Éditions de la dodine


  • Vingt ans de la vie de Marilisse, l'appétissante cuisinière de Me Casséus Théramène, devenue blanchisseuse après son plaçage avec Joseph le cymbalier. Vingt années de labeur marquées par le départ du volage Joseph, et la résolution de Marilisse de donner malgré tout à sa fille Cléore l'éducation qui lui a fait a défaut. Hélas, Cléore épousera Philo, aussi paresseux que Joseph était coureur. Et c'est Marilisse, jeune grand-mère qui devra subvenir aux besoins du ménage.

  • Monsieur et Madame Labasterre baptisèrent leur fils Thémistocle Épaminondas avec l'espoir avec l'espoir qu'il deviendrait un orateur remarquable, digne un jour de siéger au Parlement. Son goût pour l'Histoire et les grands hommes, les succès rencontrés par ses premiers articles conbfirmèrent cette vocation politique, malgré les mises en garde du professeur Hodelin.


  • L'hiver approche. Après six mois passés en région parisienne, Sylvie, rapatriée sanitaire, n'a qu'une hâte : retourner en Haïti. Enock Dupernier, abandonné par sa fille dans une maison de retraite du Jura, à deux pas du Fort de Joux où mourut Toussaint Louverture, nourrit le même espoir. Au pied des Pyrénées, l'étudiant Aldrin, qui recueille les souvenir d'un vieil écrivain, finit par comprendre que sa place est au pays natal. Tous les trois se retrouveront à Saint Jacques où l'on découvrira quels liens les unissent. Pour leur malheur ou bonheur, ils y croiseront Cacadiable, Dos Corossol, Ti Louloune et le redoutable Toni « blanc-manant ».


  • Éliezer Pitite-Caille est le « héros » de cette audience. Le mari de Velléda, la tireuse de cartes, est un homme d'affaire madré qui paiera au prix fort ses ambitions politiques. À sa mort, ses deux enfants dilapideront l'héritage familial et Velléda sera contrainte de devenir une des maîtresses du Général Pheuil Lamboy.
    Le succès du roman tient tout autant à la description comique des moeurs politiques haïtiennes qu'à l'habileté linguistique de l'auteur. Ce dernier passe avec le plus grand naturel du français au créole, mélangeant les deux langues, les incorporant l'un à l'autre . Et c'est dans la bouche de l'agent électoral Boutenègre que ce créole francisé - ou ce français créolisé - prend toute sa saveur.
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  • Dans ce récit, que d'aucuns rattachent au genre littéraire de l'audience, Louis-Joseph Janvier brosse, de manière volontairement partisane, un panorama de l'histoire d'Haïti de l'Indépendance à la Présidence de Lysius Salomon. En donnant la parole à Joseph Louis Bon Dos, un Piquet, c'est-à-dire un de ces paysans insoumis et prompts à la révolte du Sud de l'île, il fait entendre la voix des paysans sans terre en butte, génération après génération, à la politique d'exploitation et de manipulation menée par les classes dirigeantes.

  • À douze ans, Zoune, la chétive et crasseuse fille de Ticoq et de Sor Poum, quitte son Pays Pourri natal pour aller vivre chez sa marraine, Mme Boyote, commerçante à Port-au-Prince. La petite paysanne ne tardera pas à se transformer en affriolante jeune fille et à tourner la tête de tous les mâles du Bord-de-Mer, au premier rang desquels le Colonel Cadet Jacques, amant en titre de Mme Boyote. Et c'est après lui avoir résisté vaillamment que Zoune sera injustement chassée de chez sa marraine.

  • Par le biais du journal de Me Lambert-Trévier, Fernand Hibbert porte un regard sans concession sur la bourgeoisie haïtienne des années 1900.

  • En 1902, écarté momentanément de la vie publique, Marcelin, de son exil parisien, évoque la mémoire de quelques-unes de figures illustres de la vie politique haïtienne de la fin du XIXe et les relations qu'il entretenait avec elles. De D. Delorme à F. Manigat, en passant par Brice, Monplaisir, les insurgés de Miragoâne ou S. Rameau, qu'ils soient libéraux ou nationaux - comme lui -, il les dépeint sans passion partisane. Ces portraits sont aussi l'occasion pour Marcelin de dénoncer l'arbitraire et le militarisme qui gangrenaient la société de son temps.



  • Roumain trace dans ce récit un portrait sans concession de la bourgeoisie port-au-princienne du début des années 30, à l'époque de l'Occupation américaine.

  • Haïti, première décennie du troisième millénaire.
    Célestina, femme pilier de son quartier populaire, en pince un peu pour son employé et locataire, Charlemagne Exumé. Ce qu'elle ne sait pas, c'est que le jeune informaticien a reçu bien malgré lui des pouvoirs étranges dont il ne sait que faire. Certes, il y a du travail pour un super-héros tropical : manigances du président Messidor : manigances du président Messidor, réussite grimpante du caïd Nickelson... mais la tâche est-elle si simple ?
    Ne vaut-il pas mieux se contenter de regarder papillonner dans l'entourage de sa patronne les nombreuses fleurs du quartier, de petite et de grande vertu, Louzie, Dorothy et surtout Mamoune, la belle conquérante ?


  • Tristylya, fille unique élevée par sa mère et qui appartient à la petite bourgeoisie de Port-au-Prince, n'est pas sans rappeler Zulma, la malheureuse fiancée d'Épaminondas Labasterre. Elle partage son temps entre l'atelier de couture de Mme Céleste Bonaventure, l'église de Sainte-Anne - où officie l'abbé Poncho - et la maison familiale. Elle mène une existence paisible, égayée par les impertinences de son amie Désinette, jusqu'à ce que le jeune Alcibiade Scipion, de retour de Paris la tête farcie de « science sociale », jette sur elle son dévolu.

  • La passion qu'il éprouva pour Mme Daltona bouleversa la vie du sénateur port-au-princien Rénélus Rorrotte. Il n'hésita pas à la suivre à Paris où, à défaut d'amour, il finit par trouver une forme de sagesse.

  • Edgar La Selve - Edgard Lasselves pour l'état civil - séjourna en Haïti de 1872 à 1875 et en ramena ce récit de voyage.

  • Mme Thazar et ses enfants, de retour à Port-au-Prince après un long séjour à Paris, entendent bien continuer à vivre sur un grand pied. Hélas, pendant leur absence, les affaires de M. Thazar ont périclité. Si, désormais, la famille veut tenir son rang, il importe que la jeune et séduisante Cilotte fasse un bon mariage.

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