• Le garçon

    Marcus Malte

    Il n'a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin - d'instinct. Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d'un hameau perdu, Brabek l'ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l'amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois soeur, amante, mère. « C'est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l'existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l'effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l'on nomme la civilisation. Itinéraire d'une âme neuve qui s'éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l'Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l'immense roman de l'épreuve du monde. Marcus Malte est né en 1967 à la Seyne-sur-Mer. Il est l'auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles dont Garden of Love (récompensé par une dizaine de prix littéraires, notamment le Grand Prix des lectrices de Elle, catégorie policier) et, plus récemment, les Harmoniques.

  • Qui a tué Timoléon Escartefigue, modeste réparateur de vélos du boulevard des Batignolles à Paris ? Que s'est-il passé sur le front, en pleine guerre de 14, dans les décombres d'une maison en ruine ? Qu'est devenu Victor, le condamné à mort qui a disparu avant son exécution ? Quel secret cache Émilienne Robinson, jeune journaliste fraîchement engagée au journal L'Excelsior ? Pourquoi, dans ce Paris de 1920, alors que la guerre est terminée, d'anciens poilus sont-ils assassinés les uns après les autres ? Et par qui ? Balto, qui vit dans la Zone, cette bande de misère entourant la capitale, va devoir enquêter afin de prouver l'innocence de son frère Victor. Pour cela, il lui faudra découvrir qui est le dernier des Valets-de-Coeur... avant qu'il ne soit trop tard.

  • Pour les hommes du 231e régiment d'infanterie, les différences d'âge et de condition sociale n'importent plus. Tous sont venus s'enterrer dans les tranchées boueuses de Crouy, sous la pluie et le feu de la mitraille allemande. Leur seule certitude face aux armées ennemies : « I' faut t'nir. » Barbusse fut l'un des leurs. Tiré de ses carnets de guerre, ce roman, prix Goncourt 1916, révéla à ceux de l'arrière le quotidien des poilus : leur courage, leur camaraderie, leur argot, mais aussi la saleté, l'attente et l'ennui. Cette guerre, l'état-major, le gouvernement et la presse patriotique la censurent. Il faudra un roman comme Le Feu pour en dire toute la barbarie mécanique, mais aussi l'espoir : celui d'en sortir vivant... Couverture Virginie Berthemet © Flammarion

  • 1914

    Luciano Canfora

    Et si l'on concevait la tâche de l'historien comme l'enquête d'un Sherlock Holmes ? Si la guerre pouvait être assimilée à un crime, les coupables se dissimulant, des alibis étant invoqués, des innocents désignés du doigt ?
    Dans cet ouvrage - ni « livre édifiant » ni « commémoration » -, Luciano Canfora aborde la guerre non comme un monument, mais comme un événement vivant qu'il s'agirait de retourner dans tous les sens pour comprendre « ce qui s'est vraiment passé ».
    L'enquête menée au fil de ces pages - puisqu'il s'agit bien d'une enquête - se déroule en une vingtaine de courts chapitres, tirés de conférences à la radio publique italienne, à lire d'une traite comme autant de petites histoires. Les idées reçues - surtout celles qui ont cours dans les pays vainqueurs - ne survivent pas à l'examen. La fin ne nous livre pas un unique coupable, mais nous laisse vaccinés contre les reconstructions apologétiques.
    C'est le livre que doit lire qui veut se faire en quelques pages une idée de la multiplicité des causes et des conjonctures qui ont conduit à la Première Guerre mondiale.

  • Si l'horreur des tranchées a été abondamment décrite et analysée, nul historien, avant Béatrix Pau, ne s'était intéressé au sort subi par les dépouilles des poilus après leur mort au front.
    Le carnage une fois terminé, que faire des centaines de milliers de cadavres enterrés à la va-vite autour des champs de bataille ? D'immenses cimetières militaires sont progressivement mis en place, mais les familles sont souvent rebutées par ces nécropoles anonymes et préfèrent ramener le corps du héros auprès des siens. À condition de pouvoir le retrouver. Alors comment identifier, exhumer et transporter chacune des dépouilles ? Qui se chargera de l'immense tâche de la « démobilisation des morts » ?
    Le cynisme des « mercantis de la mort » a été brillamment dépeint par Pierre Lemaitre dans Au revoir là-haut, roman couronné du prix Goncourt 2013 ; Béatrix Pau en explique ici le contexte historique. Ballotés de cimetière de fortune en dépôt ferroviaire, les poilus tombés au champ d'honneur ont trop souvent attendu des années avant de trouver le repos ; cet ouvrage bouleversant était nécessaire pour éviter qu'ils ne soient livrés à l'oubli.

  • Elle a laissé son nom à la loi de 1946 fermant les maisons closes, mais c'est son destin qui a fait de Marthe Richard une figure d'exception.Adolescente prostituée au tournant du siècle, devenue pionnière de l'aviation et espionne en 14-18 (à défaut de pouvoir participer à l'effort de guerre en tant qu'aviatrice), elle est élevée au rang d'héroïne nationale dans les années 1930. Et se gardera bien, durant l'Occupation, de prendre parti entre collaboration et résistance, jouant sur les deux tableaux, avant de se lancer en politique à la Libération.Portée par la grande Histoire et les rencontres opportunes tout autant que par une conscience aiguë de ses intérêts, Marthe Richard (1889-1982) a taillé elle-même sa légende. Quitte, parfois, à travestir un peu la réalité...Natacha Henry brosse ici un portrait sensible et flamboyant d'une aventurière qui n'a reculé devant rien pour faire de sa vie le plus éblouissant des romans.

  • Le Triangle d'or, écrit dans la lignée de 813, est le cinquième roman de la série des Arsène Lupin de Maurice Leblanc. Patrice Belval, mutilé lors de la Première Guerre Mondiale, déjoue la tentative d'enlèvement de l'infirmière qui l'a soigné, connue sous le nom de Maman Coralie.
    Il découvre alors que ce crime est lié à un complot visant à vider la France de ses ressources en or. Arsène Lupin, sous l'identité de Don Luis Perenna, parviendra-t-il à démêler avec Patrice cette affaire de guerre et de corruption ?

    Amateurs de mystères, attention ! Ce livre vous entraîne dans un univers d'intrigues et d'énigmes ! Serez-vous à la hauteur du plus grand cambrioleur de la littérature ?
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  • Laissons-nous transporter dans ce voyage initiatique d'un demi-siècle où se croisent et s'entrecroisent sur trois générations des destins parfois opposés. Dans un tourbillon d'aventures humaines et de situations inattendues, vous vivrez, au travers de personnages attachants, le courage et la soumission, l'amour et la souffrance, le sacrifice et la mort, l'ambition et la réussite.

    Sur son chemin, un jeune homme, venu d'ailleurs, croise des personnalités aux destinées singulières. De condition modeste et assoiffé de connaissances, Paul-Simon, éclairé par son étoile et guidé par la passion, s'ouvre les chemins de la gloire. L'amour et les retrouvailles d'une famille, déchirée par la rigidité et les préjugés, accompagnent le développement de la formidable aventure aéronautique du début du XXe siècle.

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