• Généalogie d'un monde multipolaire

    De 1945 à nos jours, Pascal Boniface retrace de façon directe, claire et vivante 75 ans de relations internationales. Il met ainsi en lumière les précédents, les choix et les biais géopolitiques qui permettent de décrypter l'actualité et de percevoir le monde dans sa globalité.
    Foisonnante et explosive, la période contemporaine ne cesse de nous surprendre : cet essai didactique - mis à jour à l'aune des récents événements (élection de Jair Bolsonaro, dernières décisions radicales de Donald Trump, crise du Covid-19...) - constitue la référence indispensable des lecteurs désireux de prendre du recul pour aborder la mondialisation de façon éclairée et le présent en connaissance de cause.
    Pascal Boniface est directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l'Institut d'études européennes de l'université de Paris VIII. Il a écrit plus de 60 ouvrages sur les questions géopolitiques dont certains ont donné lieu à de multiples traductions ou rééditions. Il a créé la chaîne Youtube « Comprendre le monde ». Retrouvez-le sur son blog www.pascalboniface.com et sur Twitter @PascalBoniface.

  • Amour, aventure et suspense au coeur des bidonvilles !
    L'histoire de Jade, 18 ans, qui suit à contre-coeur son père, médecin pour une ONG à Manille, et découvre un autre monde.

  • Nous voulons tous être heureux et pourtant, nos pensées, nos actes et nos paroles s'accordent mal avec ce bonheur que nous cherchons tant.
    Comme si nous plantions un bananier et que nous attendions de voir pousser un oranger. Nous vivons dans le stress et l'agitation, espérant trouver la paix, nous nous trouvons de bonnes raisons de nourrir nos ressentiments tout en souhaitant le bien-être, nous pratiquons le mensonge et la tricherie, espérant en même temps que les autres nous accordent leur confiance, nous polluons la planète par nos choix de consommation et voulons respirer un air pur et nous baigner dans une eau saine, nous surconsommons de la viande et sommes étonnés de voir des forêts entières disparaître, nous nous offusquons d'apprendre que les mers et les océans contiennent plus de plastique que de poissons et nous continuons à l'utiliser...
    Nous ne pouvons espérer obtenir autre chose que ce que nous avons semé, peut-être est-il temps de semer autre chose, autrement.
    Enseignant spirituel, Bruno Lallement a été formé par Gérard Duruz et le maître Tulku tibétain Shimed Rigzin Rinpoché. Inspiré de sagesse ancestrales, indiennes et bouddhistes, il est devenu une figure de référence en matière d'accomplissement personnel et a formé des dizaines de milliers de personnes à travers le monde. Président fondateur de l'ONG Planète Altruiste, il est l'auteur de plusieurs best-sellers dont Comment utiliser pleinement votre potentiel (Courrier du Livre, 2009, près de 8000 ex vendus). Sa chaîne YouTube compte plus de 20000 abonnés.
    Valérie Cabanes est essayiste et juriste en droit international spécialisée dans les droits de l'homme et le droit humanitaire, porte-parole du mouvement citoyen « End Ecocide on Earth » et auteur de Un nouveau droit pour la Terre : pour en finir avec l'écocide (Le Seuil) et En harmonie avec le vivant (Buchet-Chastel). Très présente dans les médias, elle milite pour faire reconnaître l'écocide, ou crime contre l'environnement.

  • Rade terminus

    Nicolas Fargues

    « Diégo ? Un drôle de coin. Un peu comme ces comptoirs oubliés qu'ils avaient pu visiter ensemble en Côte-d'Ivoire ou au Sénégal, mais version glauque, "un vrai dépotoir de la névrose occidentale, une sorte de terminus des âmes à la dérive, au sens figuré et géographique du terme". Il y avait des légionnaires à la retraite, des RMIstes de la Réunion, des Belges qui faisaient du business, des petits mafieux italiens mis au vert, des repris de justice, des périmés, des ratés... "une série B tropicale francophone en vrai". » Diégo-Suarez, Madagascar. Une baie sur l'océan Indien, du soleil, des vestiges coloniaux, des filles, des ONG. Des Blancs en fin de course dont le monde blanc ne veut plus. Des voyageurs qui débarquent. Si ce roman a un but, c'est bien de faire comprendre au lecteur occidental que, considéré depuis tous les « bouts du monde » de la planète, l'Occident c'est le bout du monde.

  • Marquées par un imaginaire égalitaire, les associations, les mutuelles, les coopératives, les ONG et l'ensemble des structures de l'économie sociale et solidaire (ESS) n'échappent pourtant pas aux discriminations qui traversent la société. En l'ignorant, elles laissent se perpétuer les stéréotypes, l'invisibilisation des femmes, les rapports de domination.
    Nous sommes de plus en plus nombreuz à prendre conscience du caractère insoutenable du sexisme et de ses conséquences directes en termes d'inégalité (gouvernance, mixité des métiers, salaires, conditions de travail, etc.).
    Ce livre est une invitation à expérimenter, inventer, tester, à sortir des cadres pour que le potentiel de transformation sociale et d'innovation affiché par les structures de l'ESS ne reste pas théorique.

    Ce manifeste est issu de la recherche-action « Fabriquer l'égalité », portée par la Manufacture coopérative. Imaginé et conçu pour « mettre les pieds dans le plat », il a été concrétisé par un collectif composé de Armelle Barré, Catherine Bodet, Audrey Chalumeau, Egmont Labadie, Thomas Lamarche, Antinéa Lestien, Elsa Manghi, Lisa Pleintel, Quentin Paternoster et Émilie Rouchon.

  • Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : « Le camp est en feu ! »
    C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet.
    Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'État.
    Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.

    1 autre édition :

  • Le bien commun

    Noam Chomsky

    Doit-on revendiquer l'égalité des revenus pour tous les citoyens? La mondialisation est-elle inéluctable? Les termes «gauche» et «droite» ont-ils encore un sens? Les médias peuvent-ils être progressistes? Devons-nous avoir une idée claire de nos objectifs à long terme pour élaborer une stratégie politique? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre «Le bien commun».

    Construit à partir d'entretiens avec le journaliste indépendant David Barsamian, cet ouvrage constitue un véritable condensé de la pensée politique de Noam Chomsky. De la philosophie d'Aristote à la montée en puissance des multinationales, en passant par la rectitude politique de la gauche américaine ou la logique des relations internationales, il couvre un large spectre de sujets ayant fait la renommée de cet intellectuel engagé.

    Fidèle à sa posture rationaliste, Chomsky ne voit pas dans les phénomènes qu'il analyse les résultats d'un complot, mais plutôt ceux «d'un capitalisme d'État ordinaire» contre lequel il appelle à résister. «Le bien commun», publié en anglais pour la première fois au tournant du millénaire, développe un propos encore criant d'actualité.

  • « À celles et ceux qui ont l'impression que quelque chose ne tourne pas rond.
    À celles et ceux qui ne se sentent pas bien représenté.e.s, ni écouté.e.s.
    À celles et ceux qui continuent de s'entraider là où on nous dit qu'il faudrait se replier. De lutter contre la discrimination et l'exclusion. De protéger la nature que d'autres veulent détruire, surexploiter ou épuiser.
    À celles et ceux-là, nous adressons l'Appel des solidarités. »

    En mars 2017, une coalition inédite de 80 ONG de tous horizons lançait l'Appel des solidarités. Un appel pour dire et redire que les crises que nous traversons sont toutes liées à un déficit de solidarité et qu'elles ne pourront se résoudre que par plus de solidarité. Un appel pour construire l'avenir sur un socle de fondamentaux partagés par une France généreuse. Un appel pour indiquer le cap à suivre et des centaines de propositions pour donner à nos élues une autre boussole à laquelle se référer.
    Aujourd'hui, 150 associations et plus de 200 000 personnes ont répondu Présent ! à l'Appel des solidarités. Vous aussi, répondez Présent ! en découvrant 120 propositions pour construire une société solidaire.

  • Haïti, janvier 2011. Fito Belmar est architecte-urbaniste et écrivain. Après le succès de son premier livre, il vit aujourd'hui de ses rentes et mène une existence rythmée par les soirées bien arrosées avec ses amis... Mais il cache aussi un lourd secret : certaines nuits, il se faufile dans le camp de Canaan et approche de toutes jeunes filles que la misère vend au plus offrant. Gigantesque camp de réfugiés créé juste après le séisme de janvier 2010, Canaan est devenu depuis un immense bidonville regroupant quelque 80 000 personnes vivant dans la précarité, la violence et le dénuement.
    Lorsqu'il accueille Tatsumi, une journaliste japonaise avec laquelle il n'a communiqué que par messagerie électronique, Fito doit jouer l'hôte parfait. Il n'est pas insensible au charme gracile de la Japonaise et un rapprochement amoureux semble possible. Tatsumi saura-t-elle ramener Fito vers une existence plus lumineuse ?

  • Est-ce forcément mal de ne pas faire le bien ? Assis sur le toit d'un des plus hauts gratte-ciel de Bruxelles, Mathias est songeur. Les jambes du laveur de vitres balancent dans le vide à plus de cent mètres du sol. Alors qu'il réfléchit au travail d'intérêt général que la justice lui a imposé (vendre en porte à porte des gadgets pour une associa

  • Se fondant sur une série d'enquêtes ethnographiques réalisées entre 2005 et 2010 auprès des réfugiés et rapatriés du bassin du Congo, cet ouvrage jette un éclairage inédit sur la prise en charge politique et sécuritaire de ces populations par les organisations nationales et internationales. Il rend compte de la diversité des expériences de l'exil et du retour à travers la reconstruction de parcours biographiques. Il montre que le moment du déplacement forcé est aussi une période d'apprentissage. Au-delà des souffrances endurées, se dessinent alors chez les réfugiés de véritables stratégies d'instrumentalisation, de contournement ou d'évitement des dispositifs mis en place par les organismes chargés de les prendre en charge. Il s'agit ainsi de restituer dans toute leur complexité les circulations migratoires au long du fleuve Congo qui résultent d'un jeu subtil entre le cadre formel du rapatriement et les pratiques effectives des acteurs.

  • Comment pensent et agissent, au quotidien, les professionnels de l'aide internationale et les agents des organisations nationales qui vivent de l'aide ? Comment se jouent les rapports entre organisations dans les chaînes complexes d'acteurs qui relient les conseils d'administrations des grandes institutions internationales aux populations dites « bénéficiaires » ? Quels modes de gouvernance globalisée l'aide internationale dessine-t-elle dans les pays où ses ressources, ses normes et ses institutions sont fortement présentes ? À la croisée de la socio-anthropologie du développement et de l'anthropologie des organisations internationales, cet ouvrage permet de mieux comprendre les logiques politiques et institutionnelles des institutions de l'aide, la fabrique de leurs politiques et les modalités de leurs actions. Issu d'enquêtes de terrain approfondies menées au coeur des mondes de l'aide, il dévoile l'hétérogénéité des organisations qui la définissent et la mettent en oeuvre, leurs frontières floues et leurs interdépendances, leurs tensions et contradictions mais aussi leur fragilité et leur recherche permanente de légitimité. En même temps qu'elles restituent des résultats de recherche, les contributions réunies ouvrent la boîte noire de la pratique ethnographique dans les institutions. Dans une logique réflexive, chaque auteur décrit le déroulement de sa recherche, explicite son positionnement de chercheur et son rapport politique et moral au système de l'aide, analyse la façon dont il a géré les relations d'enquête. Entre participation observante et observation externe, l'ouvrage met en lumière une large gamme de positionnements et en discute les atouts et les limites. Il constitue ainsi une contribution importante, tant à l'ethnographie de l'aide et ses institutions, qu'à la réflexion épistémologique et méthodologique sur l'anthropologie des organisations.

  • Les ONG, pouvoir ou contre-pouvoir ? Puissances occultes ou chantres de la transparence ? Mouvements sociaux ou institutions ? Entreprises ou associations à but non lucratif ? L'acronyme un peu désuet d'ONG cache en fait une myriade d'organisations fort diverses. Au sein d'une telle nébuleuse, ce livre explore essentiellement les associations de solidarité internationale (ASI) qui interviennent dans les pays en développement à une échelle globale. De pair avec leur multiplication et leur montée en visibilité dans les médias, celles-ci font en effet l'objet de nombreuses critiques qui ont trait à leur marchandisation, leur institutionnalisation, leur instrumentalisation politique, leur impact, la qualité de leurs actions et la façon de les évaluer. Pour autant, ce livre n'est pas seulement une analyse critique des ONG. Il est aussi et surtout une analyse de la critique contre les ONG. L'auteur s'appuie sur les données de l'Observatoire de l'Action humanitaire pour mobiliser à la fois les réflexions menées sur l'impact de l'aide et celles sur le fonctionnement des ONG. Dans le champ des études académiques, les deux sont souvent dissociées. Il importe en conséquence de les combiner pour mieux comprendre la complexité des tensions à l'oeuvre dans les efforts de promotion d'un développement « humanitaire ».

  • Autrefois enclaves marginales de protection de la nature, les aires protégées, apparues dès la fin du XIXe siècle, représentent aujourd´hui 12 % des surfaces émergées et concernent l´ensemble des territoires de la planète. Dans le contexte du développement durable, on attend à présent qu´elles répondent à la fois à des objectifs de conservation de la biodiversité et de développement social. La « durabilité » de ces espaces est en effet au coeur des politiques actuelles de gestion de l´environnement. Quelles sont, dans ce contexte, les nouvelles formes juridiques et territoriales des aires protégées ? Comment s´inscrivent-elles dans les infrastructures naturelles régionales et les réseaux écologiques transnationaux ? Quels outils de valorisation économique peuvent-elles offrir ? Autrement dit, dans quelle mesure les diverses aires protégées - parcs nationaux, réserves naturelles, réserves de biosphère, aires marines, corridors, terres indigènes, etc. - s´affirment-elles comme des espaces d´expérimentation du développement durable ? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage alliant études régionales et globales analyse les tendances actuelles de la conservation. À travers le regard d´économistes, d´écologues, de juristes, d´anthropologues et de géographes, il propose une approche inédite des tensions qui se cristallisent autour d´une nature à réinventer.

  • Il s'est juré de « démolir le Président Trump », Trump l'a désigné comme « une menace pour la sécurité nationale » : qui est George Soros, l'homme qui a déclaré la guerre au Président américain ?
    Spéculateur, milliardaire, philanthrope, George Soros est connu pour avoir fait « sauter » la banque d'Angleterre et contribué au renversement de nombreux régimes politiques. Les auteurs ont choisi de nous le faire découvrir au travers de son action en Afrique. Deux des facettes du personnage peuvent être observées : Soros le philanthrope, qui apporte son soutien aux mouvements citoyens, aux ONG et aux médias pour officiellement promouvoir la démocratie et les libertés. Et Soros le spéculateur, qui investit dans les secteurs les plus controversés : mines, pétrole, OGM, biocarburants... Le tout avec le support des cercles de pouvoir américanoatlantistes.
    Ambivalence, cynisme ou pragmatisme ? Avec cette plongée en SOROSAFRIQUE, les auteurs analysent méthodiquement un système d'influence parmi les plus puissants et les plus opaques de la planète.

  • Quelle est la relation entre la migration haïtienne et la politique au Québec ? Comment s'articulent les débats mondiaux sur la migration et la société québécoise ? Comment les migrants ont-ils influé la forme des débats : la langue, la classe, le nationalisme et la sexualité ? Des années 1930 à aujourd'hui, Une place au soleil explore ces questions par le biais d'histoires du Québec et d'Haïti et a formé au fil du temps une Histoire de passion, de combat et de racisme. Mais, c'est surtout l'histoire de deux grands peuples d'Amérique.
    Avec ce livre, Sean Mills nous donne à lire deux histoires qui se recoupent : celle d'un Québec qui s'affirme et en arrière-plan celle d'une Haïti, qui tente de se reconstruire. Un livre fabuleux qui nous éclaire sur la complexité de ces deux histoires.
    L'ouvrage est accompagné de photos.

  • «Des bonobos et des Hommes» raconte le combat de Congolais et d'Étatsuniens contre la destruction de la forêt équatoriale du Congo, deuxième poumon de la planète, et contre l'extinction des bonobos, dans cet immense pays au coeur de l'Afrique dévasté par des guerres postcoloniales.

    Avec un authentique talent de conteur, Deni Béchard relate le travail d'une ONG conservationniste auprès de cette communauté de grands singes pour livrer une profonde réflexion sur la condition humaine, la guerre et les défis écologiques à venir. Surnommés les « hippies de la forêt », les bonobos partagent près de 99 % de leur ADN avec les êtres humains et désamorcent les conflits sociaux par le biais de la sexualité.

    Cette chronique vivante et poétique de l'Afrique des Grands Lacs, qui navigue habilement entre l'essai philosophique et le récit de voyage, suit le travail patient et précieux des différents protagonistes de cette organisation, qui défendent une conservation en lien avec les communautés locales, respectant leurs modes de vie et leurs besoins, loin de la logique des modèles occidentaux. Béchard raconte leurs histoires, leurs passions et leurs questionnements avec comme toile de fond l'histoire du pays, la philosophie des Congolais vis-à-vis de la nature et leurs relations avec les Occidentaux, souvent entachées de méfiance...

    Dans un savoureux mélange des genres, Béchard passe d'une leçon sur les changements climatiques et sur l'évolution des espèces à la traversée hasardeuse de ponts en pleine brousse et à ses rencontres avec des bonobos indolents ou provocateurs. Et à travers cette histoire toute particulière des bonobos, il offre une histoire universelle sur notre humanité.

  • «Mais qui vous a dit que ces populations avaient besoin de vous?» Cette question, posée par un homme du nord du Burkina Faso, révèle toute la complexité que peuvent revêtir les projets d'aide internationale pilotés par les grandes institutions internationales et les ONG. Car qui sommes-nous pour penser intervenir dans les pays du Sud? Tenons-nous vraiment compte de la réalité des populations locales? Comment s'assurer de leur coopération pour réaliser des projets qui soient durables?

    Avec un sens hors pair du récit, Jacques Claessens, qui a parcouru l'Afrique pendant une trentaine d'années, relate les aventures entourant des missions d'évaluation qu'il a menées au Burkina Faso entre les années 1980 et 2010 pour le compte du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). De la gestion des troupeaux des Touaregs du Sahel à l'aménagement des forêts du Sud, en passant par l'exploitation d'une mine d'or par une compagnie canadienne se présentant comme «socialement responsable», le consultant en coopération internationale confronte une à une les prétentions de ces «développeurs».

    Dans une chronique qui mêle habilement analyse du système de l'aide internationale et récit de vie des coopérants en Afrique, Jacques Claessens raconte les espoirs et les déceptions, les réussites et les erreurs des gens qu'il a croisés sur sa route, mais aussi les jeux de coulisses dans les institutions, le racisme ordinaire, la violence politicienne... En refermant cet ouvrage, une question s'impose: le développement n'est-il qu'un miroir aux alouettes?

  • En 1804, Haïti est devenue la première république noire indépendante au monde issue d'une révolution d'esclaves. Deux cents ans plus tard, miné par le colonialisme et la violence, le pays a été placé sous occupation militaire onusienne dans ce qui prend la forme d'une toute nouvelle dictature: celle de la communauté internationale.

    "La nouvelle dictature d'Haïti" retrace l'histoire récente du pays antillais, du coup d'État de 2004 jusqu'au tremblement de terre dévastateur de 2010 et ses suites. Lorsque le président Jean-Bertrand Aristide est chassé du pouvoir et poussé à l'exil en février 2004, le récit qui s'impose rapidement est celui d'un président élu qui s'est transformé en dictateur sanguinaire, terrorisant une population qui finit par se soulever pour le renverser, avec le concours de certaines puissances étrangères, dont les États-Unis, la France et le Canada. Un récit endossé par les dirigeants occidentaux et leurs relais médiatiques, mais également par bon nombre d'organisations progressistes. Or, comme le démontre avec brio Justin Podur, les faits font état d'une toute autre version, que seuls les partisans d'Aristide et quelques journalistes indépendants ont réellement mis de l'avant: celle de la déstabilisation et du renversement du gouvernement Aristide, et de la répression brutale dont a été victime le mouvement populaire qui l'avait porté au pouvoir.

    Dévoilant la sombre réalité de la prétendue bienveillante occupation internationale, Justin Podur cherche à démontrer qu'en définitive, le déni de souveraineté est la cause fondamentale des problèmes d'Haïti. Car malgré la tenue d'élections, une officielle liberté de la presse et une aide humanitaire internationale d'envergure, le peuple haïtien n'est toujours pas maître de la gestion économique et politique du pays.

  • « La musique lui chuchotait un étrange message, l´incitant à avancer sur un chemin de sérénité, et lui insuffla l´envie de se laisser aller, de marcher avec le flot... lui aussi, Luc l´Occidental, commença à osciller en rythme avec la foule. Un vertige le prit ; il se sentit s´élever et vit le groupe, lui inclus, comme s´il le survolait... Ne voyait-il pas maintenant les esprits des autres célébrants voler autour de lui ? »

  • La pandémie de sida, qui a constitué l´un des défis majeurs dans le champ de la santé à la fin du xxe siècle, a donné lieu à une importante mobilisation de la société civile, au Nord dans un premier temps, relayée et incarnée ensuite dans les pays du Sud. Pour la première fois, un ouvrage est consacré aux mobilisations collectives face au sida, en Afrique, en Asie, en Amérique latine. Il décrit comment émergent et s´organisent ces mobilisations à la fois au niveau local et global, et rend compte également des mutations sociologiques qu´elles induisent. Les auteurs décryptent le mouvement social transnational de lutte, et en particulier les positions spécifiques des associations dans les pays non occidentaux. Ils mettent en valeur les dynamiques de cette mobilisation et les formes de la solidarité entre associations du Sud et du Nord, avec leurs succès et leurs contradictions. Ils présentent également les arguments économiques pour améliorer l´accès aux traitements pour les populations du Sud ainsi que les positions contrastées des associations du Nord face à la complexité des situations au Sud. À travers ce prisme des mobilisations et le large éventail des situations géographiques, sociales et politiques présentées, l´ouvrage est révélateur du bouleversement global qui traverse nos sociétés contemporaines, face à une maladie qui constitue à la fois un marqueur des inégalités mais également de la solidarité de la société civile à l´échelle mondiale.

  • Depuis les années 2000, la santé de la reproduction semble constituer un sujet d'inquiétude en Inde. Les taux de mortalité maternelle et infantile encore élevés discréditent l'image de superpuissance que l'État aime afficher, le déséquilibre du sex-ratio continue de se creuser et, malgré une importante baisse du taux de fécondité, le pays doit faire face à une population de plus d'un milliard trois cent millions d'habitants. À partir d'une enquête de terrain d'un an et demi dans un hôpital public et dans les bidonvilles de Jaipur, Clémence Jullien analyse les conséquences, pour les femmes et leur famille, des nouveaux programmes de santé : une prime financière incite les femmes à accoucher à l'hôpital plutôt qu'avec des accoucheuses traditionnelles et, depuis 2011, les soins obstétriques à l'hôpital sont devenus entièrement gratuits. Toutefois, ces programmes, censés garantir l'accès aux soins, rendent les bénéficiaires les plus vulnérables davantage conscients des inégalités socio-économiques qu'ils subissent, renforcent les stéréotypes existants et donnent au personnel hospitalier et aux membres d'ONG un pouvoir discrétionnaire. Tensions sociales (castes, classes) et religieuses se cristallisent autour de la maternité. D'autres enjeux cruciaux - discrimination à l'égard des petites filles, faible pouvoir décisionnel des femmes, recours limité à la contraception - surgissent alors, accentuant les différences au sein de la société indienne, sous couvert de progrès et au nom de l'intérêt de la nation.

  • Les migrations internationales sont devenues l'un des enjeux majeurs des rapports entre les États. Dans ce cadre, les mouvements de réfugiés et de déplacés liés aux conflits politiques, identitaires ou territoriaux témoignent de la fragilité de constructions nationales encore si souvent contestées. Les principales modalités d'accueil des réfugiés montrent bien les obstacles à l'intégration comme les limites d'une assistance humanitaire dont l'action reste plus curative que préventive. Mais la paix revenue, le retour et la réintégration des réfugiés dans leur pays d'origine se heurtent encore à des difficultés politiques, juridiques et économiques qui sont autant de freins à la reconstruction nationale et qui, par là même, dessinent les migrations internationales du futur. Tels sont quelques-uns des grands thèmes évoqués dans les différentes contributions de cet ouvrage, dont certaines, comme celles sur les camps palestiniens du Liban, sur la revendication territoriale des Sahraouis ou encore sur le difficile retour des réfugiés cambodgiens, sont d'une actualité toujours brûlante. International migration has become one of the major issues in relations between states. Within this framework, movements of refugees and displaced persons resulting from political, identify or territorial conflicts show the fragility of national constructions that are still so frequently contested. The main procedures for hosting refugees clearly show the obstacles to integration and the limits of humanitarian aid, whose action is more curative than preventive. However, when peace is restored, the return and re-integration of refugees in their home countries still corne up against political, legal and économie difficulties that ail hinder national reconstruction and also indicate the pattern of future international migration. These are some of the major themes mentioned in the various contributions to this study, some of which are still extremely topical, such as those concerning the Palestinian camps in the Lebanon and the territorial daim of the Sahraouis.

  • La biodiversité, « objet » environnemental récent, et les ONG, acteurs désormais indispensables de la régulation environnementale, entretiennent des rapports étroits. La notion de biodiversité a largement pris forme et sens grâce aux ONG, dans les forums

empty