Robert Laffont

  • De l'édification du mur de Berlin à l'effondrement de l'Union soviétique, la grande aventure du XXe siècle telle que personne ne l'a jamais racontée. 1961. Les Allemands de l'Est ferment l'accès à Berlin-Ouest. La tension entre les États-Unis et l'Union soviétique s'exacerbe pour atteindre un point culminant l'année suivante avec la crise des missiles de Cuba. Le monde scindé en deux blocs se livre une guerre froide qui risque de devenir une guerre nucléaire. Confrontées à toutes les tragédies de la fin du XXe siècle, plusieurs familles, russe, allemande, américaine et anglaise, sont emportées dans le tumulte de ces immenses troubles sociaux, politiques et économiques. George Jakes dans le bus des Freedom Riders, Jasper Murray dans la jungle vietnamienne, Tania Dvorkine en Sibérie, Dave Williams et Walli Franck, rockers à Berlin ou San Francisco, vont se battre, trouver le chemin de l'amour et participer chacun à leur façon à la formidable révolution en marche.Entre saga historique et roman d'espionnage, histoire d'amour et thriller politique, Aux portes de l'éternité clôt la fresque gigantesque et magistrale de la trilogie du Siècle, après La Chute des géants (Laffont, 2010) et L'Hiver du monde (Laffont, 2012).

  • Sherman McCoy mène une vie luxueuse entre Wall Street, dont il est l'un des jeunes lions, et Park Avenue. Un soir, revenant de l'aéroport avec sa maîtresse, il rate la sortie de l'autoroute, et se perd dans le Bronx. Au moment où il croit enfin pouvoir échapper à ce quartier de tous les dangers, deux jeunes Noirs s'avancent, menaçants, vers sa Mercedes... Le couple parvient à s'enfuir, mais écrase l'un des deux hommes. Pour Sherman McCoy, c'est le début de la chute. Sa vie affective et professionnelle est pulvérisée, et l'univers dont il se croyait le maître flambe sur le bûcher de toutes les vanités. Graduellement, inexorablement, l'étau se resserre, sans que l'on sache, jusqu'aux toutes dernières pages, comment le cauchemar se terminera. " La plus sinistre, la plus drôle, la plus juste des présentations de la vie new-yorkaise... " Le Monde " Cauchemardesque, fascinant, drôle et passionnant, le livre qu'il faut avoir lu sur ce qui est aujourd'hui la " ville moderne " par excellence. " Les Échos " " The " roman encore jamais écrit sur New York et ses épicentres mondialement nerveux : la Bourse et les conflits raciaux... L'argent, la politique, la presse, la justice, le courage et la lâcheté, du grand spectacle en cinémascope. " Marie-Claire " Le Bûcher des vanités... cet incendie de mots éclairant la nuit contemporaine. " VSD

  • Médecin de formation, grand voyageur et agent secret, Somerset Maugham mit à profit ses diverses expériences pour en tirer la matière de son oeuvre d'écrivain. Raymond Chandler et George Orwell ont dit tout haut l'admiration qu'ils vouaient à ce formidable raconteur d'histoires. Ses très nombreuses nouvelles, en particulier, ont fait de lui l'un des auteurs les plus populaires de sa génération et lui ont valu le surnom de " Maupassant anglais ". Voici le premier d'une série de quatre livres regroupant, selon un plan établi par Maugham lui-même, l'intégralité de ces nouvelles. On y suit en voyeur les trajectoires d'individus en proie à un destin toujours fertile.

  • Dans un monde dystopique furieusement proche du nôtre, le jeune Alex s'ingénie à commettre le mal sans le moindre remords : en compagnie de ses drougs, il se livre à la bastonnade, au viol et à la torture sur fond de musique classique. Bientôt incarcéré, il subit un traitement chimique qui le rend allergique à toute forme de violence. Tout le génie de Burgess éclate dans ce livre sans équivalent, entre roman d'anticipation et conte philosophique. Le romancier, qui fut linguiste et compositeur, réussit en outre le prodige d'inventer une langue, le nadsat, dans laquelle son héros raconte sa propre histoire. À l'occasion du centenaire de la naissance d'Anthony Burgess, son roman culte, L'Orange mécanique, s'enrichit aujourd'hui d'une postface inédite de l'auteur sur le film qu'en tira Stanley Kubrick, ainsi que de fac-similés de son tapuscrit, illustré de ses propres dessins, permettant de jeter un éclairage nouveau sur ce classique de la littérature anglaise. " Je ne connais aucun écrivain qui soit allé aussi loin avec le langage. " William S. Burroughs

  • " James A. Michener possède quelque chose de rare et précieux : l'art de rendre l'histoire concrète, tangible. " The Boston Globe.
    Un groupe d'archéologues américains entreprend des fouilles en Israël, à Makor. À chaque niveau, ils mettent au jour des objets évoquant la vie de ceux qui ont vécu sur ces terres depuis la nuit des temps. À partir de cet épisode fictionnel, James A. Michener recrée, d'une manière extraordinairement vivante, avec toute sa maestria de romancier amateur d'histoire, la vie à Makor sous la domination successive des Cananéens, des Hébreux, des Égyptiens, des Babyloniens, des Turcs et des Anglais. Et c'est ainsi que sous nos yeux se déroule la passionnante histoire de la Palestine : Terre promise, Terre sainte.La Source est unanimement considéré comme le chef-d'oeuvre du grand écrivain américain, qui nous livre ici tout à la fois un grand divertissement et une belle leçon d'histoire.

  • " Ne vous inquiétez pas, messieurs les policiers, je peux tout expliquer... "
    Votre vie peut basculer très vite, même en vacances ! Motivé par une crise existentielle, Éric a décidé de goûter aux délices du camping-caravaning en famille. Malgré une tenace bonne volonté et un goût modéré pour l'imprévu, les événements déroutants et effrayants s'enchaînent. Sa femme est prise de pulsions sexuelles irrépressibles, sa fille traverse une crise de mysticisme et son fils retourne à l'état sauvage. Viennent s'ajouter à cette tribu déjantée un policier cinglé et des corps sans tête.Dans cette comédie grinçante, les scènes cocasses, voire hilarantes, côtoient des situations plus tragiques... L'élixir satirique subtilement dosé ajoute au burlesque que Geoff Nicholson manie avec talent.

  • Le Bûcher des vanités des années 2010 " Miami est la seule ville d'Amérique - et même du monde, à ma connaissance - où une population venue d'un pays étranger a établi sa domination en l'espace d'une génération à peine. Je veux parler des Cubains de Miami. Ici, Nestor, un policier cubain, se retrouve exilé par son propre peuple pour avoir sauvé de la noyade un misérable émigrant clandestin de La Havane ; Magdalena, sa ravissante petite amie, le quitte pour des horizons plus glamour dans les bras d'un psy spécialiste de l'addiction à la pornographie ; un chef de la police noir décide qu'il en a assez de servir d'alibi à la politique raciale du maire cubain ; un journaliste WASP aux dents longues s'échine à traquer le scoop qui lui permettra de se faire une place à la hauteur de son ambition... et je n'évoque là que quelques-uns des personnages de Bloody Miami. C'est un roman, mais je ne peux m'empêcher de me poser cette question : et si nous étions en train d'y contempler l'aurore de l'avenir de l'Amérique ? " Tom Wolfe " Tentaculaire, foisonnant, obsédant, exaltant, exigeant, dopé à la caféine " The Miami Herald " Lire Tom Wolfe, c'est comme passer une journée au parc d'attractions : on est lancé à toute allure sur les rails sifflants d'une narration où les scènes s'enchaînent, portées par une prose électrique. " The Wall Street Journal

  • " De mémoire, nous pouvons tous citer une palanquée de grands romanciers ; pour ce qui est des nouvellistes, en revanche, c'est plus compliqué, ils se comptent (au mieux) sur les doigts d'une main. William Somerset Maugham est de cette famille précieuse, et il en est même un peu le patron. " Le Point
    Écrivain-voyageur s'il en fut, Somerset Maugham nous a fait la grâce de donner vie dans ses nouvelles à une galerie de personnages tous plus pittoresques les uns que les autres, que son humeur vagabonde lui a permis de rencontrer et d'observer en Europe aussi bien qu'en Amérique ou en Asie. C'est ainsi tout un monde, dont le souvenir aujourd'hui s'estompe mais dont plus d'un voyageur contemporain peut être nostalgique, qui s'offre à notre regard de lecteurs et de curieux dans ce recueil. Avec en prime l'humour teinté parfois d'une pointe de cruauté qui est la marque de fabrique de ce grand raconteur d'histoires. Peut-être le plus grand.

  • À Holt, bourgade des plaines arides du Colorado, voici les frères Harold et Raymond McPherson, vieux cow-boys célibataires aux mains calleuses et au coeur d'or. Avec leurs encouragements, leur protégée, Victoria, maman d'une petite Katie âgée de deux ans, part s'installer en ville pour reprendre ses études. Malgré la solitude, la vie suit son cours dans le bruissement des éoliennes et le piétinement des troupeaux. Jusqu'à ce que le malheur frappe, implacable. Au rythme lancinant d'une ballade folklorique traditionnelle, Kent Haruf explore avec sobriété et pudeur les passions et les tragédies humaines. Dans une prose d'une simplicité poétique, celui qui fut le chantre de son Colorado natal célèbre la force de l'espérance et l'élégance du coeur.

  • " Ce recueil s'inspire de mon expérience d'agent secret pendant la guerre, mais remaniée au service de la fi ction. Car la réalité est un piètre conteur. Elle entame ses récits au petit bonheur, en général bien avant le début de l'action, marche à l'aventure et décroche avant d'avoir dénoué les fi ls de l'intrigue... " Somerset Maugham a démontré, avant Ian Fleming et John Le Carré, que littérature et espionnage pouvaient faire excellent ménage. Somptueusement écrites, riches de descriptions et de poésie, ces nouvelles nous emmènent d'un pays à l'autre de l'Europe en guerre, brossant au passage des portraits corrosifs et drôles des personnages qu'Ashenden croise au gré de ses aventures, et qui tous - ou presque - se révèlent être des espions. Après Les Trois Grosses Dames d'Antibes et Madame la Colonelle, ce troisième volume de nouvelles est l'occasion de retrouver l'univers anticonformiste et cosmopolite de Maugham, le plus français des grands écrivains anglais du XXe siècle. " Conteur hors pair, Somerset Maugham a poussé le genre de la nouvelle jusqu'à la perfection. " Le Monde

  • " Un très grand romancier américain. " Transfuge.
    Trois paumés magnifiques sont les héros de cette histoire mise en scène avec maestria par l'auteur des Extraordinaires Aventures de Kavalier & Clay, lauréat du prix Pulitzer. Grady Tripp, professeur de lettres en mal d'inspiration, doit remettre un manuscrit à son éditeur alors même que sa femme - la troisième en titre - le quitte et que sa maîtresse lui annonce être enceinte. Des aléas dont son éditeur, Teddy Crabtree, n'a que faire. Abonné aux sensations fortes, il veut seulement récupérer le livre. James Leer, enfin, fervent disciple de Tripp et petit génie incompris qui cultive une attirance morbide pour les suicides de stars, doit être empêché d'attenter lui-même à ses jours...Parvenir à marier les ressorts de la comédie la plus efficace et la peinture réaliste de ces petits drames de la vie qui font la condition humaine, tel est le tour de force littéraire de Michael Chabon dans son deuxième roman, adapté au cinéma par Curtis Hanson avec Michael Douglas dans le rôle principal.

  • " Excitantes par la variété des thèmes traités et de leur style, ces nouvelles constituent une sorte de fidèle échantillonnage de l'oeuvre entière de Graham Greene. " Isabelle D. Philippe
    Si Graham Greene a été acclamé pour ses romans - La Puissance et la Gloire, Notre agent à La Havane et tant d'autres qui, au fil de plus d'un demi-siècle d'écriture, sont venus l'installer au sommet de la littérature britannique -, il fut aussi un nouvelliste virtuose. Ces nouvelles, composées entre 1929 et 1990, il les décrivait comme des échappées, voire des escapades, comparables aux instantanés photographiques qu'on réunissait autrefois dans des albums de vacances. C'est dire que l'on y trouvera non seulement un Graham Greene inattendu et souvent plein d'humour, mais aussi, selon l'auteur lui-même, quelques-unes de ses meilleures pages. " Pavillons Poche " publie l'intégralité de ces textes par ordre chronologique, en deux volumes, dont L'Homme qui vola la tour Eiffel est le second après Mr Lever court sa chance.

  • " Conteur hors pair, Somerset Maugham a poussé le genre de la nouvelle jusqu'à la perfection. " Le Monde
    Dans la nouvelle-titre de ce recueil, on croise le chemin de quatre marins qui parcourent les mers du Pacifique et dont la solide amitié fait l'admiration de tous, jusqu'à l'arrivée d'une jeune Malaisienne à bord... Ici et dans les quelque trente textes qui suivent, ayant toujours la Malaisie pour décor, Somerset Maugham se fait l'analyste impitoyable de tous les secrets que peut receler le coeur humain en affublant ses héros, des Européens qui ont fait le choix des îles, d'un trait psychologique qui va bouleverser leur vie ou en introduisant dans ses histoires un événement fortuit qui va irrémédiablement changer le cours des choses. Ainsi les passions peuvent-elles éclater...

  • Que s'est-il passé en 1973, durant le match de baseball qui opposa les Mets de New York à une petite équipe de l'Arkansas dont le joueur vedette, "Calico" Joe, venait de pulvériser tous les records ? Pourquoi le rêve de milliers d'Américains s'est-il brisé net ? Trente ans plus tard, Paul Tracey tente de se remémorer le plus grand traumatisme de son existence. Ce jour-là, âgé de onze ans, il était dans les gradins, et c'est son père, Warren, qui affrontait à la batte le jeune "Calico" Joe, lanceur prodige. Choisir entre son idole et son propre père : il ne pouvait y avoir pire dilemme. Pourtant ni lui ni personne n'aurait pu prévoir la tournure tragique des événements qui ont suivi. À l'annonce de la maladie de Warren, Paul décide qu'il est temps pour eux deux d'affronter enfin la vérité. Et d'aller rechercher dans la petite ville de Calico la possibilité d'une rédemption.Incisif et poignant, un roman très personnel de John Grisham sur les liens entre père et fils, le sens de l'honneur et la force du pardon.

  • Longues distances que celles qui séparent désormais Subhash et Udayan, deux frères à la ressemblance physique troublante, brillants élèves originaires d'un quartier modeste de Calcutta. Tandis que l'aîné, Subhash, introverti et respectueux des us et coutumes, choisit de poursuivre ses études aux États-Unis, son cadet, Udayan, exubérant et rebelle à l'ordre établi, décide de rester en Inde pour enseigner dans un lycée technique. Par-delà les océans, leur correspondance finit par s'espacer. Jusqu'au jour où Subhash reçoit un message qui va bouleverser sa vie. Tragédie moderne inspirée du mythe de l'androgyne, qui postule que chacun d'entre nous est en permanence à la recherche de sa part manquante, réfl exion sur l'exil, le déracinement et l'identité, Longues distances apporte une nouvelle preuve éclatante de l'immense talent de Jhumpa Lahiri, récompensée du prix Pulitzer. " Un roman où se mêlent des sentiments que je crois universels : l'aspiration à un avenir meilleur, ailleurs, en même temps que l'impression de ne pas être à sa place et la nostalgie du passé. En ce sens, il entretient un lien direct avec une grande partie de ce qui constitue la littérature américaine. " Barack Obama

  • Le château du village de Bellingford, au coeur de la campagne anglaise, vient d'être vendu. Ses mystérieux acquéreurs sont deux messieurs de la ville, sans lien de parenté... De quoi exciter la curiosité des habitants de cette bourgade sans histoires. Soudain un vent de folie souffle sur le village jusqu'alors tranquille, et les malentendus, quiproquos et situations absurdes se succèdent à une allure vertigineuse. C'est avec un humour joyeux que William Corlett choisit de raconter la confrontation entre deux univers que tout oppose. Mais les différences s'estompent peu à peu et parfois même, les masques tombent... " Avec une fausse Doris Day, la rescapée d'une secte, des ruptures en pagaille et des situations divinement absurdes, le Britannique William Corlett réussit un grand vaudeville, mais également un beau roman sur la différence et la tolérance. " Télérama.

  • " La voix d'un écrivain à l'immense talent qui découvre avec joie le pouvoir de ses mots. " The New York Times
    Cet été-là, le dernier qu'il doit passer sur le campus de l'université de Pittsburgh, dans la chaleur moite de la grande cité américaine, Art Bechstein boit, fume, écoute de la bonne musique, passe la nuit avec un homme qu'il aime et apprend à en aimer un autre si fort qu'il ne lui viendrait jamais à l'esprit de coucher avec lui. Entre, d'un côté, le triangle amoureux qu'il forme avec le dandy Arthur Lecomte et la jolie Phlox Lombardi, et, de l'autre, son amitié naissante avec le charismatique criminel en devenir Cleveland Arning, le narrateur Art Bechstein magnifie amis et amours jusqu'à en faire des légendes vivantes. Mais pourra-t-il longtemps repousser son inévitable collision avec le monde en apparence si raisonnable et si respectable des adultes ? Avec la publication des Mystères de Pittsburgh, écrit en 1987 pour son mémoire de maîtrise alors que Michael Chabon étudiait à l'université Irvine de Californie, les lettres américaines ont trouvé leur nouveau prodige, futur auteur du prix Pulitzer Les Extraordinaires Aventures de Kavalier & Clay.

  • " Une provision de bonne humeur, avec cette chronique au jour le jour d'une pension de famille. Elle serait évidemment pittoresque en elle-même, étant donné la diversité et l'originalité des pensionnaires. S'y ajoutent l'humour, l'excentricité de Margaret, son amour pour les non-conformistes. " Le Figaro
    En 1947, Margaret Durrell doit faire face à un divorce, avec deux enfants à élever, et à la menace d'un désastre financier. Sur les conseils de sa tante Patience, une redoutable vieille fille, et malgré les sarcasmes de ses frères Lawrence et Gerald, elle ouvre alors une pension de famille prétendument BCBG à Bornemouth, ville respectable du bord de mer britannique. Un peintre et son modèle, une schizophrène, des infirmières, deux musiciens de jazz... Sous le regard narquois des voisins, la pension de Margo tourne à la ménagerie humaine. S'ajoutent à ce joyeux désordre les visites de Gerald, qui ramène une troupe de singes et un énorme python. Margo ne se laisse pas démonter pour si peu et s'embarque même dans une histoire d'amour clandestine avec un joueur de trombone. À travers ces excentriques personnages de l'Angleterre d'après-guerre se découvre le talent de Margaret Durrell, qui complète ainsi le trio familial d'écrivains.

  • La mer

    John Banville

    " Anna est morte avant l'aube. À dire vrai, je n'étais pas là quand c'est arrivé. J'étais allé sur le perron de la clinique respirer à fond l'air noir et lustré du matin. Et pendant ce moment si calme, si lugubre, j'ai repensé à un autre moment, des années auparavant, dans l'eau, ce fameux été à Ballymoins. J'étais allé nager tout seul, je ne sais pas pourquoi, ni où Chloé et Myles étaient passés ; sans doute étaient-ils partis quelque part avec leurs parents, ce devait être une des dernières balades qu'ils ont faites ensemble, la toute dernière peut-être. " Après la mort de sa femme, Max se réfugie dans le petit village du bord de mer où, enfant, il vécut l'été qui allait façonner le reste de son existence. Assailli par le chagrin, la colère, la douleur de la vie sans Anna, Max va comprendre ce qui s'est vraiment produit, cet été-là. Comprendre pourquoi " le passé cogne en lui, comme un second coeur ". " John Banville est l'un des plus grands écrivains de langue anglaise. Captivant de bout en bout, profondément émouvant, extrêmement pénétrant, La Mer est son chef-d'oeuvre. " Synopsis " L'un des meilleurs romans, et des plus humains, de ces dernières années. " The Observer

  • Pinkie Brown, jeune bandit de dix-sept ans à la cruauté sadique et au charme envoûtant, est prêt à tout pour venger le meurtre de Kite, le chef de son gang... y compris à épouser Rose, serveuse naïve et sans grâce. Son but est d'empêcher la jeune fille de témoigner contre lui dans l'affaire de la disparition d'un journaliste soupçonné d'avoir assassiné Kite. Lorsque Ida Arnold, séduite par le journaliste juste avant sa disparition, décide de stopper les agissements meurtriers de Pinkie, une course contre la montre s'engage. Entre les personnages hauts en couleur qui dominent l'histoire se joue un drame de vengeance, de férocité et de mort. Graham Greene a toujours avoué son penchant pour ce roman paru en 1938, mi-thriller, mi-fable morale, qu'il considérait comme l'un de ses meilleurs. " L'énergie et la puissance de Pinkie Brown, adolescent rebelle, ne faiblissent pas avec les années. " The Guardian

  • Professeur de littérature anglaise, Enderby a écrit un scénario tiré du poème de Gerard Manley Hopkins, Le Naufrage du Deutschland. Mais le cinéaste engagé en a complètement détourné l'histoire pour la rendre plus scabreuse, mettant principalement en scène le viol de nonnes par de jeunes nazis. La sortie du film provoque un déchaînement de violence : de jeunes déséquilibrés s'en prennent eux aussi à des soeurs. Rendu responsable de ces actes terribles, Enderby devient l'ennemi public n° 1. Entre les coups de fil anonymes et les menaces incessantes, le harcèlement de voyous mais aussi des médias, c'est la société tout entière qui se retourne contre un seul homme et devient l'incarnation de la violence qu'elle dénonce.Le Testament de l'orange n'est pas la suite de L'Orange mécanique, le précédent roman de Burgess, mais le parallèle avec la propre histoire de l'auteur est évident. Après la sortie de l'adaptation cinématographique de son oeuvre culte, plusieurs faits divers atroces furent attribués à l'influence néfaste de ce film, le plus controversé de l'histoire.

  • Cassandra et Judith, deux soeurs jumelles parfaitement identiques aux caractères très opposés, s'apprêtent à vivre une journée charnière dans leur relation fusionnelle : le mariage de Judith. Après une année désespérante de solitude, Cassandra, étudiante de Berkeley brillante mais névrosée, revient auprès de sa famille pour cette cérémonie qui la plonge dans une angoisse profonde. En voiture vers le ranch familial, au pied des Sierras, elle pense aux différents subterfuges qu'elle pourrait mettre en oeuvre pour saboter le mariage. Paru en 1962, Cassandra au mariage, portrait d'une passion fraternelle presque ambiguë, est un roman universel et intemporel, d'une fraîcheur et d'une verve exceptionnelles. " Classique de la littérature américaine longtemps épuisé, ce roman est une perle rare. " Elle

  • 1876. Sur le champ de bataille de Little Big Horn, où les Indiens emmenés par Sitting Bull livrent à la cavalerie américaine un combat farouche, " Collines-noires " entre fugitivement en contact avec le général Custer. Âgé d'une douzaine d'années, le jeune Indien lakota est aussitôt envahi par les pensées du héros de guerre américain qui vient de succomber à ses blessures. Collines-noires devra, pour le restant de ses jours, cohabiter avec cet esprit étranger qui loge désormais en lui. Les collines Noires, c'est aussi le nom que les Blancs ont donné au territoire sacré des Indiens. Un lieu où, dans les années 1930, ils décident d'ériger un monument à la gloire des Pères fondateurs de l'Amérique. Devenu dynamiteur sur le chantier du mont Rushmore, le vieux Collines-noires est quant à lui bien décidé à réduire en poussière ces quatre statues de pierre, symbole infamant de la suprématie autoproclamée de l'Homme blanc.Dans les pas de son héros, Dan Simmons nous invite à découvrir la richesse et la profondeur d'une civilisation impitoyablement ruinée par le cours de l'Histoire et nous livre son grand roman de l'Amérique.

  • Un tsunami a emporté leur famille. Des trafiquants ont volé leur innocence. Un homme va se battre pour leur rendre leur liberté. Quand un tsunami dévaste la côté indienne, Ahalya, 17 ans, et sa soeur Sita, 15 ans, se retrouvent orphelines. Sans défense, elles sont enlevées et vendues à un réseau qui, de Bombay aux États-Unis en passant par Paris, est prêt à payer au prix fort l'innocence d'un enfant. Thomas, avocat américain, travaille pour une organisation spécialisée dans la lutte contre l'esclavage moderne. Ému par le sort des adolescentes, il brave les menaces et la mort pour les libérer.Un roman d'un réalisme édifiant qui nous précipite dans les arcanes des réseaux mondiaux de prostitution. " Une histoire magnifique, un sujet bouleversant. " John Grisham. " Un premier roman qui donne des frissons... Impossible de ne pas être touché par ce livre. " Library Journal.

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