• Par le jeu, l'enfant devient acteur de ses apprentissages !Des jeux et des activités de découverte pour appréhender les mathématiques sous un autre jour. Fini les exercices et les leçons, place à l'expérimentation et à l'observation !En cuisine : peser, calculer, mesurer, convertir... autant d'occasions d'aborder les notions de grandeurs et mesures en se régalant !Activités artistiques : dessiner des formes, s'initier à la perspective et utiliser des gabarits pour découvrir les bases de la géométrie !Et si on allait dehors ? Observer les bâtiments de la ville et se familiariser avec les notions d'espace et d'architecture, pratiquer des jeux grandeur nature pour manipuler les nombres en s'amusant.Dans la maison : comprendre que notre quotidien est entouré de mathématiques grâce à des mises en situation, des jeux de construction, des jeux de société qui font la part belle aux nombres et aux calculs.

  • Pour qui apprécie l'art chorégraphique, la danse contemporaine peut souvent dérouter : scènes sans corps, présence accrue d'autres arts ou technologies qui perturbent l'identité de la représentation. Pourquoi en arrive-t-on à parler de spectacles hybrides ?
    On expliquera dans ce livre que la danse cultive l'art de déjouer toute tentative de substantialisation et que le projet d'être contemporain ne se confond pas avec celui de faire rupture avec l'histoire de la danse ou de l'art. Il est vrai qu'il devient toujours plus difficile de s'en remettre à une ontologie classique de l'oeuvre pour saisir ce qui se passe sur les scènes depuis dix ans. Pour autant, ce court essai tente, en usant du paradigme de l'hybride, d'aider à comprendre ce qui se manifeste désormais dans le projet d'être contemporain pour un danseur-chorégraphe. On y trouvera de nombreuses descriptions d'oeuvres récentes et quatre portraits de figures importantes de la scène actuelle, exemplaires de l'intention d'être contemporain comme forme d'engagement.

  • Mort en 1990, le cinéaste Jacques Demy laisse derrière lui une oeuvre unique, inclassable, dont l'élégance et l'apparente légèreté masquent mal la gravité profonde.
    C'est ce double visage du réalisateur que dessine Jacques Demy et les racines du rêve de Jean-Pierre Berthomé, au travers des entretiens avec le cinéaste, ses amis, ses acteurs et ses collaborateurs, des analyses des films, et des rapports que le livre tisse, avec acuité et méthode, entre le cinéma et la vie, image par image. Publié en 1982, Jacques Demy et les racines du rêve a fait l'objet d'une nouvelle édition en 1996.
    Elle comprenait trois nouveaux chapitres qui venaient le compléter, sur Parking, Trois places pour le 26 et les films qu'Agnès Varda a consacrés à Demy. Cette nouvelle version, définitive, est encore une fois augmentée. D'une part par l'ajout à la fin de certains chapitres de compléments d'information dont l'auteur a pris connaissance au cours de ces dernières années. D'autre part en exposant dans un dernier chapitre une réflexion sur le sort réservé par le temps aux films de Demy et à leur exégèse.
    Il est accompagné d'un cahier photos de 16 pages inédit : il sera entièrement consacré à des photos plateau de Lola et de La Baie des Anges mises en situation par l'auteur de l'ouvrage.

  • L'historien latin Tite-Live est l'auteur d'une monumentale Histoire romaine en 142 livres. Les parties conservées de l'oeuvre furent l'une des principales sources par lesquelles l'Occident médiéval et moderne accéda au récit des premiers temps de Rome et de son expansion à l'époque républicaine. En 2017, pour commémorer le bimillénaire de la mort de cet auteur, s'est tenue à la Bibliothèque Universitaire Moretus Plantin (Université de Namur) une exposition de livres anciens qui illustrait les facettes variées de la réception de l'oeuvre livienne au cours des cinq derniers siècles. Dans la quarantaine de notices de ce catalogue, le lecteur découvrira des éditions et traductions anciennes de Tite-Live, ainsi que des ouvrages qui participèrent de la redécouverte de l'Antiquité durant la Renaissance. Y sont aussi dévoilés quelques exemples - parfois surprenants - de l'influence que Tite-Live put avoir sur de grands noms de la littérature et de la pensée modernes : Érasme, Montaigne, Machiavel, Shakespeare, Corneille...

  • L'épreuve qui sous-tend la tragédie spécifique a notre temps est celle que les philosophes nomment la « séparation ». Cette épreuve marque, entre autres choses, l'arrachement de l'agir humain aux sources où celui-ci puise, de manière participative, son pouvoir de création. Elle est aujourd'hui à l'origine de l'impuissance de cet agir, face aux défis éthiques et historiques, à faire « oeuvre » de l'existence, c'est-à-dire à convertir la profondeur de sa béance en une profondeur habitée. L'art - qui est le paradigme de tout agir à l'oeuvre - annonce cette inéluctable « perte de fond », en dit la souffrance, et tente de l'assumer en une ultime reprise. La pensée, de même, a pour tâche, non pas seulement de faire de la séparation une nécessité, mais d'en opérer la genèse et de tracer la voie de son dépassement critique. L'auteur se propose, â travers l'interprétation de grands textes philosophiques, centrés sur la problématique de l'imagination, de renouveler la compréhension de l'enracinement fondamental de l'agir et des modalités de son ontologie.

  • Voici la première monographie consacrée à une oeuvre forte d'une quarantaine d'ouvrages, romans, essais, poèmes, traductions, aussi diversifiée dans ses productions qu'unitaire dans sa cohésion comme si le vocable de corpus pouvait se perdre comme métaphore, retenu à la puissance de chair, au souffle et au rythme de celui qui tient la plume. Que relève-t-elle dans son fonctionnement des limites et des ambitions de la littérature contemporaine, de son rôle et de ses pouvoirs ? OEuvre de chair, le texte est moins une réalisation de l'intellect que création d'un enveloppement vivant où s'incarne l'origine, où le fils consomme l'inceste avec la mère, où le masculin ne peut parler que d'une double voix dans son identification au féminin. Au battement des contradictions de l'âme et du corps, du transcendantal et de l'organique, de la ténèbre de l'origine et de la clarté des signifiants, de la sainteté et de la souillure, une langue porteuse et sacralisée, échappant à toute sécularisation esthétique, devient, entre silence et absence, ce phrasé qui récupère en mythobiographie la nullité de l'existence, cette incantation qui célèbre la perte, l'échec et le désespoir ontologique. L'écriture, en son cheminement de perdition, ne cesse de boucler son cercle pour que, à jamais retranché de la parole, ne cesse de résonner son secret dans la musicale chambre d'échos.

  • Le Patient anglais, le film d'Anthony Minghella sorti sur les écrans en mars 1997 et mettant en vedette Ralph Fiennes, Willem Dafoe, Kristin Scott-Thomas et Juliette Binoche a certainement fait découvrir au public français le dernier roman de Michael Ondaatje publié en 1992. Né au Sri Lanka, éduqué en Angleterre, Ondaatje s'est imposé comme l'un des plus grands auteurs canadiens depuis qu'il a émigré au Canada en 1962. L'apport culturel des immigrés a enrichi considérablement la littérature canadienne d'expression anglaise. Inclassable à cause de sa transgression des genres l'oeuvre ondaatjienne est forte car instable dans son mélange foisonnant et ironique. Ondaatje tisse un grand texte à partir de fils épars multicolores et relate la quête d'un homme déchiré par son désir de transcender son état. Seule la mort donne l'éternité. Ce livre évoque les jeux de masques d'une écriture qui emprunte tous les tons et saisit la richesse d'une diversité volontairement déconstruite dans la bonne tradition de la littérature post-coloniale et post-moderne.

  • L'étude des correspondances d'écrivains s'est considérablement développée ces dernières années. L'un des sujets qui intéressent particulièrement nos contemporains est de savoir quel rôle exact joue l'écriture d'une correspondance dans la formation littéraire d'un écrivain et dans la lente élaboration de son oeuvre. Le présent livre tente de proposer le plus grand nombre de réponses à cette question, s'agissant du cas de Marcel Proust. Il s'appuie notamment sur l'art poétique épistolaire que l'auteur de la Recherche a déposé, au jour le jour et sans y songer, dans des lettres écrites sur une période de quarante années, et dont les deux tiers sont contemporaines de l'élaboration de son cycle romanesque. L'écriture épistolaire, la réception et l'envoi de lettres, la matérialité même des correspondances, suscitent, à tout instant quoique incidemment sous sa plume, de riches réflexions qui nuancent toujours davantage le rôle joué par la constitution de ce monument totalement improvisé, en regard du monument minutieusement construit de la Recherche. Pourquoi le visage et le style de Proust épistolier sont-ils si différents de ceux, mieux connus de nous, de Proust romancier ? Et comment une correspondance, écrite sans lui prêter aucune valeur littéraire, a-t-elle pu malgré tout former le laboratoire de loeuvre en chantier ? C'est à ces deux questions déconcertantes que l'enquête ici menée tente principalement d'apporter des éléments de réponse. Proust aurait-il autorisé la publication de toutes ces lettres ? Là aussi, l'examen de la correspondance permet de proposer une réponse précise, justifiant pleinement l'immense entreprise de l'Américain Philip Kolb, qui en soixante années de travail ininterrompu, a publié plus de cinq mille lettres de l'écrivain, occupant vingt et un volumes et couvrant plus de dix mille pages. Le dernier chapitre s'appuie sur un témoignage totalement inédit, le seul dont on puisse disposer, dans lequel l'éditeur des lettres retrace l'aventure de cette édition, aventure commencée vers 1930. On voit apparaître, dans cette rétrospective, l'entourage familial et littéraire de Proust, que Philip Kolb a pu à l'époque encore approcher, les circonstances très diverses qui ont permis de retrouver tant de lettres a priori dispersées, et l'on saisit ainsi sur le vif dans son déroulement la postérité si particulière réservée à une correspondance d'écrivain.

  • « Notre objectif est d'offrir des traversées multiples, variées et contradictoires de l'oeuvre. Dostoïevski ne se laisse pas définir. À la multiplicité des voix qui se parlent dans son oeuvre correspond la multiplicité des regards qui se posent sur elle. » Regroupés selon deux grands axes, les textes de S. Ollivier embrassent et la grandeur et la pérennité de l'oeuvre de Dostoïevski... et cela sans jamais les épuiser, comme pour mieux nous inviter à (re)découvrir ce romancier et à juger de la richesse de ses textes. Ainsi, c'est à un parcours thématique (l'argent, la mort, Dieu) mais aussi à une approche de toute l'influence de l'auteur russe sur la production de la pensée et de la littérature (Berberova, Purcell, Claudel, etc.), que nous convie la critique au fil de ce recueil d'articles qui fait de la transversalité - et donc d'une certaine forme de liberté - un moyen pertinent de s'approprier cette oeuvre majeure.

  • L'oeuvre d'Albert Camus a été enfermée dans un carcan interprétatif qui la sépare de ses origines profondes : Camus, écrivain français, écrivain algérien, prix Nobel, porte parole d'une certaine conscience morale, Camus penseur de l'absurde, Camus partisan de l'Algérie française, Camus « philosophe pour classes terminales », et plus récemment Camus écriture-symptôme de l'inconscient colonial, etc. Il s'agira de montrer, a contrario, que l'oeuvre de Camus est entièrement traversée par la confrontation à un défaut d'origine, véritable matrice d'écriture, caractérisant sa « position algérienne », et par la tentative sans cesse recommencée d'écrire cette origine absente. Tentative qui trouve son achèvement dans la rédaction interrompue du Premier Homme, ultime entreprise d'écrire le mythe fondateur de ce peuple sans origine et sans destin : les Européens d'Algérie. Cette position algérienne d'exil absolu, loin de tout enracinement, de toute allégeance à une quelconque faction/fiction identitaire, donnera à Camus une liberté souveraine et une vision intempestive à nulle autre pareille qui le fera s'opposer violemment à ses contemporains engagés dans les leurres de l'époque. L'objet de ce livre est d'exposer comment cette position algérienne a déterminé une position politique, philosophique, esthétique et littéraire qui, plus de quarante après, montre encore toute son acuité et sa puissance critique à l'égard des temps révolus comme des temps actuels. Comment aussi cette position, historiquement déterminée, s'est trouvée être la réplique exacte d'une position fondamentale d'écriture.

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