Sciences humaines & sociales

  • Généalogie d'un monde multipolaire

    De 1945 à nos jours, Pascal Boniface retrace de façon directe, claire et vivante 75 ans de relations internationales. Il met ainsi en lumière les précédents, les choix et les biais géopolitiques qui permettent de décrypter l'actualité et de percevoir le monde dans sa globalité.
    Foisonnante et explosive, la période contemporaine ne cesse de nous surprendre : cet essai didactique - mis à jour à l'aune des récents événements (élection de Jair Bolsonaro, dernières décisions radicales de Donald Trump, crise du Covid-19...) - constitue la référence indispensable des lecteurs désireux de prendre du recul pour aborder la mondialisation de façon éclairée et le présent en connaissance de cause.
    Pascal Boniface est directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l'Institut d'études européennes de l'université de Paris VIII. Il a écrit plus de 60 ouvrages sur les questions géopolitiques dont certains ont donné lieu à de multiples traductions ou rééditions. Il a créé la chaîne Youtube « Comprendre le monde ». Retrouvez-le sur son blog www.pascalboniface.com et sur Twitter @PascalBoniface.

  • Nous voulons tous être heureux et pourtant, nos pensées, nos actes et nos paroles s'accordent mal avec ce bonheur que nous cherchons tant.
    Comme si nous plantions un bananier et que nous attendions de voir pousser un oranger. Nous vivons dans le stress et l'agitation, espérant trouver la paix, nous nous trouvons de bonnes raisons de nourrir nos ressentiments tout en souhaitant le bien-être, nous pratiquons le mensonge et la tricherie, espérant en même temps que les autres nous accordent leur confiance, nous polluons la planète par nos choix de consommation et voulons respirer un air pur et nous baigner dans une eau saine, nous surconsommons de la viande et sommes étonnés de voir des forêts entières disparaître, nous nous offusquons d'apprendre que les mers et les océans contiennent plus de plastique que de poissons et nous continuons à l'utiliser...
    Nous ne pouvons espérer obtenir autre chose que ce que nous avons semé, peut-être est-il temps de semer autre chose, autrement.
    Enseignant spirituel, Bruno Lallement a été formé par Gérard Duruz et le maître Tulku tibétain Shimed Rigzin Rinpoché. Inspiré de sagesse ancestrales, indiennes et bouddhistes, il est devenu une figure de référence en matière d'accomplissement personnel et a formé des dizaines de milliers de personnes à travers le monde. Président fondateur de l'ONG Planète Altruiste, il est l'auteur de plusieurs best-sellers dont Comment utiliser pleinement votre potentiel (Courrier du Livre, 2009, près de 8000 ex vendus). Sa chaîne YouTube compte plus de 20000 abonnés.
    Valérie Cabanes est essayiste et juriste en droit international spécialisée dans les droits de l'homme et le droit humanitaire, porte-parole du mouvement citoyen « End Ecocide on Earth » et auteur de Un nouveau droit pour la Terre : pour en finir avec l'écocide (Le Seuil) et En harmonie avec le vivant (Buchet-Chastel). Très présente dans les médias, elle milite pour faire reconnaître l'écocide, ou crime contre l'environnement.

  • Marquées par un imaginaire égalitaire, les associations, les mutuelles, les coopératives, les ONG et l'ensemble des structures de l'économie sociale et solidaire (ESS) n'échappent pourtant pas aux discriminations qui traversent la société. En l'ignorant, elles laissent se perpétuer les stéréotypes, l'invisibilisation des femmes, les rapports de domination.
    Nous sommes de plus en plus nombreuz à prendre conscience du caractère insoutenable du sexisme et de ses conséquences directes en termes d'inégalité (gouvernance, mixité des métiers, salaires, conditions de travail, etc.).
    Ce livre est une invitation à expérimenter, inventer, tester, à sortir des cadres pour que le potentiel de transformation sociale et d'innovation affiché par les structures de l'ESS ne reste pas théorique.

    Ce manifeste est issu de la recherche-action « Fabriquer l'égalité », portée par la Manufacture coopérative. Imaginé et conçu pour « mettre les pieds dans le plat », il a été concrétisé par un collectif composé de Armelle Barré, Catherine Bodet, Audrey Chalumeau, Egmont Labadie, Thomas Lamarche, Antinéa Lestien, Elsa Manghi, Lisa Pleintel, Quentin Paternoster et Émilie Rouchon.

  • Le bien commun

    Noam Chomsky

    Doit-on revendiquer l'égalité des revenus pour tous les citoyens? La mondialisation est-elle inéluctable? Les termes «gauche» et «droite» ont-ils encore un sens? Les médias peuvent-ils être progressistes? Devons-nous avoir une idée claire de nos objectifs à long terme pour élaborer une stratégie politique? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre «Le bien commun».

    Construit à partir d'entretiens avec le journaliste indépendant David Barsamian, cet ouvrage constitue un véritable condensé de la pensée politique de Noam Chomsky. De la philosophie d'Aristote à la montée en puissance des multinationales, en passant par la rectitude politique de la gauche américaine ou la logique des relations internationales, il couvre un large spectre de sujets ayant fait la renommée de cet intellectuel engagé.

    Fidèle à sa posture rationaliste, Chomsky ne voit pas dans les phénomènes qu'il analyse les résultats d'un complot, mais plutôt ceux «d'un capitalisme d'État ordinaire» contre lequel il appelle à résister. «Le bien commun», publié en anglais pour la première fois au tournant du millénaire, développe un propos encore criant d'actualité.

  • « À celles et ceux qui ont l'impression que quelque chose ne tourne pas rond.
    À celles et ceux qui ne se sentent pas bien représenté.e.s, ni écouté.e.s.
    À celles et ceux qui continuent de s'entraider là où on nous dit qu'il faudrait se replier. De lutter contre la discrimination et l'exclusion. De protéger la nature que d'autres veulent détruire, surexploiter ou épuiser.
    À celles et ceux-là, nous adressons l'Appel des solidarités. »

    En mars 2017, une coalition inédite de 80 ONG de tous horizons lançait l'Appel des solidarités. Un appel pour dire et redire que les crises que nous traversons sont toutes liées à un déficit de solidarité et qu'elles ne pourront se résoudre que par plus de solidarité. Un appel pour construire l'avenir sur un socle de fondamentaux partagés par une France généreuse. Un appel pour indiquer le cap à suivre et des centaines de propositions pour donner à nos élues une autre boussole à laquelle se référer.
    Aujourd'hui, 150 associations et plus de 200 000 personnes ont répondu Présent ! à l'Appel des solidarités. Vous aussi, répondez Présent ! en découvrant 120 propositions pour construire une société solidaire.

  • Se fondant sur une série d'enquêtes ethnographiques réalisées entre 2005 et 2010 auprès des réfugiés et rapatriés du bassin du Congo, cet ouvrage jette un éclairage inédit sur la prise en charge politique et sécuritaire de ces populations par les organisations nationales et internationales. Il rend compte de la diversité des expériences de l'exil et du retour à travers la reconstruction de parcours biographiques. Il montre que le moment du déplacement forcé est aussi une période d'apprentissage. Au-delà des souffrances endurées, se dessinent alors chez les réfugiés de véritables stratégies d'instrumentalisation, de contournement ou d'évitement des dispositifs mis en place par les organismes chargés de les prendre en charge. Il s'agit ainsi de restituer dans toute leur complexité les circulations migratoires au long du fleuve Congo qui résultent d'un jeu subtil entre le cadre formel du rapatriement et les pratiques effectives des acteurs.

  • Comment pensent et agissent, au quotidien, les professionnels de l'aide internationale et les agents des organisations nationales qui vivent de l'aide ? Comment se jouent les rapports entre organisations dans les chaînes complexes d'acteurs qui relient les conseils d'administrations des grandes institutions internationales aux populations dites « bénéficiaires » ? Quels modes de gouvernance globalisée l'aide internationale dessine-t-elle dans les pays où ses ressources, ses normes et ses institutions sont fortement présentes ? À la croisée de la socio-anthropologie du développement et de l'anthropologie des organisations internationales, cet ouvrage permet de mieux comprendre les logiques politiques et institutionnelles des institutions de l'aide, la fabrique de leurs politiques et les modalités de leurs actions. Issu d'enquêtes de terrain approfondies menées au coeur des mondes de l'aide, il dévoile l'hétérogénéité des organisations qui la définissent et la mettent en oeuvre, leurs frontières floues et leurs interdépendances, leurs tensions et contradictions mais aussi leur fragilité et leur recherche permanente de légitimité. En même temps qu'elles restituent des résultats de recherche, les contributions réunies ouvrent la boîte noire de la pratique ethnographique dans les institutions. Dans une logique réflexive, chaque auteur décrit le déroulement de sa recherche, explicite son positionnement de chercheur et son rapport politique et moral au système de l'aide, analyse la façon dont il a géré les relations d'enquête. Entre participation observante et observation externe, l'ouvrage met en lumière une large gamme de positionnements et en discute les atouts et les limites. Il constitue ainsi une contribution importante, tant à l'ethnographie de l'aide et ses institutions, qu'à la réflexion épistémologique et méthodologique sur l'anthropologie des organisations.

  • Les ONG, pouvoir ou contre-pouvoir ? Puissances occultes ou chantres de la transparence ? Mouvements sociaux ou institutions ? Entreprises ou associations à but non lucratif ? L'acronyme un peu désuet d'ONG cache en fait une myriade d'organisations fort diverses. Au sein d'une telle nébuleuse, ce livre explore essentiellement les associations de solidarité internationale (ASI) qui interviennent dans les pays en développement à une échelle globale. De pair avec leur multiplication et leur montée en visibilité dans les médias, celles-ci font en effet l'objet de nombreuses critiques qui ont trait à leur marchandisation, leur institutionnalisation, leur instrumentalisation politique, leur impact, la qualité de leurs actions et la façon de les évaluer. Pour autant, ce livre n'est pas seulement une analyse critique des ONG. Il est aussi et surtout une analyse de la critique contre les ONG. L'auteur s'appuie sur les données de l'Observatoire de l'Action humanitaire pour mobiliser à la fois les réflexions menées sur l'impact de l'aide et celles sur le fonctionnement des ONG. Dans le champ des études académiques, les deux sont souvent dissociées. Il importe en conséquence de les combiner pour mieux comprendre la complexité des tensions à l'oeuvre dans les efforts de promotion d'un développement « humanitaire ».

  • Il s'est juré de « démolir le Président Trump », Trump l'a désigné comme « une menace pour la sécurité nationale » : qui est George Soros, l'homme qui a déclaré la guerre au Président américain ?
    Spéculateur, milliardaire, philanthrope, George Soros est connu pour avoir fait « sauter » la banque d'Angleterre et contribué au renversement de nombreux régimes politiques. Les auteurs ont choisi de nous le faire découvrir au travers de son action en Afrique. Deux des facettes du personnage peuvent être observées : Soros le philanthrope, qui apporte son soutien aux mouvements citoyens, aux ONG et aux médias pour officiellement promouvoir la démocratie et les libertés. Et Soros le spéculateur, qui investit dans les secteurs les plus controversés : mines, pétrole, OGM, biocarburants... Le tout avec le support des cercles de pouvoir américanoatlantistes.
    Ambivalence, cynisme ou pragmatisme ? Avec cette plongée en SOROSAFRIQUE, les auteurs analysent méthodiquement un système d'influence parmi les plus puissants et les plus opaques de la planète.

  • Quelle est la relation entre la migration haïtienne et la politique au Québec ? Comment s'articulent les débats mondiaux sur la migration et la société québécoise ? Comment les migrants ont-ils influé la forme des débats : la langue, la classe, le nationalisme et la sexualité ? Des années 1930 à aujourd'hui, Une place au soleil explore ces questions par le biais d'histoires du Québec et d'Haïti et a formé au fil du temps une Histoire de passion, de combat et de racisme. Mais, c'est surtout l'histoire de deux grands peuples d'Amérique.
    Avec ce livre, Sean Mills nous donne à lire deux histoires qui se recoupent : celle d'un Québec qui s'affirme et en arrière-plan celle d'une Haïti, qui tente de se reconstruire. Un livre fabuleux qui nous éclaire sur la complexité de ces deux histoires.
    L'ouvrage est accompagné de photos.

  • En 1804, Haïti est devenue la première république noire indépendante au monde issue d'une révolution d'esclaves. Deux cents ans plus tard, miné par le colonialisme et la violence, le pays a été placé sous occupation militaire onusienne dans ce qui prend la forme d'une toute nouvelle dictature: celle de la communauté internationale.

    "La nouvelle dictature d'Haïti" retrace l'histoire récente du pays antillais, du coup d'État de 2004 jusqu'au tremblement de terre dévastateur de 2010 et ses suites. Lorsque le président Jean-Bertrand Aristide est chassé du pouvoir et poussé à l'exil en février 2004, le récit qui s'impose rapidement est celui d'un président élu qui s'est transformé en dictateur sanguinaire, terrorisant une population qui finit par se soulever pour le renverser, avec le concours de certaines puissances étrangères, dont les États-Unis, la France et le Canada. Un récit endossé par les dirigeants occidentaux et leurs relais médiatiques, mais également par bon nombre d'organisations progressistes. Or, comme le démontre avec brio Justin Podur, les faits font état d'une toute autre version, que seuls les partisans d'Aristide et quelques journalistes indépendants ont réellement mis de l'avant: celle de la déstabilisation et du renversement du gouvernement Aristide, et de la répression brutale dont a été victime le mouvement populaire qui l'avait porté au pouvoir.

    Dévoilant la sombre réalité de la prétendue bienveillante occupation internationale, Justin Podur cherche à démontrer qu'en définitive, le déni de souveraineté est la cause fondamentale des problèmes d'Haïti. Car malgré la tenue d'élections, une officielle liberté de la presse et une aide humanitaire internationale d'envergure, le peuple haïtien n'est toujours pas maître de la gestion économique et politique du pays.

  • Depuis les années 2000, la santé de la reproduction semble constituer un sujet d'inquiétude en Inde. Les taux de mortalité maternelle et infantile encore élevés discréditent l'image de superpuissance que l'État aime afficher, le déséquilibre du sex-ratio continue de se creuser et, malgré une importante baisse du taux de fécondité, le pays doit faire face à une population de plus d'un milliard trois cent millions d'habitants. À partir d'une enquête de terrain d'un an et demi dans un hôpital public et dans les bidonvilles de Jaipur, Clémence Jullien analyse les conséquences, pour les femmes et leur famille, des nouveaux programmes de santé : une prime financière incite les femmes à accoucher à l'hôpital plutôt qu'avec des accoucheuses traditionnelles et, depuis 2011, les soins obstétriques à l'hôpital sont devenus entièrement gratuits. Toutefois, ces programmes, censés garantir l'accès aux soins, rendent les bénéficiaires les plus vulnérables davantage conscients des inégalités socio-économiques qu'ils subissent, renforcent les stéréotypes existants et donnent au personnel hospitalier et aux membres d'ONG un pouvoir discrétionnaire. Tensions sociales (castes, classes) et religieuses se cristallisent autour de la maternité. D'autres enjeux cruciaux - discrimination à l'égard des petites filles, faible pouvoir décisionnel des femmes, recours limité à la contraception - surgissent alors, accentuant les différences au sein de la société indienne, sous couvert de progrès et au nom de l'intérêt de la nation.

  • La biodiversité, « objet » environnemental récent, et les ONG, acteurs désormais indispensables de la régulation environnementale, entretiennent des rapports étroits. La notion de biodiversité a largement pris forme et sens grâce aux ONG, dans les forums

  • Les indicateurs sont devenus un instrument omniprésent dans la conception des politiques de développement. À la fois outils informatifs et fondement des normes, ces indicateurs n´en sont pas moins critiqués comme autant d´artifices destinés à masquer l´ingérence des institutions internationales au service des agendas internationaux. Abordant le développement sur des terrains d´Afrique subsaharienne et du monde arabe, les contributions qui composent cet ouvrage s´attachent à analyser où, précisément, dans le travail sur les indicateurs, interviennent des considérations normatives transnationales

  • Le tsunami de 2004 et le cyclone Nargis de 2008 qui, à près de quatre ans d'intervalle, ont touché l'Asie du Sud-Est ont donné lieu à la mise en place de centaines de projets humanitaires et de développement. Ils ont apporté de profonds bouleversements dans la région en révélant une multitude d'enjeux, qu'ils soient politiques, économiques ou culturels. Néanmoins, sur le terrain et dans les rapports et propositions d'action ces projets visaient bien entendu à aider les victimes des catastrophes, rendues vulnérables par les éléments naturels. Là où tout était détruit, il fallait reconstruire mais, rapidement, nous nous sommes rendu compte qu'il ne s'agissait pas uniquement d'une reconstruction, mais plutôt d'une véritable construction : à l'urgence suit le développement, auquel des dizaines de milliers de personnes se sont retrouvées confrontées du jour au lendemain. La question se pose donc : un développement pour qui et pourquoi ? En observant la mise en place des actions dès le début, nous avons pu constater que les valeurs soutenues par les projets et la façon dont fonctionnait la réalité locale, complexe et efficace, n'étaient pas compatibles et que, dans certains cas, les conséquences de ces politiques de développement allaient devenir à leur tour catastrophiques, aboutissant à la création de citoyens de seconde zone n'ayant aucun autre choix que de se plier à la volonté de l'Etat et des ONG. Il s'agit ici d'observer les conséquences qu'a pu apporter une aide trop intéressée, mais aussi d'en comprendre les raisons. Pourquoi tant d'ONG ou d'organismes de développement, en voulant aider les victimes, les ont accolées à une précarité qui, si elle n'est pas toujours économique, touche néanmoins à la conscience et l'expression de leur identité ?

  • Issue d'un mémoire de DEA de science politique comparative, cette étude se propose d'apporter un éclairage sur la rencontre du cadre institutionnel réformé du Soudan et du cadre doctrinaire promu par les grands bailleurs de fonds internationaux et mis en oeuvre, plus ou moins directement, par les ONG sur place. Elle cherche, dans un premier temps, à donner la mesure des réformes engagées par le régime soudanais en insistant particulièrement sur la réforme de la politique hydraulique. Dans un deuxième temps, l'analyse porte sur un projet de développement local mené en périphérie de Khartoum et démontre comment ce dernier est la résultante, tout à la fois, du cadre institutionnel soudanais, marqué par l'autoritarisme, et du cadre dogmatique, promu par les acteurs de l'aide au développement.

  • Are the issues of civil society, "good governance", and the role of NGOs in Vietnam part of a discursive discourse that is linked to a growing development industry in which development studies and economics dominate? Kleinen questions these issues based upon longitudinal research in Vietnam since the early 1990s. In this study, an effort is made to explain the concrete interactions between authorities of the Vietnamese one-party state and its citizens by introducing an attitude of participants to conceal their real intentions with the intent to disguise their actions in order to obtain benefits for their own. Using the concept of mimicry the author tries to grasp what it means to live in a society where political and economic life is dominated by elite groups and were social change is coming from different directions. Two case studies are presented here: one in which local stakeholders of home stay tourism achieve their goals to develop an acceptable form of co-habitation with ethnic minorities without questioning the state. Another case study focuses upon the rapid urbanization of the periphery of Hanoi where land grabbing and private economic gains of outsiders are at loggerheads with local experiences and perceptions of state-village relationships. The question remains what it means for Vietnam's modernization and the prospects of a civil society.

  • The political regime in Myanmar used to be a seemingly monopolistic structure where power was exclusively in the Army's hands. A marginal external influence was exercised by businessmen with close ties to the regime while the country is also exposed to the influence of powerful regional states. Since the General Elections in November 2010, the establishment of the Republic of the Union of Myanmar with a parliamentary democracy (which remains under some control of the Army, but with notable civilian representation) is the most noticeable change in Myanmar politics for decades as it may shift the state away from the Army monopoly, although concrete changes remain to be demonstrated.

  • Qu´est-ce qui crée la singularité de certains Organismes Non-Gouvernementaux, et plus particulièrement le Mouvement de la Croix Rouge et du Croissant Rouge ? En quoi les droits humanitaires que ce dernier prône constituent-ils une alternative aux Droits de l´Homme, hérités de l´idéal humaniste du XVIIIe s, et dont l´application est malheureusement difficile ? Dans ce court essai philosophique, Nathalie Moliner interroge donc les idéaux qui animent ce Mouvement et ces volontaires, sa force et sa spécificité. La philosophe en souligne la puissance pacifiste et - paradoxalement - anarchiste, émettant en outre une critique des notions d´humanité et d´universalité construites par la pensée occidentale.

  • La scène internationale, au cours des quatre dernières décennies, a vu proliférer les ONG, humanitaires notamment. Cela s'est traduit par une popularité et une influence croissantes. La contribution d'organisations "non gouvernementales" aux politiques d'aide brouille la distinction entre les formes publiques et privées de la solidarité.
    Qu'est-ce aujourd'hui que l'engagement dans des ONG humanitaires en voie de professionnalisation ? Qu'est-ce que l'humanitaire à la française ? Que font réellement les humanitaires sur le terrain et dans quelle mesure résistent-ils à l'instrumentalisation par les institutions internationales ?
    Les auteurs proposent, pour la première fois en France, une sociologie politique de l'humanitaire international "au ras du sol", à partir d'un travail de terrain dans les missions et au siège des ONG. Ils ont mené près de deux cents entretiens. Ils ont effectué plusieurs campagnes d'observation (Thaïlande, Cambodge, Madagascar, Kosovo, Sierra Leone, Mali, Guinée-Conakry, Liberia), en se concentrant plus particulièrement sur Action contre la faim, Handicap international, Médecins du monde, Médecins sans frontières. Ce livre dresse un tableau nuancé du milieu des ONG, et montre, au-delà de leur image, la complexité du travail humanitaire.

  • Pour la première fois dans un ouvrage, l'humanitaire français « French Doctors » va dialoguer avec l'humanitaire anglo-saxon, apportant un éclairage sur les différences mais aussi sur les convergences qui existent entre ces deux approches, dans un contexte de mutation des équilibres mondiaux.
    Treize personnalités de l'humanitaire s'expriment ici sur quatre thématiques majeures : la crise de la maturité, l'évaluation de l'action humanitaire, la place des ONG sur le nouvel échiquier géopolitique et l'humanitaire et la religion.
    Responsables d'associations humanitaires, chercheurs, journalistes ou membres d'organisations internationales, tous ces acteurs ont déjà contribué dans la presse spécialisée ou grand public à alimenter la réflexion sur le sujet.

  • Avec la reconfiguration territoriale et la mise en place de l´Autorité palestinienne qui ont suivi les accords d´Oslo, puis les bouleversements liés à la seconde Intifada, les orientations et les priorités des ONG palestiniennes ont évidemment évolué, not

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