• Les Étrusques: une civilisation rayonnante. L'une des trois plus puissantes en Méditerranée au VIe siècle avant notre ère, avec la Grèce et Carthage, à l'heure où Rome balbultie. Moins mystérieuse qu'on se plaît à le dire, mais fascinante avec ses ombres qu'illumine peu à peu un art subtil et spontané.
    Un peuple qui crie son goût de la vie et dont la culture raffinée, aux sources de la civilisation italienne, donne une haute idée du génie humain.

    Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.

  • Plus de soixante années de « séditions, rixes, querelles, meurtres, guerres » : de 133 à 70 avant J.-C., l'histoire de Rome et de l'Italie est une grande épopée de bruit et de fureur qu'animent les grandes figures des Gracques, de Marius, Sylla, Pompée et Crassus. Guerres civiles, Guerre Sociale, révolte de Spartacus, tout concourt aux malheurs et pourtant l'Empire romain s'étend et Rome accroît sa puissance. Le livre I des Guerres Civiles, partie de l'Histoire Romaine d'Appien d'Alexandrie (né vers 90 ap. J.-C. et mort vers 160), est le seul récit continu de cette période, un récit tragique où les analyses économiques et politiques ont un écho étrangement moderne.

    Jean-Isaac Combes-Dounous (1758-1820), juriste de formation, fut député pendant le Directoire et sous le Consulat ; juge pendant l'Empire, il applaudit la Restauration, mais, de nouveau député pendant les Cent-Jours, il fut destitué de son siège de juge en 1816 avant de le retrouver en 1819. auteur par ailleurs d'un Essai historique sur Platon (1809), il est surtout connu comme traducteur d'auteurs grecs ou anglais.

    Catherine Voisin, ancienne élève de l'École Normale Supérieure, est agrégée de Lettres.

    Philippe Torrens, historien, prépare une thèse de doctorat sur Appien.

  • Des trois millénaires qui constituent la longue durée de l'Égypte pharaonique, le dernier, celui qui sépare l'époque des Ramsès de celle des empereurs romains, est bien le plus méconnu. À tort, car la culture égyptienne confrontée à celles des Assyriens, des Perses, des Grecs et des Romains connut une nouvelle jeunesse. À partir du Ve siècle avant notre ère, les intellectuels égyptiens vont ainsi remplacer l'ancienne littérature en rédigeant dans une nouvelle écriture cursive, le démotique, les rocambolesques aventures du magicien Setné, les exploits épiques du vaillant Pétékhons, les fables malicieuses du petit chacal-singe et les profondes méditations des derniers sages du pays des pharaons. On trouvera dans cette anthologie les traductions très largement inédites en français des principales oeuvres de cette littérature oubliée de la Méditerranée antique.

  • L'Histoire Variée est un recueil d'anecdotes, d'aphorismes, de nouvelles, de cancans, de notices et de faits étonnants concernant le passé classique de la Grèce mais aussi celui d'autres contrées. Elle est peuplée d'une foule de personnages : tyrans, rois, guerriers, philosophes, artistes, médecins, poètes, mignons et courtisanes, et, à leur côté, dieux et personnages légendaires. Une remarque philologique ou une curiosité naturelle contribuent ci et là à la variété du récit. L'auteur, Claude Elien (environ 170-230 de notre ère), affranchi originaire de Préneste près de Rome, grand-prêtre, se vantait de ne jamais être sorti d'Italie. Élève de sophistes et sophiste réputé lui-même, il préféra une vie retirée et tranquille au prestige d'une carrière d'orateur et aux faveurs de la turbulente cour impériale des Sévères. Outre son Histoire Variée, il composa en grec (une langue qui peut-être n'était pas la sienne mais qu'il maîtrisait admirablement) un ouvrage Sur les caractéristiques des animaux, des Lettres paysannes et deux traités sur la providence divine. Moraliste teinté de cynisme et de stoïcisme, Elien est avant tout un écrivain : il veut s'attacher son public, le surprendre, l'intéresser, l'amuser. C'est pourquoi il a choisi délibérément la simplicité du style et la variété désordonnée de la composition.

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