• Alors qu'elle aime depuis l'enfance le duc de Guise, Marie de Mézières est contrainte d'épouser un autre homme. Elle devient la princesse de Montpensier et se résigne à son sort. Jusqu'à ce que son regard croise à nouveau celui du duc, ravivant une flamme qu'elle croyait éteinte...
    Sur fond de guerres de Religion, Mme de Lafayette tisse la tragédie d'une passion amoureuse qui se heurte aux lois de la société. Considérée à sa publication comme « un petit chef-d'oeuvre », La Princesse de Montpensier (1662), l'une des premières nouvelles de la littérature française, redéfinit les frontières du genre romanesque. Une oeuvre à la beauté insidieuse, dont l'adaptation cinématographique de Bertrand Tavernier restitue toute la violence.
    Dossier :
    /> 1. Histoire et fiction
    2. Le roman et la nouvelle au XVIIe siècle
    3. L'oeuvre vue par ses contemporains
    4. Les héroïnes de Mme de Lafayette
    5. L'adaptation cinématographique de Bertrand Tavernier

  • « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; et cet homme ce sera moi. Moi, seul. Je sens mon coeur et je connais les hommes. Je ne suis fait comme aucun de ceux que j'ai vus ; j'ose croire n'être fait comme aucun de ceux qui existent. Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. Si la nature a bien ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m'a jeté, c'est ce dont on ne peut juger qu'après m'avoir lu. »

  • Les vilaines

    Camila Sosa Villada

    La Tante Encarna porte tout son poids sur ses talons aiguilles au cours des nuits de la zone rouge du parc Sarmiento, à Córdoba, en Argentine. La Tante - gourou, mère protectrice avec des seins gonflés d'huile de moteur d'avion - partage sa vie avec d'autres membres de la communauté trans, sa sororité d'orphelines, résistant aux bottes des flics et des clients, entre échanges sur les derniers feuilletons télé brésiliens, les rêves inavouables, amour, humour et aussi des souvenirs qui rentrent tous dans un petit sac à main en plastique bon marché.

    Une nuit, entre branches sèches et roseaux épineux, elles trouvent un bébé abandonné qu'elles adoptent clandestinement. Elles l'appelleront Éclat des Yeux.

    Premier roman fulgurant, sans misérabilisme, sans auto-compassion, Les Vilaines raconte la fureur et la fête d'être trans. Avec un langage qui est mémoire, invention, tendresse et sang, ce livre est un conte de fées et de terreur, un portrait de groupe, une relecture de la littérature fantastique, un manifeste explosif qui nous fait ressentir la douleur et la force de survie d'un groupe de femmes qui auraient voulu devenir reines mais ont souvent fini dans un fossé. Un texte qu'on souhaite faire lire au monde entier qui nous rappelle que « ce que la nature ne te donne pas, l'enfer te le prête ».

  • En 1875, incompris depuis Salammbô, enlisé dans les ratures de Bouvard et Pécuchet, ruiné par sa nièce, Flaubert reprend un projet de jeunesse : La Légende de saint julien l'Hospitalier.
    Le feu de l'écriture lui redonne goût à la vie et à la création : il poursuit avec deux autres récits, pour réunir en une seule oeuvre du Moderne, du Moyen Age et de l'Antiquité . Un coeur simple, le volet moderne du triptyque, raconte la vie pathétique de Félicité, une pauvre servante au grand coeur. Coloré et étincelant comme un vitrail, énigmatique comme un rêve, le conte médiéval La Légende de saint julien l'Hospitalier retrace le destin sanglant d'un héros qui oscille entre sainteté et folie.
    /> Quant au volet antique , il fait revivre, avec Hérodias, l'époque évangélique, en donnant à la littérature la première incarnation d'un mythe qui, de Wilde à Nabokov, traversera la modernité : celui de Salomé. Dernière oeuvre publiée par Flaubert de son vivant, Trois contes peut être tenu pour son testament esthétique.

  • Non, la retraite ce n'est pas le début de la fin ! Au contraire c'est le début d'une vie enfin libre. Elle est dans le mouvement, l'action, la plénitude. L'occasion rêvée de réaliser des projets longtemps différés, d'être créatif et citoyen.
    La Vie commence à 60 ans est une invitation à suivre le chemin du temps retrouvé, pour soi, et pour les autres.

  • Le discours du Nobel d'Olga Tokarczuk, dont la parole est à la fois lucide et porteuse d'espérance.
    La complexité grandissante du monde, l'interdépendance largement insoupçonnée de tous ses éléments, voilà qui exige, selon Olga Tokarczuk, « de nouvelles façons de raconter le monde ». Et si les deux premières décennies du siècle ont été le triomphe des séries télé, il est certain que la littérature n'a pas dit son dernier mot. Elle est la mieux à même de travailler à partir de fragments, de révéler un spectre plus large de la réalité, pour autant qu'elle se libère du vieux moi-narrateur.
    Le « tendre narrateur », c'est l'invention d'une quatrième personne du sujet, une voix à la fois impersonnelle et douée de tendresse, « la plus modeste forme de l'amour », celle qui permet de porter attention à tout ce qui n'est pas soi - les autres, les animaux, les éléments -, avec la conscience « un peu mélancolique » d'une communauté de destin.
    Suivi d'un texte intitulé Comment les traducteurs sauvent le monde, et d'un inédit sur la période du confinement, La Fenêtre, dans lequel l'auteure expose les craintes et les espoirs que lui inspire l'avenir.
    Prix Nobel de littérature, Olga Tokarczuk a reçu le Man Booker International Prize 2018 pour Les Pérégrins. Traduit en français en 2010 chez Noir sur Blanc, ce roman avait été couronné par le prix Niké (équivalent polonais du Goncourt), un prix que, chose rarissime, l'auteure a une nouvelle fois reçu pour son monumental roman : Les Livres de Jakób.
    Née en Pologne en 1962, Olga Tokarczuk a étudié la psychologie à l'Université de Varsovie. Romancière polonaise la plus traduite à travers le monde, elle est reconnue à la fois par la critique et par le public. Sept de ses livres ont déjà été publiés en France : Dieu, le temps, les hommes et les anges ; Maison de jour, maison de nuit (Robert Laffont, 1998 et 2001) ; Récits ultimes, Les Pérégrins et Sur les ossements des morts (Noir sur Blanc, 2007, 2010, 2012) ; Les Enfants verts (La Contre-allée, 2016) ; et enfin Les Livres de Jakób (Noir sur Blanc, 2018).

  • Vers Ispahan

    Pierre Loti

    Pierre Loti livre ses impressions à la découverte d'un Moyen-Orient fastueux et enchanteur.
    En mai 1900, de retour d'Inde, Loti entreprend de traverser la Perse (l'Iran actuel) et de se rendre à Ispahan, voyage qu'il raconte dans ce récit publié en 1904. Il est tout d'abord frappé à son arrivée par la vision des monuments d'émail bleu, aperçus de loin. Mais il rapporte que le silence et l'isolement autour de la ville sont tels que l'on se demande si des routes y mènent : on n'y voit que « de grands cimetières abandonnés où paissent les chèvres, de limpides ruisseaux qui courent partout [...], des ruines d'anciennes enceintes crénelées, et rien de plus. » À l'intérieur de la ville, il note que les édifices qui, au premier aspect, « jouent encore la splendeur », sont en réalité « à moitié dépouillés de leurs patientes mosaïques de faïence et semblent rongés d'une lèpre grise. » Ispahan a pour l'essentiel cessé de vivre depuis l'invasion afghane, estime Loti, qui écrit que « cette place unique au monde, qui a déjà plus de trois cents ans, ne verra certainement pas finir le siècle où nous venons d'entrer... ».
    Suivez le guide et embarquez pour un voyage au coeur de la Perse d'antan, de sa culture et de ses coutumes !
    EXTRAIT
    Qui veut venir avec moi voir à Ispahan la saison des roses, prenne son parti de cheminer lentement à mes côtés, par étapes, ainsi qu'au Moyen Âge. Qui veut venir avec moi voir à Ispahan la saison des roses, consente au danger des chevauchées par les sentiers mauvais où les bêtes tombent, et à la promiscuité des caravansérails où l'on dort entassés dans une niche de terre battue, parmi les mouches et la vermine. Qui veut venir avec moi voir apparaître, dans sa triste oasis, au milieu de ses champs de pavots blancs et de ses jardins de roses roses, la vieille ville de ruines et de mystère, avec tous ses dômes bleus, tous ses minarets bleus d'un inaltérable émail ; qui veut venir avec moi voir Ispahan sous le beau ciel de mai, se prépare à de longues marches, au brûlant soleil, dans le vent âpre et froid des altitudes extrêmes, à travers ces plateaux d'Asie, les plus élevés et les plus vastes du monde, qui furent le berceau des humanités, mais sont devenus aujourd'hui des déserts...
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ces textes frappent par leur humour occasionnel, la sobriété savante des descriptions et une nostalgie qui traverse certains passages comme un parfum lointain. - Gerald Messadié, L'internaute
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Pierre Loti, nom de plume de Louis Marie Julien Viaud, est né en 1850 à Rochefort et mort en 1923 à Hendaye. Cet officier de marine français a trouvé dans l'écriture un bon moyen de laisser un témoignage de ses nombreux voyages (notamment à Tahiti, au Sénégal, au Japon, en Turquie, etc.). Ses oeuvres, principalement autobiographiques, montrent son attirance pour l'exotisme des pays d'Orient.
    Membre de l'Académie française, il est notamment l'auteur du Mariage de Loti, de Madame Chrysanthème ou d'Aziyadé.

  • Le feu

    Henri Barbusse

    Pour les hommes du 231e régiment d'infanterie, les différences d'âge et de condition sociale n'importent plus. Tous sont venus s'enterrer dans les tranchées boueuses de Crouy, sous la pluie et le feu de la mitraille allemande. Leur seule certitude face aux armées ennemies : "I' faut t'nir".
    Barbusse fut l'un des leurs. Tiré de ses carnets de guerre, ce roman, prix Goncourt 1916, révéla à ceux de l'arrière le quotidien des poilus : leur courage, leur camaraderie, leur argot, mais aussi la saleté, l'attente et l'ennui. Cette guerre, l'état-major, le gouvernement et la presse patriotique la censurent. Il faudra un roman comme Le Feu pour en dire toute la barbarie mécanique, mais aussi l'espoir : celui d'en sortir vivant...
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    Dossier :
    1. Propagandistes et bourreurs de crâne
    2. Dire la "vérité" de la guerre
    3. La réception du Feu (1916-1919)
    4. Oublier, condamner, commémorer.

  • Ce roman est le compte rendu à la fois nostalgique et espiègle de la randonnée qu'effectua Stevenson avec une ânesse obstinée dans les Cévennes en 1878. Tandis que l'animal réinvente, à mesure de sa fantaisie, le chemin du voyage, son maître se prend peu à peu aux joies de l'errance. Éloge de la lenteur et du goût pour l'inutile, Voyage avec un âne dans les Cévennes nous invite « à voir le monde comme une bohème non pas vraiment raffinée, mais glorifiée et pacifiée » (Henry James).

  • Les lames du cardinal T.1

    Pierre Pevel

    Paris, an de grâce 1633.
    Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l'une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse se garder des ennemis de la Couronne. L'espionnage, l'assassinat, la guerre, tout est bon pour parvenir à leurs fins... et même la sorcellerie, qui est l'oeuvre des plus fourbes adversaires du royaume : les dragons ! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d'Espagne est tombée entre leurs griffes... Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n'ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue.
    Car l'heure est venue de reformer l'élite secrète qu'il commandait jadis, une compagnie d'aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d'élégance, de courage et d'astuce, ne redoutant nul danger. Les Lames du Cardinal !

  • - On s'appelle Dutheil. Avant, on s'appelait Deutsch, mais maintenant c'est Dutheil. Dutheil, c'est très bien. En France, il y a plein de Dutheil.Il y en a qui n'ont pas de h mais nous, on a gardé le h, comme le h de Deutsch. [...] Avec un nom comme celui-là, il n'y a rien à craindre.À sept ans, le narrateur apprend de ses parents qu'ils ont changé de nom, mais il n'accorde pas grande importance à ce secret. Quelques années plus tard, à la faveur d'un jeu reposant sur l'étymologie des patronymes, il révèle en classe son « vrai » nom. Quand l'enfant le raconte à ses parents, le soir même, il n'a aucune idée de la boîte de Pandore qu'il vient d'ouvrir. Car de Dutheil à Deutsch surgissent une multitude de questions que l'oubli et le silence privent de réponses.J'ai 7 ans est l'histoire d'une révélation qui tire sa force de sa pudeur.

    Laurent Dutheil est né à Paris en 1956. Avocat, homme politique, responsable de collectivités publiques, il a créé avec Jean-Paul Huchon le « Lieu du design », organisme d'innovation et de recherche qui invite au mariage de l'art et de l'industrie organisant de nombreuses expositions.

  •   Le chien Capi et le singe Joli-Coeur, la brave mère Barberin et le  signor  Vitalis à la longue barbe blanche, Lise la petite muette, Mattia le jeune musicien, sans oublier bien sûr le courageux Remi, l'enfant trouvé... Autant de personnages si attachants qu'on ne les oublie plus quand on a fait leur connaissance, et que les générations successives découvrent avec le même bonheur.Publié en 1878,  Sans famille  est devenu un classique de la littérature de jeunesse. Mais il n'y a pas d'âge pour se laisser captiver par l'extraordinaire don de conteur d'Hector Malot, et émouvoir par sa tendresse envers les humbles ; ni pour apprécier le talent avec lequel il tente de rendre le pittoresque et la réalité des milieux traversés par Remi.

  • « Le monde se réduisait à nous deux, ma mère et moi, jusqu'à ce que je devienne une fille américaine. C'est alors qu'elle a commencé à me parler de la Bonne Fille - un sarcasme, un avertissement, un mauvais présage. La Bonne Fille vivait en Iran. Elle ne répondait pas, elle ne parlait pas tout court. Elle était un modèle de politesse et de décence. Elle ne sortait pas toute seule dans la rue. Elle se tenait aux côtés de sa mère et buvait ses paroles. Quand un homme la regardait, elle baissait les yeux. »
    Jasmin n'a que trois ans quand elle arrive aux États-Unis. De ses origines iraniennes, elle ne sait rien. Des années plus tard, à la mort de son père, Jasmin aide sa mère à déménager. Parmi de vieux documents, elle tombe sur la photo d'une femme en tenue de mariée. Elle reconnaît distinctement sa mère. À ses côtés, un homme qu'elle n'a jamais vu.
    Refusant d'abord de lui révéler le mystère de ses origines familiales, Lili envoie finalement à sa fille une série de cassettes : de déchirantes confessions sur l'histoire qui fut la sienne avant son exil. Son mariage à l'âge de treize ans, les abus dont elle a été victime, et la fille qu'elle a été contrainte d'abandonner pour avoir une chance d'échapper à l'enfer.
    « Une histoire inoubliable. » Bookpage
    « Un hommage à l'incroyable résilience des femmes iraniennes. » MS Magazine
    « Avec ce livre, Darznik signe un poignant hommage à la vie et aux combats de sa mère. » Booklist
    « Un récit édifiant, qui en dit long sur place des femmes dans la société iranienne, sur ce qu'elles endurent, mais aussi sur leur incroyable capacité à résister. » Kirkus

  • Les énigmes criminelles ont de tout temps suscité la curiosité et l'imagination populaire. Celles qui constituent cet ouvrage ne dérogent pas à la règle qui veut que l'être humain préfère les certitudes aux doutes, la vérité aux hypothèses. Car il n'existe pas pire qu'une affaire criminelle non élucidée. Pour les familles, d'abord, qui ne peuvent mettre un nom et un visage sur l'assassin, qui se demanderont toujours le pourquoi et le comment, qui ne pourront jamais faire le deuil. En ce sens, l'énigme criminelle est une persécution qui s'ajoute à la souffrance initiale engendrée par la mort des victimes.
    Pour les enquêteurs, aussi, qui savent bien qu'aucun crime n'est parfait, qu'il existe toujours un grain de sable qui leur permettra de trouver une preuve irréfutable pour confondre les criminels en dépit du temps qui passe et des mémoires qui s'effacent. Pour qui n'accepte pas son aspect irrationnel, trouver la clé de l'énigme devient alors une obsession.
    Nombreuses sont les affaires traitées dans cet ouvrage qui se sont terminées dans cet outrage à la conscience. En ce qui concerne les affaires criminelles les plus récentes et toujours en attente de vérité, qu'elles soient médiatisées ou moins connues, le combat des familles continue pour que, un jour, force reste à la loi et à la justice, pour que l'oubli n'efface pas les dernières traces de sang et de larmes. Les progrès de la science constituent aussi un espoir, puisque certaines affaires trouvent ainsi un dénouement !

  • Le désert

    Pierre Loti

    « Sous la tente que j'habite depuis une heure, au seuil du désert, je relis cette lettre qui doit être mon sauf-conduit à travers les tribus hostiles. Au bas de la page, en mystérieux caractères, est inscrite la très occulte invocation divine de la secte des Senoussi, qui a son foyer là-bas, au Moghred, et dont le séïd est le représentant pour l'Arabie orientale.
    Les dangers du voyage, il est vrai, je n'y crois guère, et leur attrait chimérique n'est pas ce qui m'amène ici ; mais, pour essayer de voir encore, sous l'envahissement des hommes et des choses de ce siècle sans foi, la sainte Jérusalem, j'ai voulu y venir par les vieilles routes abandonnées et préparer mon esprit dans le long recueillement des solitudes.
    Plusieurs de ces routes de sable m'étaient offertes. »

  • Luis Sepúlveda et son ami le photographe Daniel Mordzinski sont partis en 1996 pour un long voyage qui devait les mener, au sud du monde, à travers la Patagonie, de San Carlos de Bariloche, puis à partir du 42e parallèle sud jusqu'au Cap Horn et retour par la grande île de Chiloé.
    Ils en ont rapporté un livre d'aventures, de rencontres, de témoignages sur la transformation d'un territoire mythique, l'un des derniers endroits où sont encore possibles les légendes.
    Mais le temps, les changements violents de l'économie, le règne de la cupidité ont fait que sur chacune de leurs histoires passe le souffle des choses inexorablement perdues et qu'ils nous donnent ici "un inventaire des pertes" qui est aussi le coût impitoyable de notre époque.
    Ce voyage sans but, sans boussole, sans souci du temps est aussi le récit d'une amitié, le refuge que deviennent les voyages heureux dans les souvenirs, le formidable roman d'un monde à jamais disparu.

  • « Maître des passions, maître des haines, maître des larmes et des tourments », selon Magma, l'amour n'est vraiment pas toujours le sentiment de paix et de douceur auquel on aspire. Chacun se sait capable d'accomplir des miracles pour les beaux yeux de l'être aimé... Mais quand l'amour sans limites se complique de jalousie, de colère, d'envie et de violence, le cocktail peut être dangereux et conduire au meurtre. Supprimer l'ancien conjoint que l'on ne supporte plus, les parents s'opposant à un mariage, l'enfant naturel faisant obstacle, ou bien n'importe qui - pourvu que cela rapporte de l'argent -, tels furent les faits d'armes de ces « amants diaboliques », chers à Boileau-Narcejac.
    De l'affaire de la Vénus de Gordes à celle des diaboliques de Bourganeuf, ils sont, en ces pages, une trentaine de couples à avoir eu droit, chacun à leur époque, aux honneurs des journaux, du milieu du XIXe siècle à nos jours. Citons ici les noms d'Elisabeth Ducourneau, Jacques Algarron, Simone Deschamps, Bernard Cousty et Valérie Subra... Pas de happy end en ces histoires : pour leurs noces, les diaboliques s'unissent uniquement pour le pire, et toujours jusqu'à ce que la mort les sépare...

  • Parmi les affaires criminelles terrifiantes, on fait toujours une place à part aux tueurs en série. Leurs froids calculs, leur détermination sans faille créent souvent des monstres indifférents à la pitié. Narrer leurs « faits d'armes » a de quoi nous plonger dans l'horreur la plus implacable. À l'image de Francis Heaulme, de Guy Georges, d'Emile Louis ou, au XIXe siècle, de Joseph Vacher, le Jack l'Eventreur du Sud-Est, ce livre retrace avec fidélité, talent et retenue les méfaits des serial killers d'hier et d'aujourd'hui.
    Pour passer de l'ombre à la lumière - autrement dit pour se résoudre à la défaite face à ses pulsions criminelles -, il faut avoir de solides mobiles... et de solides dérèglements. La tension des procès d'assises, les « errements » psychologiques des criminels avec, souvent au bout du chemin, la Veuve, sont ici racontés dans de ce recueil d'histoires passionnantes, fruit de la contribution des meilleurs écrivains de la collection des Grandes Affaires Criminelles.

  • « Moi, Napoléon Bonaparte, le plus illustre personnage de l'histoire de France, je vais vous raconter mon histoire, mon histoire vraie, pas la légende. Sainte- Hélène : je viens de dicter les Mémoires, la version officielle de ma vie, mais je rédige secrètement pour la postérité, un autre texte. Destiné à n'être publié que longtemps après ma mort, ce récit dit toute la vérité sur mon épopée. »
    L' AUTEUR :
    Historien, écrivain, Robert Colonna d'Istria a notamment publié Une famille corse (Plon, coll. « Terre humaine »), et Le Secret de Napoléon (Les Equateurs).

  • Pékin, 1900. Les huit plus grandes puissances du moment s'allient pour "punir" la Chine et écraser dans le sang la révolte des Boxers. Sur place, Loti observe, atterré, le résultat de la sauvagerie coloniale et la fin d'un mythe : Pékin n'est plus la Cité interdite.

  • Après sa traversée de l'Atlantique en 1924 (Seul à travers l'Atlantique, TohuBohu éditions, novembre 2019), Alain Gerbault quitte New York pour le Pacifique et la Polynésie. Toujours à bord du Firecrest qu'il vient de remettre en état.

    À la Poursuite du Soleil est le premier des deux tomes de son journal de bord qui narrent son retour vers la France. Il y parvient cinq années plus tard, après avoir navigué autour du monde au gré de son humeur et de ses escales. Bermudes, Panama, Galapagos, Polynésie française (premier tome)...
    La suite de son journal de bord est relatée dans le second tome : Sur la Route du Retour (sortie prévue en octobre 2021).


    L'AUTEUR.

    Ingénieur des Ponts et Chaussées, joueur de tennis, pilote d'escadrille durant 1914-1918, Alain Gerbault est le premier navigateur à traverser l'Atlantique à la voile en solitaire d'Est en Ouest, il est le premier Français à achever un tour du monde en solitaire à la voile.

  • Le roman s'inspire des boîtes marines datant du 19ème siècle.
    Ces boîtes, que l'on trouvait sur les bateaux, servaient à conserver pistolets, objets précieux, boussoles et journal de bord. L'auteur qui à la fin du XXe siècle en achète une à un « garçon de café » de Buda au sourire énigmatique, utilise cette boîte comme un petit coffre pour y déposer ses histoires. Dans chaque tiroir se trouve un chapitre.

  • Le crime au féminin est plus rare que celui perpétré au masculin. Il concerne une minorité des crimes de sang jugés chaque année depuis plus d'un siècle et demi dans notre pays. Avant l'abolition de la peine capitale en 1981, la criminelle est également beaucoup moins condamnée à mort. Et quand elle l'est, la grâce lui est le plus souvent accordée. Parfois, à l'issue de son procès, même si la preuve du crime a été admise par les jurés, elle sort libre du tribunal, car déclarée non coupable. Il y a donc une singularité de la perception de la criminelle par la société.
    Serge Cosseron et Jean-Marc Loubier dressent pour nous le portrait de « femmes criminelles » qui tuèrent par jalousie, cupidité, vengeance, désespoir ou calcul, pour des raisons personnelles ou politiques, ou bien encore sur un coup de folie, de la moitié du XIXe siècle aux années 1990.
    S'appuyant sur des archives judiciaires, des récits, des témoignages, des rapports d'expertises médicales et psychiatriques, ils font oeuvre d'historiens en explorant dans sa crudité et sa violence cet univers du crime qui ne cesse, aujourd'hui encore, de fasciner et d'intriguer. Dans cet ouvrage, nous croiserons des femmes dont les noms restent gravés dans nos mémoires, comme Simone Weber, condamnée pour avoir tué son ancien amant, les soeurs Papins, ayant commis un double meurtre sur leurs patronnes, Violette Nozière, parricide et empoisonneuse, ou Marie Besnard, la « bonne dame de Loudun », mais également beaucoup d'autres dont on avait jusque-là oublié les forfaits...

  • Binti T.1

    Nnedi Okorafor

    Les Hambis sont parmi les peuples de la galaxie les plus repliés sur eux-même.
    Binti est une jeune femme brillante, douée en mathématiques et est invitée dans une prestigieuse université...

    Doit-elle accepter au risque de voir son peuple se détourner d'elle ?

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