• La psychanalyse comme dialogue Nouv.

    À l'origine de ce livre, il y a un sentiment de malaise qui habite l'auteur en tant que psychanalyste  et citoyen d'un pays démocratique. Dans la vie des institutions psychanalytiques, comme dans le fonctionnement de nos sociétés, de vives tensions se sont développées durant les dernières décennies, là même où l'on aurait pu imaginer qu'une discussion plus sereine aurait pu limiter les conflits.

    Par la place qu'elle donne à la parole, la psychanalyse a vocation à valoriser la faculté de dialoguer. Si la cure psychanalytique n'est pas réductible à un échange « horizontal » et doit ménager une dissymétrie nécessaire - mais  non une position de surplomb - entre   l'analyste et l'analysant, l'auteur soutient qu'elle ouvre à un dialogue différent où chaque mot, chaque geste prennent un sens plus fort et révèlent quelque chose du discours de l'inconscient.

    À partir de ce point de départ, Roland Chemama reprend un grand nombre de questions, qui sont celles de la psychanalyse actuelle, du fait de son développement propre, mais aussi des données de l'histoire contemporaine.

  • Sabina Spielrein, poésie et vérité ; l'écriture et la fin de l'analyse Nouv.

    Sabina Spielrein, psychanalyste d'origine russe, est surtout connue pour sa liaison amoureuse avec son analyste Carl Jung. En réponse à ce qu'on pourrait considérer comme l'échec inévitable, largement médiatisé, de cette relation, elle a écrit de la poésie et des chansons, un journal intime et des travaux théoriques. Michael Plastow nous donne accès à ces écrits - dont nombre de textes cruciaux n'ont été traduits ni en français ni en anglais - qui ont été pour elle un moyen de terminer son analyse. En effet, elle a sans doute été le premier psychanalyste à se former à partir de sa propre analyse, ce qui sera reconnu plus tard comme une étape nécessaire de la formation de chaque psychanalyste.

    Cet ouvrage s'efforce de remédier à l'oubli de l'héritage de Sabina Spielrein en examinant sa contribution originale, tel son travail analytique avec les enfants. Il retrace la poésie de son écriture, tant dans son contenu que dans son style, en montrant leur portée pour la psychanalyse, et en les insérant dans ce que Lacan appellera plus tard la passe : un dispositif ouvert à l'analysant pour terminer son analyse et accéder à une place de psychanalyste.

  • "Tu connais ces grenouilles ? interroge le Professeur Freud.
    - C'est pareil tous les jours, soupire la carpe. Ça essaye de grimper sur son nénuphar, Surmoi lui flanque une beigne, Ça recoule et Moi est bien embêtée."

  • Jung

    Christian Gaillard

    Comment aborder la psychologie jungienne, objet de tant d'opinions hâtives ou d'enthousiasmes mal fondés, sans dénaturer un parcours intellectuel résolument original ? « Mes oeuvres peuvent être considérées comme autant de stations de ma vie ; elles sont l'expression de mon développement intérieur... » Ainsi Carl Gustav Jung a-t-il tenu lui-même ensemble sa vie et son oeuvre, et ce jusqu'à sa mort.
    De sa complicité puis de sa brouille avec l'inventeur de la psychanalyse, jusqu'à la découverte déterminante du Yi King, des archétypes et de la permanence de l'archaïque, le présent livre en retrace fidèlement tous les tours et détours. À lire également en Que sais-je ?...
    Histoire de la psychanalyse, Roger Perron
    Sigmund Freud, Jean-Michel Quinodoz

  • La psychanalyse est née dans l´esprit d´un homme, Sigmund Freud. Retracer l´histoire de la psychanalyse c´est ainsi d´abord faire celle de la découverte freudienne, en comprendre les tâtonnements, les confusions, les erreurs, les succès. C´est montrer aussi qu´il s´agit de l´oeuvre d´un homme profondément immergé dans la culture de son temps et qu´elle reste pourtant la matière sur laquelle tous les psychanalystes après lui ont travaillé et travaillent encore. Mais la psychanalyse est à présent plus que centenaire et cet ouvrage nous invite à en suivre aussi les principaux développements théoriques, pratiques comme institutionnels depuis sa naissance jusqu´à nos jours.

  • Accablé par les ennuis qui n´en finissent pas de s´accumuler - qu´a-t-il fait pour mériter cela, c´est quand même « bien cher payé » -, l´homme qui va pour composer le code de l´immeuble où l´attend son psychanalyste se trompe de chiffre et tape celui de sa carte bancaire...
    D´« acte manqué » à « visage », ces 100 mots de la psychanalyse sont moins un mini-dictionnaire qu´une façon d´évoquer à la fois la théorie et la pratique psychanalytiques, les deux indissociablement mêlées. Les notions-clés (ça, moi, surmoi, castration, complexe d´OEdipe, transfert...) côtoient les figures de la souffrance psychique (addiction, anorexie, dépression, paranoïa, phobies, suicide...) et quelques notions plus incidentes sur lesquelles la psychanalyse apporte un éclairage original (crise d´adolescence, honte, indifférence, mensonge, tendresse...).

  • Les lettres adressées à Fliess par Freud nous donnent un portrait de ce dernier à l'époque où s'ouvrait devant lui, encore hésitant, un nouveau champ d'investigations, celui de la psychopathologie, et où il commençait à acquérir les notions sur lesquelles se fonde la psychanalyse thérapeutique et théorique.

  • Cette Petite psychanalyse de l´argent nous éclaire sur les ressorts inconscients de l´économie. Notre utilisation de la monnaie est, au même titre que la parole, le propre de chacun. Elle rend compte du désir qui nous anime. Il y a des mutiques et des avares, des prodigues et des bavards, des accents chantants et des voix sourdes, des pièces d´or et des billets usés.
    À partir de son expérience clinique, s´appuyant sur les travaux des économistes, ainsi que sur la peinture, la litté­rature et le théâtre où grippe-sous, paniers percés, flambeurs et radins abondent, Patrick Avrane, dans un style alerte, nous fait entendre ce que nous faisons de l´argent, comme ce qu´il fait de nous.

  • Aimer et travailler constituent les deux grandes entreprises de la vie et de la psychanalyse, selon Freud. L'auteur propose d'y ajouter : « être capable de se quitter ». Car, tout au long de la vie, la séparation scande le rythme de la présence et de l'absence, dans ses passages, ses aléas et ses désordres, dans ses rencontres et dans ses créations. Le rôle de la psychanalyse est aussi de faire cet apprentissage par l'expérience de la fin de la thérapie.
    « Maintenant, il faut se quitter » : c'est l'injonction douloureuse qui résonne à nos oreilles lors de scènes de séparation et de disparition. Cet ouvrage les expose et interroge : comment y parvient-on ? Au-delà de la classique trilogie freudienne (angoisse, deuil, douleur), sont abordées les humeurs noires qui annoncent la clinique (dépressions), la métapsychologie (pulsion de mort), l'histoire via la littérature (Shoah), et l'amour maniaque, illustration de la lutte parfois folle, parfois indispensable, contre l'absence et l'oubli.
    En traitant des angoisses liées à la séparation et à l'absence, la psychanalyste révèle alors une ultime question : le patient, guéri, peut-il se séparer de son médecin ?

  • Justifiée au départ par un embonpoint supposé, la restriction alimentaire est, chez l´anorexique, en réalité dictée par une lutte acharnée contre la sensation de faim. La maigreur obtenue relativement rapidement renforce le sentiment de contrôle de soi, et conforte dans une conduite de restriction de plus en plus systématique qui s´accompagne d´attitudes singulières, ritualisées, à l´égard des aliments.
    Derrière ce comportement anorexique si stéréotypé se révèlent des difficultés psychiques d´une grande variété et d´une extrême complexité. C´est pourquoi la prise en charge de ce trouble alimentaire demeure si délicate.
    En faisant le point sur ce que nous savons des anorexies mentales, cet ouvrage invite à mieux comprendre les ressorts de ce trouble, ce qu´il cache et dévoile, et présente les traitements les plus efficaces. À lire également en Que sais-je ?...
    Les addictions, Mathilde Saïet L´art-thérapie, Jean-Pierre Klein

  • S'appuyant sur sa longue expérience clinique, Alain Braconnier présente le chemin qui l'a amené à comprendre qu'une grande majorité des adolescents rencontrés dans ses consultations ne présentent pas de troubles psychiatriques manifestes - en particulier des angoisses corporelles, des addictions ou des dépressions majeures - mais qu'ils vivent un état de menace dépressive. La menace dépressive constitue le noyau central entre le processus d'adolescence, marqué par les « adieux à l'enfance » rendant tous les adolescents « déprimables », et la véritable dépression que certains peuvent malheureusement vivre. Cette notion permet d'appréhender les enjeux psychiques sous-jacents. L'écoute et l'action thérapeutique s'en trouvent totalement modifiées en permettant de se dégager des comportements apparents au profit d'un travail sur les obstacles au changement que demande cette période de l'existence.

  • La psychanalyse se définit traditionnellement en tant que « cure de parole ». Toutefois, même si les mots, témoins de la réalité psychique des deux protagonistes de la relation analytique, restent les agents essentiels des transformations attendues de la cure, le corps s'exprime également dans l'espace analytique. Émotions, sensations, agirs tissent eux aussi l'échange entre analyste et analysant. L'ouvrage interroge la participation de telles manifestations dans le travail analytique.

    L'intérêt accordé au langage du corps dépasse la seule situation analytique. Il concerne tout psychothérapeute soucieux de questionner la relation qui fonde sa pratique. 

  • La sexualité a une particularité qu'elle ne partage avec aucune autre activité humaine, celle de pouvoir s'emparer de la langue entière, de sexualiser n'importe quel mot, n'importe quelle phrase, quand bien même la situation ne s'y prête pas, au risque de provoquer le rire ou la honte. Sans parler de la langue qui « fourche » et profite d'une proximité phonétique pour faire scandale, le temps par exemple d'un célèbre lapsus qui transforma l'inflation en fellation.
    Les mots de la sexualité sont souvent eux-mêmes des mots sexuels, avec toute leur crudité et leur éventuelle brutalité. Baiser, par exemple, est à la fois la désignation d'un geste (le baiser) et un mot-acte, en lui-même porteur de la violence sexuelle.
    Du plus pastel, « fleur bleue », au plus criard, « fist fucking », ces 100 mots sont ceux de la vie sexuelle. Cerner ce vocabulaire est moins l'occasion de définir ce que chacun connaît que d'interroger le sens (historique, sociologique, religieux, esthétique, psychanalytique...) des faits et gestes de notre sexualité.µ

  • D'Agar, la mère des Arabes qui n'est présente dans le corpus arabo-musulman que comme figure d'esclave, à Khadija, l'épouse du prophète que les hagiographes ont dépouillée de toute sexualité ; d'Aïsha, décrite comme l'aimée de l'Aimé de Dieu mais qui se révèle une enfant violentée et un nourrisson savant, à Zaïnab, qui bouleversera le destin de la filiation en Islam et dont l'entrée dans le foyer du prophète sera marquée par la Révélation du verset sur le voile ; de l'inconsolable Hind, qui entaille avec cruauté le foie de l'oncle de Muhammad, à Fâtima, qui réclama l'héritage pour retrouver sa place de fille, elle qui était la mère de son père. Ces figures de femmes - maltraitée, mélancolique, cruelle, fatale - disent le lien complexe de l'Islam à l'inquiétante étrangeté du sexe féminin. Ces femmes et d'autres lèvent le voile sur les soubassements pulsionnels de la fondation islamique. Ce livre explore cette question, la façon dont elle se présente dans le Texte (le Coran) et dans les textes. C'est inviter à une plongée dans les profondeurs effrayantes de la culture et du Texte, au-delà du charme de la belle surface.

  • Autour d'un témoignage de Margaret Little concernant ses années d'analyse avec Winnicott, des psychanalystes parlent et témoignent sur les limites, celles du patient, de l'analyste et de l'analyse.

  • Ce livre aborde, en relation avec le terrorisme et à partir de la psychanalyse, la psychologie collective et individuelle contemporaine, telle qu'elle se révèle notamment dans les cures. Il ne se présente pas comme un ouvrage de géopolitique et ne vise pas à expliquer les causes de la guerre très particulière qui est menée sur notre sol. Ses auteurs, psychanalystes, sont partis de l'effet traumatique de ces événements sur certaines victimes et sur leurs analysants, et cela les a conduit à réinterroger, à partir d'une révision de la notion de traumatisme, les éléments qui peuvent s'y rattacher, à commencer par les formes inquiétantes que prend la pulsion de mort dans notre monde ultra-libéral.

    La réflexion psychanalytique croise, sur ce sujet, celle  des philosophes qui éclairent aujourd'hui la diffusion de guerres très diverses, à commencer par la « guerres des identités » où chacun cherche la reconnaissance de son particularisme sans se soucier d'une hégémonie démocratique qui permettrait d'aller au-delà des différences identitaires. 

    On aura compris qu'il s'agit ici de rendre compte de ce qui apparaît comme un véritable trauma dans la civilisation.

  • « Le droit au secret : condition pour pouvoir penser », l´article de Piera Aulagnier, paraît pour la première fois dans la Nouvelle Revue de Psychanalyse de l´automne 1976 (n° 14), intitulé Du secret. Comme l´écrit Nathalie Zaltzman, cet article est un « véritable condensé des conditions nécessaires à la possibilité de penser ». Toute l´oeuvre de Piera Aulagnier est traversée par cette question, comme elle l´est indissociablement par le défi lancé par les psychoses à la théorie et à la pratique psychanalytiques. Le texte de Piera Aulagnier constitue pour cet ouvrage à la fois un argument et un fil rouge, chacun des contributeurs s´y référant à sa manière.

  • « Pourquoi cette parcimonie de ta vie ? Peur qu'elle te soit trop grande ? Sois réaliste : tu n'en as pas de rechange, et de toute façon elle te déborde. » Cette citation de Nathalie Zaltzman, son programme « anarchiste », pourrait être un exergue de sa vie et de son oeuvre. La « pulsion anarchiste » est une des contributions les plus originales à la psychanalyse d'aujourd'hui, qui envisage les pulsions de mort sous l'angle paradoxal de leur fécondité. La pulsion anarchiste, les déliaisons qu'elle produit, n'ont d'autre visée que de rendre la vie à nouveau intéressante, appelant à se tenir en équilibre instable « entre la fragilité des raisons de vivre et leur indestructibilité ».

  • Pascal

    Michel Schneider

    Dans la vie d'un lecteur, certains auteurs occupent une place à part : lectures inaugurales, compagnons de tous les jours, sources auxquelles on revient. La collection « Les auteurs de ma vie » invite de grands écrivains d'aujourd'hui à partager leur admiration pour un classique, dont la lecture a particulièrement compté pour eux. De Pascal, Michel Schneider a choisi de faire le portrait, non d'un visage, mais d'une écriture ; non d'un croyant, mais d'un auteur. Il fait entendre les mots de la dramaturgie pascalienne, repris et entrelacés, dans des motifs presque musicaux : ordre, vérité, coeur, figure, preuve, Dieu. « Pascal n'est personne. Il est celui qui ne sait pas qui il est mais qui le sait mieux que personne. Il est chacun de nous. Écrites pour lui seul, amères, sévères, les Pensées parlent à tous ceux qui ont souffert, désiré, perdu. » Psychanalyste et écrivain, Michel Schneider a notamment publié Glenn Gould piano solo (1988), Musiques de nuit (2001), Schumann, les voix intérieures (2006) et Prima Donna (2001).

  • Bien avant que le terme de « psychothérapie » ne soit créé à la fin du XIXe siècle, diverses pratiques d'aide psychologique avaient cours. Ces pratiques sociales étaient et demeurent étroitement tributaires de la culture, qu'il s'agisse du chamanisme, de la direction spirituelle de l'Occident chrétien, de certains aspects de la médecine traditionnelle ou de l'activité des guérisseurs en tout genre. De nos jours, l'absence de statut officiel de psychothérapeute en favorise la prolifération. Qu'elles soient psychanalytiques ou comportementales et cognitives, existentielles ou sauvages, cet ouvrage présente les diverses méthodes de psychothérapie en les situant dans leur histoire et dans leur spécificité.  

  • Cet ouvrage est paru dans la collection Bibliothèque de psychanalyse en 1987. Les sacrifices intéressent le psychanalyste parce qu'ils établissent un pont entre la psychologie individuelle et les structures sociales. Les formes précises qu'ils prennent avec chaque religion ont leur raison d'être dans les désirs et les conflits de tout être humain. Ils soutiennent les sublimations, utilisent et contrôlent la culpabilité, canalisent les pulsions, ont un effet de catharsis thérapeutique en exploitant les tendances morbides tant de l'individu que de la communauté. "Les mythes sacrificiels analysés ici au coeur des trois monothéismes ont marqué l'évolution religieuse, politique, culturelle des civilisations contemporaines. Ils sont toujours actifs à travers les combats de notre temps." (Postface)

  • Désir d´un enfant, désir de l´enfant, de l´enfance, de l´infantile... ces mouvements du fantasme ne se confondent pas, même s´ils ne demandent qu´à condenser leurs effets. Ainsi se tracent les voies des sexualités primitive et oedipienne. Du triomphe de his majesty the baby à la mélancolie de l´enfant mort, en passant par tous ces enfants qu´engendrent les sexualités partielles, l´enfant du désir est aussi polymorphe que la sexualité infantile. La clinique de l´infertilité, comme l´expérience analytique du transfert, multiplient les figures de ces désirs d´enfant, entre renoncement et accomplissement.

  • Cet ouvrage est composé d'interventions faites dans le cadre d'un séminaire dirigé par Jacques André à Sainte-Anne, 1998-1999 L'inceste est universellement prohibé mais il est tout aussi universellement transgressé. Crime huamin par excellence comme le parricide, l'inceste et son fantasme occupe en psychanalyse une position privilégiée. Les contributions de ce séminaire en renouvellent l'approche et la compréhension.

  • Nul ne s´émancipe de vingt-cinq siècles d´une conviction dualiste qui, depuis Platon, oppose radicalement l´âme et le corps, et formate à notre insu nos catégories de langue et de pensée. Tout de l´expérience psychanalytique pourtant, celle de ce « corps étranger interne » qu´est l´inconscient, contribue à brouiller des distinctions trop claires. Il n´est de processus « psychique » qui, à l´image de l´angoisse ou du plaisir, ne dispose de son trajet somatique. Mais Psyché ne se contente pas de passer par le corps, elle en détourne les fonctions, à l´image de la faim de la boulimique, de la constipation chronique de l´obsessionnel ou de l´hypertension du patient « psychosomatique ».
    La psychanalyse navigue entre deux écueils, celui d´une différence de nature entre corps et psyché à l´image du dualisme cartésien, ou inversement, celui d´une identité à la Groddeck, qui en vient à supprimer l´hétérogénéité du corps, du soma biologique. Le premier écueil ignore à quel point Psyché est corporelle, le second réduit toute pathologie somatique (cancer compris) à un phénomène psychique. Où s´arrête le corps de Psyché, où commence le soma du biologiste ?
    « Psyché est corporelle, n´en sait rien ».

     

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