Gallimard

  • Croc-Blanc

    Jack London

    Préface de Philippe Jaworski.

    Dans les bars de Dawson City, Jack London écoute les histoires de bêtes sauvages rencontrées dans les forêts du Grand Nord, que racontent les chercheurs d'or. Il lit Darwin, se passionne pour la théorie de l'évolution. Se nourrissant à toutes les sources, travaillant avec une énergie indomptable, il écrit en 1906 ce conte cruel. Roman de formation, Croc-Blanc fait entrer le lecteur dans la conscience d'un loup : nous partageons ses émotions, nous vivons ses aventures de liberté et de servitude, de souffrance, de combat, d'amour filial. Précurseur, London montre le caractère relatif de la frontière entre les espèces, installe l'hypothèse d'une intelligence animale et fait l'éloge de l'élan vital qui régit l'existence de toute créature vivante.

  • Le célèbre maître Renart a la réputation d'être rusé et cupide. Mais il se trouve parfois battu par l'inoffensif coq Chanteclerc ou le redoutable loup Ysengrin.
    Une lecture haute en couleur de Dominique Pinon pour ce Roman de Renart qui restitue toute la canaillerie et la ladrerie d'un goupil aux mille ruses.

  • Phnom Penh, mars 2009. Kaing Guek Eav, plus connu sous le nom de Douch, responsable de la torture et de la mort de plus de 12 000 victimes à la prison de Tuol Sleng (S-21), est seul derrière une vitre insonorisée : seul face à la justice internationale, seul face aux familles de ses victimes, seul peut-être plus que tout face à lui-même, à l'étendue d'un crime impossible à sonder, impossible à pardonner. Le maître des aveux est une saisissante évocation de son destin, mais aussi de l'étonnante « comédie humaine », tour à tour bouleversante et déroutante, qui s'est déroulée autour de son procès. Thierry Cruvellier est le seul journaliste français qui a assisté à la totalité de ce procès, du premier au dernier jour, qui a vu un événement remarquable et peu noté : pour la première fois devant un de ces tribunaux, un accusé qui reconnaissait sa responsabilité personnelle dans des crimes innommables, plaidait coupable et demandait pardon aux victimes, était à la barre pendant six mois à essayer d'expliquer et de s'expliquer. Ce procès allait-il se dérouler à contre-courant des attentes et apporter enfin, pour la première fois, apaisement aux victimes ? Allait-il dessiner la figure d'un bourreau « différent » ? Allait-il jouer ce rôle toujours attendu et jamais réalisé de « procès pour l'histoire » ? C'est la tragédie particulière, jusqu'à son coup de théâtre final, du procès du génocide khmer rouge qu'il n'en ait, en fait, rien été, et que le bouleversement des rituels attendus ait provoqué des moments d'une intensité exceptionnelle, des scènes d'une émotion considérable, des joutes médiocres et magnifiques - et au final une amertume profonde chez tous les acteurs de cette pièce. Il fallait pour écrire ce livre un ensemble de qualités presque impossible : une connaissance, une expérience, une discrétion, mais surtout, tout simplement un talent doublé d'une humanité profonde.

empty