• Peter Taler ne se remet pas de la mort de sa femme Laura, abattue à l'entrée de leur immeuble. Soupçonnant son étrange voisin d'y être mêlé, il se décide à aller toquer à sa porte et découvre son projet délirant: persuadé que le temps n'existe pas et qu'il n'est question que de modification physique, l'octogénaire veut reconstituer à l'identique le décor du 11 octobre 1991, date du décès de son épouse vingt et un ans plus tôt, espérant ainsi la retrouver vivante. Un procédé qui suppose des travaux pharaoniques mais qui pourrait aussi faire revenir Laura...

  • Que nous reste-t-il de la communauté? De ce qui a été pensé, voulu, désiré sous le mot de "communauté"? Il semble qu'il ne nous en reste rien. Ses mythes sont suspendus, ses philosophies sont épuisées, ses politiques sont jugées. On pourrait dire aussi: "la communauté", c'était le mythe, c'était la philosophie, c'était la politique - et tout cela, qui est une seule et même chose, est fini. Ce livre essaie de dire ceci: il y a, malgré tout, une résistance et une insistance de la communauté. Il y a, contre le mythe, une exigence philosophique et politique de l'être en commun. Non seulement elle n'est pas dépassée, mais elle vient au devant de nous, elle nous reste à découvrir. Ce n'est pas l'exigence d'une oeuvre communautaire (d'une communion ou d'une communication). C'est ce qui échappe aux oeuvres, nous laissant exposés les uns aux autres. C'est un communisme inscrit dans son propre désoeuvrement.

  • Des années Dylan aux attentats du 11 septembre 2001, Ann Beattie dresse un tableau de l'Amérique au travers de personnages aux doutes universels : une dactylo multiplie les mariages et les régimes ; une pianiste voit son existence partir en fumée entre deux préludes de Bach ; une épouse d'universitaire rêve d'adultère le temps d'une leçon de conduite...

  • Le détective dandy Johann Friedrich von Allmen reprend du service. Toujours à court de liquidités susceptibles de lui permettre de maintenir son train de vie, il se réjouit lorsqu'un certain Montgomery le charge de retrouver la piste d'un voleur disparu avec un fabuleux diamant rose à l'issue d'une soirée mondaine. De la Suisse à la Baltique, assisté de son fidèle majordome guatémaltèque Carlos, Allmen se lance ainsi à la recherche de Sokolov, un mystérieux escroc russe.
    Manipulations, doubles jeux et faux-semblants sont au rendez- vous de cette nouvelle enquête d'Allmen sur fond de finance internationale.

  • Médecin dans le Montana, ostracisé suite à une disgrâce professionnelle, Berl Pickett fait le point sur sa vie : famille tordue, conquêtes féminines indociles, patients toqués, ratages divers. Cocasse, amère, sensualiste, la confession en roue libre de cet aimable excentrique dresse un vibrant tableau de l'Amérique ordinaire et d'une nature sauvage où il fait bon s'oublier.

  • Alexander et Sonia forment un couple parfait. Tous deux sont jeunes, beaux et partagent une passion commune pour l'architecture. Guidés par l'ambition de Sonia, ils s'installent à Munich et ouvrent un cabinet qui connaît un succès rapide. Cette union, idyllique en apparence, se trouve bouleversée par la rencontre d'Alex avec Iwona, une Polonaise sans papiers, peu cultivée, peu attirante. Rien ne devrait les réunir mais Alex est irrésistiblement attiré par cette femme dont la seule qualité est d'être l'exact opposé de Sonia. Une fascination inexplicable, incontrôlable, qui bouleverse le cours de sa vie et celui de son couple de manière inattendue lorsqu'il doit effectuer un choix paradoxal.
    Revisitant avec originalité le schéma classique du trio amoureux, Peter Stamm restitue comme nul autre les tiraillements liés aux contradictions sentimentales et aux aspirations divergentes de la vie.

    « Peter Stamm n'a jamais été plus profond et moins prévisible que dans cet excellent roman. » (Frankfurter Rundschau)

  • Dans l'Espagne des années quarante, le Ballot et le Chinois grandissent ensemble dans l'appartement de leur grand-mère. Les journées des deux cousins, âgés d'une douzaine d'années, passent au rythme des leçons de boxe de Don Rodolfo, des lointains échos de la guerre et des anecdotes rapportées par le voisinage. Jusqu'au jour où Elke, une jeune orpheline de guerre allemande, s'installe deux étages plus bas chez la tante Gloria qui l'a adoptée. Accompagnés par cette complice casse-cou dans leurs équipées, les deux garçons vont se retrouver grandis et tomberont l'un et l'autre sous l'emprise de « l'éternel féminin », comme le dit Don Rodolfo...
    Álvaro Pombo déploie ici une galerie de personnages bigarrés, dont chaque membre sera tour à tour dépeint dans ses travers comme dans ses actes héroïques, toujours avec drôlerie.

    « Le sens de l'humour déborde de toutes parts d'anecdotes qui, par ailleurs, ne sont pas exemptes de tendresse. » (Leer) « Une fantastique description du monde de l'enfance, dans un style renversant. » (José Antonio Marina)

  • Cet essai a paru en mars 1961, au moment le plus tragique de la guerre d'Algérie : au lendemain du référendum sur l'autodétermination, qui ouvrait la voie à une négociation sur l'indépendance, et à la veille de l'insurrection du " quarteron de généraux ", comme l'avait baptisé le général de Gaulle, décidé à mobiliser les Européens pour conserver l'Algérie française.
    Revenu d'Algérie, où il avait été professeur à Oran de 1958 à 1960, Pierre Nora avait écrit à la hâte ce petit livre, mélange qui tenait du pamphlet de citoyen en colère, du récit d'une expérience vécue et de l'analyse historienne. Il pointait pour la première fois et avec éclat les ambiguïtés d'un supernationalisme illusoire et flamboyant, dans une situation qui tenait à la fois d'une indéniable appartenance protectrice à la Métropole et d'une domination coloniale inavouée.
    Une réaction inattendue lui vint de Jacques Derrida, dont il avait été le condisciple en khâgne et qui était resté un ami. En cinquante pages manuscrites truffées de notes, celui-ci, pour l'unique fois de sa vie, prenait appui sur ce livre pour se mettre à jour avec son Algérie natale. Ce texte est pour la première fois présenté aux lecteurs, dans cette nouvelle édition des Français d'Algérie.

  • En 1950, Hemingway est au sommet de son art. Il vit à Venise avec son épouse Mary mais s'éprend d'une jeune aristocrate, Adriana Ivancich. Surgissent alors deux personnages de Pour qui sonne le glas qui s'immiscent dans son existence. Roberto, un jeune étudiant italo-américain, cherche à tout prix à rencontrer le grand écrivain. Maria, une jeune femme extravagante, vient de quitter le baron Persi, qu'elle a épousé à contrecoeur, créant le scandale dans une ville où tout se sait. Au hasard des campi et des calli de Venise, elle croise Roberto. C'est le coup de foudre.
    Poursuivi par la police, qui prend Roberto pour un kidnappeur, le couple arpente en une journée, avec l'aide d'Hemingway, cette Venise crépusculaire. Qui se sauvera et qui périra ? Alberto Garlini mène avec justesse et virtuosité cette fantaisie vénitienne échevelée en forme d'hommage au grand écrivain américain.

  • De prime abord, il semble que la peintre et écrivain Angelica Garnett, fille de Vanessa Bell (la soeur de Virginia Woolf), ait eu une enfance enchanteresse. Elle a grandi dans le Sussex avec sa mère, ses frères Julian et Quentin, et leur père, Clive Bell. Elle était la petite dernière d'une famille reconnue dans le milieu intellectuel d'alors, qui s'est trouvée au coeur des cercles d'artistes, des écrivains et des intellectuels les plus influents du XXe siècle, ceux que l'on a appelés le groupe de Bloomsburry. Lorsqu'elle a eu 17 ans néanmoins, la vie d'Angelica a basculé : sa mère lui a révélé que son père n'était pas Clive Bell mais le peintre Duncan Grant, avec qui elle avait eu une liaison. Révélation dont elle a fait état dans son ouvrage Trompeuse gentillesse. L'effet fut dévastateur. Et bien qu'elle ait aujourd'hui 91 ans, Garnett se débat toujours, dans une certaine mesure, avec cette révélation et la déception, la rupture qu'elle a engendrée dans sa relation envers sa mère. Ceci sans oublier qu'elle aura un autre choc quelques années plus tard lorsqu'elle découvrira que l'homme qu'elle a épousé, Clive Bell, fut un temps l'amant de son père...
    Vérités non dites est le premier volume de fiction d'Angelica Garnett. Il s'apparente néanmoins dans une large mesure à une autobiographie. Regroupant quatre récits, ce recueil présente divers souvenirs sous forme de fiction. Elle se livre ainsi à une analyse psychologique plus profonde encore de soi-même et des personnages qui ont marqué son existence. De Londres à Paris, en passant par la Provence, l'atmosphère de ces récits est empreinte de fraîcheur autant que de cruauté : les mots signifient toujours au moins deux choses, l'enfance choyée peut s'avérer une prison et une volonté de domination sous-tend les relations humaines. Si jalousie et manipulation ont des conséquences fatales, les personnages ne sont pas toujours conscients de s'y livrer. La vision rétrospective permet alors de mieux comprendre les décalages entre apparences, sentiments et réalité. Quant à l'art, omniprésent, il demeure à jamais l'unique raison de vivre.

  • Paru en 1935, ce roman n'a pas été réimprimé pendant près de 70 ans. Ceci à la demande de Nancy Mitford elle-même, qui souhaitait mettre un terme à la brouille que sa publication avait provoquée avec ses soeurs. Unity et Diana lui reprochaient en effet la caricature à peine masquée qu'elle faisait du mari de Diana sous les traits du charismatique et très nationaliste Captain Jack. Car derrière ce qui est en au premier abord une comédie enlevée, portée par le meilleur de l'humour anglais, transparait une critique mordante des moeurs de la bonne société britannique, sur fond d'avènement du fascisme.

  • Ce nouveau recueil réunit douze nouvelles, chacune mettant en scène un personnage principal qui vit un événement heureux ou malheureux - le plus souvent les deux à la fois -, le temps de l'histoire. Une vie en raccourci, en quelque sorte. Stamm campe ses

  • 1844, Isabella Walker épouse l'ingénieur Henry Robinson. 1850, elle s'éprend d'Edward Lane, jeune et brillant médecin, et relate cette passion fantasmée dans son journal intime. 1855, Henry dérobe ces écrits et l'accule au divorce, faisant de cette femme sous verre l'héroïne bafouée d'un procès scandaleux qui excite les préjugés d'une société victorienne régie par les hommes. Un tableau saisissant de l'intenable condition féminine dans l'Angleterre corsetée du XIXe siècle. Passionnant.

  • Durant l'été pluvieux de 1968, Rose quitte Kentish Town, dans la banlieue de Londres, pour se rendre aux Etats-Unis. Dans sa valise, elle a pris une robe à pois mais aucun billet de retour. Elle doit rejoindre là-bas un homme qu'elle connaît sous le nom de Washington Harold. Il est prévu que ces deux-là unissent leurs forces pour retrouver le docteur Wheeler, un homme à la personnalité aussi charismatique qu'insaisissable - oracle, gourou, sauveur d'âmes et sans doute charlatan ; Rose considère qu'il l'a bel et bien sauvée d'une enfance abominable tandis que Harold nourrit contre lui une rancune silencieuse et tenace.

    Alors qu'ils traquent leur proie à travers l'Amérique à bord d'un camping-car, ce couple étrange et mal assorti - Rose, enfant abîmée de cette Angleterre grise de l'après-guerre, et Harold, individu nerveux, obsessionnel, habité - croise toute une armée d'acolytes de Wheeler, soldats dépenaillés de la contre-culture, tournant et virant au gré de courants dangereux, ballotés par la colère et la dissidence obscure. L'assassinat de Martin Luther King est tout récent (avril) et une folie banale s'épanouit dans les réunions spiritualistes. La candidature démocrate de Robert Kennedy, dont la campagne présidentielle doit atteindre son apogée à l'Ambassador Hotel de Los Angeles au début du mois de juin, paraît représenter l'unique espoir de la nation. Le pèlerinage de Rose et Harold est comme un miroir de cette campagne. Sauf que Robert Kennedy trouvera la mort à ce moment-là et que, quelque part dans les ténèbres infinies de l'Amérique, le docteur Wheeler est aux aguets.

  • Harris, patriarche d'une famille élargie qui s'étend du Pakistan à l'Angleterre, vit dans une communauté déshéritée du nord de l'Angleterre où cohabitent traditionnalistes et assimilés, fondamentalistes et modérés. Contre toute attente, il reçoit une « petite fortune » après avoir divorcé d'une Anglaise épousée des années auparavant. Mais Harris considère cette somme comme un fardeau dont il doit se décharger au plus vite. Choisir le destinataire devient alors un véritable casse-tête familial...
    Émouvant et drôle, le premier roman de Rosie Dastgir porte un regard aigu sur les problèmes de classe, de culture et d'incompréhension propres aux communautés déchirées entre tradition et modernité.

  • Le nouveau héros de Genazino aurait a priori tout pour être heureux : un travail ? il exerce en free-lance dans un cabinet d'architecture - et une amie, Maria, un peu trop accrochée à lui et à l'alcool. Il ne parvient néanmoins pas à se défaire d'un certain désarroi, ayant constamment le sentiment qu'on lui en demande trop. Par comparaison, le sort des animaux qu'il croise lors de ses promenades dans la ville lui semble bien enviable. Le gros canard qui dort debout sur une seule patte en plein centre-ville ou encore ce merle capable de chanter et de déféquer en même temps sont des images de sérénité qui le rassurent et le réjouissent un temps. Mais il n'est pas un animal. L'équilibre précaire de sa vie bascule du jour au lendemain lorsque, sans l'avoir voulu, il remplace un ami disparu dont il reprend le poste dans un bureau d'architecture, la voiture, et même la femme. Pour échapper à cette vie par procuration, il commet une petite escroquerie qui le conduira en prison.
    Wilhelm Genazino poursuit son observation, décalée, du quotidien de l'homme contemporain. Il dépeint avec acuité un monde extrêmement exigeant envers chacun d'entre nous. Ceci à travers l'histoire d'un homme qui ne parvient à résister à la pression qu'il subit qu'en enfreignant les règles en vigueur. Ironique, drôle et méchant, Wilhelm Genazino est ici au sommet de son art.

  • Frank Henestrosa est journaliste intermittent et poète à ses heures. Surnommé l'Artiste, il se définit lui-même comme " un médiocre et un lâche ". La rédaction d'articles sans intérêt lui ayant néanmoins rapporté la somme de 5000 pesos, il décide de s'offrir quelques jours de vacances à l'hôtel Isabel - un hôtel calme et abordable du centre de Mexico, essentiellement fréquenté par des touristes.
    Au fil des pages, Henestrosa brosse le portrait mordant des personnages qui peuplent cet hôtel, retraçant leurs rencontres, leurs errances. À ses côtés, nous croisons Stefan Wimer, touriste allemand amateur d'alcool, de cocaïne et de filles brunes ; Laura Gibellini, belle Andalouse (avec qui Frank aura une brève aventure) ; le peintre d'avant-garde Gabriel Sandler et sa jeune cousine Sofía amoureuse de lui (elle sera tuée par des dealers) ; Roberto Davison, acteur sur le déclin, et sa femme, l'ancienne mannequin Gloria Manson ; Miguel Llorente, patron d'une confiserie, et bien d'autres encore qui croisent leurs chemins. Sans oublier les réceptionnistes, les femmes de chambre et quelques malfrats qui se sont glissés parmi eux et ont fait de cet hôtel tranquille leur quartier général.
    " Les visiteurs étrangers ne perçoivent pas ce qui se passe dans cet endroit. Eux aussi ont été absorbés par le mouvement d'une ville qui dépasse leur imagination. Les délinquants se promènent à leur aise et personne ne peut arrêter leur sourire. Et pourtant on ne cesse d'y survivre. Les pensionnaires de cet hôtel semblent unis par un même malheur. Le DF [District Fédéral, appellation officielle de Mexico] s'est concentré dans un édifice en pierre et de nombreuses vies sont en danger. Le drame croît de façon silencieuse et continue sous le regard de Frank Henestrosa, un homme sans ambition, dépourvu d'opinions et de sujets importants. C'est à lui que revient de raconter l'histoire. De multiples voix se fraient un chemin dans le roman, et si nous prêtons un peu d'attention à ce qui s'y passe, nous nous apercevrons que dans cet hôtel existe aussi une chambre pour chacun de nous. Étrangers, artistes, sicaires, acteurs, hommes sans destin romanesque, tous se sont rassemblés dans l'ombre et la lumière d'une ville que personne ne pourra raconter : le District Fédéral. " Comme le décrit Guillermo Fadanelli, cet hôtel est en quelque sorte un microcosme de la capitale folle et menaçante qu'est Mexico, une ville où le danger rôde à chaque coin de rue, où l'on ne peut jamais être sûr d'avoir la vie sauve. Comme dans ses précédents ouvrages, l'auteur porte un regard désabusé, souvent plein de dérision, sur ses semblables, dressant un constat lucide, cependant dénué de tout jugement moral.

  • L'année scolaire touche à sa fin. Une autre année de la vie d'Andreas vient de s'écouler, monotone, entre ses cours d'allemand dans un collège en banlieue parisienne et ses aventures amoureuses convenues, quand le spectre de la maladie fait irruption. Si la mort venait le faucher là, demain, serait-il sûr d'être allé au bout de ses rêves ? Ne s'est-il pas fourvoyé en chemin, n'est-il pas temps de tout recommenceroe Andreas quitte alors Paris, abandonnant travail et maîtresses et, tournant le dos à vingt années de sa vie, part pour une quête de l'essentiel, à la recherche de lui-même et de son grand amour d'adolescent. Un Jour comme les autres est l'histoire d'une cavale entre la vie et la mort où Stamm aborde avec brio ses thèmes familiers : la peur de s'engager, l'angoisse de vivre, l'étrangeté au monde et la solitude.

  • C'est en 1968 à Londres que Jonathan Cott, pour le magazine Rolling Stone, rencontre la première fois John Lennon et Yoko Ono. Cet entretien marque le début d'une amitié durable dont témoigne ce volume qui dévoile nombre de leurs conversations - pour certaines inédites - dont l'une ayant eu lieu trois jours avant l'assassinat de John Lennon.

  • Né dans une famille d´aristocrates français juste après la révolution, Olivier appartient à une espèce menacée. Parrot détonne, lui aussi : fils d´un imprimeur anglais itinérant condamné pour contrefaçon, il rêvait de devenir artiste mais finit, après plusieurs retournements de fortune, un détour par l´Australie et un mariage, par être domestique.
    Leurs vies, commencées de différents côtés de l´histoire, vont se lier par l´intermédiaire d´un mystérieux marquis manchot. Quand le jeune Olivier part pour le Nouveau Monde - soi-disant pour en étudier les prisons, en réalité pour échapper à une nouvelle révolution -, Parrot, à la fois espion, protecteur, ennemi et faire-valoir, est chargé de l´accompagner. Sa maîtresse, la peintre Mathilde, les accompagne. Lors de leur voyage Olivier rencontrera l´amour en Amelia Godefroy, une jeune américaine belle et intelligente.
    Tout au long de leurs démêlés avec l´amour et l´argent, l´incarcération et la démocratie (à la fois sa théorie et sa pratique), l´écriture et la peinture, Olivier et Parrot forment un couple improbable. Mais quel meilleur endroit pour voir des choses improbables prospérer que cette jeune expérience démocratique qu´est l´Amérique ?
    Parrot et Olivier en Amérique est une variation, une ré-imagination virtuose du fameux voyage d´Alexis de Tocqueville, dans lequel le Vieux Monde se heurte au Nouveau. Les voix des deux personnages principaux se relayent, créant une trame narrative particulière : roman picaresque et roman d´apprentissage s´entremêlent, en même temps que se reflète aussi l´oeuvre de Tocqueville. Ce livre offre un portrait drôle et touchant de deux hommes - Olivier, l´aristocrate snob quelque peu naïf, et Parrot, le serviteur curieux et intellectuel - et de l´amitié qui les liera, dans une oeuvre incroyable et magnifique.
    Peter Carey nous offre un roman infiniment divertissant et d´une inventivité fulgurante sur la liberté, l´art, l´amitié, et la naissance de l´Amérique moderne.

  • Che, fils d'un couple d'activistes bien connus sur le campus de Harvard à la fin des années 60, habite chez sa grand-mère new-yorkaise. Reclus dans cet environnement privilégié mais isolé, il se languit de ses célèbres parents. Lorsqu'une jeune femme fait irruption dans l'appartement, il pense que sa mère est enfin venue le chercher. Tous deux entreprennent un périple qui le conduit jusqu'à une communauté hippie en Australie. De révélation en révélation, Che découvre combien les apparences peuvent être trompeuses.

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