Sciences humaines & sociales

  • Le mensonge d'État laisse de profondes traces collectives et individuelles. Aujourd'hui encore, le sujet est tabou.

    Les appelés se sentent isolés, privés et pour beaucoup incompris. Cet ouvrage veut participer à rompre le silence.
    Par des extraits des carnets rédigés par l'auteur pendant son service militaire mais aussi par les témoignages d'anciens appelés.
    Écrire et témoigner pour se débarrasser de la peur et del'ambiance d'un monde de violences faite de tués, de blessés et d'exactions multiples.

  • La surprise, le coup de foudre amoureux, le chagrin, la peur, la colère, la joie, la compassion, nous faisons tous en tout lieu et à tout âge l'expérience d'émotions plus ou moins intenses qui nous marqueront pour la vie.
    Julien Bernard, toujours attentif aux frontières de l'humain, s'intéresse à ces "points de frottement' qui souvent nous dominent jusqu'à nous paralyser, quand ils ne nous mettent pas en action.
    C'est par elles que nous nous inscrivons affectivement dans le monde naturel et social, par elles que nous nous positionnons face aux autres et que nous développons notre rapport au monde.
    Ressentir des sentiments implique l'hétérogénéité des réalités subjectives et quantitatives qui nous entourent, d'où la difficulté méthodologique que rencontre le sociologue pour les saisir et les étudier.
    L'enjeu consiste à analyser en amont les déterminismes qui en seraient à la base et, en aval, la dynamique irrésistible que leur expression introduit. Devenue une science à part entière incontournable dans les pays anglo-saxons, la "sociologie des émotions' est aujourd'hui un enjeu de premier plan pour les sciences sociales.
    Nos systèmes de communications ont évolué au point de devenir centraux dans la vie de chacun et nous sommes désormais inscrits dans une "société émotionnelle' pour une longue durée où désormais les sentiments devenus valeurs marchandes se font concurrence bien au-delà de nos personnes.

  • La peur gagne. Peur du chômage, peur de l'insécurité, peur des immigrés, peur du changement climatique... Rien de plus humain que d'avoir peur lorsqu'on est face à un danger. Rien n'est pourtant plus utile et dangereux que l'instrumentalisation de nos peurs. Rappelons Machiavel : la peur est propice au pouvoir. Mais le pouvoir peut-il éradiquer nos peurs ? Ne contribue-t-il pas aussi à les propager ?
    En analysant les différents visages de nos peurs (des peurs de notre enfance jusqu'à celle de la mort en passant par la peur au travail), Michela Marzano scrute l'une des émotions les plus répandues de nos sociétés contemporaines et pourtant l'une des moins étudiées. Elle nous invite à redécouvrir la vertu de la confiance qui, sans nous mettre à l'abri de l'inconnu ou de l'imprévu, nous permet en même temps d'aller vers les autres et de renouer avec notre propre altérité.

  • Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot « liberté » : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale - chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la « dialectique négative » de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme « liberté », confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de l'idée de liberté dans l'imaginaire social.

  • Le corps reflète nos plaintes inconscientes et devient peu à peu la carte de nos émotions. La peur, l'angoisse, les frustrations, la colère refoulée empêchent la libre circulation de l'énergie et ces des blocages provoquent un étouffement du noyau énergétique. Cet essai thérapeutique a pour objectif de libérer les hommes de leurs souffrances et de les aider à trouver l'harmonie. Imprégné de différentes sources, de Freud à Reich, de Navarro à Pierrakos en passant par Lowen, l'auteur nous offre une analyse originale , un regard novateur sur les souffrances humaines. Des analyses de cas, des propositions de pratiques en font un ouvrage complet et convainquant pour le public et les psychothérapeutes. C'est une belle aventure thérapeutique car " elle concerne nos profondeurs les plus intimes, qu'elle nous modifie positivement au regard de la vie et nous donne l'importance de par notre rayonnement, de modifier notre entourage. "

  • https://youtu.be/GEmF40iKLV4

    Dans ce nouvel ouvrage, Corinne Van Loey dénonce le terrorisme de la culture du viol et l'omerta qui l'entoure, qu'il convient de briser. Même si les langues se délient à la suite de l'affaire Weinstein et des mouvements #MeToo et #balance ton porc, l'analyse faite des agressions sexuelles et des viols par nos sociétés contribue encore souvent à banaliser, minimiser, excuser, voire encourager les violences en les justifiant par l'exercice de l'autorité et la nature de la sexualité masculine. À travers l'histoire, les civilisations, les cultures et l'éducation, l'auteure propose une étude détaillée du viol et des agressions sous toutes leurs formes, du déni qui les entoure, surtout dans l'environnement proche des victimes, et décrypte les traumatismes causés et leurs conséquences. Dès lors, quelles solutions peut-on apporter ? Elles passent par une meilleure protection des victimes, possible par la libération de la parole, la formation des personnels soignants, l'éducation et par des sanctions judiciaires équitables

  • Dossier : Comment se définissent et se construisent les émotions en Grèce ancienne ? Comment sont elles instrumentalisées ? Différents types d'émotions (la douleur, l'amour, la jalousie, le dégoût, la haine, la colère, etc.), leur valeur, leur place et leurs fonctions sont analysés. Les auteurs se demandent si et en quoi, pour les Anciens, leur perception, leur description et leur compréhension, ainsi que leur pratique diffèrent des nôtres. Varia : Les articles proposés ensuite abordent des documents et des thématiques variés : ainsi l'archéologie des concours dits panhelléniques au début du ve siècle avant notre ère, la représentation de l'espace dans la céramique grecque et la signification des « grands yeux » dessinés sur certains vases, la scientia sexualis à partir du corpus Peri aphrodisiôn, et les rapports énigmatiques de Cornelius de Pauw avec la justice athénienne.

  • Ce sont des fragments pris à la vie quotidienne. La vie ordinaire, celle où chaque jour nous sommes confrontés aux autres, dans la ville.
    Gestes, paroles de chaque instant. Et même dans la solitude, la pensée, la confrontation à nous-mêmes, il y a la question posée au dehors, au temps, au devenir.
    Le travail de l'inquiétude a toujours été le territoire de la littérature, récit ou poème.
    Confrontons-le à l'immédiat, au présent. Faisons de ces blocs d'inquiétude notre affirmation esthétique, la beauté qui surgit, se dresse et compense.
    Dans la première version de son Livre des peurs primaires, Guilaume Vissac avait accumulé 100 fragments qui devenaient une nouvelle écriture de la ville. Dans cette seconde version, non seulement ils sont complétés de 31 nouveaux fragments, mais l'expérience même de la lecture va changer: en contrepoint de la lecture linéaire, chaque fragment renvoie à un autre dans une multiplicité de nouveaux parcours.
    Réalisation graphique: Gwen Català et Guillaume Vissac.

    FB

  • Table des matières
    Des causes et des symptômes
    Utilisez le pouvoir du corps
    Racontez-vous l'histoire autrement
    Utilisez le pouvoir des images et des mots : le Subliminal
    Encore des images
    Utilisez le pouvoir des mots
    Vous délivrer des angoisses/anxiété ? Ou renoncer à le faire ?

  • Comment expliquer la peur ? Quel rôle joue-t-elle dans la vie de l'homme ? Qu'exprime-t-elle ? René Misslin analyse avec attention et intelligence cet héritage instinctif qui rapproche presque malgré lui l'homme civilisé de l'animal primitif.

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