• Reconstitution sensible, sous la forme de sept textes, de la vie de Frida Kahlo (1907-1954), figure mythique de l'art du siècle dernier. Sept chapitres, où l'on croise Diego Rivera bien sûr, mais aussi la photographe-portraitiste Gisèle Freund mais encore Léon Trotski dont elle a été la maîtresse lorsqu'il vécut son exil au Mexique.
    Récit subjectif plein de sensibilité, la vie de Frida Kahlo est ici vue par Gérard de Cortanze à l'aune d'événements ou de rencontres qui ont marqués son existence et imprégnés sa création.

  • Deux récits se dessinent dans L'ombre de nos nuits, avec au centre un tableau de Georges de La Tour. En 1639, plongé dans les tourments de la guerre de Trente Ans en Lorraine, le peintre crée son Saint Sébastien soigné par Irène. De nos jours, une femme, dont nous ne saurons pas le nom, ...

  • Józef Czapski (1896-1993) a vécu de nombreuses vies au cours de ses quatre-vingt-seize années d'existence. Il était étudiant à Saint-Pétersbourg pendant la Révolution russe et peintre à Paris durant les Années folles. En tant qu'officier de réserve polonais luttant contre l'envahisseur nazi aux premières semaines de la Seconde Guerre mondiale, il a été fait prisonnier par les Soviétiques. Au camp de Starobielsk, il fut l'un des très rares détenus à avoir échappé au massacre de Katyn, un meurtre de masse ordonné par Staline et mis sur le compte des Allemands. (Voir Proust contre la déchéance et Souvenirs de Starobielsk, chez Noir sur Blanc - et Libretto -, ainsi que Terre inhumaine, repris dans la « Bibliothèque de Dimitri »).
    Czapski n'est jamais retourné en Pologne après la guerre. Installé en région parisienne avec sa soeur et les intellectuels de la revue polonaise Kultura, il a travaillé sans relâche à faire connaître le sort de sa patrie soumise au totalitarisme.
    Czapski était une personnalité publique de tout premier plan, mais c'est la peinture a donné un sens à sa vie. Eric Karpeles, également peintre, révèle la complexité de Czapski, réunissant ici tous les fils de cette vie remarquable.
    Né en 1953 dans l'État de New York, Eric Karpeles est peintre, écrivain et traducteur. Il est diplômé de la New York Arts Students League et membre du Czeslaw Milosz Institute du Claremont McKenna College en Californie.
    Son précédent ouvrage, Le Musée imaginaire de Marcel Proust (Thames & Hudson), a connu un très grand succès tant en anglais qu'en français. C'est d'ailleurs en menant ses recherches sur Proust qu'il a découvert le nom, puis l'oeuvre de Joseph Czapski, pour lequel il s'est pris d'une passion singulière.
    Publié en 2018 aux États-Unis, Presque rien - L'art et la vie de Joseph Czapski fut magnifiquement reçu par la critique américaine, faisant naître un intérêt inédit pour la figure de Czapski à l'étranger. Fort de ce succès, Eric Karpeles vient de faire paraître en anglais, chez Thames & Hudson, une monographie des peintures et dessins de Joseph Czapski : Apprenticeship of Looking (L'apprentissage du regard), 2019.

  • Suite à son licenciement, Jessy part s'installer en Savoie, dans un village qui a servi de refuge au peintre Steffen Witzberg pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce petit coin de paradis est pourtant menacé par un projet de construction qui en ferait une station touristique. Seule solution : un projet de financement solidaire pour déplacer le lieu des travaux...
    Elle-même artiste, Jessy se voit contrainte de prendre les pinceaux et d'imiter le style de Witzberg afin de vendre un tableau pour une somme conséquente et de sauver son village. Cet acte, pourtant plein de bonnes intentions, aura des conséquences graves et inattendues pour la jeune femme.
    Entre grandeur des paysages et intimité du quotidien, ce roman aux accents historiques présente une humanité où se mêlent espoir et drame.
    Professeure d'histoire et de géographie à la retraite, Jeanne-Marie Sauvage-Avit a vécu ses vingt premières années à Saint-Étienne. Installée désormais dans la région de Martigues, elle partage ses loisirs entre l'écriture, le jardin et les randonnées. Elle est l'autrice de La Cueilleuse de thé, prix du livre romantique 2017 (vendu à plus de 30 000 ex.), et de Perline, Clémence, Lucille et les autres, paru aux éditions des Monts d'Auvergne (Prix Claude Fauriel, en deux tomes) et aux éditions Les Nouveaux Auteurs (Prix du Jury Femme Actuelle).

  • Quel est le rapport entre une carafe et une carafe de Chardin ? Entre un arbre et un arbre de Claude Lorrain ? N'est-ce pas là le grand mystère de l'art ? Par la magie de la ressemblance, l'artiste figuratif n'offre pas une reproduction du visible mais un aperçu de l'invisible, d'un monde à la fois reconnaissable et profondément différent. La plus exacte ressemblance transforme ainsi la réalité en une fiction provisoire, attirante et inatteignable. Michael Edwards étudie cette aspiration des artistes à une transcendance, non pas dans une réalité imaginaire mais dans la réalité connue, dans l'oeuvre d'artistes célèbres : Claude Lorrain, Chardin, Blake, Turner, mais présente aussi au lecteur le peintre anglais Stanley Spencer, le sculpteur américain Greg Wyatt, ainsi que deux artistes contemporains insuffisamment reconnus, Claude Garache et Pascale Hémery.

  • «Je voudrais faire des portraits qui un siècle plus tard aux gens d'alors apparussent comme des apparitions» écrivait Van Gogh il y a justement un siècle. Ces portraits, on peut douter qu'ils apparaissent aujourd'hui?: comble de la valeur marchande, ils sont aussi peu visibles que les effigies des billets de banque. C'est que Van Gogh, qui accessoirement était peintre aussi, est une affaire en or. Dans cette affaire, il est bien au-delà de son oeuvre maintenant, nulle part.
    J'ai voulu le voir en deçà de l'oeuvre?; par les yeux de quelqu'un qui ignore ce qu'est une oeuvre, si ce phénomène était encore possible à la fin du siècle dernier?; quelqu'un qui vivait dans un temps et dans un milieu où la mode n'était pas encore que tout le monde comprît la bonne peinture?:
    Ce facteur Roulin qui fut l'ami d'un Hollandais pauvre, peintre accessoirement, en Arles en 1888. Et bien sûr je n'y suis pas parvenu. Le mythe est beaucoup plus fort, il absorbe toute tentative de s'en distraire, l'attire dans son orbite et s'en nourrit, ajoutant quelques sous au capital de cette affaire en or, sempiternellement.
    Cet échec est peut-être réconfortant?: il me permet de penser que le facteur Roulin se tient nécessairement devant qui l'évoque à la façon d'une apparition, comme le voulait celui qui le fit exister.

  • Avec les Nuls, devenez un(e) mangaka confirmé(e) !Le manga, littéralement " dessin non abouti ", nécessite l'apprentissage de techniques spécifiques. Apprenez d'abord à vous servir du bon matériel de dessin puis exercez-vous à dessiner vos premiers visages. Continuez ensuite par imaginer vos propres personnages, fille ou garçon, héroïne de shôjo ou robot puissant. Proportions, mouvement, perspective, l'univers du manga n'aura bientôt plus de secrets pour vous.
    En plus de la technique artistique, l'ouvrage retrace l'historique du genre, les différentes sortes de mangas (shônen pour les garçons, shôjô pour les filles, etc.) et toutes les clés pour construire un bon scénario.
    Renfermant plus de 200 illustrations au trait, Dessiner des Mangas Poche PLN vous donne une envie irrésistible de découvrir cet univers... À vos crayons !

  • 1890, Vincent Van Gogh est assassiné à Auvers-sur-Oise par un mystérieux dealer de bleu

  • Destiné aux artistes débutants ou un peu plus expérimentés, cet ouvrage, riche de nombreux pas à pas, expose le dessin et ses multiples facettes. Esquisses, crayonnés, étude préparatoire ou oeuvre accomplie, vous apprendrez à maîtriser toutes les techniques de ce moyen d'expression et de création unique ! Point de fuite, perspective, 3D n'auront bientôt plus de secret pour vous et grâce aux nombreux conseils conernant le matériel, vous pourrez vous équiper comme un pro !

  • La peinture nous parle ! Mais elle vaut plus encore lorsqu'elle se tait. C'est ainsi qu'elle nous invite à une redécouverte perpétuelle du monde. Un guide pour ré-apprendre à voir.
    Voici une étude sur le silence dans la peinture, sur les liens entre le taire et le voir, sur la représentation du bruit, du tumulte, du fracas à travers les images médiévales. Comment un sens pourrait-il figurer un autre sens ? Comment l'oeil pourrait-il accorder une quelconque épaisseur à l'oreille ?
    C'est en repartant de l'ouverture du septième sceau dans l'Apocalypse et de sa mise en enluminures dans les manuscrits commentés de Beatus de Liébana, en passant par saint Augustin, que Vincent Debiais montre comment, tableau ou sculpture, l'art se nourrit du silence pour laisser place à l'interprétation qui n'est jamais qu'une rhétorique de la connaissance infinie de Dieu, de son absence présente.
    Un grand traité d'esthétique. Un guide d'apprentissage à la vue mutique parce que contemplative.

  • Quand le talent d'une jeune peintre intrépide la plonge au coeur d'une intrigue captivante. Paris, 1880. A l'académie Julian, le premier atelier à ouvrir ses portes aux femmes, la vie n'est pas facile. L'apprentissage du métier de peintre est ardu, long et coûteux. Seules les jeunes filles dotées d'un véritable talent et, surtout, d'une grande force de caractère, parviennent à en surmonter les obstacles. Du talent, Zélie Murineau n'en manque pas. De la force de caractère non plus. N'a-t-elle pas déjà prouvé qu'elle était prête à tout pour parvenir à ses fins ? Pourtant, lorsque Alexandre d'Arbourg, le commissaire du quartier du Palais-Royal, lui demande de faire le portrait de sa filleule, sa belle assurance est ébranlée : comment ne pas croire que cette commande dissimule d'autres motifs ? Même si elle en connaît les risques, elle n'est pas en mesure de refuser le marché que lui propose le beau commissaire : elle sera donc " ses yeux ". Des auberges mal famées jusqu'aux salons de la grande bourgeoisie, elle va l'aider à discerner ce que les grands maîtres de la peinture sont les seuls à voir : les vérités qui se cachent derrière les apparences.

  • Un traité esthétique dans la grande tradition des peintres lettrés chinois. Une révolution de la peinture au lavis vers utilisation de couleurs intenses.

  • Brûler le Louvre

    Didier Goupil


    Dans le fond, il n'y a qu'une seule chose que je regrette : ne pas avoir brûlé le Louvre derrière nous.
    Le mot Bleu, on le sait, ne tache pas les doigts. C'est sans doute pour cela que les personnages des nouvelles de ce recueil, qu'ils soient de pure fiction, connus de tous tels Claude Monet et Chaïm Soutine, ou à même de le devenir demain comme Franciam Charlot et Roger Cosme Estève, ont recours à la peinture pour exprimer leur colère, soulager leur peine ou clamer leurs revendications.

    Mais face aux non-dits de la famille, au silence de la société et à l'indifférence des académies, tous finiront par délaisser les pinceaux et se mettront à peindre avec leurs mains, quand ce n'est pas avec leurs poings.

  • Gerhard Richter est un immense artiste. C'est surtout un grand peintre d'Histoire dont l'oeuvre, déjà si accomplie, sort régénérée de la lecture de ce livre. Soit une enquête au coeur du système nazi de stérilisation et d'euthanasie des « faibles d'esprit » : une entreprise criminelle épouvantable dont sera victime la jeune tante du peintre. Celle-là même avec qui il figure, à l'âge de quatre mois, dans son célèbre tableau Tante Marianne peint en 1965 à partir d'une photographie prise en juin 1932, déclarée schizophrène et à l'élimination de laquelle participera comme médecin accoucheur et SS-Obersturmbannfürher le futur beau-père de Richter, Heinrich Eufinger, dont il épousera la fille Ema en 1957 - sans conscience ou connaissance de l'extraordinaire entrelacement des faits que relate l'ouvrage.

    Voilà Richter rattrapé aussi par l'histoire : songeons à l'exil forcé de David ou à la fuite économique contrainte de Courbet, l'homme des allégories réelles, à qui l'on facture abusivement le rétablissement de la colonne Vendôme. Le premier est déclaré régicide, le second est un actif sympathisant de la Commune : c'est leur personne et la fin de leur carrière artistique qui sont concernées. Alors qu'avec Richter, à qui l'on doit en 1988 le fulgurant cycle pictural chroniquant à distance la fin des chefs de la Fraction Armée Rouge à la prison de Stammheim, c'est sa production de tableaux du milieu des années 1960 qui se voit reprise, obligeant salutairement à revoir l'approche de la totalité d'un travail qui n'est sûrement pas réductible à un discours conceptuel sur les styles ou à la seule délectation formelle.

  • Son père était négociant et voulait qu'il fût notaire.
    Avec une détermination sereine, il choisira d'échanger cette existence contre un destin: celui de peintre, du peintre le plus heureusement libre de notre temps. Des paysages austères de son enfance aux apprentissages parisiens, puis à l'embrasement de son génie dans les lumières du Midi, c'est un parcours intense et joyeux que celui de Matisse, une vie de travail et de bonheur. Une vie, une oeuvre, dont Jean Guichard-Meili suit les développements, analyse la complexité, et dégage finalement le sens ultime dans ce livre, synthèse de ses longues années de recherches et de réflexion sur le maître de Vence.
    Jean Guichard-Meili a été conservateur à la Bibliothèque nationale de 1948 à 1983. Critique d'art, il a collaboré à Esprit, Témoignage chrétien, la Nouvelle Revue française, ainsi qu'au Monde. Il a notamment publié Les Créateurs et le sacré, Regarder la peinture, et de nombreux travaux sur Matisse, à l'étude duquel il s'est attaché pendant de nombreuses années.

  • Bric à brac hopperien

    Thomas Vinau

    Une vision de « l´intime » ressentie par « l´extime » des tableaux du peintre Edward Hopper. La solitude, l´espace américain, le XXe siècle sont reconstruits à partir de miettes. Des listes, des notes, des déchets biographiques.

    Thomas Vinau orchestre les détails, reproduit les sensations et rédige la correspondance d´une famille d´artistes. L´histoire d´amour d´une vie entière, de deux êtres, Jo et Ed, avec la peinture.

  • Les correspondances entre Schoenberg et Busoni d'une part, et entre Schoenberg et Kandinsky d'autre part, sont des documents exceptionnels sur les plans humain, artistique et musical. Schoenberg y dévoile, à proprement parler, la véritable théorie esthétique de l'atonalité, insistant sur le rôle central de l'inconscient et sur le sens donné à l'harmonie nouvelle. Il défend face à Busoni la cohérence de son style, discutant âprement la transcription de la deuxième pièce pour piano opus 11 réalisée par celui-ci. Avec Kandinsky, il discute la question du « constructif » et de l'« illogique » dans l'art, et la préparation de l'almanach et de l'exposition du Blaue Reiter. L'échange porte aussi sur la guerre, la religion et la question juive, et elle fournit toutes sortes d'informations sur la biographie de leurs auteurs. C'est enfin le portrait de trois créateurs de premier plan, engagés dans le renouveau artistique de l'avant et de l'après-guerre. L'édition des lettres est enrichie de différents textes de Schoenberg, Busoni et Kandinsky, et de deux introductions situant ces correspondances dans leur contexte historique.


  • Le roman de Philippe André fait entendre la voix de Van Gogh et nous plonge dans l'existence tumultueuse du peintre taraudé par ses démons intérieurs dont l'issue tragique reste un mystère.

    Entendre la voix de Van Gogh, l'écouter s'adresser aux autres comme à lui-même. Le voir peindre, vivre, aimer, s'exalter, souffrir, endurer la folie, faire preuve de la plus grande lucidité mais aussi des doutes les plus profonds sur sa vie et son oeuvre... Tel est le défi relevé par ce roman où s'allient la rigueur biographique et l'imagination nécessaires pour parvenir au plus près de ce que fut le peintre des nuits étoilées, du soleil éclatant, des paysages sombres ou radieux, des gens de la terre, des impitoyables autoportraits, de la symphonie éternelle des couleurs...
    Van Gogh est un météore de l'art occidental. En dix années à peine, il a laissé une oeuvre gigantesque, une oeuvre de saisissement du monde, de poésie, d'affrontement permanent aux êtres et à la nature. Mais si cette oeuvre s'est édifiée grâce à une énergie et un engagement hors du commun, elle n'en émane pas moins d'un homme avec mille faiblesses et travers incessants. Lui qui pensait qu'il ne vivait pas une vraie vie, a fini par voir se confondre entièrement cette vie et sa peinture. Jusqu'à la catastrophe finale, énigme perpétuelle dont l'oeuvre nous conte cependant la logique implacable.


  • « Mais qu'est-ce que vous avez là... Ce ne serait pas un... ? » Quelques mots ont suffi pour que la curiosité désormais torture la narratrice : ce tableau qu'elle a toujours connu, ce tableau de famille, transmis de grand-mère en petite-fille... est-ce vraiment un Courbet ? Et si c'est le cas, par quel étrange chemin est-il arrivé là ? Pour tenter de découvrir les secrets qu'il recèle, la narratrice va se lancer dans une enquête qui l'entraînera du Second Empire à nos jours jusqu'au coeur de la création. Et c'est l'amour, sa force, son absence, le pouvoir qu'il a de se magnifier, que l'on entend dans ce texte envoûtant.

  • « J'écris ce livre au petit bonheur la chance des réflexions, des souvenirs et des présents. Les nécessités de la vérité font que je m'y fais continuellement apparaître, et dans la position d'interlocuteur.

    Tant pis. C'est ce qui me permet d'écrire ce livre, et de dire non pas ce qu'est Picasso: mais comment il m'apparaît non pas ce que je sais: mais ce que je vois non pas ce que j'imagine qu'il met dans sa peinture: mais ce que l'on peut déduire de sa position vis-à-vis de la peinture à partir de la façon qu'il a de vivre avec elle. » Hélène Parmelin (extrait de l'autopréface)

    Journaliste, romancière, critique d'art, Hélène Parmelin (1915-1998) est née à Nancy dans une famille de juifs russes révolutionnaires. Elle rejoint le Parti communiste en 1944, occupe d'importantes fonctions à L'Humanité et devient la compagne du peintre Edouard Pignon l'un des rares intimes de Picasso. Avec Pignon, elle fera de très fréquents séjours chez le créateur des Demoiselles d'Avignon dont elle devient à son tour l'amie et à qui elle consacrera plusieurs livres qui sont autant de témoignages irremplaçables nous montrant Picasso « sur le vif ». Signataire du « Manifeste des 121 », elle condamnera l'invasion de la Tchécoslovaquie par l'URSS en 1968 et finit avec Pignon par quitter le Parti communiste en 1980.

  • Trois vies, trois destins exceptionnels. Paul Gauguin, le peintre de génie. Robert Louis Stevenson, l'immense écrivain. Alain Gerbault, le navigateur solitaire de l'entre-deux guerres. De ces trois destins, Bernard Gorsky fait le récit, en trois passionnantes biographies. Mais pourquoi ce choix ?
    « En 1961, alors que je voyageais à travers les îles de la Polynésie française, je fus frappé par ce qui me sembla être infiniment plus qu'une coïncidence. Alain Gerbault était enterré à Bora Bora, dans l'archipel des îles Sous-le-Vent. Paul Gauguin l'était à Hiva-Oa, l'une des îles Marquises, enfin, la sépulture de Robert Louis Stevenson se dressait sur le mont Vaea, à Upulu, île des Samoa.

    Le navigateur, le peintre et l'écrivain reposaient chacun dans une tombe aux antipodes de leur pays d'origine. Il m'apparut que, outre cette parenté, ils étaient unis par celle d'une destinée exceptionnelle et d'un accomplissement exemplaire. Ces trois tombes rayonnent d'un éclat universel.

  • Entouré de jeunes et jolies infirmières, Van Dongen vit ses derniers jours à Monaco en mai 1968. Atteint, entre autres, de la maladie de Parkinson, il n'aura pas le loisir de les déshabiller, de les peindre et de les aimer. Alors il se souvient et reviennent sur ses lèvres ses conquêtes féminines, ses amis Picasso, Max Jacob, Arthur Cravan.
    Cette confession imaginaire est un enchantement perpétuel. Une valse folle dont on voudrait ralentir le rythme pour ne pas arriver à la dernière page.
    C'est aussi un hymne à la vie, à l'amour, aux femmes et à leur corps.

  • Bien que Richter se soit exprimé à maintes reprises par la parole et l'écrit, jusqu'à présent il s'est toujours montré réservé quant à la publication de ses textes. Hormis de nombreuses interviews, seuls quelques fragments de textes isolés ont été publiés ici et là.

    Outre ses notes et extraits de journal écrits au fil des mots, trouvera-t-on des essais, des lettres, prises de positions et déclarations, manifestes, entretiens, conversations et dialogues.

    Les notes écrites de Richter accompagnent l'acte de peindre, elles le mettent en question et subissent même son correctif. Au lieu d'un texte anticipatoire et explicite, apparaissent une pensée synchrone et une réflexion ultérieure, raisonnée au sens le plus littéral du terme, où le réfléchir sur soi-même est le prolongement du doute.

    Comme nul autre artiste contemporain, Richter s'interroge sur le possible et l'impossible, sur la fonction et l'autonomie de l'art actuel.

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