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  • Depuis des dizaines d'années, la ville pose un problème central dans l'organisation de nos sociétés. Regroupant un pourcentage important de la population, elles sont devenues le mode principal d'occupation de l'espace apportant avec elles leurs paradoxes et leurs faiblesses. La banlieue est l'une d'elles. Cet espace particulier s'est peu à peu transformé en un problème crucial pour les responsables politiques et sociaux. Un problème qui a justifié la mise en place de différents plans d'action, de politiques locales ou de grande envergure, sans que cette impression de « ville à deux vitesses » ne soit effacée. C'est pourquoi aujourd'hui David Leyval a décidé de consacrer une étude à cette forme urbaine, à la fois sociale et spatiale. Son organisation, son utilité, les attentes auxquelles elle répond bien sûr, mais aussi l'avenir que lui prêtent tous ceux qui s'engagent à repenser l'espace urbain. Architectes, philosophes, sociologues débattent, aujourd'hui, de l'orientation qu'il faut donner à la banlieue pour qu'enfin elle ne soit plus un « non-lieu » synonyme de chaos social. Car l'enjeu est peut-être aujourd'hui de penser la ville différemment, avant d'agir, pour que ce mal des banlieues, qui explose de façon chronique, soit la base d'une nouvelle réflexion sur le développement urbain.

  • « Les êtres vivants, végétaux compris, sont des prédateurs, dans le sens large de ce terme, et c'est en tant que tels qu'ils affirment leur soi, c'est-à-dire leur mode d'existence. D'où cet aphorisme nietzschéen abrupt de franchise : L'instinct de propriété - prolongement de l'instinct de nutrition et de chasse. L'instinct de la connaissance lui-même est une forme supérieure de l'instinct de propriété. Ces processus d'appropriation ne se résument pas simplement à des actes de capture, mais se prolongent par l'assimilation, en d'autres mots par le développement du soi, de son importance, de sa place dans le monde, de sa vitalité, de son rang. Loin de concevoir, comme on le fait si souvent, en particulier depuis Darwin, ces phénomènes en termes unilatéraux d'adaptation des organismes au milieu, je mettrai ici l'accent sur la tendance des êtres vivants à adapter le réel à leurs besoins et à leurs désirs : c'est en ce sens que toute existence est passion de vivre. » Nouvel essai signé R. Misslin, « Le Comportement d'affirmation de soi », en s'appuyant toujours sur cette fertile comparaison entre moeurs humaines et animales, bouscule nombre d'idées reçues, voire certaines thèses. Tendant encore une fois vers la philosophie, ce texte nous incite ainsi à reconsidérer catégories et concepts (l'actif et le passif, l'adaptation et l'évolution...), à repenser notre rapport à notre environnement et à la vie. Nourri par une érudition étonnante et passionnée, ce texte catalyse connaissances et réflexions qui projettent une lumière nouvelle sur l'existence, le vivre ensemble, la civilisation...

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