Éditions de l'Atelier

  • Organisations économiques mais aussi actrices dans la cité, les entreprises structurent la vie des sociétés au plan national et international. Confrontées à la compétition mondiale, à la transformation du rapport espace/temps, à la financiarisation de l'économie, à l'anticipation de la pénurie des ressources et des bouleversements liés au changement climatique, elles sont, plus que d'autres, concernées par une interrogation éthique touchant au sens et à la finalité de leur action. Leurs pratiques et leurs discours, hélas, ne sont pas toujours à la hauteur des enjeux et ne contribuent pas à la prise en compte du rôle politique qui est le leur. Pourtant elles disposent d'une immense capacité d'innovation susceptible d'être orientée de façon favorable ou défavorable.
    Pour y parvenir, les chantiers sont nombreux et seule une refondation de notre modèle économique permettra de relever les défis de la transition vers une société post-carbone. Si la croissance de la richesse mondiale est à la fois impossible et insoutenable dans le contexte actuel, quels sont les repères anthropologiques, moraux, philosophiques et spirituels qui pourront nous aider à promouvoir une « prospérité sans croissance » ?
    Le livre de Cécile Renouard fait le pari que, loin d'être un discours moralisateur stérile ou une mode passagère, la démarche éthique est un aiguillon critique et une force de proposition qui nous invite, individuellement et collectivement, à poser un diagnostic, à chercher les causes de nos maux sociaux et économiques, à suggérer des remèdes et surtout des chemins en vue du grand projet de société qu'est la transition écologique. Elle vise ainsi à un fonctionnement des entreprises plus juste et épanouissant pour les salariés et les sociétés des pays du Sud et du Nord, aujourd'hui et demain.

    Religieuse de l'Assomption, philosophe, Cécile Renouard enseigne à l'École des mines de Paris et au Centre Sèvres, et est directrice d'un programme de recherche à l'ESSEC.

  • La Bourse ou l'industrie ? D'un côté, la course au rendement financier immédiat qui pressure les salariés ; de l'autre, la conception et la production de biens utiles à la société, ce qui suppose un travail de qualité, des innovations, des investissements et des coopérations. Qui va gagner ce bras de fer ? Doit-on se replier sur les seuls services et se résigner à voir l'industrie migrer vers les pays pratiquant le dumping social et fiscal ? Quel est l'avenir de l'industrie à l'heure de la révolution numérique et de la transition énergétique ?
    Ces questions sont au coeur de ce livre qui tord le cou aux clichés selon lesquels l'industrie appartiendrait au passé. Il montre que la France, dont la dépendance à l'égard des multinationales étrangères s'accentue, a encore des atouts pour développer ses savoir-faire industriels, répondre aux besoins de la société, financer des projets qui prennent en compte les innovations technologiques et les impératifs de la lutte contre le réchauffement climatique. Et si, en misant sur les savoirs des salariés, les attentes des territoires et des coopérations européennes, le travail damait le pion à la finance ?

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