• Les « littératures de l'exiguïté » liées aux diverses communautés francophones du Canada ont souvent été étudiées, dans la suite de François Paré, comme des lieux en quête de légitimité et d'autonomie propres à les distinguer. Plusieurs travaux se sont alors intéressés aux particularités des littératures selon les différentes régions de la francophonie canadienne (Acadie, Québec, Ontario français, Ouest canadien). Les contributions de ce recueil proposent une réflexion qui va au-delà de ces particularités régionales en posant l'étude des littératures francophones du Canada sous le signe du rapprochement. L'ouvrage réunit des études qui s'intéressent à l'aspect unitaire de ces littératures, à la reconfiguration des espaces identitaires et à des aspects moins étudiés de certaines auteurs (dont Victor-Lévy Beaulieu, Daniel Castillo Durante, Simone Chaput, André Christensen, France Daigle, Sergio Kokis, Georgette LeBlanc, Rachel Leclerc, Émile Ollivier, Jocelyne Saucier et Jacques Savoie)

  • Depuis l'arrivée d'Étienne Brûlé en Huronie (1610) jusqu'aux manifestations pour la création d'une université (2018), la communauté francophone s'est implantée dans toutes les régions de l'Ontario. Elle s'est pleinement épanouie en se dotant d'institutions qui reflètent sa langue et sa culture, faisant maintes fois preuve de résilience. C'est ce cheminement exceptionnel, étayé par une imposante recherche bibliographique, que nous vous invitons à revivre dans cette nouvelle édition revue et augmentée.
    Dans L'Ontario français, quatre siècles d'histoire, Paul-François Sylvestre retrace habilement la riche histoire de l'enracinement et de la résistance qui caractérisent la communauté francophone de l'Ontario.

  • un amas
    de métaux
    obscurs

    recouvre
    le côté droit
    de ma tête.

    j'en extrais
    mes idées

    les rends
    malléables

    les fais fondre
    avec le réel.

    Dans «Premier quart», la poétesse revisite le Nord, lieu de sa naissance, à travers le voyage et les souvenirs. Au long de son parcours, elle tentera de comprendre les drames et réalités à l'oeuvre dans le rude climat nordique. Elle sera ainsi ramenée à ses propres combats, à la solitude, à la tristesse, à l'angoisse, et à l'hiver qui invite à l'introspection. La nature et l'écriture lui permettront d'inscrire sa quête dans un vaste héritage familial et littéraire.

    Ce premier recueil de Véronique Sylvain tisse la nordicité en contrepoint d'une identité féminine et urbaine. Il s'inscrit dans la lignée de poètes établis (Robert Dickson, Patrice Desbiens, Michel Dallaire, Gaston Tremblay) et émergents (Sonia-Sophie Courdeau, Daniel Aubin) ayant contribué à forger l'esthétique poétique du Nouvel-Ontario.

  • Pendant la Première Guerre mondiale, le jeune Raoul Denonville trouve refuge dans la forêt entourant River Valley, dans le Moyen-Nord ontarien. Il y passera l'essentiel de sa vie à piéger des animaux sur sa ligne de trappe et à bûcher dans les camps, un dur quotidien auquel il se fait. Les villageois, occupés à mener leurs affaires dans cette région grouillante d'activité, respectent cet homme discret qui a choisi de vivre à l'écart, dans sa cabane au fond des bois.

    Seuls l'énergique père Bradley et le jeune Dr Patenaude connaissent le secret que Raoul porte en lui, secret qui sera révélé après sa mort. Et alors tous se demanderont comment cela avait été possible.

    Ce sympathique roman tiré d'un fait vécu possède la fluidité, les couleurs et les qualités qui ont fait des oeuvres de Doric Germain des incontournables du corpus scolaire franco-ontarien. Il ouvre une fenêtre sur la vie des trappeurs et des bûcherons dans la première moitié du siècle dernier et fait découvrir les habitants d'un village francophone prospère, véritable plaque tournante pour les travailleurs du bois et des mines situées plus au Nord.

  • L´Ontario français connaît peu ses héros. Or, l´honorable Jean-Robert Gauthier en est un, un vrai. D´abord conseiller scolaire (1961-1971), puis député (1972-1993) et enfin sénateur (1993-2004), il s´est acharné tout au long de sa vie publique à défendre avec succès les intérêts des Franco-Ontariens et des minorités linguistiques du Canada.

    Sa carrière traverse - et cette biographie éclaire - un grand pan de l´histoire canadienne, les périodes Trudeau, Mulroney et Chrétien. Nombreux sont les dossiers et enjeux majeurs où il a joué un rôle important : le financement puis la gestion autonome des écoles françaises, le renouveau constitutionnel et la Charte des droits et libertés, la bataille Montfort, et la Loi sur les langues officielles, parmi bien d´autres.
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    Le dernier fleuron de sa carrière n´est pas le moindre. Un an après sa retraite, son projet de loi privé S-3 - rendait exécutoire (et plus seulement déclaratoire) - la Loi sur les langues officielles. Depuis, les communautés minoritaires ont le droit de poursuivre le gouvernement si, selon elles, il ne respecte pas ses objectifs pour leur développement.

    « On peut se demander - dit sa biographe - d´où lui viennent son caractère combatif, son besoin de s´impliquer dans toutes les causes linguistiques et autres, son ardeur, sa vivacité, sa persistance, parfois jusqu´à la démesure. C´est pourquoi, [...] cette biographie autorisée racontera plus en détail l´homme privé, car on trouve là une partie de l´explication de son remarquable engagement social. »

  • Les Éditions L'Interligne sont heureuses de lancer la deuxième édition du Dictionnaire des citations littéraires de l'Ontario français depuis 1960 (DICLOF). Plus qu'une simple réimpression, cette édition contient un nombre de citations d'auteurs considérablement plus élevé que la précédente version et fait appel à un éventail encore plus vaste d'ouvrages. Cette deuxième édition du DICLOF comporte environ 3360 citations (ce qui signifie une augmentation de 1360 par rapport à la première édition, aujourd'hui épuisée), extraites de 760 ouvrages écrits par quelque 230 auteures et auteurs. Les citations sont regroupées sous 1200 rubriques et sont accompagnées de leur référence, qui comporte le nom de l'auteur, la date de publication de l'oeuvre correspondante et le numéro de la page où elle fut puisée. De plus, un index facilite la recherche de rubriques. Le Dictionnaire des citations littéraires de l'Ontario français depuis 1960 est un ouvrage de référence, un outil de travail, le seul en son genre, qui donne un aperçu de la richesse des créateurs qui composent la communauté littéraire de l'Ontario français, de leurs sentiments et de leurs façons de percevoir le monde.

  • Création collective de la troupe étudiante de l'école secondaire Macdonald-Cartier, « Par osmose » a ceci de particulier que sa perspective sur l'assimilation est fidèle au vécu des adolescents franco-ontariens. Chacun d'eux est appelé à faire un choix semblable. Véronique choisit de s'assimiler, son frère Jules, non. En racontant leur histoire, la pièce fait voir les deux côtés de la médaille et explore les conséquences des choix qu'ils ont faits. Sont disponibles : une vidéo de la pièce et un cahier d'activités portant sur l'identité, la culture et l'appréciation du théâtre. « Par Osmose » a remporté le prix de la meilleure production au festival Sears en 1988 et 2002.

  • Un périple au pays de la cornemuse, des aventures dans des «paradis» tropicaux qui ébranlent de nombreuses conceptions, un retour au pays natal où rien ne se déroule comme prévu, une passion partagée par un père et un fils pour le hockey, la découverte fascinante de lieux et de cultures chez soi, des vacances en famille qui permettent de partager de bons moments avec les siens... Voici quelques-uns des souvenirs de voyage que les élèves ont réussi à transformer en des récits captivants, faisant preuve à la fois d'un bon sens d'observation et d'un véritable talent de communicateurs. Les récits regroupés dans ce recueil montrent que le voyage est d'abord et avant tout une question de regard. Ces textes nous invitent aussi à la découverte de soi, de l'autre, puis ouvrent de nouveaux horizons, suscitent la réflexion et les remises en question.

  • Un homme se remémore cette femme dont « les yeux lavaient cloué sur son destin ». Ainsi samorce ce récit poétique où brille un amour ancien dans lécrin patiné dune totale solitude. Après une descente dans lenfer de sa peine, le héros retrouve sa force et son intégrité et, sublime beauté, il rejoint sa belle dans les sortilèges de lécriture : il lui « donne rendez-vous dans ce poème ».

  • Une femme raconte, sous une forme romancée, ses souvenirs d'enfance et d'adolescence, alors qu'elle baignait tout entière dans les univers de ses trois « grands-pères ». Il y eut d'abord grand-père William, naturaliste et fervent amateur de musique, puis

  • Homme de lettre et animateur social, le professeur Fernand Dorais a oeuvré à Sudbury durant les années 1970 et 1980, au cours desquelles il a inspiré de nombreuses vocations, tant littéraires qu´artistiques. Penseur original, il a porté son regard sur une variété de phénomènes littéraires, sociaux, culturels et scientifiques. Et il a été un des premiers à faire de l´Ontario français un objet d´études. Son oeuvre, composée de textes de création presque tous inédits ainsi que d´essais, sera présentée en deux volumes. Le premier réunit ses deux ouvrages publiés - «Entre Montréal... et Sudbury» et «Témoins d´errances en Ontario français» -, ainsi qu´une sélection parmi les articles que l´auteur a produits au cours de sa carrière. Ce, dans le but d´éclairer la trajectoire de l´auteur.

  • Toronto, septembre 1916. Napoléon Bouvier, un jeune boxeur franco-ontarien, quitte le ring pour joindre les rangs de l'armée britannique en Europe. Il reviendra du front tourmenté par des blessures physiques et psychologiques, incertain de son avenir dans sa ville natale où règne un climat francophobe. Mais voilà que le soldat, qui croyait avoir échappé aux horreurs de la guerre, doit affronter un nouvel ennemi impitoyable et invisible : la grippe espagnole. En octobre 1918, la moitié de la population torontoise est touchée par le fléau et 50 000 personnes au pays en meurent. Napoléon a deux précieuses alliées : sa fiancée, Corine, qui aspire à devenir enseignante, et Julie, une infirmière militaire dévouée et pleine de compassion. Mais l'ennemi est de taille et cruel. Le soldat Bouvier pourra-t-il gagner cette première véritable guerre de Toronto et, si oui, à quel prix?

  • Ces contes proviennent des quatre coins de l'Ontario : Spanish, Sudbury, Azilda, Ottawa, Clarence Creek, Kapuskasing, Mattawa, Alban, New Liskeard, La Salle et Astorville. Ils présentent une ribambelle de personnages tous plus drôles les uns que les autres. Récits anciens et savoureux, ils sont l'expression de la plus belle tradition française au Canada. Des contes à rire, à lire près du feu, à relire encore aux jeunes comme aux vieux. « Les voleurs de poules » a été coédité par le Centre franco-ontarien de ressources en alphabétisation, en collaboration avec le Centre franco-ontarien de folklore. Illustrations : Luc Robert.

  • Ce recueil circule aux abords d'une maturité limpide: « d'éclats de rire » en « éclats de vers », il propulse en nous les fragments d'une sérénité à la fois légère et lucide. La Mort rôde, il est vrai, et le poète qui « scribouille sa défaillance », mêle sa réflexion au silence et guette « le sens de la transparence ». Comme dans les écrits antérieurs de Tremblay, le Nord et son « intolérable froidure » aspirent la réalité tel un pôle où viennent se buter toutes les contradictions humaines. Le poète ne nous parle pas d'outre-tombe, mais « d'outre-neige ». Il ose y faire face « au souffle de la mort qui s'ennuie dehors ». De ce point de vue extrême, le poète revient allégé. Il semble avoir transcendé l'angoisse et la peine. Il retrouve les êtres et les choses comme s'il était habité par une mélancolique et magique tendresse. Ce recueil est complété de photos.

  • L´oeuvre de Daniel Poliquin s´impose actuellement comme l´une des plus remarquées au Québec et au Canada. Signe du haut profil de l´auteur, la liste impressionnante des prix littéraires remportés, la traduction systématique de ses romans vers l´anglais et, en 2006, la consécration de son oeuvre dans le cadre d´un colloque universitaire.

    «Lire Poliquin» réunit les articles des treize chercheurs réputés qui ont participé à ce colloque, dont François Paré, Robert Yergeau, Lucie Hotte, Jean Morency et François Ouellet, le directeur de cet ouvrage. Entre autres, ils ont scruté le fonctionnement narratif des textes, abordé la construction identitaire des personnages et examiné l´attention accordée à l´oeuvre au Québec. L´ouvrage contient également l´allocution prononcée par Daniel Poliquin lui-même lors de la rencontre et un état des recherches sur l'oeuvre de Poliquin.

  • Il y a plus de 400 ans, Samuel de Champlain, précédé d'Étienne Brûlé, arrivait sur le territoire qui forme aujourd'hui la province de l'Ontario. Depuis, la population francophone, qui s'élève aujourd'hui à plus d'un demi-million de personnes, aura mené de nombreuses luttes, notamment pour l'éducation en français, accompli de grands projets et été témoin des accomplissements de leaders de sa communauté.
    À l'automne 2014, des élèves de différentes écoles secondaires franco-ontariennes ont relevé le défi d'écrire un récit historique inspiré de ce patrimoine. Parmi les textes soumis, trente ont été choisis et forment le présent recueil. Ces récits redonnent vie à des héros et à des personnages, racontent des périodes charnières ainsi que d'importants événements de l'Ontario français. Tout en illustrant la richesse et la diversité de la francophonie ontarienne, les écrits de ces jeunes auteurs sont imprégnés de fraîcheur et d'espoir.

  • Pour qu'une littérature existe, il faut des auteurs qui produisent des oeuvres de qualité et des critiques littéraires, des professeurs de littérature et des chercheurs qui en consacrent l'excellence. Dès les années 1960, René Dionne et Gabrielle Poulin font partie de ceux et de celles qui oeuvrent à la mise sur pied et à la reconnaissance des littératures québécoise et franco-ontarienne, lui en tant que chercheur et professeur, elle en tant qu'écrivaine et critique. Cet ouvrage explore l'étendue et l'importance de leur contribution aux littératures québécoise et franco-ontarienne et éclaire de ce fait une période importante de notre histoire littéraire.

    Ce volume comporte les contributions suivantes :
    Ariane Brun del Re (Université d'Ottawa) Marie-Andrée Caron (Université du Québec à Chicoutimi) Anne Caumartin (Collège militaire royal de Saint-Jean) Estelle Dansereau (Université de Calgary) Kathleen Kellett (Ryerson University) Gilles Marcotte (Université de Montréal) Johanne Melançon (Université Laurentienne) François Paré (Université de Waterloo) Mathieu Simard (Université d'Ottawa) Robert Vigneault (Université d'Ottawa)

  • «À tire d´ailes» découle du regard d´une jeune femme sur son quotidien, sur les élans ou les confusions du coeur, sur les vagues à l´âme ancrés dans de vagues paysages du Nord de l´Ontario, Fauquier, Sudbury, Blind River. Le texte trace un arc narratif autour de moments clés qui se déploient en quatre temps, menant cette femme d´une jeunesse incertaine du nord ontarien jusqu´à une prise de conscience identitaire et personnelle qui ouvre une perspective de changement sur le monde.

  • « Des gens de résolution » aborde la question suivante : comment les Canadiens-Français de l´Ontario, femmes et hommes, ont-ils vécu la fin du Canada français ? La réponse se présente en trois temps. Dans le premier chapitre, les congrès patriotiques apportent une description de ce que représentait le Canada français avant 1960. Le deuxième texte décrit l´éclatement de la nation canadienne-française, comme en témoignent les États généraux du Canada français (1966-1969). Enfin, le troisième chapitre explore comment cette rupture a forcé la communauté franco-ontarienne à définir autrement sa culture, pendant qu´émergeait une nouvelle « identité franco-ontarienne ». / Ces trois textes ont d´abord paru séparément dans les « Cahiers Charlevoix. Études franco-ontariennes » (numéros 1, 2 et 3).

  • Avec un regard lucide sur les réalités du Canada français, Benoît Cazabon trace un bilan dynamique de l´évolution de l´enseignement du français et de l´enseignement en français en situation minoritaire. Il éclaircit le contexte dans lequel évolue l´enseignement de cette langue et présente un modèle holistique qui définit les pratiques les plus porteuses de succès. Robert Arseneault, qui signe la préface du livre, affirme «[C]e livre est important, nécessaire et ... porteur d´espoir. « Important parce qu´il est unique en son genre en Ontario français et dans la francophonie canadienne et acadienne. Il réunit dans un même ouvrage les principaux éléments d´une réflexion sur l´enseignement et l´apprentissage de la langue maternelle en contexte de langue minoritaire et de diversité linguistique et culturelle.
    «Nécessaire parce que le questionnement de l´auteur aide à comprendre les enjeux et porte vers une réflexion collective pour définir un projet éducatif mieux adapté aux communautés francophones et acadienne du Canada.
    «Porteur d´espoir parce qu´il appelle à l´action. La question de l´enseignement et de l´apprentissage de la langue et de la culture franco-minoritaires est ici abordée dans ce qu´elle a de spécifique et non en fonction de la perspective du groupe linguistique majoritaire.»

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