• Je suis le frère d'un génie de la musique aléatoire, le père d'une belle astronome qui choisit sa voie à 5 ans, le cousin au 11e degré d'un mec qui tua le maire, la mairesse et le garde champêtre (lequel avait déplacé sa chèvre de 8 mètres) de son village, le mari d'une femme équilibrée et séduisante qui me supporte depuis 52 ans. Je suis un highbrow et un Lenny (Des souris et des hommes). Grâce à Truffaut, j'ai écrit sur le cinéma pendant 65 ans, et, lancé par Godard, j'ai fait durant 54 ans des films qui font rire sur des sujets sérieux, marxisme et taylorisme, vagin et clitoris. J'ai bossé dans tous les genres filmiques. Ce qui restera de moi, c'est une formule : LA MORALE EST AFFAIRE DE TRA¬VELLINGS. On me situe entre Brecht et Courteline, entre Buñuel et Tati. Je suis un maverick issu de ploucs préalpins, un marathonien capable de monter en vélo à 5390 mètres, mais qui ne sait pas skier, ni danser, ni nager, ni conduire. Puisse ce livre m'aider à me définir. Connais-toi toi-même, disait Socrate.Luc Moullet

    Né en 1937, Luc Moullet débute comme critique aux Cahiers du cinéma. En 1960, Jean-Luc Godard lui propose de réaliser son premier court métrage, Un steak trop cuit, qu'il tourne chez lui dans une économie de contrebande. Il ne cessera ensuite d'alterner une activité de réalisateur, de producteur et de critique. Son oeuvre insolite est composée d'une quarantaine de courts et longs métrages parmi lesquels Anatomie d'un rapport, Genèse d'un repas ou La Comédie du travail.

  • Cet ouvrage est une sélection des articles critiques les plus importants écrits par Éric Rohmer entre 1948 et 1979, dans des publications aussi différentes que Les Temps modernes, Arts, Combat ou, principalement, les Cahiers du cinéma, dont il fut l'un des principaux critiques depuis leur création, puis le rédacteur en chef de 1957 à 1963.
    L'essentiel du cinéma est du côté de l'être et non du langage. Le cinéma ne consiste pas à dire autrement ce que d'autres arts ont pu dire, mais, avec des moyens qui lui sont propres, il dit aussi autre chose : telle est la thèse qui parcourt l'ensemble de ces écrits, jalonnés par la présente constante des noms de Renoir, Murnau, Hitchcock, Rossellini, Dreyer...
    Dans l'entretien Le temps de la critique, réalisé par Jean Narboni qui avait réuni les textes de ce recueil en 1983, l'auteur revient sur ses écrits pour les nuancer ou les prolonger, parfois pour corriger ce qu'il estime avoir été, en leur temps, des erreurs ou des excès dans l'évaluation.
    Le Goût de la beauté a été publié pour la première fois en 1984, dans la collection "Écrits des Cahiers du cinéma", puis en poche en 2004. Les Cahiers du cinéma rééditent aujourd'hui ce livre d'Éric Rohmer (1920-2010), considéré comme un classique, à l'occasion du centenaire de sa naissance.

  • Recueil d'une cinquantaine de textes critiques écrits par Luc Moullet : introduit, composé, annoté, amendé, chapeauté par le cinéaste lui-même, ce volume d'érudition et de drôlerie, de passion et parfois de prophétie, reprend les grands articles des Cahiers du cinéma, mais aussi certains des textes parus dans Arts, Bref, Trafic... auxquels s'ajoutent près d'une demi-douzaine d'inédits, dont une attaque contre Pedro Almodovar et une défense de l'écrivain américain James Ellroy.

  • « Être considéré comme farceur et gourmet ne me gêne nullement. On aurait parfaitement pu faire de moi un besogneux alcoolique, j'aurais moins aimé ! »
    « Et quand vous rencontrerez Dieu pour la première fois, que lui direz-vous ? - Tiens, c'est vous ! »
    « La connerie est plus intéressante que l'intelligence, parce qu'elle est sans limite. »

    Du Beau Serge à Bellamy en passant par Que la bête meure et La Cérémonie, Claude Chabrol, c'est plus de cinquante ans de cinéma. Un cinéaste connu et reconnu également pour sa malice, son intelligence et son impertinence. Chabrol avait son franc-parler et il ne s'est jamais privé de donner son avis quand on le lui demandait !
    Dans Comme disait Claude Chabrol, ce sont plus de 250 citations, réparties tout au long de sa carrière, qui ont été soigneusement compilées. Tout l'esprit farceur de Chabrol restitué dans un petit ouvrage essentiel.
    Tout y passe : le cinéma bien sûr, mais aussi la connerie, la bourgeoisie, les femmes, la politique, la religion, la vie en général. Ce grand moraliste de Chabrol fait feu de tout bois, y compris sur lui-même.
    Un regard unique et une lecture aussi intelligente qu'amusante qui s'avère salutaire et d'utilité publique.
    À lire et à relire !

    Journaliste et homme de radio, Laurent Bourdon est notamment l'auteur du Dictionnaire Hitchcock (Larousse, 2007) - préfacé par Claude Chabrol ! -, Les Remakes (Larousse, 2012), Définitivement Belmondo (Larousse, 2017), Les Pépites de la critique cinéma (Dunod, 2018) et Tout Chabrol (LettMotif, 2020)

  • Tout Chabrol

    Laurent Bourdon

    Tout Chabrol ? Plus qu'une promesse, un défi ! Il faut dire qu'en plus de 50 ans de carrière, l'homme n'a pas chômé : cinquante-sept films bien sûr, mais aussi vingt-quatre téléfilms, deux mises en scène de théâtre, des prestations comme acteur, sans oublier tous les articles écrits précédemment pour les Cahiers du cinéma. Et dire qu'en chemin, le bonhomme a abandonné des projets...
    Tout Chabrol, fidèle à son titre, présente tout cela dans un livre-promenade, joyeux et documenté. Un travail méthodique qui étudie chaque oeuvre, la replace dans le contexte de l'époque, les repères biographiques et la réception critique - parfois mordante - de chacune d'elle.
    Tout Chabrol restitue surtout l'essentiel : la personnalité de cet homme hors-normes. Plus de 3.500 citations, de Chabrol mais aussi de ses proches, dressent le portrait de l'homme du Beau Serge et de La Cérémonie, vif, brillant et facilement sarcastique. Un homme attachant et attaché à ses techniciens fidèles, ses acteurs fétiches et à sa famille avec lesquels il aimait tant travailler.
    Tout Chabrol, toute une vie !

    Journaliste et homme de radio, Laurent Bourdon est notamment l'auteur du Dictionnaire Hitchcock (Larousse, 2007) - préfacé par Claude Chabrol ! -, Les Remakes (Larousse, 2012), Définitivement Belmondo (Larousse, 2017), Les Pépites de la critique cinéma (Dunod, 2018) et Comme disait Claude Chabrol (LettMotif, 2020)
    Préface de François Berléand.

  • Il était une fois... le 7 e art !
    Rédigé dans un style vivant et clair, cet ouvrage fait revivre l'histoire du 7e art. Cette saga pleine de vie s'appuie sur de nombreuses anecdotes. Saviez-vous que Louis Lumière a eu l'idée du du cinématographe en regardant la machine à coudre de sa mère ? Qu'Alfred Hitchcock a saisi le mécanisme du suspense après avoir été soumis à un rituel sadique lorsqu'il était élève ? Ou que les grands studios d'Hollywood ont assuré leur fortune avec autre chose que des productions de films ?
    Sous ses dehors légers et fluides, cet ouvrage traite en profondeur aussi bien des aspects artistiques que des évolutions techniques et économiques. Principalement axé sur la cinématographie américaine et française, il ne néglige pas les autres pays (expressionnisme allemand, école soviétique, néoréalisme italien, movida espagnole, cinéma asiatique...).
    Doté d'une solide structure à la fois chronologique et thématique qui embrasse plus d'un siècle d'histoire, il permettra à chacun de : -Se constituer des repères clairs et précis sur les différentes périodes et les révolutions majeures que le cinéma a déjà traversées. -Passer en revue les principaux artisans du 7e art, et mieux comprendre leurs mérites respectifs. -Connaître leurs films les plus marquants, en situant leur place et leur importance. -Mesurer l'évolution permanente et percevoir les révolutions futures qui se profilent déjà.
    Au final, le lecteur disposera de véritables clés pour établir des liens entre le passé et le présent. Il mesurera mieux tout ce que Peter Jackson doit à Georges Méliès, Quentin Tarantino à Jean-Luc Godard et Harry Potter à Fantômas.
    Inclut 60 illustrations couleur réparties dans 2 cahiers de 16 pages.

  • Inventeur du ciné-transe, cinéaste français inclassable, auteur d'environ 140 films dont les indépassables Moi, un Noir et Cocorico ! - Monsieur Poulet, Jean Rouch s'impose comme l'un des grands créateurs contemporains. Rouch « n'a jamais été vraiment identifié comme appartenant à la communauté des cinéastes professionnels. C'était un franc-tireur. Un ethnologue cinéaste... Un farceur sympathique », écrit Michel Marie dans sa Préface. À quel genre appartiennent ses oeuvres? Documentaire ou fiction? Quelle est la part d'improvisation? Quels choix techniques sont privilégiés? Quelle parenté réelle ces films entretiennent-ils avec la Nouvelle Vague? Quelle est sa postérité : Pasolini, Depardon? Maxime Scheinleigel, familière de l'univers de ce cinéaste, nous offre ici une monographie nourrie et sensible de Jean Rouch, un esprit universel au carrefour des cultures.

  • Au tournant des années 60, la Nouvelle Vague est une nouvelle façon de faire du cinéma, plus personnelle, plus libre, qu'illustrent les noms de François Truffaut, Jean-Luc Godard, Louis Malle pour la mise en scène, Anna Karina, Jeanne Moreau pour l'interprétation. Ce sont les changements de moeurs et en particulier les nouveaux rapports amoureux qu'étudie cet ouvrage novateur et polémique à travers les films phares de la Nouvelle Vague, de 1957 à 1962 (À bout de souffle, Hiroshima mon amour, Les cousins, etc.) et leur réception critique dans la presse. Une lecture revigorante et non conformiste.

  • Un seul jour

    M Tay Raymond

    Paris, rentrée 67. Il y avait là Gérard le discret, Serge le séduisant, Dominique et son aura aristo, JC l'insaisissable et l'original... De l'un à l'autre, les unissant : cette confiance mal assurée, ces idéaux balbutiants, ces indéfinissables aspirations de la fin de l'adolescence, l'attente et la certitude d'une révélation. Tous lycéens, hommes en devenir, Tristan ou Don Juan en quête de l'aimée, révolutionnaires en herbe, habités par la musique de Dylan, fascinés par la Nouvelle Vague, se regroupant autour d'un même projet cinématographique, s'électrisant au regard des femmes, voulant arpenter le monde... Chacun d'eux quittant ainsi en quelques mois les oripeaux de l'enfance, tentant de monter dans le train de l'histoire, de s'inscrire dans cette jeunesse enchantée et exaltée, confiante en l'avènement d'une nouvelle société...

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