• Sur le confiné le plus célèbre du monde, une vue à couper le souffle.
    L'épopée napoléonienne ne s'est pas terminée à Paris avec l'abdication du 22 juin 1815. Dans un tout autre cadre, un rocher au milieu de l'Atlantique-Sud, et dans un registre intime, celui du confinement de quelques Français dans une demeure humide, elle s'est poursuivie pendant six années, dont Las Cases, dans le Mémorial de Sainte-Hélène, n'a donné qu'un aperçu biaisé sur les premiers mois. Ce ne fut pas une extinction lente et passive. Jusqu'à sa mort le 5 mai 1821, Napoléon mena un combat rude et solitaire contre la fatalité. Jamais, placé dans des circonstances exceptionnelles, il ne renonça à l'espérance et à la gloire, qui l'avaient animé toute sa vie. En dépit de la paranoia de ses geôliers et des petitesses de son entourage, il ne renonça à rien, et suscita aussi des complicités inattendues, au point que sa captivité aurait pu tourner autrement. L'empereur n'aimait pas les histoires écrites d'avance. Sans doute est-ce pour cela aussi qu'il continue de fasciner.
    A partir de sources ignorées ou inédites, Pierre Branda traite des différents aspects matériels, politiques et moraux, de l'existence de l'illustre exilé et de ce qui s'y rattache. Tous les acteurs du drame, des compagnons les plus proches aux témoins les plus humbles, des gouvernants aux anonymes, prennent consistance et mouvement, à Sainte-Hélène mais aussi à Londres, à Paris, et partout où le sort de Napoléon obsède, inquiète ou apitoie. Toutes les situations, tous les incidents, sont passés au peigne fin et rendus à leur signification véritable. Il en ressort des éclairages insolites, des portraits toujours justes et parfois sévères, des remises en perspective et, au fil de jours parfois interminables, un récit saisissant, comme si le lecteur n'en connaissait pas la fin.

  • Et si Napoléon ne devait pas seulement sa gloire à ses conquêtes, mais à son extraordinaire bravoure face aux dangers ? David Chanteranne nous raconte ces douze moments méconnus, où le plus célèbre des empereurs s'est imposé en héros immortel face à ses contemporains en échappant de peu à la mort : une épidémie de peste qui décime son armée en Égypte en 1799 ; un attentat à la bombe dans les rues de Paris, la veille de Noël, en 1800 ; une balle perdue qui l'atteint lors de la bataille de Ratis-bonne en 1809 ; un homme qui voulait le poignarder à Vienne la même année ; un suicide manqué au château de Fontainebleau en 1814 ; ou encore son miraculeux sauvetage par les soldats de sa garde à la bataille de Waterloo en 1815. À la faveur de ces spectaculaires mises en abîme, ce livre revisite, autour de Sainte-Hélène et sous une forme totalement inédite, l'existence d'un des plus grands héros du XIXe siècle et de la France.  

  • Entrez dans la danse : une des plus sidérantes années de l'histoire de France commence.
    Fraîchement débarqué de l'île d'Elbe, Napoléon déloge Louis XVIII pour remonter sur son trône.
    " Son " trône ? Après Waterloo, le voilà à son tour bouté hors des Tuileries. Le roi et l'Empereur se disputent un fauteuil pour deux, chacun jurant incarner la liberté, la paix et la légitimité.
    Sur la scène de ce théâtre méconnu des Cent-Jours, deux fidèles de " l'Aigle " sont dans la tourmente. Deux héros oubliés liés par un sens de l'honneur et une loyauté hors du commun qu'ils vont payer cher...
    Au bal du pouvoir la valse des courtisans bat la mesure face à un peuple médusé. Chorégraphe d'une tragi-comédie en cinq actes, Sylvie Yvert tisse avec une savoureuse habileté ces destins contrariés. Une fable intemporelle, enjouée et amorale.

  • La saga des Bonaparte

    Pierre Branda

    Deux siècles de descendants de la dynastie qui a sidéré le monde !Ils sont dix-sept et auraient pu être plus nombreux. Le premier d'entre eux, Napoléon, est un géant de l'histoire. Autour de lui une famille, les Bonaparte, qui participa à son épopée mais perpétua aussi sa grandeur. Chacun, animé de ses forces et faiblesses, joua un rôle éminent dans son époque. Tous ont mené plusieurs vies, parfois loin de la France, au point d'apparaître tels d'excellents personnages de romans que n'auraient reniés ni Balzac ni Dumas.
    Pour les étudier, l'auteur a mené l'enquête à partir de sources renouvelées, d'études récentes, battant en brèche nombre d'idées reçues ou de légendes devenues vérité au fil du temps. Sur fond d'intrigues et avec une large place accordée au récit, le style vivant et alerte de Pierre Branda nous fait revivre leurs improbables et attachantes destinées.

  • La mort de Napoléon Nouv.

    Les réponses définitives sur la mort de Napoléon.Sainte-Hélène, 5 mai 1821. Napoléon Ier vient de succomber à une maladie de l'estomac. Inhumée sur l'île, sa dépouille va y reposer durant près de vingt ans avant d'être transférée aux Invalides en 1840. Tous les livres d'histoire relatent ces faits.
    Or, ces dernières d'années ont vu émerger les thèses " empoisonnistes " et " substitutionnistes ". Insensées et sans fondement historique, répondent les auteurs. Mais il n'est jamais aisé d'aller à contre-courant d'affirmations aussi sensationnelles. Pourtant, grâce à Thierry Lentz et Jacques Macé, ces questions trop longtemps débattues trouvent ici une réponse définitive.

  • Un grand roman d'aventure maritime où l'amour croise la mort, et le lecteur côtoie marins intrépides et brigands au grand coeur.
    Mars 1798.
    Robespierre a perdu la tête et Napoléon est encore dans les langes de Bonaparte. En ces temps tourmentés, intrigues et trahisons sont le quotidien d'hommes de pouvoirs cherchant autant à sauver leur tête qu'à faire fortune. En guerre contre la plupart des monarchies d'Europe, la France révolutionnaire compte l'Angleterre et sa puissante Royal Navy parmi ses ennemis. Hélas, à court de crédits, la flotte française souffre d'une corruption généralisée et une grande partie de ses officiers, de noble lignée, a migré. La jeune Marine Républicaine se consume sur les cendres de la défunte Royale...
    Dans cette ambiance bouillonnante du Directoire, décor inédit du genre, l'auteur plante le fougueux Gilles Belmonte, capitaine de frégate. Engagé dans la marine Royale à l'âge de 13 ans, il en a 29 lorsqu'il se voit confier un nouveau navire, l'Égalité, et une mission cruciale pour l'avenir de la France.
    Entre machinations des services secrets, combats en mer et amours naissants, son sens de l'honneur et son formidable instinct auront-ils raison d'un ennemi prêt à tout ?
    Fabien Clauw nous entraîne dans un grand roman d'aventure où les combats maritimes, criants de vérités, rivalisent avec une intrigue des plus passionnantes, le tout servi par une plume flamboyante.
    Prix littéraires :
    - Mention de l'Académie de Marine
    - Prix Ecume de Mer 2018

  • Le troisième tome des aventures de Gilles Belmonte démarre à vive allure.
    En cet été 1800, au terme d'une décennie de tourmentes, les armées de la République desserrent l'étreinte des monarchies continentales. Napoléon Bonaparte, désormais Premier Consul et victorieux à Marengo, imprime sa marque sur un État qu'il ne cesse de réorganiser.
    Du Pays de Galles à l'océan Indien, Gilles Belmonte, confronté aux jeux stratégiques des puissances coloniales comme à la détermination d'une société libertaire - celle des pirates et des corsaires - mènera-t-il à bien les périlleuses missions que lui a confiées Talleyrand ?
    Avec une culture historique remarquable et une écriture enlevée, l'auteur, ancien coureur au large, a su, en vrai marin, trouver le ton juste, le vocabulaire précis, la description parfaite de manoeuvres impeccables. Comme dans les deux premiers tomes, le récit est porté par un souffle épique.
    Tome 1 :
    Pour les trois couleurs (mention de l'Académie de Marine 2016, prix l'Écume de Mer 2018)
    Tome 2 :
    Le Trésor des Américains (prix Marine Bravo Zulu 2018)
    Tome 4 :
    Capitaine de Bonaparte La presse en parle :
    " Les Anglais, qui dominent la mer et les romans qui la racontent, ont trouvé à qui parler ! "
    Libération " Clauw vogue hardiment entre espionnage et aventure, patriotisme en pavillon. Comme ses modèles de plume et d'écume. Rien que ça. "
    L'Express " Une histoire passionnante qui deviendra, n'en doutons pas, une longue saga ! "
    Voiles et VoiliersPour le tome 1 - POUR LES TROIS COULEURS :
    - Mention de l'Académie de Marine
    - Prix Ecume de Mer 2018

  • Les deux figures de proue de l'histoire de France au prisme du meilleur historien français actuel.Napoléon Bonaparte et Charles De Gaulle sont les deux personnalités historiques préférées des Français, les deux chefs d'État emblématiques de la France moderne. Conjuguant la finesse de l'analyste, la hauteur de l'historien et la force de l'écrivain, Patrice Gueniffey offre un essai sans précédent et qui fera date croisant l'itinéraire et la personnalité des deux géants autour d'une réflexion structurante sur la figure du sauveur à la française.
    Partageant une même formation militaire, chacun a mis à profit le chaos d'un régime moribond (Directoire, IVe République) pour s'emparer du pouvoir et créer de toutes pièces un régime fondé sur le primat de l'exécutif et la centralisation administrative. Leurs deux Consulats font aujourd'hui l'objet d'une admiration générale servie il est vrai par leur génie de la propagande (bulletins de la grande-Armée et proclamations de Bonaparte ; conférences de presse du général) mise au service d'un dessein rassembleur et d'une même quête de la grandeur. Ces deux grands politiques furent aussi d'authentiques écrivains (
    Le Mémorial de Sainte-Hélène et les
    Mémoires de guerre voisinent dans la bibliothèque de la Pléiade), entrés vivants dans la légende après un règne d'une durée similaire (1799-1815 ; 1944-46 puis 1958-69). La tragédie de leur chute et la solitude de leur fin ont conspiré à créer leur mythe, écrasant leurs successeurs tout en continuant d'éblouir.
    Mais ils furent aussi profondément différents, la démesure impériale contrastant par exemple avec le pragmatisme gaullien qui sut accomplir le deuil de l'Empire pour privilégier l'Europe que l'Aigle déchira. Sur tous ces points, et bien d'autres encore, l'auteur apporte du neuf, questionne, ouvre des perspectives, interroge notre présent à la lumière de ces deux astres qui éclairent toujours notre présent à condition de ne pas se laisser éblouir.
    " Un des plus brillants essayistes contemporains " Marc Riglet,
    Lire." La plume est éblouissante, parfois féroce, à l'image de ses sujets, l'analyse fine faisant souvent son miel de textes enthousiasmants " François-Guillaume Lorrain,
    Le Point.
    " Un essai magistral " Jacque de Saint Victor,
    Le Figaro littéraire.
    " Cette lecture est passionnante, d'autant plus que l'auteur [...] écrit remarquablement bien " Maurice Szafran,
    Challenges.

  • Dans le second tome de sa saga d'aventure, Fabien Clauw nous fait frémir avec verve et humour, des atterrages de Brest au fleuve Delaware, aux États-Unis.
    À la veille du coup d'État du 18 brumaire, de retour d'une campagne victorieuse aux Antilles, Gilles Belmonte végète loin des océans qui l'ont forgé, tandis que la patrie des Droits de l'Homme, en lutte contre les puissances européennes unies et fragilisée par dix années de tumultes, est aux abois. Ses finances exsangues. De l'or, les États-Unis en regorgent. Mais la guerre navale qui sévit entre ces deux nations complique les incursions dans les eaux américaines.
    Le jeune capitaine aux idéaux et au caractère bien trempés se voit confier une mission qui conduira sa frégate jusqu'à Philadelphie. Face au pouvoir américain et à ses puissants services secrets, saura-t-il honorer la confiance du nouveau Consul ? Le voici partagé entre son devoir et les retrouvailles tant attendues avec l'audacieuse Camille Desmaret fuyant la Martinique.
    " Les Anglais, qui dominent la mer et les romansqui la racontent, ont trouvé à qui parler ! "
    Libération " Jubilatoire ! Un vrai régal de lecture de bout en bout. " Librairie Le Gang de la clef à molette
    " Un nouveau Patrick O'Brian. "
    Livres Hebdo " Une grande fresque d'aventures historiques ! " Librairie Les Fables d'Olonne
    " Une saga prometteuse [qui] arrive comme une revanche depuis bien longtemps espérée. "
    Association des Officiers de Réserve de la Marine Nationale
    Pour le tome 1 - POUR LES TROIS COULEURS :
    - Mention de l'Académie de Marine
    - Prix Ecume de Mer 2018
    Pour le tome 2 - LE TRÉSOR DES AMÉRICAINS
    Prix Marine Bravo Zulu 2018

  • Le 22 septembre 1822, quatre sergents sont guillotinés à Paris. Trois d'entre eux avaient appartenu à la Grande Armée de Napoléon. Déçus par la monarchie restaurée de Louis XVIII, ils s'étaient laissé séduire par un projet d'insurrection fomentée par la Charbonnerie, société secrète où on retrouve des libéraux, et à la tête de laquelle est le célèbre général La Fayette. Découverte à La Rochelle en mars 1822, la conspiration donne lieu à un procès auquel échappent les chefs de file. Seuls sont condamnés des seconds couteaux. Les royalistes ultras désormais à la tête du pays ont voulu faire un exemple. L'indignation est générale. Pendant un siècle et demi, du jour de l'exécution à la Seconde Guerre mondiale, le martyr des quatre sergents de La Rochelle sera répété, raconté, révéré, employé comme un argument définitif contre une monarchie abusive, par les bonapartistes, bien sûr, mais aussi par les républicains de toutes les sortes. Jacques-Olivier Boudon dévoile non seulement les coulisses d'un des plus fameux complots du XIXe siècle, mais aussi celui d'un mythe fédérateur des oppositions au roi, au pouvoir arbitraire, à l'oppression, trente ans à peine après la Révolution française et la prise de la Bastille.

  • Qui, en dehors d'Haïti, a déjà entendu parler de la bataille de Vertières, point d'aboutissement spectaculaire et sanglant de la guerre d'indépendance haïtienne? Qui sait que cet affrontement s'est soldé, en 1803, par l'une des pires défaites napoléoniennes? Que les Noirs s'y réclamaient des idéaux de la Révolution? Ceux qui connaissent cette histoire sont peu nombreux, car la France vaincue s'est employée à effacer les traces de sa déconfiture. Pourtant, cette bataille aurait dû faire date : son issue, désastreuse pour la puissance coloniale française, allait fissurer de manière irrémédiable les assises de l'esclavage.

  • Qui, en dehors d'Haïti, a déjà entendu parler de la bataille de Vertières, point d'aboutissement de la guerre d'indépendance haïtienne? Qui sait que cet affrontement s'est soldé, en 1803, par l'une des pires défaites napoléoniennes? Que les Noirs s'y réclamaient des idéaux de la Révolution? Pourtant, cette bataille aurait dû faire date: son issue, désastreuse pour la puissance coloniale française, allait fissurer de manière irrémédiable les assises de l'esclavage.

    Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Le Glaunec décrit la violence inouïe de cette guerre entre maîtres et anciens esclaves, entre les forces des généraux Leclerc et Rochambeau et l'armée, dite «indigène», de Jean-Jacques Dessalines. Il interroge le sens de son occultation par l'historiographie française, mais aussi le rapport trouble que l'élite du pouvoir haïtienne entretient avec sa mémoire, symbole d'émancipation parfois encombrant pour qui désire maintenir les populations asservies.

  • Héros méconnu de l'épopée napoléonienne, Eugène de Beauharnais (1781-1824) est né du premier mariage de l'impératrice Joséphine avec le général de Beauharnais, guillotiné sous la Terreur. Fils adoptif de Napoléon, vice-roi d'Italie, chef d'armée, prince allemand, il occupe une place centrale et originale dans l'univers impérial.

    La rencontre de sa mère avec Bonaparte détermine son existence. Napoléon voue à Eugène une grande affection, l'éduque, le forme à la guerre et à la politique, le marie à la fille du roi de Bavière et l'adopte solennellement en 1806. Il le prépare à lui succéder en lui déléguant le gouvernement de l'Italie comme vice-roi et en lui confiant des armées. Eugène fait alors ses preuves et paraît appelé à gouverner un jour l'Empire ou à en assurer la régence pour le roi de Rome. Le destin en décida autrement après le divorce de Napoléon, son remariage avec Marie-Louise et la naissance de l'Aiglon.

    Eugène de Beauharnais fut le seul de la famille impériale à répondre parfaitement à l'idéal napoléonien de fusion sociale et d'intégration européenne. Très populaire, il laisse une image associant le sérieux de l'homme d'État en Italie et la bravoure du soldat français en Russie, à la gaieté, la jeunesse, l'amour aussi, très romanesque, avec sa jeune épouse. Sa descendance nombreuse a fait d'Eugène l'ancêtre de presque tous les souverains européens.

  • Napoléon ne s'est pas qu'auto-couronné, il s'est aussi auto-divinisé. Il s'est pris et on l'a pris pour Jésus. Des miracles au Golgotha, il a endossé chaque image sainte. C'est cette iconographie impériale que décrypte avec talent une historienne de 28 ans. Une surprise pour le bicentenaire.
    Jésus avant Alexandre, avant Auguste : dans l'imaginaire de l'épopée napoléonienne, les figures impériales de l'Antiquité grecque et romaine cèdent devant une autre, plus secrète. Longtemps enfouie dans l'ombre des représentations césariennes, c'est l'icône christique qui se révèle la plus intime au sein de cette destinée et de cette oeuvre d'exception. Ce que Marie-Paule Raffaelli-Pasquini démontre magistralement en menant une enquête sans précédent, enlevée et passionnante, au coeur de l'imaginaire personnel de l'Empereur. Napoléon admire Jésus. Pour lui, le Christ a su initier un mode de pensée inédit, instaurer un ordre nouveau, unir l'humanité autour d'un Idéal commun. Plus encore que le Verbe éternel, c'est l'incarnation, l'hybridation, le mi-homme et mi-dieu qui le fascinent. Il lui faut à son tour, et à l'instar des héros qui ont bercé son enfance, aspirer à sauver le monde. Inspiré par l'exemple du Christ évangélique, Napoléon fera tout pour devenir lui-même un Christ politique. C'est cette emprise d'un message spirituel unique sur une aventure temporelle singulière qu'analyse avec talent et brio la jeune philosophe, éclairant tous les aspects d'une mythification religieuse qui nous aide à comprendre l'inexplicable pays qui est le nôtre.
    Une lumière inattendue jetée sur l'inconscient de la France.
    Un livre d'histoire époustouflant.

  • Napoléon, le dernier romain Nouv.

    Pour comprendre Napoléon, pour comprendre la fascination qu'il exerce sur nous deux cents ans après sa mort, il faut passer par Rome. Stendhal nous l'apprend dès les premières lignes de La Chartreuse de Parme : « après tant de siècles, César et Alexandre avaient un successeur. » Quoi ? Nous préférons regarder l'Antiquité comme un aimable decorum, offrir l'image d'Épinal d'un Napoléon costumé en Romain, alors qu'elle pourrait bien être son ADN. De la soif de conquête à l'apothéose finale, Napoléon Bonaparte a sculpté sa légende dorée ou noire dans le marbre antique faisant de son gouvernement un précis d'histoire romaine, des fondations de la République jusqu'aux règnes de Constantin et de Justinien, favorisant la paix religieuse, promouvant le Code civil... ou organisant un véritable culte de sa personne, fidèle aux empereurs sanguinaires dépeints par Suétone. Car de la Rome antique, Napoléon retient avant tout la leçon d'immortalité. Le premier empereur des Français serait-il le dernier Romain ? La réponse dans cet essai novateur qui recèle bien des surprises.

  • Rentrée littéraire 2020.La mèche n'en finissait plus de raccourcir et les badauds d'acclamer Bonaparte. Deux, un... Il aurait fallu prononcer une prière, mais des prières, Joseph n'en connaissait plus, mea culpa, mea maxima culpa , c'est tout ce qu'il lui venait quand il aurait fallu implorer le Ciel, demander un orage, réclamer un miracle...
    C'est le soir de Noël, il flotte dans Paris une atmosphère joyeuse. Personne ne se doute que dans la rue Saint-Nicaise, une charrette et un cheval tenu par une petite fille vont exploser, atteignant tous les passants alentour. Sauf Napoléon, le seul visé. Le futur empereur veut punir ses opposants et Fouché en déporte plus de cent. Mais les véritables coupables demeurent introuvables. Parmi eux, Joseph de Limoëlan subit les pires remords. Fouché n'aura de cesse de le traquer. Avec un brio remarquable, Gwenaële Robert saisit ce moment exceptionnel où un nouveau régime s'installe alors que le sang de la Révolution n'est pas encore sec. Au coeur de ces remous, elle se plaît à imaginer le quotidien d'anonymes qui ne mesurent pas toujours l'ampleur des événements politiques dont ils risquent d'être victimes. De la chambre de Joséphine aux fossés de Vincennes, de la Bretagne aux Seychelles, des souterrains de Paris aux rivages de l'Amérique, Never Mind est un roman au souffle puissant qui fouille l'Histoire et le coeur surprenant des hommes.

  • Parmi tous les défis que Napoléon s'est lancés, le plus difficile a probablement été celui de fonder une dynastie. De ses frères et soeurs il a fait des rois et des reines et en épousant la fille de l'empereur d'Autriche, il espérait faire entrer sa descendance dans le cercle le plus fermé, les antiques et illustres familles régnantes. Mais rien ne s'est passé comme il l'avait voulu. Certes l'enfant, né en 1811, titré roi de Rome, était un mâle, certes il ne manquait pas de dons, certes sa première éducation a été très soignée mais bien vite le rêve qu'il puisse un jour régner se mua en cauchemar. Il n'avait pas quatre ans que les armées étrangères foulaient le sol français et que la Fortune abandonnait Napoléon. Le roi de Rome ne fut Napoléon II que quelques jours. Quasiment kidnappé sur ordre de son grand-père maternel, il ne devait jamais revoir son père. Élevé comme un Autrichien sous la très lointaine tutelle de Marie-Louise, privé peu à peu de son entourage français, celui qui allait devenir duc de Reichstadt (pas même archiduc !) allait passer à Vienne plus d'une quinzaine d'années avant de mourir en 1832 de la « poitrine », otage impuissant et souvent inconscient de manoeuvres voire de complots sur fond de relations internationales. Enfermé dans sa cage dorée, empêché de s'émanciper, frustré dans ses aspirations, en particulier militaires car sa fragile santé l'handicapait, il est mort à vingt et un ans. Tout semblait montrer qu'il serait vite oublié, mais pourtant il devint presque aussitôt un mythe, lié à celui de son père. Cette tragique destinée a hanté tout le XIXe siècle, le siècle du romantisme, le siècle aussi de la légende napoléonienne, jusqu'à ce que Edmond Rostand écrive sur le jeune homme l'une des pièces les plus jouées en France. À la tête d'une exceptionnelle documentation en partie inédite et avec une rigueur et une sensibilité peu communes, Laetitia de Witt nous révèle la personnalité de l'Aiglon et montre à quel point il a été, de sa naissance au transfert de ses cendres à Paris sur ordre de Hitler, un sacrifié de l'histoire.

  • Eylau, c'est la rencontre paroxystique de l'Histoire et de la géographie. Une bataille napoléonienne qui a lieu le 8 février 1807 contre les Russes, en Prusse orientale, là où se trouvait autrefois la célèbre Knigsberg fondée par les chevaliers teutoniques. Aujourd'hui Eylau est située dans l'enclave de Kaliningrad, territoire russe séparé de la Russie par la Pologne et la Lituanie.
    Jean-Paul Kauffmann qui s'était rendu une première fois à Kaliningrad en 1991 voulait y revenir mais, cette fois, en famille. Un voyage de cohésion familiale en quelque sorte.
    Eylau est une bataille à part dans les faits d'armes napoléoniens. Une victoire à la Pyrrhus, à l'arrachée, dont Napoléon n'aimait pas évoquer le souvenir quand il fut exilé à Ste-Hélène. Une bataille particulièrement meurtrière qui se déroula dans le brouillard, l'obscurité, sous la neige.
    Eylau est restée célèbre dans l'histoire pour la fameuse cavalerie de Murat mais aussi dans la littérature grâce au Colonel Chabert de Balzac. Le colonel Chabert que l'on donnait mort est un fantôme d'Eylau. Quand il revient en France, il doit prouver son identité pour recouvrer son territoire, sa femme, ses droits. C'est l'un des romans les plus captivants de Balzac. Une sorte de roman noir sur le mariage.
    Jean-Paul Kauffmann est l'auteur, entre autres, de L'Arche des Kerguelen (1993), de La Chambre noire de Longwood (1997), de La Maison du retour (2007) et de Courlande (2009). Il vient de recevoir le prix Prince-Pierre-de-Monaco.

  • « Le vieux sage murmura :
    - Je vais te révéler un secret. Il existe une plante. Une plante qui vit ici, au fond des eaux. Elle a des reflets argentés. Si l'on ne prend pas garde, elle écorche les mains comme fait la rose. Si tu parviens à la trouver, alors mange-la et tu obtiendras la vie éternelle. »
    Entre légende et vérité, Le royaume des Deux-Mers est un fabuleux voyage initiatique qui nous transporte trois mille ans avant notre ère, aux confins de l'une des plus anciennes civilisations du monde, sur l'île de Barheïn : Dilmoun, le « pays où le soleil se lève » et où, d'après la tradition sumérienne, résidait le seul survivant du Déluge. Dilmoun, le jardin d'Éden.

  • Dans la lignée de Steve Berry et de Dan Brown, le nouveau grand nom du thriller historique !
    1798 : Alors que ses armées viennent d'envahir l'île de Malte, Bonaparte entre dans la cathédrale de La Valette gardée par l'ordre des Chevaliers hospitaliers de Saint-Jean. Son objectif : mettre la main sur une mystérieuse relique, confiée à l'Ordre lors de sa fondation.
    2019 : Après avoir découvert dans les archives secrètes de la bibliothèque du Vatican une lettre signée de la main de Napoléon, un cardinal est assassiné. L'Église soupçonne une branche clandestine des Chevaliers teutoniques, ordre officiellement dissous en 1805. Le Vatican engage alors Sean Wyatt, ex-agent secret, pour remonter la piste du " secret Napoléon ". Celui-ci va devoir reconstituer un puzzle passionnant, à travers les arcanes de l'Histoire de France et de l'Église.
    De Rome à Notre-Dame en passant par le Père-Lachaise, Ernest Dempsey nous entraîne, avec ce roman captivant, dans une formidable quête pleine de mystères, d'énigmes et de retournements. Les amateurs de thrillers, les passionnés d'Histoire et d'ésotérisme vont être ravis.

  • Ce sont les victoires d'Italie et d'Égypte qui ont porté le général Bonaparte au pouvoir et c'est une défaite en Belgique qui l'en a chassé définitivement. Autant dire que le génie politique est chez lui inséparable du génie militaire.
    Celui-ci fascine le monde depuis deux siècles et a inspiré d'innombrables études, depuis les essais de haute stratégie jusqu'aux travaux pointus sur les unités ou les héros oubliés. Mais personne n'a jusqu'à présent cerné avec rigueur et hauteur de vue ce qu'implique une évocation totale de Napoléon chef de guerre : comment a-t-il appris son métier, qui l'a formé, quelles ont été ses lectures ? Comment a-t-il remporté ses premières victoires, par quels moyens a-t-il organisé sa propagande, comment savait-il se faire aimer et craindre à la fois par ses hommes, maréchaux comme simples grognards ? Quelle part prenait-il à l'organisation de l'armée, comment finançait-il la guerre ? Était-il indifférent aux souffrances des autres et à l'hécatombe de morts et de blessés ? Comment s'informait-il sur l'état de ses forces et sur les dispositifs de l'ennemi ? Pourquoi a-t-il mal compris la guerre navale et surtout la « petite guerre », c'est-à-dire la guerre de partisans (Espagne, Russie) ?
    En répondant à ces questions, et à bien d'autres, Jean Tulard dévoile les traits d'un Napoléon finalement peu ou mal connu. Il montre brillamment qu'en dépit de faiblesses Napoléon figure bien parmi les plus grands capitaines de l'histoire, les Alexandre et les César.

  • Après Marie Curie et Simone de Beauvoir, Irène Frain se tourne vers une héroïne qui fascina les romantiques : Pauline Geuble, amoureuse rebelle d'un insurgé décabriste. Partie sur ses traces en Russie, Irène Frain en reviendra hantée par une femme d'exception, étonnante de courage, de force et de passion.
    Pauline est de ces femmes qui brisent les obstacles.
    Risque-tout, elle quitte sa Lorraine natale à la fin de l'épopée napoléonienne pour rejoindre Moscou où, simple vendeuse de mode, elle est courtisée par un richissime aristocrate. Ivan Annenkov est un fervent admirateur de la France des Lumières et un farouche adversaire du servage. Il appartient à une société secrète qui rêve de renverser le tsar. Le complot échoue, les Décembristes sont déportés en Sibérie. Ivan aurait été promis à mourir dans l'oubli le plus total si Pauline, comme sept autres femmes de condamnés, n'avait décidé de le rejoindre. La petite bande, qui deviendra légendaire, soutient si bien les conjurés qu'ils relèvent la tête et fondent, derrière les murs de leur prison, une minirépublique à la française...
    Qui était au juste cette Pauline qui croisa les hommes les plus célèbres de son temps, de Dumas à Dostoïevski, qu'elle fascina ? Irène Frain a suivi ses traces depuis la Lorraine jusqu'à la Transbaïkalie. Elle ressuscite son équipée et brosse avec feu et sensibilité le portrait d'une amoureuse endiablée.

  • Comment et pourquoi, de la préhistoire à nos jours, les hommes se sont fait la guerre.La guerre est-elle intrinsèquement liée à la culture humaine ? La réponse de John Keegan est sans appel : toutes les civilisations doivent leurs origines à la guerre. Et si l'on peut distinguer plusieurs traditions guerrières (orientale, musulmane et occidentale), il n'existe en dernière analyse plus qu'une seule culture militaire. Au rang des classiques sitôt parue, cette Histoire de la guerre en dresse l'évolution et les mutations, du néolithique à la fin du XXe siècle, à travers quatre grands thèmes qui sont autant d'âges : le temps de la pierre, de la chair, du fer et enfin du feu.
    " La force du travail de Keegan vient du fait qu'il ne se voit pas comme le simple chroniqueur de batailles, mais comme un historien qui étudie la condition humaine. "
    Max Hastings

  • Joséphine

    Pierre Branda

    La découverte d'une autre Joséphine, attachante et troublante.Au départ, elle ne s'appelait pas Joséphine de Beauharnais, mais Marie-Joseph-Rose de Tascher de La Pagerie. C'est par la grâce de Napoléon qu'elle prit le nom de Joséphine, puis le titre d'impératrice. Ce premier mystère en cache beaucoup d'autres, dont Pierre Branda lève successivement les voiles. Bien plus que de conter ses prouesses et ses trahisons amoureuses, réelles ou supposées, l'auteur, fort d'une riche documentation, éloigne la légende noire et fait apparaître la femme de réseaux, d'influence et d'argent, l'hostilité jamais démentie du clan Bonaparte à son égard, son goût pour la nature et les arts, et surtout sa relation complexe et indéfectible avec Napoléon, dont elle accompagna la vertigineuse ascension et ne connut pas la chute ultime.
    " Au-delà de l'image de la femme superficielle, l'historien Pierre Branda réhabilite l'impératrice. "
    Le Figaro littéraire." Le grand spécialiste de la période napoléonienne Pierre Branda revisite dans cette biographie novatrice un mythe féminin. "
    L'Histoire.

empty