• Cynique, Billy Wilder ? On a coutume de le dire. Et grossier, voire vulgaire. Son cinéma est lourd, certes, mais d'une lourdeur littérale. Auteur de quelques-unes des comédies parmi les plus drôles de l'histoire, émule de Lubitsch, il est, par excellence, le cinéaste de la gravité.

    La force du terrestre et la pesanteur sont au coeur de ses films. Les mouvements et les discours, le rire et la politique, tout est affaire de poids dans Certains l'aiment chaud, dans Sunset Boulevard comme dans Un, deux, trois.

    Wilder est moins un satiriste, en vérité, qu'un historien. Tantôt il analyse les origines et les évolutions de la société américaine, tantôt il décrit une Allemagne marquée par le nazisme. Aller de la gravité matérielle à la gravité historique est dès lors la trajectoire de ce livre, qui propose une vision inédite d'une oeuvre fondamentale.

  • Dimitri tente de fuir devant ses persécuteurs et de combattre le Mal. Un roman qui trouve un écho dans le coeur des adolescents.

  • Si « Drôles de dames » fit sensation lors de son apparition sur les écrans américains vers le milieu des années soixante-dix, c'est avant tout parce que c'était la première fois que l'on confiait les premiers rôles d'une série policière à des femmes. C'est aussi ce qui fit son succès phénoménal et la gloire de ses interprètes. En 1996, la série fête le 20e anniversaire de sa création, et ses fréquentes rediffusions sont la preuve que ce succès perdure malgré les phénomènes de mode. Outre un guide complet des 109 épisodes, Éric Contant & Philippe Goudeau se penchent sur l'influence des « anges de Charlie » dans le paysage audiovisuel de l'époque et, en particulier, sur le rôle des femmes dans les séries américaines. Ils nous content également le destin des six actrices qui se passèrent le relais au cours des cinq saisons, de 1976 à 1981.

  • Les mille et une femmes. Retour aux Mille et une nuits et à Schéhérazade qui, pour sauver sa tête, enchantait le roi Shahriyar de ses contes. Se faisant historienne et prophétesse, utilisant les voix du passé et du futur, traversant les pays d'est en ouest, racontant des destins de femmes qu'a gardées la mémoire, elle nous livre ici une nouvelle histoire de la séduction. Ainsi de la vie de Taka-O, vendue petite fille comme prostituée, mais qui, après avoir séduit de nombreux et célèbres amants par ses dons de poétesse et de musicienne, rachète son contrat et épouse l'homme qui sut l'attendre avec amour ; celle de Darima, devenue à l'âge de douze ans danseuse sacrée, mais dont la beauté et le talent font rapidement d'elle la plus célèbre courtisane du royaume avant qu'elle se convertisse au bouddhisme ; ainsi des épopées de Theophano, Véronica Franco ou Lola Montès... Histoires merveilleuses qui nous rappellent inlassablement que les femmes furent, souvent, les plus grands médiateurs de la vie artistique de leur époque.

  • Dans les jardins médiévaux de l'abbaye, une femme cueille des brassées de plantes aromatiques qu'elle dépose près de Jean l'enlumineur, penché sur son écritoire. C'est là que s'est réfugiée Lucinda, loin de Paris, loin de Charles et de ses pitoyables manoeuvres pour adoucir une rupture sordide. La naissance d'Aurore, qui pourrait être la fille de Cédric, le tailleur de pierre mort trop tôt, ou peut-être de Charles, aide Lucinda à revivre. Elle réjouit aussi l'ami enlumineur qui fait chanter les couleurs de ses miniatures pour oublier son infirmité et pour la plus grande joie de l'enfant en manque de père. Pour la femme trop possessive, prompte à haïr autant qu'à aimer, trop tourmentée pour savoir profiter du bonheur simple et de l'affection des siens, l'équilibre est précaire. Bientôt, la mort rôde autour de Lucinda et de l'abbaye... La neige recouvre les toits du village. Désertes les rues, vide de fidèles l'église glaciale où Lucinda est venue s'aventurer comme on se noie, non pour être sauvée mais pour s'abandonner. Un long moment, elle reste sur le banc de bois ; trente ans de vie lui reviennent en mémoire, enfance neutre, adolescence de fureur rentrée, pour ne pas laisser percer le caractère... Trente ans d'une existence insatisfaisante qu'elle n'a su mener qu'à coups d'erreurs irréparables. Il faut s'arrêter et mourir là peut-être, dans ce village inconnu ; mais mourir non plus elle ne saurait pas... Elle quitte l'église avec le sentiment de s'être fourvoyée une fois encore. Sur le parvis, elle hésite. Et puis, dans la ruelle sombre, un rayon de soleil perce le ciel bas et illumine l'enseigne de la boutique comme la révélation d'un bonheur possible, à portée de main. Les bleus, les ors, les rouges et les verts éclatent dans ce prénom si simple Jean, suivi de sa qualité, enlumineur...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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