• "Tu verras, on a des fidèles, m'explique la responsable de soirée en se retournant. Fidèles : à la façon dont sont prononcés les prénoms, on sent que les bénévoles le sont aussi. Des symétries inattendues entre eux et nous, il y en aura d'autres, au fil des nuits passées à sillonner la ville. Leur culture littéraire, qui souvent vaut la nôtre, leur fréquentation assidue des bibliothèques, et aussi leur diversité d'âges, de styles, de personnalités, miroir de celles des bénévoles. Symétries qui n'effacent pas le gouffre entre nous, qui dormons au chaud, et eux, qui dorment dehors ou dans un squat, mais qui existent malgré le gouffre, qui l'empêchent d'occuper tout le paysage. Avant les maraudes, je voyais juste le gouffre. Maintenant, je vois le gouffre, et les symétries."

    Sophie Chabanel est écrivain. Elle a notamment publié, aux éditions du Seuil, La griffe du chat et Le blues du chat.

  • "Dans une grotte près de Zurich, Schoch, un sans-abri, découvre un jour un petit animal improbable, un éléphant rose et luminescent. Une seule personne sait comment la petite créature est née et d'où elle vient : le généticien Roux. Il aimerait en faire un événement mondial, une sensation. Mais il lui a été dérobé. Kaung, un Birman, l'un de ceux qui chuchotent à l'oreille des éléphants, a accompagné la naissance de l'animal et estime qu'un être pareil doit être caché et protégé.
    Un conte aussi fantastique que réaliste, un questionnement sur la place du sacré et de la bonté dans un monde envahi par la technologie génétique."

  • L'ensemble des besoins des êtres humains peut être classé en cinq catégories. Aujourd'hui, cette théorie est le principe d'un nouveau jeu de télé-réalité : La pyramide des besoins humains. Nous sommes 15 000 candidats, et dans cinq semaines il n'en restera plus qu'un. Et moi dans tout ça ? Disons que je m'appelle Christopher Scott. Disons que j'ai dix-huit ans. Que j'habite sur un morceau de carton, dans la rue, à Londres. Enfin, peu importe mon nom, peu importe mon âge. Je suis le candidat no 12778. Je n'existe pas encore. Mais je risque fort de devenir quelqu'un, et même quelqu'un de célèbre. Et c'est bien ça le pire.

  • Pour Clara ; nouvelles d'ados

    Collectif

    • Fleurus
    • 6 Novembre 2020

    "Écrire a toujours été pour moi une manière d'interagir avec le monde. Grâce aux mots, je transmets mes sentiments, mes peurs, mais aussi mon univers"Sept jeunes auteurs entre douze et dix-sept ans ont pris la plume pour écrire une nouvelle qui leur ressemble.Ils nous emmènent dans les tranchées un soir de Noël, ou dans l'Angleterre victorienne, nous font découvrir des sociétés futuristes, nous accompagnent dans la fin de l'enfance, ou dans les pas d'une aveugle, nous plongent dans la guerre, encore. Ils nous dérangent, nous bouleversent, nous interrogent, nous remuent.Lisez-les.Ce prix a été créé en mémoire de Clara, décédée subitement à l'âge de 13 ans des suites d'une malformation cardiaque. Destiné aux adolescents qui, comme elle, aiment lire et écrire,il est décerné par un jury présidé par Erik Orsenna et composé de personnalités du monde des lettres et de l'édition.La vocation du prix Clara est caritative. Les bénéfices de la vente de la vente de ce livre seront versés à l'Association pour la Recherche en Cardiologie du Foetus à l'Adulte (ARCFA) de l'hôpital Necker-Enfants malades.

  • Février 1954, un froid mordant s'est installé sur la France. À Paris, des gens meurent dans la rue. Une voix émue et ferme résonne sur les ondes : l'abbé Pierre lance un appel historique à la solidarité.
    100 ans après la naissance de son fondateur, le mouvement Emmaüs perpétue l'action de celui qui, tout au long de sa vie, n'a eu de cesse de soulager la souffrance de ses frères et de se faire la voix des sans-voix.

    Les grands témoins de la foi consacrent leur vie à l'amour de Dieu et des autres. Leur histoire est un chemin vers la sainteté.

    Idéal pour les 5-7 ans.

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  • « Fable d'amour, écrit Moresco, raconte une histoire d'amour entre deux personnages qu'il serait impossible d'imaginer plus éloignés : un vieux clochard qui ne se souvient plus de rien et qui a pratiquement perdu la raison, et une fille merveilleuse. C'est l'histoire d'une de ces rencontres qu'on croit impossibles mais qui peuvent avoir lieu dans les territoires libres et absolus de la fable, et aussi quelquefois dans la vie. » Fût-il le plus pur, l'amour a-t-il vocation à durer ? Mais puisque l'amour est sans pourquoi, doit-on chercher plus d'explications à ce qui le tue qu'à ce qui le fait naître ? Et si la fable était le seul mode pour raconter aujourd'hui la puissance d'aimer ?

  • Les SDF se trouvent à la rue, sous des tentes, dans des centres d'hébergement, au centre de multiples controverses. Mais de qui et de quoi parle-t-on exactement ? Combien sont-ils ? Quels sont les impacts de la crise migratoire ? Que faire face aux campements et aux enfants mendiants ? Que penser d'un objectif comme « zéro SDF » ? Toutes ces interrogations appellent moins de sensationnel et davantage d'examen rigoureux. C'est ce que propose Julien Damon dans cet ouvrage.

    Julien Damon est professeur associé à Sciences Po et conseiller scientifique de l'École nationale supérieure de sécurité sociale. Il a été responsable de la Mission Solidarité de la SNCF, directeur des études à la Caisse nationale des Allocations Familiales (CNAF), chef du service Questions sociales au Centre d'Analyse Stratégique, Président de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Il a publié plusieurs ouvrages, notamment aux éditions PUF et Odile Jacob.

  • Espiègles, coquins... et chrétiens : Prune et Séraphin, les premiers petits héros catho !

    Voici les aventures de deux petits héros chrétiens, drôles et attachants. Les histoires mettent en scène tout ce que les parents chrétiens veulent transmettre dans leur famille : la tendresse, le partage, le pardon, la bienveillance, le courage, mais aussi la foi, la vie de prière...

    Prune a cassé le beau château de cubes. Séraphin est très en colère et Prune est toute triste.
    Qu'il est doux de faire la paix après une grosse dispute !

    Idéal pour l'éveil à la foi.

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  • ' Clodo est là pour enseigner cette terrible vérité : la normalité est sans issue. Sous le masque bienveillant de nos démocraties se cache cette totalitaire injonction : Citoyen sera productif ou lentement, et sans bruit, mis à mort.
    Qu'on ne s'y trompe

  • Dans ce recueil de nouvelles, Claudine Jacques dépeint un tableau sans concession de la Nouvelle-Calédonie contemporaine à travers une galerie de portraits souvent tragiques. Des squats miteux aux somptueuses villas de Nouméa, des stations d'élevage aux lotissements étranglés dans la ville, des êtres se démènent pour garder ou trouver un cap dans leur quotidien. Comme un miroir de la complexité d'une société pétrie de métissages, de coutumes, de croyances mais aussi de tensions, d'inégalités et de violence, Caledonia Blues souligne, au-delà de l'opposition Kanak-Caldoche, l'incroyable équation calédonienne.

    Claudine Jacques écrit depuis toujours. Après avoir dirigé un Centre de formation professionnelle, elle cesse toute activité en 1994 pour se consacrer à l'écriture. Son premier recueil de nouvelles, Nos Silences sont si fragiles, fait forte impression tant il parle vrai. Puis Claudine Jacques écrit son premier roman en 1998, Les Coeurs barbelés, publié aux éditions de La Table Ronde en 1999. Claudine Jacques est installée en brousse où elle gère la bibliothèque de son village depuis vingt ans.

  • La porte du bureau de l'abbé Pierre s'ouvre en claquant :
    - Père, c'est tragique ! À Villemomble un homme vient d'essayer de se tuer... Venez vite !
    Georges est à bout, il n'attend plus rien de la vie. Pendant des heures, l'abbé écoute cet ancien prisonnier vomir son désespoir. Il lui propose un repas chaud et un endroit où passer la nuit, mais Georges demeure sourd. À court d'arguments, le prêtre dit enfin :
    - Tu es horriblement malheureux et moi je ne peux rien te donner. Mais toi, avant de te tuer, accepte seulement de me donner un coup de main pour aider les autres, ceux qui sont plus malheureux encore. J'ai besoin de toi.
    Au fond de son désespoir, Georges est touché. Ce qui lui manquait, ce n'était pas de quoi vivre mais une raison de vivre.
    L'abbé Pierre vient de rencontrer le premier compagnon d'Emmaüs.

    Un récit haletant pour découvrir le destin incroyable du fondateur d'Emmaüs.

  • Route 62

    Ivy Pochoda

    Blond, athlétique et complétement nu, il court sur l'autoroute au milieu des embouteillages du matin à Los Angeles. Comme s'il n'attendait que ça pour s'arracher à un univers trop lisse, Tony, un avocat, quitte brutalement sa voiture pour le suivre. La poursuite de cet étrange coureur l'entraîne du côté sombre de la Cité des Anges, là où tous les déglingués de la vie semblent s'être donné rendez-vous. Britt, porteuse d'un lourd secret, et un temps réfugiée dans un ranch aux allures de secte en plein désert des Mojaves. Ren, ex-taulard et graffeur à la recherche de sa mère. Blake, dealer tourmenté qui veut venger la mort de Sam, son partenaire de galère... Parce qu'il s'est mis en danger, la carapace sociale de Tony se fissure, annulant la distance qui d'ordinaire le sépare des gens qui peuplent les rues crasseuses de Downtown. Et à travers son regard, qui pourrait être le nôtre, se déroulent les destins singuliers de ces personnages en rupture qui un jour, sans s'en rendre compte, ont emprunté la mauvaise route...

  • Martin

    Bertrand Schefer

    Je vais écrire un film sur Martin. Mais je ne sais plus rien de lui, il est maintenant l'inconnu. Le film racontera l'histoire d'un homme hanté par son ami d'enfance.

  • Parti à la rencontre des exclus qui vivent « en bas » de nos grandes villes, dans ce métro devenu terre d'asile, Bernard Ollivier raconte, avec tendresse et lucidité, cette vie parallèle, cette vie en marge, dans laquelle tout un chacun peut un jour basculer...
     

  • Deux voix qui se succèdent sans se répondre : celle de Ghetto, s.d.f. vivant au bord du périphérique, et celle d'un agent de la préfecture de police affecté à la vidéosurveillance de ce même périphérique. Un jour, ce dernier aperçoit une forme noire sur l'un des écrans, qui semble s'être installée sur une langue de béton, à la hauteur des voitures. En cherchant à entrer en contact avec ce s.d.f., l'agent découvrira l'enfer que c'est de vivre là...

  • À la dérive dans les rues de Bruxelles, un SDF prend conscience qu'il est en train de devenir invisible aux yeux des passants - réellement invisible. Facétieux, il tire parti de cette nouvelle donne en se jouant des barmen, des touristes, des policiers et des femmes...

  • Pourquoi tant de gens dorment-ils dans la rue ? Pourquoi ne trouve-t-on pas de solutions efficaces ? Telles sont les questions que pose Pascal Noblet, et auxquelles il apporte des réponses dérangeantes.Car pour l'auteur de cet essai, la raison principale du fait que les SDF restent dans la rue est leur instrumentalisation politique. Plutôt que d'essayer de comprendre leurs trajets et leurs véritables problèmes, les uns offrent des réponses uniquement de court terme au nom d'une politique de l'urgence, et les autres s'illusionnent en se concentrant sur de la politique du logement, qui serait une solution miracle au " sans-abrisme ".

  • Banc public

    Yvan Lissorgues

    Achille, à la suite d'une grave accusation qui s'est révélée fausse, a sombré dans une sorte de "coma psychologique" et il s'est laissé tomber dans une ville du Sud, là où le train s'est arrêté.
    Dans ce monde d'en bas, pendant des mois, il a traîné l

  • À l'heure de sa seconde livraison, la revue Sensibilités a souhaité réinvestir ce lieu connu, trop connu, qu'on appelle d'ordinaire " la maison ". Sans doute parce qu'il est de son ambition de savoir nous rendre à nouveau étranger jusqu'au plus familier. Quoi de plus naturalisé en effet que cet espace perceptif quotidien, pétri d'affects, de traditions et d'arbitraires, qu'est justement le " chez soi " ?
    À l'heure de sa seconde livraison, la revue
    Sensibilités a souhaité réinvestir ce lieu connu, trop connu, qu'on appelle d'ordinaire " la maison ". Sans doute parce qu'il est de son ambition de savoir nous rendre à nouveau étranger jusqu'au plus familier. Quoi de plus naturalisé en effet que cet espace perceptif quotidien, pétri d'affects, de traditions et d'arbitraires, qu'est justement le " chez soi " ?
    Bien sûr, les recherches qui l'ont questionné sous l'angle de la propriété, de ses règles d'héritage comme de ses transgressions ne manquent pas. Nombreuses également celles qui portent sur la variété des formes et des matières, sur la signification sociale du mobilier ou sur la disposition des pièces. Très riches encore, les travaux portant sur l'intimité familiale, sur la privatisation plus ou moins marquée des espaces et les rapports genrés relatifs à l'entretien du foyer. Multiples enfin, ceux qui questionnent les politiques publiques du bâtiment et du logement. Mais voilà : manque encore à ce jour une véritable science sociale de l'espace domestique.
    Non pas tant qu'il faille espérer dans une théorie unifiante à même de subsumer ces quêtes apparemment disparates et séparées. Mais l'enjeu tient justement dans notre capacité à décrire et à penser ensemble et la transformation et la persistance des constructions symboliques et des luttes de perception qui modèlent le monde tout à la fois matériel et immatériel de la maison. Dire comme ici de la maison qu'elle est, jusqu'en ses moindres recoins, de l'histoire faite chose, c'est s'efforcer de comprendre à la fois la voie par laquelle cet espace de vie s'est autonomisé en s'arrachant lentement aux emprises publiques, mais aussi la manière dont les modes de perception dominants en organisent la lecture et l'évidence même, enfin, la façon dont les logiques sociales travaillent les usages de l'espace domestique jusqu'aux plus ordinaires et aux plus intimes.

  • Deux femmes, cinq hommes dans la rue, des sans-abri n'ayant rien d'autre à partager que leur mendicité. Au gré du hasard, des liens étroits se créent à travers le groupe qui deviendra une famille paradoxale.

    Issu de milieux différents et par instinct de survie, chacun se bat à sa façon pour tenter de se libérer du carcan de l'itinérance. Tous des êtres humains formant une sorte de meute nageant à contre-courant dans une société souvent mal ajustée à leur réalité.

    Avec l'aide d'âmes charitables, certains finiront par s'en sortir. Hélas, tous n'auront pas cette chance. Par découragement, ils opteront pour l'irréparable en posant des gestes déchirants pour mettre fin à leurs souffrances et à leur détresse...

  • Un hiver de canicule

    Olivier Laucournet

    « Alors, je vais certainement gâcher un peu une belle soirée. Alors, certains vont être tentés de changer de chaîne, parce que les SDF... Et pourtant, où se trouve-t-il, le vrai tsunami ? En Indonésie ou si près de chez vous ? Pas en France, vraiment ? En êtes-vous si persuadé ? Et si persuadé que la vie, jamais, ne vous jouera de mauvais tour ? Prenez trente secondes pour méditer. En tout cas, ce soir, l'événement il se passe ici et nulle part ailleurs et, ne zappez pas, toutes les chaînes y reviendront inexorablement, j'en suis sûr. Parce que ce soir, nous allons vous parler de vous, oui vous. Potentiellement vous tous. Parce que ce soir, nous allons, surtout et par-dessus tout, agir pour vous, avec vous, concrètement et aussi longtemps qu'il le faudra pour aboutir à une solution complète, je dis bien complète, et durable. »

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