiemment, et de déception en déception, désespérément, amèrement. Le goût de la mort naît et grandit en lui à partir du moment où il comprend que, s'il a apparemment réussi sa vie professionnelle, il a irrémédiablement échoué dans sa vie sentimentale. Le voici à quarante-sept ans. C'est alors qu'apparaît Vanessa...

  • Dans les jardins médiévaux de l'abbaye, une femme cueille des brassées de plantes aromatiques qu'elle dépose près de Jean l'enlumineur, penché sur son écritoire. C'est là que s'est réfugiée Lucinda, loin de Paris, loin de Charles et de ses pitoyables manoeuvres pour adoucir une rupture sordide. La naissance d'Aurore, qui pourrait être la fille de Cédric, le tailleur de pierre mort trop tôt, ou peut-être de Charles, aide Lucinda à revivre. Elle réjouit aussi l'ami enlumineur qui fait chanter les couleurs de ses miniatures pour oublier son infirmité et pour la plus grande joie de l'enfant en manque de père. Pour la femme trop possessive, prompte à haïr autant qu'à aimer, trop tourmentée pour savoir profiter du bonheur simple et de l'affection des siens, l'équilibre est précaire. Bientôt, la mort rôde autour de Lucinda et de l'abbaye... La neige recouvre les toits du village. Désertes les rues, vide de fidèles l'église glaciale où Lucinda est venue s'aventurer comme on se noie, non pour être sauvée mais pour s'abandonner. Un long moment, elle reste sur le banc de bois ; trente ans de vie lui reviennent en mémoire, enfance neutre, adolescence de fureur rentrée, pour ne pas laisser percer le caractère... Trente ans d'une existence insatisfaisante qu'elle n'a su mener qu'à coups d'erreurs irréparables. Il faut s'arrêter et mourir là peut-être, dans ce village inconnu ; mais mourir non plus elle ne saurait pas... Elle quitte l'église avec le sentiment de s'être fourvoyée une fois encore. Sur le parvis, elle hésite. Et puis, dans la ruelle sombre, un rayon de soleil perce le ciel bas et illumine l'enseigne de la boutique comme la révélation d'un bonheur possible, à portée de main. Les bleus, les ors, les rouges et les verts éclatent dans ce prénom si simple Jean, suivi de sa qualité, enlumineur...

  • Nous sommes en guerre depuis 38 ans ; que les explosions aveuglantes se produisent au Liban, en Afghanistan, rue des Rosiers ou bien au Salvador, il s'agit de la même guerre. Quelque part en Amérique centrale, existe un « Nicaragua Libre », comme jadis a existé la « France Libre », à Londres. Mais le moral des « Contras » est moyen, l'enthousiasme des 10 000 instructeurs Bérets Verts/ClA tombé. La force M. va entrer de plain-pied dans un complot ; dont personne n'est fier. Et, par-delà le sang, la mort, le vacarme des armes automatiques, l'une tenue par une femme - et quelle femme ! -, une déclaration fracassante. Galvanisés, les « Contras » passent à l'attaque : L'an prochain à Managua !

  • Éclairé par l'écriture singulière de Maurice Cury, qui paraît à la limite du rêve, « La quête du vent » est un récit bref, sans épanchement, superbe, baigné par l'atmosphère du quartier grouillant de la gare Saint-Lazare, si propice à la solitude, où l'on se croise sans se voir, et où il suffit parfois d'un regard... Le narrateur de ce roman ? c'est Madame Bovary et Don Quichotte. Une vie banale, apparemment heureuse, qui ne le satisfait pas et, soudain, la recherche fiévreuse de quelque chose de vague et d'infini : une Dulcinée à peine entrevue. C'est sans doute la tragédie de l'homme contemporain que Maurice Cury dépeint ici, comblé et insatisfait, incertain de ses navrantes certitudes autant que de son désir imprécis d'un bonheur impossible, et peut-être pas même convoité. Ce désir n'est-il, au bout du compte, que celui de son propre anéantissement social ? Depuis Sur la route de Salina (Denoël), qui fit un film de Georges Lautner avec Rita Hayworth, La parade sauvage (Denoël), Une chaise dans les champs (Albin Michel) et De Gaulle est mort (L'athanor) notamment, le romancier et scénariste-dialoguiste Maurice Cury n'avait jamais atteint une telle perfection de l'écriture. La quête du vent est, à nos yeux, son chef-d'oeuvre.

  • Éclairé par l'écriture singulière de Maurice Cury, qui paraît à la limite du rêve, « La quête du vent » est un récit bref, sans épanchement, superbe, baigné par l'atmosphère du quartier grouillant de la gare Saint-Lazare, si propice à la solitude, où l'on se croise sans se voir, et où il suffit parfois d'un regard... Le narrateur de ce roman ? c'est Madame Bovary et Don Quichotte. Une vie banale, apparemment heureuse, qui ne le satisfait pas et, soudain, la recherche fiévreuse de quelque chose de vague et d'infini : une Dulcinée à peine entrevue. C'est sans doute la tragédie de l'homme contemporain que Maurice Cury dépeint ici, comblé et insatisfait, incertain de ses navrantes certitudes autant que de son désir imprécis d'un bonheur impossible, et peut-être pas même convoité. Ce désir n'est-il, au bout du compte, que celui de son propre anéantissement social ? Depuis Sur la route de Salina (Denoël), qui fit un film de Georges Lautner avec Rita Hayworth, La parade sauvage (Denoël), Une chaise dans les champs (Albin Michel) et De Gaulle est mort (L'athanor) notamment, le romancier et scénariste-dialoguiste Maurice Cury n'avait jamais atteint une telle perfection de l'écriture. La quête du vent est, à nos yeux, son chef-d'oeuvre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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