Langue française

  • Charles Palant a été arrêté à Lyon en août 1943, par la Gestapo, avec sa mère et sa soeur Lily âgée de 17 ans. Internés au Fort Montluc, ils sont déportés début octobre vers Auschwitz via Drancy , lui seul est revenu en 1945 après avoir connu la « marche de la mort » et la libération à Buchenwald.Dans son récit, Charles Palant, né en 1922 à Paris, raconte son parcours depuis son enfance dans le quartier populaire de Belleville où, comme sa famille, les Juifs immigrés vivaient alors nombreux. Le fil directeur de l'exposé lucide qu'il nous livre ici tient dans sa foi inébranlable en l'Homme, cette foi qui ne le quitta jamais, même au coeur des plus terribles épreuves.

  • Alain-André Bernstein, né de parents juifs en mars 1940, est caché dans une famille catholique du Val de Loire dix jours seulement après sa naissance. Grâce à la correspondance conservée par sa mère et retrouvée à sa disparition, il reconstitue ici sa petite enfance dans la campagne sous le régime de l'État français. Des lettres de sa famille d'accueil émanent l'amour et toute l'attention portée à l'enfant qui s'éveille à la vie dans un monde où d'aucuns veulent sa mort du seul fait qu'il est né Juif. Elles permettent aussi de comprendre l'attitude et la compassion des gens honnêtes de la France profonde vis-à-vis du soi-disant « problème juif ». La famille Breton ne voit qu'une famille injustement traquée à laquelle il faut porter secour

  • KLB 58907 est le matricule auquel les nazis ont réduit Gabriel Lampel en mai 1944 au Konzentration Lager (« camp de concentration ») de Buchenwald. Gabriel connaît toujours par coeur et en six langues ces cinq chiffres. Ils ne lui ont pas été tatoués sur le bras gauche comme cela se faisait alors à Auschwitz. C'est pourtant là que le 27 mai 1944, sa mère et lui sont précipités du seul fait d'être nés juifs. Sa mère disparaîtra dans ce monde invraisemblable où la mort côtoyait l'horreur. Gabriel est l'un des 440 000 Juifs déportés de Hongrie en seulement deux mois. Au préalable, Gabriel eut une enfance heureuse à Cluj en Transylvanie (sur le territoire de l'actuelle Roumanie) dans un monde qui a disparu en 1940 avec le séisme de la guerre.

  • Ce livre retrace le parcours tragique d'une jeune juive polonaise de la région de Lodz durant la Seconde Guerre mondiale. Après avoir perdu la majorité des membres de sa famille, elle se retrouve seule à Auschwitz, à Birkenau puis au Stutthof. Laissée pour morte lors de l'évacuation, on lui amputera ses deux jambes, gelées pendant la « marche de la mort ». Malgré toutes ses souffrances physiques, malgré l'indicible douleur d'avoir perdu ses proches, elle gardera en elle la force de continuer à vivre, de fonder une famille et de mettre au monde deux enfants. Adèle Grossman est l'héroïne de cette odyssée funeste au coeur des ténèbres de la Shoah. Son histoire, où se croisent les destins de nombreux autres personnages.

  • La personnalité et le dévouement de Régine, née en 1920, se sont forgés au sein de sa famille juive polonaise : elle seconde sa mère pour élever ses frères, puis, après leur émigration à Nancy, pour tenir l'étal au marché auquel elle se consacre entièrement dès treize ans. Elle y développe son sens du contact humain qui se prolonge plus tard dans la création d'une association sportive juive fédératrice de jeunes de cette région où sont déjà connues les persécutions antijuives des nazis outre Rhin.
    Après avoir suivi sa famille à Bordeaux durant l'Exode en mai 1940, elle revient seule en Lorraine pour y travailler, bravant les restrictions de circulation de la « zone interdite ». Énergique et combative, elle bénéficie de la complicité de la police des étrangers de Nancy et de celle des cheminots pour visiter régulièrement ses parents et ses deux frères qui, victimes des lois de l'État français, sont assignés au camp de La Lande au sud de Tours. Réfugiée à Lyon en juillet 1942, elle rejoint les groupes combattants juifs de l'UJRE, comme son frère Jérôme, qui seul s'échappa du camp de La Lande avant la déportation à Auschwitz de ses parents et de son petit frère. Régine parviendra par la suite à sauver trois de ses très jeunes cousins.

  • Simon Grinbaud est le second fils d'une famille juive de Pologne venue chercher avant guerre le travail et la paix à Paris. Le bonheur de la famille Grinbaud est brisé par la guerre et l'avènement du régime raciste et xénophobe né de la défaite. Le père de Simon en est l'une des premières victimes (déporté sans retour). Ses deux soeurs et sa mère subissent le même sort lors de la première grande rafle des familles juives de la zone occupée dite rafle du Vél' d'Hiv' (16-17 juillet 1942) à laquelle Simon réchappe. Il n'a pas la même fortune lors de la rafle du 26 août suivant, réalisée dans la zone dite libre où il est parvenu à rejoindre son frère, Henri. Ils sont tous deux déportés par le convoi n° 32 du 14 septembre 1942. Dans son périple de trente-deux mois dans l'univers implacable des camps de concentration nazis, Simon bénéficie d'un atout indéniable pour sa survie : la présence de son aîné. Dans son récit, Simon montre les conditions épouvantables réservées aux Juifs, il met en lumière les différences qu'il a pu constater entre les camps de travaux forcés qu'il a connus (Ottmuth, Peiskretscham, Blechhammer), et met en valeur l'importance de la fraternité et de la solidarité dans ce monde hors du monde, où l'humanité est niée. Son frère et lui endureront l'horreur des « marches de la mort », l'entassement des rescapés dans le camp de Buchenwald et seront témoins de sa libération par les détenus eux-mêmes peu avant l'arrivée des Américains.

  • "Perdre un enfant à sa naissance... Comment voir clair à travers toute cette tristesse, cette culpabilité, cette impuissance, cette colère, cette peur ? Comment continuer à être vivante ?

    A propos de l'auteure

    Caroline Paquin a vu le jour à Chicoutimi. A l'âge de dix-huit ans, déjà passionnée par l'écriture, elle s'installe à Montréal. Elle obtient d'abord un baccalauréat en langue et littérature, ensuite un certificat en enseignement, puis une maîtrise en littérature française. Elle enseigne le français et la littérature au Programme d'éducation internationale à Saint-Jérôme.

    Son premier roman, Trop de lumière, la consacre «Découverte de l'année 2004» au Salon du livre du Saguenay-Lac-St-Jean, où lui est décerné le prix littéraire Abitibi Consolidated. Au fil d'une plume poignante de sobriété et de sensibilité, elle nous offre ici sa propre histoire, bouleversante de vérité, de courage, de force et du désir de redonner vie à son existence malgré tout..."

  • Faire la trace

    Rémi Engelbrecht

    • Pearson
    • 13 Juin 2008

    Apprentissage de la solitude dans la prise de décision, responsabilités humaines en situation critique, recherche simultanée de la performance et de l'économie d'énergie : le parallèle est frappant, entre le guide de montagne qui doit « faire la trace » pour les autres, et le manager qui cherche à diriger son équipe vers des objectifs communs. La haute montagne est une formidable école de management.
    Dans ce livre, Rémi Engelbrecht met à profit sa double expérience de guide et de consultant pour décrire, dans un langage concret et opérationnel qui va bien au-delà de la seule métaphore, les fondamentaux du métier de manager d'équipe.
    Chacun des sept chapitres s'ouvre sur le récit d'une aventure en haute montagne - qui mènera le lecteur d'une première course à l'aiguille du Chardonnet jusqu'à l'ascension du Mont-Blanc sous la tempête - dont l'auteur tire de précieux enseignements et des principes d'action. Savoir « être en projet » avec son équipe, fixer les objectifs, utiliser son intelligence émotionnelle pour développer l'intelligence collective, aider les autres à trouver les solutions par eux-mêmes : autant de « leçons de montagne » ainsi déclinées en problématiques concrètes pour le manager. Chaque chapitre se termine par l'apport d'un outil pratique d'aide au management, mis à l'épreuve par l'auteur et applicable en entreprise.

  • Cet ouvrage, proposé par Serge Klarsfeld, réunit huit textes sur le camp « C », ou « camp juif », de Royallieu, un faubourg de Compiègne à 75 kilomètres au nord de Paris. Ils viennent ajouter leur voix - jusqu'alors restées confidentielles - à celles précédemment publiées dans la présente collection : la réédition enrichie du Camp de la mort lente de Jean-Jacques Bernard et les deux volumes exceptionnels et inédits du Journal d'un interné de Benjamin Schatzmann. Grâce à ce nouveau volume, le chercheur, l'étudiant ou l'honnête homme, pourra compléter sa compréhension des terribles conditions d'internement des Juifs dans ce camp de représailles nazi, sous autorité de l'armée allemande.

  • Mai 1945, Erich Altmann a quarante-et-un ans. Il a survécu ... Survécu à trente-trois mois dans l'enfer concentrationnaire nazi. Il y eut d'abord l'incompréhension, l'incertitude, puis l'anxiété, la peur, jusqu'à la terreur. L'horreur s'est ensuite installée avec son cortège de douleurs et d'afflictions : la faim, la maladie, l'harassement, la perte d'humanité, la mort omniprésente. L'inimaginable, l'indicible. Reste, irrépressible, cette farouche volonté de vivre pour ne pas partir en fumée et pouvoir témoigner aux yeux du monde « hors des camps ». C'est cette force qui a permis à Erich Altmann de survivre à Auschwitz-Birkenau, Buchenwald, Oranienburg et à deux « marches de la mort ».

  • Maurice Szmidt est devenu un homme lorsque, convalescent, il s'est mis à rédiger ce qu'il venait de subir afin d'en conserver la mémoire qu'il sait fragile. Aussi est-ce sans détour ni omission qu'il nous livre dans ce témoignage la cruelle réalité de ce qu'il a vécu, du premier coup de canon qui le réveille le 10 mai 1940 à Anvers - où, venu de Pologne, il vivait avec ses deux soeurs et ses parents juifs pratiquants -, aux retrouvailles avec sa famille à Lyon trois ans plus tard.

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