• La nuit des béguines

    Aline Kiner

    Paris, 1310, quartier du Marais. Au grand béguinage royal, elles sont des centaines de femmes à vivre, étudier ou travailler comme bon leur semble. Refusant le mariage comme le cloître, libérées de l'autorité des hommes, les béguines forment une communauté inclassable, mi-religieuse mi-laïque. La vieille Ysabel, qui connaît tous les secrets des plantes et des âmes, veille sur les lieux. Mais l'arrivée d'une jeune inconnue trouble leur quiétude. Mutique, rebelle, Maheut la Rousse fuit des noces imposées et la traque d'un inquiétant franciscain... Alors que le spectre de l'hérésie hante le royaume, qu'on s'acharne contre les Templiers et qu'en place de Grève on brûle l'une des leurs pour un manuscrit interdit, les béguines de Paris vont devoir se battre. Pour protéger Maheut, mais aussi leur indépendance et leur liberté.
    Tressant les temps forts du règne de Philippe le Bel et les destins de personnages réels ou fictifs, Aline Kiner nous entraîne dans un Moyen Âge méconnu. Ses héroïnes, solidaires, subversives et féministes avant l'heure, animent une fresque palpitante, résolument moderne.

  • CHAIRE D'HISTOIRE DES POUVOIRS EN EUROPE OCCIDENTALE, XIIIe-XVIe SIÈCLE  « Nous avons besoin d'histoire car il nous faut du repos. Une halte pour reposer la conscience, pour que demeure la possibilité d'une conscience - non pas seulement le siège d'une pensée, mais d'une raison pratique, donnant toute latitude d'agir. Sauver le passé, sauver le temps de la frénésie du présent : les poètes s'y consacrent avec exactitude. Il faut pour cela travailler à s'affaiblir, à se désoeuvrer, à rendre inopérante cette mise en péril de la temporalité qui saccage l'expérience et méprise l'enfance. Étonner la catastrophe, disait Victor Hugo, ou avec Walter Benjamin, se mettre à corps perdu en travers de cette catastrophe lente à venir, qui est de continuation davantage que de soudaine rupture. » Patrick Boucheron est historien. Il est notamment l'auteur de Léonard et Machiavel (Verdier, 2008), Conjurer la peur : Sienne, 1338. Essai sur la force politique des images (Seuil, 2013), Prendre dates (avec M. Riboulet, Verdier, 2015) et a dirigé l'Histoire du monde au XVe siècle (Fayard, 2009). En août 2015, il a été nommé professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d'Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècle.

  • De tous les chevaliers qui ont bercé nos rêves d'enfance, les plus prestigieux sont les Chevaliers de la Table ronde, réunis autour du roi Arthur. Dans Le Chevalier au Lion, Chrétien de Troyes raconte les prouesses du plus entreprenant d'entre eux, Yvain, en quête d'aventure et d'amour dans un monde merveilleux, peuplé de dragons, de géants, où sévissent d'étranges et cruelles coutumes. Ce n'est que grâce à l'aide d'un lion, symbole de courage, de loyauté et de noblesse, qu'Yvain peut en venir à bout et, au terme d'un itinéraire initiatique tourmenté, devenir enfin pleinement lui-même.
    L'un des plus anciens, des plus grands et des plus émouvants romans de chevalerie dans une version nouvelle qui a su allier rigueur et clarté.

  • France, 1095. Le pape appelle à une reconquête des lieux saints, annonçant la première croisade.

    Quelques années plus tard, Hugh de Payns erre dans Jérusalem mise à feu et à sang. Envoyé par une confrérie dont il n'a plus de nouvelles afin de découvrir le trésor caché de la ville du Christ, ce chevalier traumatisé par la guerre fonde un nouvel ordre de moines.
    Ils prendront le nom de Templiers. Jurant de protéger les pèlerins, Hugh et ses compagnons n'abandonnent pas pour autant leur quête secrète : trouver le trésor enfoui sous la cité, dont le contenu pourrait bien faire trembler le royaume... et l'Église tout entière.
    Mais ils ne tardent pas à attirer l'attention de personnes puissantes déterminées à percer le mystère des Templiers...
    « Les origines des Templiers sont révélées... Passionnant ! » - The Vancouver Sun
    « Jack Whyte embarque le lecteur dans un récit épique, mêlant habilement drame historique et aventure. » - Booklist
    « Les descriptions de Jack Whyte sont incroyablement vivantes et réalistes, tout comme ses personnages. » - Publishers Weekly
    « Un roman historique solide truffé de faits fascinants. » - The Globe and Mail
    « Une histoire sanglante, un mystère sacré et une intrigue complexe qui emporte le lecteur. » - Diana Gabaldon, auteure de la saga Le Chardon et le Tartan

  • Octobre 1307.

    Le roi Philippe IV fait arrêter tous les Templiers de France et saisit leurs biens avec l'aide du pape. Averti de ce complot, William St. Clair réussit de justesse à s'échapper. Fuyant le pays en compagnie de quelques centaines de frères d'armes, il emporte le trésor de l'ordre.
    Face à cette traîtrise de la couronne, le chevalier décide qu'il est temps d'abandonner le passé : il libère ses hommes de leurs voeux d'obéissance à la papauté et les mène une dernière fois au combat lors de la bataille de Bannockburn.
    Une fois la victoire assurée, William et les survivants de l'ordre quittent l'Europe pour une terre de légendes : l'Amérique...
    « La Trilogie des Templiers se termine en apothéose ! » Booklist

  • En 1187, la bataille de Hattin voit la victoire éclatante de l'armée menée par Saladin contre les croisés. Échappant de justesse à la mort, le Templier Alexander Sinclair prend la décision de dissimuler son appartenance à l'ordre et se retrouve prisonnier.
    Vivant parmi ses ennemis, le jeune chevalier ne tarde pas à se lier d'amitié avec eux. Deux ans plus tard, de l'autre côté de la Méditerranée, son cousin, André St. Clair, s'apprête à suivre Richard Coeur de Lion lors de la troisième croisade.
    La campagne militaire est bientôt marquée par les intrigues politiques et les conflits personnels. Dans cet univers où règnent l'ambition et la haine, les Justes ne sont pas toujours ceux que l'on croit...
    « Jack Whyte mêle intrigues politiques et batailles épiques pour le plus grand plaisir des lecteurs ! » Publishers Weekly
    « Un deuxième tome servi par une prose efficace. » Kirkus Reviews
    « Des personnages forts, une intrigue efficace et une écriture remarquable. » Quill & Quire
    « Whyte a trouvé la clé pour rajeunir la légende et la faire revivre. La qualité et la richesse des détails historiques sont fascinantes. » Calgary Herald
    « La boue, la violence quotidienne, les intrigues politiques complexes prendront les lecteurs par surprise. » Toronto Star
    « Un roman à la fois bourré d'action et intelligent. » Historical Novel Society

  • « La meilleure autrice de romans médiévaux de ces dix dernières années. » - Historical Novels Review

    Derrière la reine légendaire se cache une femme d'exception.

    1154. Aliénor est couronnée reine d'Angleterre aux côtés de son époux, le jeune Henri II Plantagenêt. Elle est désormais l'une des femmes les plus puissantes d'Europe. Tandis que Henri part en guerre contre les ennemis de la Couronne afin d'asseoir son autorité, Aliénor se révèle une souveraine active sur tous les fronts et une mère dévouée pour leurs nombreux enfants. Mais bientôt délaissée par Henri, qui lui préfère sa jeune amante, Aliénor se voit peu à peu déposséder du pouvoir qui est sien. Alors que la rébellion couve au sein de la famille royale, Aliénor découvre à ses dépens que même une reine doit constamment se battre pour conserver sa place.
    Figure emblématique de l'histoire de France et de l'Angleterre, Aliénor d'Aquitaine fascine depuis plus de huit cents ans. S'appuyant sur les toutes dernières découvertes des historiens, Elizabeth Chadwick redonne vie, comme jamais auparavant, à ce personnage d'exception.
    « Ouvrir un livre d'Elizabeth Chadwick, c'est s'embarquer pour un fabuleux voyage. Cette autrice sait camper comme personne des personnages convaincants et les faire évoluer avec maestria à travers le temps et l'espace. » - Daily Telegraph
    « Elizabeth Chadwick allie souci du détail historique et tension dramatique en un roman d'une grande fraîcheur riche en émotions. » - Mail on Sunday
    « Un pur plaisir de lecture ! » - Daily Mail
    « Des personnages au caractère bien trempé qui nous entraînent au travers des vicissitudes de l'Histoire. » - Daily Telegraph

  • Traduit pour la première fois en France, La Vie dans un village médiéval est un classique qui a initié des millions de lecteurs anglophones aux secrets du monde médiéval. Et qui a profondément inspiré George R. R. Martin, le créateur de A Game of Thrones. À partir de l'exemple du village anglais d'Elton, vers 1300 de notre ère, Frances et Joseph Gies racontent l'histoire de l'origine, du développement et du déclin du village européen. Avec une grande richesse d'anecdotes et de détails, ils dressent un portrait saisissant de ce qu'était le quotidien de l'époque et nous montrent l'importance du rôle qu'y jouait le village. Les Gies ont le don de rendre à la vie ces hommes et ces femmes qui vivaient dans et autour du village. Nous découvrons comment les champs étaient cultivés, comment seigneurs et serfs se vêtaient et se lavaient, ce qu'ils buvaient et ce qu'ils mangeaient, quels étaient leurs occupations et leurs loisirs, et quels curieux traitements ils inventaient pour se soigner. Nous y apprenons le rôle essentiel que jouait l'église dans le maintien de l'ordre social et comment le système juridique et le code de conduite, étonnamment avancés, du village médiéval posèrent les fondations de la civilisation occidentale. Aussi plaisant à lire qu'un roman, La Vie dans un village médiéval est l'ouvrage idéal pour quiconque a envie de se plonger, l'espace de quelques heures, dans cette période fascinante.

  • Dans les sources médiévales, le vol humain est rarement abordé de front : la tentative catastrophique du moine anglais Eilmer de Malmesbury, la machine à voler rêvée par Roger Bacon ou la nef flottant au-dessus de l'air imaginée par Albert de Saxe et Nicole Oresme font figure d'exceptions célèbres. Pourtant, cette question des vols fut un véritable défi intellectuel pour la pensée médiévale. Qu'ils soient portés par la force naturelle des oiseaux, par les esprits (âmes, anges ou démons) ou encore par l'ingéniosité humaine, les vols mettent en jeu de riches spéculations explicites ou indirectes. Et ce fut une gageure pour la science scolastique de penser le possible maintien d'un corps lourd dans l'air par projection, grâce au feu ou à l'air chaud, grâce au magnétisme ou par l'effet de l'horreur du vide. Dans cet essai historique original, Nicolas Weill-Parot enquête sur la confrontation de la science avec la magie, la technique ou la théologie. Travaillant au plus près de nombreuses sources, il trace une nouvelle histoire de la pensée du vol dans les airs : celle de la conceptualisation scientifique d'une réalité inaccessible.

  • Qui, de Tristan ou Lancelot, sera proclamé meilleur chevalier du monde ? Dans ce second tome de Tristan, le héros tragique est saisi d'une sauvage folie où l'a plongé le dépit amoureux. Errant, hirsute, par les forêts sombres, il affronte pourtant un géant avant de se voir exilé par le roi Marc. Il s'en ira par les routes en quête d'aventures, jsqu'à rejoindre la Table Ronde. On assiste ici à un pas de deux entre Tristan et Lancelot, qui se danse par réputation interposée et qui vient charpenter ce livre de bout en bout, dans le tourbillon insatiable du cycle arthurien où s'affrontent l'ignominie et la grandeur, dont rigoureusement personne n'est jamais exempt. Risquer son honneur, déchoir et se relever, c'est l'huile essentielle de l'aventure, qui trouve ici son expression première.
    L'auteur du Tristan est anonyme ; le manuscrit ici traduit date de la fin du XVe siècle. Préface de Sophie Divry.
    Pour goûter pleinement l'oralité de ce texte, chaque tome est assorti d'une saison de podcasts, création audio originale diffusée en épisodes : http://blogs.editions-anacharsis.com/tristan/

  • Toute la mythologie de la chevalerie flamboyante rayonne dans ce chef-d'oeuvre de la littérature occidentale, où Arthur et la Table Ronde côtoient le fantôme d'oedipe et les légendes de l'antique Bretagne. On découvrira, dans le premier tome de cette Iliade des chevaliers, les origines lointaines de Tristan et la naissance de sa passion interdite pour Iseult, tandis qu'affleure l'ombre de la quête du Graal. Roman de l'enfance de l'art, généreux, enjoué, il entrelace des intrigues par centaines sans jamais ralentir son grand galop. Un plaisir de lecture inouï. Il n'y a pas d'auteur du Tristan, c'est une ouvre collective qui a pris forme au fil des générations entre le XIIe et le XVe siècle, où chaque reprise était une variante de toutes les autres. Notre traduction est basée sur un manuscrit unique du début du XVe siècle conservé à Vienne. Isabelle Degage est juriste de formation. Elle a passé deux années entières à traduire le premier tome du Tristan. Préface de Mika Biermann. Pour goûter pleinement l'oralité de ce texte, chaque tome est assorti d'une saison de podcasts, création audio originale diffusée en épisodes : http://blogs.editions-anacharsis.com/tristan/

    Toute la mythologie de la chevalerie flamboyante rayonne dans ce chef-d'oeuvre de la littérature occidentale, où Arthur et la Table Ronde côtoient le fantôme d'oedipe et les légendes de l'antique Bretagne. On découvrira, dans le premier tome de cette Iliade des chevaliers, les origines lointaines de Tristan et la naissance de sa passion interdite pour Iseult, tandis qu'affleure l'ombre de la quête du Graal. Roman de l'enfance de l'art, généreux, enjoué, il entrelace des intrigues par centaines sans jamais ralentir son grand galop. Un plaisir de lecture inouï.
    Il n'y a pas d'auteur du Tristan, c'est une ouvre collective qui a pris forme au fil des générations entre le XIIe et le XVe siècle, où chaque reprise était une variante de toutes les autres. Notre traduction est basée sur un manuscrit unique du début du XVe siècle conservé à Vienne. Isabelle Degage est juriste de formation. Elle a passé deux années entières à traduire le premier tome du Tristan. Préface de Mika Biermann.
    Pour goûter pleinement l'oralité de ce texte, chaque tome est assorti d'une saison de podcasts, création audio originale diffusée en épisodes : http://blogs.editions-anacharsis.com/tristan/

  • Histoire de l'architecture Nouv.

    Après avoir été pendant longtemps au service de la pratique architecturale, l'histoire de l'architecture est devenue récemment un enjeu dans la légitimation culturelle d'une profession. Cette histoire elle-même, depuis le milieu du XIXe siècle, n'a cessé de gagner en autonomie : problématiques nouvelles, territoires et objets diversifiés posent à l'historien des questions fortes.
    En retraçant l'histoire de l'architecture jusqu'au développement de ses démarches les plus contemporaines, Gérard Monnier nous aide à mieux comprendre les orientations actuelles d'une discipline dont les enjeux esthétiques, mais aussi sociaux et politiques, se révèlent fondamentaux dans notre monde moderne.

  • Depuis trois décennies, le terme de « barbares » a fait l'objet d'un intérêt accru. Alors que la plupart des travaux universitaires portaient jusque-là sur les civilisations bien documentées par les sources écrites, une attention nouvelle a été accordée aux espaces jugés extérieurs, aux zones de contact, aux pratiques d'échanges et aux formes de la représentation mutuelle. Le barbare apparaît aujourd'hui moins comme l'ennemi irréductible du « civilisé » que comme un autre, que l'on doit construire par des dispositifs multiples et qui s'avère nécessaire pour se définir soi-même. Sous une forme proche d'un dictionnaire, ce livre étudie ainsi la création et l'exploitation de cette altérité à travers des exemples précis pris dans l'histoire mondiale. Les domaines explorés sont multiples : linguistique, philosophie, sources textuelles, archéologie, histoire de l'art, lieux de mémoire, personnages historiques, droit, culture matérielle, ethnographie, sociologie, historiographie, muséographie, représentations médiatiques...

  • Voici une histoire de la forêt médiévale, des forêts de France et des contrées voisines, du ve au XVe siècle. Une histoire qui place en regard de forêts légendaires, les forêts réelles, celles de la chasse et de l'élevage, celles du bois de chauffage et des bois de charpente utilisés dans les habitations et les cathédrales, celles indispensables à une industrie où fours, forges, verreries, salines se multiplient. Une histoire qui rappelle comment, durant ce millénaire, les espaces cultivés s'étendent au détriment des forêts, dans quelle mesure les crises, conflits et épidémies accélèrent le processus ou le ralentissent, ou encore pourquoi il est nécessaire de créer des institutions chargées de gérer les espaces forestiers. Inédit en son genre, ce Tour des forêts est mené par des spécialistes de disciplines peu, voire pas représentées habituellement dans les ouvrages historiques (archéologie, palynologie, ou dendrochronologie), et met en forme des données à la pointe de la recherche. Spécialistes de littérature médiévale, linguistes, juristes, historiens des religions et des institutions, archéologues, spécialistes de la végétation ancienne, de la construction des cathédrales, du transport du bois, des mines, de la production de la chaux, de la poix, du sel, etc. ont oeuvré à donner le panorama le plus complet de la forêt médiévale et ainsi offrent un ensemble qui ne s'était encore jamais fait sur ce sujet. Grâce à cette somme foisonnante et richement illustrée, chacun pourra se faire une idée précise de l'évolution de « sa » forêt, celle qui lui est proche, qu'il parcourt parfois, et qui aujourd'hui fait pleinement partie de son quotidien.

  • Voilà pour toi un livre contenant la mémoire d'un très illustre et très grand homme. (Préface d'Éginhard

  • "1250. À quoi ressemblait une ville médiévale ? Comment y vivait-on ?
    Les grands historiens Frances et Joseph Gies choisissent Troyes, en Champagne, comme l'archétype de la cité médiévale européenne. Grande cité prospère et ville de foire de l'époque, elle éclaire un moment phare de la civilisation médiévale, quelques années avant la guerre et l'épidémie de peste noire qui ravagea l'Europe. Devenu un classique, La Vie dans une ville médiévale nous ouvre la porte d'une période de l'histoire d'autant plus fascinante qu'elle passe souvent, dans l'esprit du public, pour un âge d'obscurité et d'arriération.
    La vie urbaine au milieu du XIIIe siècle tourne autour de la demeure familiale, qui sert souvent aux bourgeois à la fois de logis, à l'étage, et d'atelier ou de commerce, au rez-de-chaussée. Le centre-ville, où les artisans rivalisent d'habileté tout en se réunissant dans des corps de métiers régis par des règles de conduite communes, est un haut lieu de l'activité textile, agricole et bancaire. Il y a des écoles pour les enfants, mais seulement les garçons, et l'enseignement se fait en latin, par les soins d'un prêtre. L'église est le noyau de la vie religieuse et civique, les offices sont des moments de théâtre et de musique, et les voisins s'y réunissent pour des baptêmes ou d'autres célébrations. Les mariages des familles les plus prospères sont l'occasion de fêtes somptueuses où la danse le dispute à la chanson, et où le vin coule quelquefois pendant plusieurs semaines."

  • Au Moyen Âge, durant deux siècles, une secte islamique organisée en véritable internationale terroriste pratique l'assassinat politique sous toutes ses formes, se forgeant ainsi une réputation mondiale. Aujourd'hui encore, l'histoire des Assassins nous concerne, car elle est une première et fascinante représentation des péripéties tragiques qui, dans des contextes différents, se sont reproduites jusqu'à nos jours. Les idéologies sont autres, mais les lois du jeu politique étant constantes, le modèle reste le même. Au nom de la cause, la fin, déjà, justifiait les moyens.

  •  Prix Imaginales 2010 du roman francophone  Grand Prix de l'Imaginaire - Étonnants Voyageurs 2010 du roman francophone Prix Oriande 2010 du roman de féérie   On l'appelle Chien du Heaume parce qu'elle n'a plus ni nom ni passé, juste une hache ornée de serpents à qui elle a confié sa vie. La quête de ses origines la mène sur les terres brumeuses du chevalier Sanglier, qui règne sans partage sur le castel de Broe. Elle y rencontre Regehir, le forgeron à la gueule barrée d'une croix, Iynge, le jeune guerrier à la voix douce, mais aussi des ennemis à la langue fourbe ou à l'épée traîtresse. Comme la Salamandre, cauchemar des hommes de guerre...
    On l'appelle Chien du Heaume parce qu'à chaque bataille, c'est elle qu'on siffle.
     Dans l'univers âpre et sans merci du haut Moyen Âge, loin de l'image idéalisée que l'on se fait de ces temps cruels, une femme se bat pour retrouver ce qu'elle a de plus cher, son passé et son identité.
      « Tant de choses dites, tant de personnages rencontrés, tant d'aventures vécues jusqu'à ce final qui vous prend aux tripes, qui vous fait mal... Ça tient du prodige ! »  Psychovision " Sa plus grande grande qualité reste cette atmosphère, cette ambiance lourde et mélancolique qui vous entoure dès que vous lisez quelques lignes. Une sorte de brume s´empare de votre cerveau, et vous voilà transporté(e) dans un monde médiéval dur, violent, mais aussi triste et où le temps s´écoule lentement, où la notion de subsistance reste la plus importante. Un monde dans lequel les quelques amis que vous pouvez vous faire valent de l´or. " lorhkan.com " Chien du Heaume  est un roman de deux cent pages qui se lit vite mais reste présent dans notre imaginaire une fois terminé. Très bien écrit et très stylisé, on plonge dans l´aventure de Chien du Heaume en y sentant la puanteur, la sueur et la violence de ce monde. Un très bon roman à lire." Actu SF  

  • Traduit pour la première fois en France, La Vie dans un château médiéval est un classique qui a initié des millions de lecteurs anglophones aux secrets du monde médiéval. Et qui a profondément inspiré George R. R. Martin, le créateur de A Game of Thrones. À partir du remarquable château de Chepstow, à la frontière de l'Angleterre et du Pays de Galles, mais aussi des plus admirables châteaux forts français, les grands médiévistes Frances et Joseph Gies nous offrent un portrait saisissant de ce qu'était la vie quotidienne de l'époque et nous montrent l'importance du rôle qu'y jouait le château fort. Les Gies ont le don de rendre à la vie les hommes et les femmes qui vivaient dans et autour du château, le seigneur et la dame, les chevaliers et les soldats, les serviteurs et les paysans, les troubadours et les jongleurs. Nous y découvrons comment les seigneurs et les serfs se vêtaient et se lavaient, ce qu'ils buvaient et ce qu'ils mangeaient, quels étaient leurs loisirs et leurs occupations, leurs codes de conduite sexuelle, leurs principes d'ordre et de solidarité. Nous y apprenons le rôle essentiel que jouait l'honneur dans la culture médiévale, le processus d'initiation auquel se soumettaient les chevaliers, l'importance des fêtes religieuses et des liens personnels, et pourquoi le château fort était autant un rempart contre les violences qu'une source de conflit et un enjeu de pouvoir. Remarquablement documenté, et aussi plaisant à lire qu'un roman, La Vie dans un château médiéval est l'ouvrage de référence pour quiconque a envie de se plonger, l'espace de quelques heures, dans cette époque fascinante.
    Écrivains et historiens, Frances Gies (1915-2013) et Joseph Gies (1916-2006) ont écrit plus de vingt ouvrages sur le Moyen Âge, dont beaucoup ont été des best-sellers.

  • La Chanson de Roland, ici traduite d'après la version recueillie par le manuscrit d'Oxford, est le premier texte littéraire écrit en français et la première chanson de geste connue en Europe occidentale. On situe sa création autour de l'an 1100. Si elle partage avec les autres gestes françaises l'absence d'historicité, le sentiment féodal, l'imagination la plus débordante, elle est indiscutablement supérieure à tous les autres poèmes épiques par sa composition parfaite, soignée jusqu'à des détails insoupçonnés d'équilibre et de beauté formelle. Elle représente un des sommets de cet art. Il est surprenant qu'une expédition inutile ou presque comme le fut celle de Charlemagne en Espagne en 778, et qui s'acheva par l'écrasante défaite de la bataille de Roncevaux, ait trouvé une justification aussi grandiose. Son héros, l'impétueux Roland, l'une des figures littéraires les plus inoubliables des lettres françaises de tous les temps, est connu pour sa démesure héroïque, son sincère repentir postérieur, son amour illimité de la chevalerie et de l'honneur de la douce France. Sur nombre de places de vieilles villes européennes se dressent des statues de Roland, écho de la diffusion que la journée de Roncevaux et sa version littéraire ont atteinte dans le monde médiéval et chrétien. Le texte de la Chanson, établi d'après le manuscrit d'Oxford, a été édité par le médiéviste Luis Cortés (1924-1990) et traduit en français par Paulette Gabaudan chez Nizet en 1994. C'est de cet ouvrage, avec sa remarquable traduction en décasyllabes épiques assonancés, épousant si fidèlement le texte original, que P. Gabaudan propose ici une nouvelle édition.

  • Huon, né à Bordeaux, serait-il maudit ?
    Alors qu'il vient de faire allégeance à Charlemagne, il tue, sans connaître son identité, le fils chéri de l'empereur. Exilé en Egypte, il parvient à revenir au Royaume de France, mais il y est trahi par son frère Gérard, à qui il avait pourtant sauvé la vie. Seule la douce et belle Esclarmonde lui apporte un peu de réconfort au cours d'une vie bien trépidante. Amie rencontrée au fil de périlleuses aventures où des automates tueurs ne s'effacent que devant des géants monstrueux, la jeune femme est ensorcelée par Auberon, petit roi de féérie dont l'exigeante affection protège le chevalier.
    Composée entre 1260 et 1268 en ancien français, cette chanson de geste brille d'un éclat singulier parmi les écrits médiévaux. En effet, grâce à Aubéron, le merveilleux, voire le fantastique, y occupe une large place.
    On tient ce roman comme étant l'un des textes narratifs les plus aboutis du Moyen Âge, et, en lisant cette oeuvre, on se remémore Shakespeare, qui mettra en scène quelque trois siècles plus tard le personnage d'Auberon dans Le songe d'une nuit d'été.

  • Dès les tout premiers textes, l'histoire et la légende se confondent. Les récits faisant référence à un guerrier ou à un roi nommé Arthur sont apparus dans la Grande-Bretagne du haut Moyen Âge, vers 800. Personnage à la fois situé dans le temps et auréolé de mystère, a-t-il réellement existé ? Et comment, dans les siècles suivants, les rapports entre l'histoire et la légende ont-ils évolué ? Pourquoi certains ont-ils jugé bon de défendre l'historicité du personnage, alors que d'autres l'ont farouchement niée ? Des premiers siècles médiévaux jusqu'aux derniers développements de la série Kaamelott, en passant par le temps des Plantagenêts et le siècle des Tudors, le lecteur suivra ainsi le devenir singulier d'un roi qui est devenu l'un des grands mythes de l'Occident.

  • Jacques de Molay fascine. Parmi les vingt-trois grands-maîtres qui se sont succédé à la tête de l'ordre du Temple entre 1120 et 1312, il est sans doute le seul dont le public conserve la mémoire. Les Rois maudits de Maurice Druon l'ont immortalisé et de récents supports, du Da Vinci Code à Assassin's Creed, ont répandu son nom dans le monde entier. Pourtant, s'il est ancré dans le mythe, Jacques de Molay n'a guère captivé les historiens. Il est un « inconnu célèbre », d'ordinaire déprécié, sur lequel bien des incertitudes persistent jusque pour ses dates essentielles - sa naissance, son élection ou même sa mort. Les traces de son action, toutefois, sont loin d'être indigentes. Ce sont ces sources, étudiées de façon systématique et confrontées aux différentes mémoires existantes, qui offrent de jeter un nouvel éclairage sur le grand-maître : débarrassé des stéréotypes, Jacques de Molay peut enfin sortir de l'ombre. Trois parties structurent le livre. La première traite des images du dignitaire, révélant comment, à partir du début du XIXe siècle, un archétype du héros tragique s'est mis en place. La seconde, par-delà le personnage, s'attache à l'homme et elle analyse son parcours pour établir la manière dont il s'est élevé jusqu'au sommet du Temple au sort duquel, de la Terre sainte aux geôles de Philippe le Bel, il s'est identifié. Les engagements de Jacques de Molay, enfin, sont au coeur de la troisième partie. Le soutien à l'Orient latin et la défense de son ordre, qu'il s'est efforcé d'adapter au mieux à une conjoncture lourde de périls, ont été les priorités d'un homme ferme et entreprenant, bien loin de l'incapable que trop d'auteurs décrivent. Ainsi, jusque dans la tourmente du procès du Temple, il a cherché à parer au risque, à sauvegarder son institution et, une fois résolue puis arrêtée la perte de celle-ci, à en préserver la mémoire face aux juges et à la mort : il le fit, le 11 mars 1314, en rétractant des aveux arrachés six ans et demi plus tôt par la torture, prêt à affronter le bûcher et à réaliser ce sacrifice ultime de sa vie dont la postérité l'a vengé en y trouvant, au fil des siècles, l'assurance croissante du martyre.

  • Il manquait aux lecteurs d'un des plus grands historiens français, une compilation de ses articles dispersés d'après-guerre dans lesquels il se livra comme jamais auparavant. Un volume de référence d'une formidable actualité.
    Philippe Ariès n'a pas tout dit. Le grand historien de l'enfance et de la mort a écrit des dizaines d'articles dans des revues de référence. Ils n'avaient, jusqu'à aujourd'hui, jamais été publiés en un volume. Les voici enfin réunis.
    Cette édition inédite se divise en deux parties. La première, " Rajeunir l'histoire ", rassemble des textes de Philippe Ariès à propos des civilisations, où il évoque les religions depuis l'Antiquité jusqu'à la Révolution, la Méditerranée, Byzance, l'Afrique du Nord, l'histoire des Parisiens au xixe siècle ou encore le syndicalisme français. L'occasion pour l'historien de dessiner des portraits savoureux de Charlemagne, Charles Quint, Machiavel, Louis XIII et même Marc Bloch. La seconde partie, " Cheminements ", permet de comprendre les origines de ses théories en redécouvrant trois thèmes essentiels de ses travaux : l'égo-histoire, où il revient sur sa vocation, la place de l'enfant dans la famille, et enfin le rapport de nos sociétés à la mort.
    Une contribution essentielle à l'histoire.

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