Sciences humaines & sociales

  • Quelles sont les origines de nos familles ?
    Comment se sont-elles construites à travers les siècles et les pays ?
    Le succès mondial des tests ADN apporte une formidable dynamique autour de l'histoire de nos familles et de la généalogie. Chacun a désormais un accès direct à la découverte de ses origines, les généalogistes peuvent identifier des ancêtres inconnus, vérifier des parentés en remontant jusqu'aux Gaulois ou aux Vikings, et parfois même résoudre des énigmes telles celles de Louis XVII ou du fils caché d'Hitler.
    Cet ouvrage est le premier à relier la généalogie aux découvertes génétiques. En s'appuyant sur de nombreuses histoires vraies, aussi étonnantes que bouleversantes (retrouvailles surprenantes, enfants substitués, secrets de famille...), il apporte aussi un décryptage précis de l'usage de chaque test ADN - comment l'interpréter, l'influence des grandes migrations, la lecture des chromosomes X et Y, la triangulation, l'épigénétique...
    Surnommé par de nombreux medias le « pape de la généalogie », Jean-Louis Beaucarnot est l'auteur de plusieurs best-sellers sur les noms de famille et l'histoire de nos ancêtres. Véritable expert, il a également animé de nombreuses émissions autour de la généalogie.

  • La parole vive anime les langues mortes. Cet instrument commun, central dans la vie publique, doit être efficace entre les mains de l'homme libre et du citoyen accompli. Ainsi est née une technique du discours: la rhétorique. Élaborée par les Grecs, adaptée par les Romains, elle a été fondamentale dans l'éducation des élites. Harangues, éloges et plaidoyers, évidemment, mais aussi prières, satires, badinages, impromptus de banquet et proclamations poétiques mettent en scène l'habileté à convaincre avec méthode et à persuader par le plaisir ou le pouvoir des mots. La culture et la littérature antiques sont toutes pétries d'un art de parler et d'écouter qui est également devenu un art d'écrire et de lire.
    À travers près de 150 textes grecs et latins issus des traductions publiées aux Belles Lettres, Dixit propose un parcours varié, dans lequel des extraits célèbres voisinent avec des pages moins connues, curieuses ou piquantes, afin d'inviter le lecteur à découvrir les principales formes de discours pratiquées jadis et le regard aigu que les Anciens ont porté sur elles.

  • Né en 37 après J.-C., Néron est porté au pouvoir à 17 ans par les intrigues de sa mère Agrippine. Conseillé par le grand Sénèque, le dernier empereur de la dynastie julio-claudienne se montre bon administrateur au début de son règne. Il rétablit le Sénat dans ses prérogatives, procède à d'importantes réformes et se veut le bienfaiteur de son peuple. Après le grand incendie de 64, il conçoit des projets grandioses pour rebâtir Rome.
    Mais on ne lui pardonnera jamais l'assassinat de son demi-frère Britannicus, de sa mère et de son épouse Octavie. Ni la répression sanglante de la conspiration de Pison quand il pousse Sénèque au suicide et élimine une partie de l'élite politique romaine. L'Histoire retient aussi qu'il fut l'instigateur des premières persécutions contre les Chrétiens. Ses débauches, son goût immodéré pour les festivités et ses cabotinages sur scène finissent par lasser. Confronté à la révolte de grands chefs militaires, le dernier empereur de la lignée julio-claudienne est déclaré ennemi public par le Sénat et contraint de se suicider en 68.
    Tacite, Suétone, Sénèque, Dion Cassius nous racontent.

  • Cicéron (- 106 / - 43), avocat, théoricien de la parole, philosophe et homme politique, est connu pour ses plaidoiries (contre Verrès, Catilina ou Clodius), son éloquence qui a longtemps servi de modèle, ses discours politiques (les Philippiques) et sa participation aux derniers sursauts de la République romaine.
    Son oeuvre philosophique, longtemps fréquentée entre autres par saint Augustin, Érasme, Montaigne, Gassendi et Voltaire, est, depuis le début du XIXe siècle, traitée comme une source documentaire: on lit Cicéron pour retrouver les stoïciens, les épicuriens et les néo-académiciens...
    Le but de ce livre est de faire (re)connaître le projet philosophique qui donne sa cohérence à l'ensemble de l'oeuvre, de L'Orateur à La Divination, en passant notamment par La République, les Académiques, Des termes extrêmes des biens et des maux, les Tusculanes et La Nature des Dieux, de rouvrir des perspectives à ceux qui réfléchissent sur la parole publique, le politique et sur les règles éthiques qu'impose l'appartenance à une communauté de droit.
    Cicéron veut replacer au coeur de l'espace politique la philosophie - à Rome, retirée à l'ombre des écoles - et il fixe les conditions qui redonnent une légitimité au discours et à l'action politiques: philosophie pour le citoyen, pour l'homme concret, plongé dans la vie publique, devant ordonner ses idées et les communiquer par des mots propres à convaincre, qui juge toujours dans l'urgence avec peu ou pas de critères philosophie sceptique, qui ne donne son approbation - sa notion clé - qu'après examen méthodique.
    Clara Auvray-Assayas, Titulaire d'un doctorat de 3e cycle en études latines (Paris 4, 1987) ; Chercheur à l'Université de Rouen, Institut universitaire de France (en 1998)

  • Un cliché amplement répandu veut désormais que l'individualisme ne puisse qu'être égoïsme, repli sur soi, narcissisme irresponsable ou produit du matérialisme consumériste. Et qu'en conséquence il soit la cause de presque tous les maux qui accablent notre société. Contre ce coup de force lexical idéologiquement orienté, cet ouvrage entend rappeler et établir l'existence d'un autre individualisme tel que par exemple l'ont pensé et défendu K. Popper et J.-F. Revel. Autant choix existentiel personnel que philosophie morale et sociale, il a valeur de déclaration d'indépendance individuelle, promeut la singularité d'individus souverains sur eux-mêmes tout disposés à coopérer volontairement sur la base de cette reconnaissance réciproque. Et prend sens en s'opposant au conformisme, au paternalisme et à toutes les formes possibles de collectivisme. C'est cet individualisme bien compris et polyphonique qu'on découvrira ici en cheminant en compagnie bien sûr de Stirner, Nietzsche, G. Palante et Ayn Rand. Mais aussi et entre autres de B. Constant, Emerson, O. Wilde, Alain, Ortega y Gasset, Hayek ou Zinovev. Et même de Kierkegaard, Tocqueville et Jaurès - sans oublier des auteurs moins connus, des non-alignés et les surprenants anarcho-individualistes américains puis français des siècles derniers. Et si, dans l'actuel contexte de rhétorique anti-individualiste massive, ce « grand récit » redonnait goût à une liberté individuelle plus altière, responsable et partagée ?

  • Cet ouvrage se propose essentiellement d'examiner, à la lumière de la tradition, le rôle réellement joué par Lucien dans l'élaboration d'une pensée athée (d'où le sous-titre). L'auteur étudie d'abord la diffusion de son oeuvre - à l'appui, une bibliographie des ouvrages du XVIe siècle qui lui sont consacrés - , puis esquisse un portrait du Lucianiste. En contrepoint est étudiée l'influence de Lucien sur quelques oeuvres qui ne s'inscrivent pas dans les luttes idéologico-religieuses du siècle.

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