• "Rien de plus antipoetique que le lien logique entre deux objets de quelque espece qu'ils soient. Il faut briser les amarres des liens visibles et invisibles. Il faut laisser les objets et les concepts aller librement ou ils veulent, qu'ils luttent, qu'ils volent pour que le monde soit plus amusant et que puisse exister la veritable poesie.
    Vous les poetes avez une peur terrible de perdre la tête et un amour incomprehensible de la qualite logique. C'est absurde de te conformer a l'idee selon laquelle la chaussure n'a d'autre utilite que d'être chaussure et la cuillere cuillere. La chaussure et la cuillere sont deux formes d'une extrême beaute et ont une vie propre aussi intense que la tienne et surtout elles ont une capacite d'AVENTURE que tu ne soupconnes même pas."

    Federico García Lorca est né le 5 juin 1898 dans le village de Fuentevaqueros près de Grenade. Poète, dramaturge, prosateur, mais aussi peintre et musicien, il est l'auteur d'une oeuvre qui fait de lui l'un des voix majeures de la littérature mondiale. En 1927, ses romances le propulsent sur le devant de la scène poétique, mais il refuse d'y être identifié et décide d'explorer une autre voie, celle de la prose. Il sera fusillé en août 1936, entre Viznar et Alfacar, par des milices franquistes.

  • En 1955, un jeune étudiant en histoire arrive pour faire ses études à Copenhague, là il va se lier damitié avec un étrange professeur, peu soigné et buvant sec, spécialiste des Sagas islandaises, ce patrimoine culturel inestimable quont protégé les Islandais au long des siècles comme symbole de leur nation. Il découvre le secret du professeur, lune de ces Sagas, Le Livre du roi, dont les récits ont été à lorigine des mythes germaniques mis en scène par Wagner dans la Tétralogie, a été volée par les nazis pendant la guerre.
    Ensemble le professeur et son disciple réticent qui ne rêve que de tranquillité vont traverser lEurope à la recherche de linestimable manuscrit. Un trésor pour lequel certains sont prêts à voler et à tuer. Un trésor aussi sur lequel on peut veiller et quon peut aimer sans en connaître la valeur. Une histoire inhabituelle sur ce quon peut sacrifier et ce quon doit sacrifier pour un objet aussi symbolique quun livre.

  • "Aide à la personne, soin, accueil, éducation...
    Prise en charge du corps de l'autre, des besoins de l'autre.
    Entretien des bureaux, des maisons, des écoles.

    Des femmes au travail.

    Ces textes ont été écrits comme des instantanés photos.

    Ici et maintenant."

    Née en 1960, en Moselle, d'un père polonais et d'une mère allemande, Fabienne Swiatly se dit fille des aciéries et de la langue allemande, des bleus de travail et de la soudure, des ouvriers exploités et des manifs." Poète, novelliste et romancière, elle est l'autrice d'une oeuvre qui scrute le quotidien, interroge les frontières de langues et de classes, donne la parole aux êtres qui en sont privés. Dans l'atelier où elle forge ses livres, les mots se baladent souvent en bleu de travail.

  • Le Roman du Genji, un chef-d'oeuvre incontesté de la littérature universelle, est dû à une femme, Murasaki Shikibu, qui vécut à la cour du Japon aux alentours de l'an mil. Sa contemporaine Sei Shônagon a laissé un ouvrage unique en son genre par sa liberté de ton et son traitement virtuose de l'art de la liste : les Notes de Chevet. Une autre femme de la noblesse, connue comme « La mère de Fujiwara no Michitsuna », avait quelques années auparavant rédigé les Mémoires d'une Éphémère, sans doute la première autobiographie de la littérature mondiale. Dans ce livre, Jacqueline Pigeot rappelle les conditions qui ont permis l'épanouissement de la prose féminine à cette époque, et analyse plusieurs des procédés d'écriture (monologue intérieur, modalités du dialogue, citations cryptées) pour la première fois mis en oeuvre dans les Mémoires d'une Éphémère et dans Le Roman du Genji. Jacqueline Pigeot a enseigné pendant trente ans la langue et la littérature japonaises classiques à l'université Paris 7-Denis Diderot. Elle a publié plusieurs ouvrages d'analyse littéraire ainsi que des traductions d'oeuvres classiques et modernes, dont les Mémoires d'une Éphémère et les Récits de l'éveil du coeur. Françoise Lavocat est professeur de Littérature comparée à l'université Paris 3-Sorbonne Nouvelle et membre de l'Institut universitaire de France. Elle vient de publier Fait et fiction. Pour une frontière.

  • Chaque page de ces poèmes en prose est une contemplation de petits paysages. Des paysages pensants qui nous regardent désormais plus que nous les regardons.

  • Dans la relation des nombreuses aventures qui nous sont contées, l'idéal héroïque de la chevalerie errante anime la quête des chevaliers, qu'il s'agisse de Tristan ou des compagnons de la Table Ronde. Les joutes et les combats à l'épée se multiplient... Dans le royaume de Logres, terre d'élection des chevaliers errants, les héros sont reçus avec générosité partout... Textes jusqu'ici inédits, malgré leur grande beauté.

  • L'ouvrage propose de lire les oeuvres de cinq poètes du temps de Louis XIII, de 1588 à 1648 : Abraham de Vermeil, Théophile de Viau, Pierre de Marbeuf, Gabriel Du Bois-Hus et Tristan L'Hermite. La lecture, orientée par la critique de l'imaginaire (Gaston Bachelard, Gilbert Durand et Jean-Pierre Richard), comble certaines lacunes : ces poètes n'ont que rarement, voire jamais pour certains, fait l'objet d'une approche prenant en compte la totalité de leurs écrits (prose et poésie). La méthode n'a jamais été appliquée à cette période, sauf à travers la définition du baroque qui ne renvoie pas à l'oeuvre d'un seul auteur, mais à la production littéraire d`une époque. Après avoir défini l'ensemble littéraire et la méthode choisie, l'ouvrage étudie séparément les auteurs et l'esthétique de leurs oeuvres et dessine pour chacune d'entre elles le paysage imaginaire. Au terme de ces études, on note, d'un poète à l'autre, la récurrence du même mythe, geste, symbole ou archétype, unifiant l'imaginaire de l'époque de Louis XIII tout en en soulignant la polymorphie.

  • Il faut imaginer, sous l'humus, quelqu'un de transparent, peut-être un coeur de cristal, qui pompe cette eau qui lui ressemble - peut-être un mort, un de ces morts qui sont au ciel et qui sont dans la terre, et qui sont partout, creusant le sol, épaulant les nuages - à qui l'on parle encore et que l'on recommande, priant le soir, à la croix couronnée de buis refoulant les orages .

  • Aujourd´hui est un jour comme un autre.
    Ou peut-être non, à cause de l´été précoce. Globalement, pas de raisons de se réjouir (petits malaises, grèves, guerres, massacres), mais le matin ressemble à l´enfance. Aux matins de l´enfance, je veux dire. Avec cette légèreté du ciel plus vif dans les arbres ou près du rouge des géraniums entrevus à une fenêtre d´un dernier étage. La fenêtre était ouverte. J´ai pensé que toute une histoire pourrait s´écrire à partir de cette seule fenêtre ouverte. Ce qui se passerait dedans, dans l´obscur de l´encadrement. Aucun drame. La vie, simplement, avec ses hauts et ses bas. Ce qu´on ne peut jamais dire...

    Voici comment Jacques Ancet présente Le silence des chiens, une seule phrase de 160 pages.
    Mais aucune prouesse, aucun passage en force : juste cette très souple tension entre la phrase et ce qu´elle nomme, parfois la phrase suscite le monde, parfois le monde appelle la phrase, parfois s´écartant à quelque distance, la voix apostrophant le narrateur ou s´occupant de quelque problème de compte, ou s´en allant basculer dans d´autres registres de l´oralité, la langue espagnole, les expressions usuelles du quotidien.
    Parce que c´est bien la voix, qui est centrale. On avance, on est entraîné, poussé, bien sûr parce qu´à chaque instant il y a récit, il y a histoire. Mais c´est la voix qui est l´événement, la dynamique, les renversements.
    Comment nommer la profusion du monde, et son hostilité comme sa tendresse ? Comment nommer non pas le bruit rêche des villes, et les haines ou les guerres (elles y sont aussi), mais ce lien bien plus exigeant à dire, qui est la parole comme on l´entend, des proches et de la mémoire, et cette façon qu´a le réel, pour se constituer tel, de venir jusqu´à vous se faire présence ?
    C´est un livre de Jacques Ancet.
    L´oeuvre de Jacques Ancet est le parcours d´une vie. Pour ceux de ma génération, on les découvrait en avant de nous, nous désignant non pas un chemin - le poète qu´il est s´en moque bien -, mais un possible. Ainsi, ce très grand texte qu´est L´Incessant. Ainsi, paru chez Ubacs en 1990, ce Silence des chiens.

    Entre les voix, les gestes, un blanc. Une césure où tout vacille. Comme passant de l´ombre à la lumière -- ou l´inverse. Tu vois sans voir : table, chaises, mouche, bouquet. Comme en négatif. Blanc sur noir ou l´inverse. Plus tu veux dire moins tu dis. Tu bafouilles. Le jour voyage. La douleur fait tache, parfois, sur l´herbe jaune. Le chat dresse l´oreille, se lèche, disparaît. Le vent souffle toujours. Ou tombe brusquement. Entre les deux, cet instant. Je ne le dis pas, j´y suis. Je n´y suis plus. Mais où ? Là, genoux contre le bois, main arrêtée, corps perdu -- perdu.

    C´est la rançon de la littérature exigeante : Jacques Ancet a mené droit sa barque d´auteur. On le connaît comme traducteur, de Saint-Jean de la Croix jusqu´à Jose Angel Valente, ou actuellement la reprise des poèmes de Borges, et tant d´autres.
    Il avait bien voulu nous confier, dès le début de l´aventure publie.net, ces Voix de la mer. La prochaine mise en ligne rassemblera un vaste ensemble de textes critiques, et ce sera - la voix, la voix - L´Amitié des voix.
    Dans cette lumière et cette rigueur, l´entreprise d´écriture n´a pas d´âge ni de temps. Elle est une prise nouvelle à chaque nouvelle lecture, pour quiconque s´y risque. Jacques Ancet appelle Obéissance au vent l´ensemble que constituent L´Incessant, La mémoire des visages et Le silence des chiens.
    C´est beaucoup plus que dire : voilà un texte important, assurons sa continuité, sa disponibilité. Ce que je voudrais, c´est qu´on interroge l´écriture même. La tension entre prose et poésie.
    La tension entre écriture et monde. La tension entre voix et silence. La tension entre narration et épiphanie. La notion de continu, qu´a si bien développée Jean-Paul Goux.
    C´est un texte pour maintenant. Aussi parce qu´il interroge le geste d´écrire dans ce que nos outils et supports d´aujourd´hui le rendent à la fois infiniment plus fragile, et infiniment plus proche peut-être, par ce découplage du temps, de ce sentiment de présence au

  • Autour de nous... Les petits riens font les grands moments, nos projets nous transportent, les grands évènements influencent nos quotidiens... Et l'alliage de tout cela, peut se ranger en simples mots poétiques... Parfois.

  • Extrait de "Bruyère mon cher Apollinaire" "Mais le déséquilibre est si âpre Que sous ses airs mouvants, La ritournelle de l'habitude, Emprisonne les êtres dans les relents, De leurs failles et leurs certitudes.

    Tant pis, ne laissons pas le charme agir, Et continuons les rencontres arides, Chaudes et sensuelles à vrai dire, Mais sèches et sans vie pour tout dire."

  • Cet ebook bénéficie d'une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique.






    Un incontournable du génie Charles Péguy !




    Cette pièce dramatique de Charles Péguy est d'un grand intérêt en raison notamment de son style si particulier, proche de la prose poétique, de l'incantation où la répétition joue un rôle primordial. La question centrale de cette oeuvre majeure peut se résumer ainsi :
    Comment Jeanne d'Arc est devenue ce qu'elle était ?


    Les débats philosophiques et religieux entre les trois personnages nous amènent à la naissance de la détermination et du choix héroïque de Jeanne d'Arc.


    Révoltée contre la souffrance et la misère, bien décidée à agir, la jeune bergère continue de nous inspirer. Six siècles plus tard, la question de Jeanne reste plus que jamais d'actualité : en quoi suis-je personnellement concerné par le sort du monde ?



    EXTRAIT : « Pour un blessé qui se traîne au long des routes, pour un homme que nous ramassons au long des routes, pour un enfant qui traîne au bord des routes, combien la guerre n'en fait-elle pas, des blessés, des malades, et des abandonnés, de malheureuses femmes, et des enfants abandonnés ; et des morts, et tant de malheureux qui perdent leur âme. Ceux qui tuent perdent leur âme parce qu'ils tuent. Et ceux qui sont tués perdent leur âme parce qu'ils sont tués. Ceux qui sont les plus forts, ceux qui tuent perdent leur âme par le meurtre qu'ils font. Et ceux qui sont tués, celui qui est le plus faible, perdent leur âme par le meurtre qu'ils subissent, car se voyant faibles et se voyant meurtris, toujours les mêmes faibles, toujours les mêmes malheureux, toujours les mêmes battus, toujours les mêmes tués, alors les malheureux ils désespèrent de leur salut, car ils désespèrent de la bonté de Dieu. Et ainsi, de quelque côté qu'on se tourne, des deux côtés c'est un jeu où, comment qu'on joue, quoi qu'on joue, c'est toujours le salut qui perd, et c'est toujours la perdition qui gagne. Tout n'est qu'ingratitude, tout n'est que désespoir et que perdition.



    Un silence.



    Et le pain éternel. Celui qui manque trop du pain quotidien n'a plus aucun goût au pain éternel, au pain de Jésus-Christ. »

  • Tutoyant avec aisance, à rebours des modes, une forme classique très maîtrisée, Michel Houellebecq met en scène dans ses poèmes un quotidien contemporain et urbain. Ses vers nous parlent de lui, nous parlent de nous et accèdent à l'universel, installant ainsi leur auteur, comme un Villon de la modernité, au rang des grands poètes populaires.

  • Vaste et luxuriante composition anonyme en prose rédigée, sous sa forme actuelle, vers le milieu du XVe siècle, le roman de Perceforest est une des plus belles réussites littéraires de la fin du Moyen Age. En une grandiose fresque divisée en six parties, l'oeuvre évoque les aventures des lointains ancêtres d'Arthur et des chevaliers de la Table Ronde., Les événements relatés dans la Cinquième partie se déroulent dans le temps d'une année. Les douze tournois de la Fontaine aux Pastoureaux, qui manifestent avec éclat le renouveau de la chevalerie après la destruction de la Grande Bretagne, sont organisés chaque mois. Le chevalier qui parviendra à tous les gagner successivement aura pour prix Blanchette, la fille de Blanche et la petite-fille de Gadiffer et de la Reine Fée. Dans l'architecture de la Cinquième partie, les douze tournois sont les douze piliers qui soutiennent l'ensemble de la construction. Entre ces douze piliers s'entrelacent de nombreuses aventures qui laissent, comme dans les autres parties de l'oeuvre, une impression de foisonnement : assassinat de Jules César par les Ursus, amours de Passelion, aventures de Gallafur et de Norgal, interventions salutaires de Zéphir, le démon bienfaisant, histoire de Margon et de Lisane mise en vers dans le Lai de la Rose a la Dame Leale. Dans ce volume, l'imagination débordante de l'auteur n'est pas prise en défaut. On y retrouve les mêmes qualités de style et d'invention qui font l'originalité et l'attrait de cette oeuvre incomparable., Après la publication des quatre premières parties du roman, Gilles Roussineau poursuit l'édition de l'oeuvre. Le texte est assorti d'une introduction littéraire, grammaticale et philologique, d'un important choix de variantes, de nombreuses notes, de divers index et d'un glossaire développé.,

  • La première, ou prétendue telle, rédaction du Livre III des Chroniques de Jean Froissart s'ouvre par un prologue évoquant les préoccupations d'historien du chroniqueur de Valenciennes. Vient ensuite la relation du célèbre « Voyage en Béarn », périple que fit Froissart à la fin de l'année 1388 pour gagner Orthez où il entendait recueillir des témoignages originaux sur les guerres qui venaient de secouer la péninsule ibérique. Suivent les récits d'Espan de Lion, du Bascot de Mauléon et d'un vieil écuyer indiscret de la cour de Gaston Fébus, ainsi que l'histoire de la possession de Pierre de Béarn et du démon familier de Fébus. Le livre se clôt sur la bataille d'Aljubarrota.
    Peter Ainsworth donne du Livre III une nouvelle édition critique exhaustive, dont voici le premier des trois tomes, précédée d'une introduction historique et littéraire, tandis que Godfried Croenen étudie la tradition manuscrite et présente les résultats de l'examen codicologique du manuscrit de base, provenant de Saint-Vincent de Besançon (Bibliothèque municipale, ms. 865), considérant notamment les scribes et le programme d'illustration.
    L'édition est largement dotée de notes, cartes et généalogies, d'un album photographique en couleurs, d'un glossaire et d'un index des noms de personnes et de lieux.

  • De ces deux "moralités politiques et polémiques" en 1990, la première était inédite, et la seconde introuvable. La première émane des milieux de la basoche parisienne au temps de la guerre du Bien Public, entre 1465 et 1468; la seconde, parisienne aussi, du temps des guerres de religion.

  • Le roman de tristan en prose

    Dans la relation des nombreuses aventures qui nous sont contées, l'idéal héroïque de la chevalerie errante anime la quête des chevaliers, qu'il s'agisse de Tristan ou des compagnons de la Table Ronde. Les joutes et les combats à l'épée se multiplient... Dans le royaume de Logres, terre d'élection des chevaliers errants, les héros sont reçus avec générosité partout... Textes jusqu'ici inédits, malgré leur grande beauté.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

  • Elle n´était pas d´ici Elle venait d´je sais où ? Peut-être d´un pays Où vivre était bien plus doux. Dans ses grands yeux gris-noir-vert Brillaient les pulsions de vie Et dans leurs profondeurs claires Elle connaissait son envie. Ne la cherchez pas Elle n´est plus d´ici ! Elle est partie j´ne sais où ? Peut-être vers un pays Qui pour nous restera flou...

  • L'Histoire de la Reine Berthe et du Roy Pepin est l'oeuvre d'un prosateur anonyme du XVe siècle s'inspirant de Berte aus grans piés, la célèbre chanson de geste rimée vers 1275 par le ménestrel brabançon Adenet le Roi.,La légende relate les péripéties de Berthe, fille du roi Florant de Hongrie et de Blanchefleur, femme de Pépin le Bref et future mère de Charlemagne. Injustement chassée de Paris à la suite d'une sombre trahison le soir de ses noces, Berthe trouvera refuge pendant plusieurs années dans la forêt du Mans avant d'être enfin reconnue par Pépin, qui la rétablira reine de France.,Motif littéraire voué au plus grand succès tant en France que dans d'autres contrées de l'Europe occidentale, l'histoire de Berthe s'est naturellement enrichie de plusieurs rédactions au cours du Moyen Âge. La version en prose est cependant connue par un manuscrit unique provenant de la Preussische Staatsbibliothek de Berlin, longtemps considéré comme perdu, et qui a été identifié à la Bibliothèque Jagellonne de Cracovie. Restée inédite à ce jour, elle n'avait jamais fait l'objet d'une publication monographique avant celle-ci.,,,,



  • Le chant d'un oiseau ici. Le souffle du vent là. L'auteur contemple la nature et ses charmes. Il égraine sa narration au fil de ses ressentis et de la couleur du temps. Entre songes fabuleux et introspection, l'humain est au centre : il appartient, dans les textes de Michel Taysse, en toute harmonie au monde qui l'entoure.

  • « La trêve est brève, Et quand elle s'achève, Cela me pompe la sève... Toute la saveur savante de cette fleur, Au service de cette rancoeur, Sévit sur le vice de l'absurde, Où tu n'es toi, la mère, que turpitudes, Attitude butée, D'une bâtarde sans regrets. » La prose est urbaine ; les mots tranchants et intransigeants ; le constat souvent accablant ; le miroir qui nous est tendu dérangeant... Recueil qui ne connaît ni le compromis ni la tiédeur, tout en nerfs et en exclamations, « Fleur de l'Enfer » se fait le puissant porte-voix d'une femme ancrée à son époque et à ses états d'âme qu'elle exorcise au fil de textes souvent acérés.

  • Elle noircit notre feuille et maintient blanches nos nuits. Elle est détestable, peu enviable et pour tout dire insupportable. Voilà, la mélancolie n'a rien de séduisant et pourtant, elle reste l'inspiration favorite des poètes. Fervent défenseur de l'absurde, amoureux des mots et admiratif de leur impact, Maxim Petoh livre un recueil bouleversant.

empty