• Livre numérique constitué d'une série de 76 captures d'écran du projet de 2013 pd-extended 1, texte en aléatoire composé de typographies, d'images et de sons par le pionnier de la poésie numérique en France. Jacques Donguy, critique d'art, poète, traducteur (d'Augusto de Campos) et théoricien, fondateur de la galerie d'art contemporain J&J Donguy, pratique la poésie numérique et sonore, en collaboration avec Guillaume Loizillon, Laurent Mercier et Etienne Brunet. Il utilise l'ordinateur en faisant appel à des procédures aléatoires basées sur le hasard, ce qui renvoie à Mallarmé et à son Coup de Dés. Jacques Donguy est l'éditeur, avec Sarah Cassenti et Jean-François Bory, de la revue Celebrity Cafe.

  • Revue poétique semestrielle dirigée par François Rannou et l'éditeur Gwen Catalá, Babel Heureuse se veut un carrefour des langues et des arts, du mouvant, écho de la parole dite.
    Elle ambitionne de devenir une référence de la création poétique contemporaine, donnant voix aux jeunes pousses autant qu'aux incontournables, et ouverte sur le monde, aux traductions et créations bilingues. La revue paraît en édition papier, numérique enrichie et expérience web innovante.


    Être en avant sur la parole en avant, faire entendre/voir/lire l'élémentaire, ce qui a l'opacité du réel, dans les langues et les arts.



    La revue hors-vue, numéro 4, automne 2018


    Contributeurs, auteurs, traducteurs (dont auteurs traduits) & artistes :

    Guennadi AÏgui o Pascal Boulanger o Laurent Cassagnau o Jean Gabriel Cosculluela o Danièle Faugeras o Laure Gauthier o André Markowicz o Françoise Morvan o Gérard Pape o François Rannou o Elen Riot o Thierry Le Saëc o Bernadette Tintaud o Kari Unxova o Andreas Unterweger

  • Pour son numéro printanier, Circuit propose un dossier sur l'art sonore justement nommé Art + son = art sonore ? « Les contributions à ce numéro vont nous guider vers une compréhension plus globale de cette appellation et ses problématiques, et nous faire mieux comprendre ce qui se passe sur le plan institutionnel quand on présente un travail artistique pluridisciplinaire comme l'art sonore. [...] Puisqu'il s'agit ici du son, mais dans un contexte plutôt dédié au visuel - le musée (ou la galerie) -, est-ce aux musicologues de juger de la valeur de ces oeuvres, ou plutôt aux historiens de l'art ? » ( Annelies Fryberger, extrait de l'introduction) Lina Dzuverovi´c, Christophe Kihm, Clément Canonne et Annelies Fryberger réfléchissent à ce qui définit l'art sonore, son institutionnalisation et son écoute. Ana Dall'Ara-Majek, elle, propose une enquête multigénérationnelle sur la vision de l'art sonore à Montréal.

  • Plateau

    Fred Griot

    La meilleure façon de découvrir le travail très original de Fred Griot, un des artisans de l´aventure publie.net ?
    Fred Griot pratique la montagne et d´autres sports de vertige.
    En écriture, un dedans de la langue, mais poussé dans une expérience concrète par la performance (avec musiciens souvent) ou l´image et le son via le site parl.
    Plateau, quelque chose d´autre que la littérature essaye - non pas de théoriser - mais d´inventorier dans la langue ces éléments que la voix, le souffle déplacent : notes et réflexions sur la langue parlée en scène.
    Voir autres textes de Fred Griot sur publie.net : Refonder, notes d´écritures, et un carnet de voyage : Visions. Et version lue de Plateau sur remue.net.
      plateau quelque chose d´autre que la littérature   il n´y a plus d´autre possibilité maintenant que de la dire avec le corps, ça, cette lang écrire par le plein de la bouche et du corps lang physique lang organe parole : la retrouver c´est aussi se libérer du langage évolué pour retourner à la lang. la primaire, l´archaïque, l´organique. celle qui souffle du dedans dedans ce n´est plus de la pensée ce n´est plus intellectualisé, c´est quelque chose de physique maintenant. quelque chose de chair et de bouche quelque chose de concret palpable là-dedans la parole est avant la lang. la parole vient du ventre, du corps, du souffle, avant la lang... comme née plus antérieurement, plus archaïque, plus originelle, plus proche de notre préhistoire vocale que la lang normée la lang ça sert à former la parole. ça vient ensuite. ça sert ça sue ça mécanise la parole c´est comme si, peu à peu, on pouvait moins faire confiance à la lang, ne plus l´utiliser telle quelle - elle a été trop détachée, au fil des siècles, de ses fonctions organiques archaïques, tellement intellectualisée - que ressent le besoin lancinant de trouver une lang propre, un patois. de malaxer cette pâte, de la dé-syntaxer pour trouver ce patois. retrouver la pâte de souffle, primaire le langage est pour beaucoup encore soumis aux règles, à la lang sociale, aux règles de la lang du corps social.

    Le langage n´a sans doute pas d´abord surgi d´une nécessité d´expression, de communication sociale, mais d´exploration. dans ce sens il est nécessaire de redécouvrir une lang téméraire, curieuse, exploratrice, risquée, affranchie. portée devant. une lang sauvage.
    Il ne s´agit plus de la suivre, de l´utiliser, normée, mais de laisser la parole carnée paroler d´elle-même ce qui ramène au corps. encore. à cet appel du corps respire à une lang et parole comme ne pouvant plus se dispenser du corps oui c´est ça c´est physique. une lang organique carnée. c´est aussi concret que de souffler marcher. de plus en plus concret même. du tâter pâte-mot à tâton il s´agit d´aller jusqu´au bout de dire ça il s´agit de savoir ce que l´on tien dedans on peut aller plus loin. disloquer encore plus quelque chose d´autre que de la littérature

  • VIA

    Fred Griot

    Et si la vraie révolution numérique, ce n´était pas (d´abord) la mise à disposition sur nos nouveaux supports, le petit ordinateur portable ou le grand écran de l´ordinateur fixe, ou la tablette de lecture, ou le téléphone, ou la présence parmi les ressources de la bibliothèque, municipale ou universitaire, où vous avez vos habitudes, mais dans la possibilité de construire des « objets » (comme le livre, matériellement, est objet - et fameusement complexe, même le simple livre de poche) issus de dimensions pas forcément neuves, ou récentes, mais qui ne savaient pas se constituer ensemble ?
    Et si cette possibilité neuve dessinait autrement, de la même façon, l´idée même de ce qu´est un auteur, en assemblait autrement les composantes ? Dur vocabulaire, mais je m´explique :
    L´expérience du monde, du carnet de voyage, elle est pour nous tous. Mais l´édition traditionnelle était un filtre : elle permettait que viennent à nous ces fabuleux explorateurs des continents inconnus, ou des traversées décalées de notre présent.
    Mais le continent des carnets de chacun restait inaccessible, avec le numérique on peut non seulement le publier, avec dessins et photos, mais faire que, lorsque vous voyagez quelque part, l´accès vous en soit facilité.
    Idem, la lecture à voix haute (Dickens gagnait sa vie comme ça, Kafka en donnait mensuellement) est une composante organique de notre poésie et de notre prose : voir comment Flaubert, à la fin d´un livre, invitait ses amis pour une séance de huit heures à haute voix. Dans la condition contemporaine de notre travail, la ville, le risque des expériences, les lieux de lecture à haute voix ne sont plus un complément du livre, ou un outil de sa promotion.
    L´oeuvre orale d´un immense poète comme Christophe Tarkos est à la fois au niveau de son oeuvre écrite et séparée d´elle.
    Et puis la notion de temps : en construisant un site, l´auteur ne se contente pas, même étymologique que dans publicité, de se publier : la bascule essentielle, en ce moment, c´est comment le site, au lieu d´être l´accumulation du matériau complémentaire, en amont ou aval du livre, devient oeuvre lui-même.
    Et devient oeuvre parce qu´il permet que le coeur du travail soit son cheminement.
    Ainsi, parmi quelques autres dans un paysage web de plus en plus riche, le site parl de Fred Griot. Où on articule à chaque page écran le manuscrit ou le carnet, la voix lisant ou parlant comme les sons enregistrés du monde brut, comme s´accumulent des photographies et des vidéos. Comme la part publique du travail de ce qui reste encore sous l´appellation globale écrivain réside dans ces interventions avec danseur, guitariste ou plasticien et que c´est cela qu´on emmène sur les routes (Christophe Fiat a ce même chemin).
    Alors comment en rendre compte ? Vous avez accès sur cette page à VIA, de Fred Griot, version texte. Mais un texte qui est lui-même le retour sur langue de ce que déplace l´ensemble du travail, images et sons. La langue comme pâte, son inscription sonore. Le contact langue-corps et comment on en fait trace.
    Mais entrez dans ce que nous nommons encore et pourtant bibliothèque numérique, et le texte vous proposera ces autres dimensions, de voix, d´images...
    Ce qui s´indique ici de chemin, à vous de l´emprunter : le livre, disait déjà Walter Benjamin en 1927, n´est plus le « vecteur exclusif » de l´écriture.

    FB liens co-directeur avec Francois Bon des éditions www.publie.net _ membre de la rédaction de www.remue.net _ et tout le reste sur www.fgriot.net l´auteur fred griot (1970) mène une recherche littéraire depuis long _ écrit essentiellement poésie et prose courte, en un travail de « pâte-lang » _ travail d´une matière de lang, travail d´une terre, organique, basale, rustre, racine _ a voyagé souvent seul, au hasard, en train presque toujours _ métier de dehors _ explore depuis plusieurs années l´écriture via le web, avec ce qu´il permet de travail « à vue », associé au graphisme et au corps sonore de la lang _ tente le son et la scène, comme aspects plus physiques du texte, en solo ou en collaborations _ à propos de VIA Il

  • Ce carnet numérique rassemble les contributions des participants à l'intervention géopoétique ayant eu lieu au lac Marie-Le Franc en octobre 2014, dans la Réserve faunique Papineau-Labelle. Échos de la symbiose entre un lieu et une oeuvre littéraire, échos entre les sons, les images et les mots, échos virtuels que le lecteur peut écouter au gré de ses humeurs, dehors ou dedans.
    Centré sur la dimension sonore des lieux et de l'écriture, il comprend plusieurs volets :

    l'oeuvre sonore « L'écho du lac », réalisée par Yannick Guéguen et Étienne Legast pour l'occasion et produite par La Traversée - le parcours géolocalisé peut aussi être expérimenté in situ, à l'aide d'un Iphone ou d'un audioguide disponible au poste d'accueil de La Minerve et sur ce lien (www.yannickgueguen.com/echo) ;
    le film de Michèle Houle « Marie Le Franc et le lac », pérennisant l'hommage rendu à l'écrivaine d'origine bretonne pour le 50e anniversaire de sa mort lors de l'inauguration d'un panneau d'interprétation ;
    certains extraits de ses oeuvres, choisis et lus par les participants, entremêlés avec les poèmes, récits, essais, photographies, cartes, bandes sonores et vidéos des uns et des autres.

    La publication de ce carnet s'inscrit dans le cadre d'un projet de recherche-création de Rachel Bouvet, Denise Brassard, André Carpentier, Bertrand Gervais, Hélène Guy et Jean Morisset intitulé « Éléments d'un imaginaire des lieux : traces et tracés géopoétiques », projet subventionné par le Fonds québécois de recherche sur la société et la culture.

    Avec la participation de :

    Rachel Bouvet - Louis Le Tellec - Yannick Guéguen - Étienne Legast - Chloë Rolland - Julien Bourbeau - Christian Paré - Nicolas Lanouette - Laure Morali - Michèle Houle - Denise Brassard - Claudette Lemay - Marjolaine Deneault - Gabrielle Girard Lacasse - Jean Morisset - Jean Désy - Gabrielle Laroche - Gilles Thépôt - Chantal Savoie - Isabelle Duval - Martha Tremblay-Vilão


  • Revue poétique semestrielle dirigée par François Rannou et l'éditeur Gwen Catalá, Babel Heureuse se veut un carrefour des langues et des arts, du mouvant, écho de la parole dite.
    Elle ambitionne de devenir une référence de la création poétique contemporaine, donnant voix aux jeunes pousses autant qu'aux incontournables, et ouverte sur le monde, aux traductions et créations bilingues. La revue paraît en édition papier, numérique enrichie et expérience web innovante.


    Être en avant sur la parole en avant, faire entendre/voir/lire l'élémentaire, ce qui a l'opacité du réel, dans les langues et les arts.



    La revue hors-vue, numéro 3, printemps 2018

    Philippe Agostini o Anna Akhmatova o Raluca Belandry o Emmanuelle de Boysson o Léa Cassagnau o Jean-Yves Cotté o Emmanuelle Favier o Gaëlle Fernandez BRavo o Matthieu Gosztola o Justin Grimbol o Georges Guillain o Alexandra Guillot o André Markowicz o Françoise Morvan o Emmanuel Moses o Adèle Nègre o François Rannou o Freddy Rapin o Arnaud Robin o

    Contributeurs, auteurs, traducteurs (dont auteurs traduits) & artistes :

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