• En 1902, écarté momentanément de la vie publique, Marcelin, de son exil parisien, évoque la mémoire de quelques-unes de figures illustres de la vie politique haïtienne de la fin du XIXe et les relations qu'il entretenait avec elles. De D. Delorme à F. Manigat, en passant par Brice, Monplaisir, les insurgés de Miragoâne ou S. Rameau, qu'ils soient libéraux ou nationaux - comme lui -, il les dépeint sans passion partisane. Ces portraits sont aussi l'occasion pour Marcelin de dénoncer l'arbitraire et le militarisme qui gangrenaient la société de son temps.

  • En 1883, Quatre-vingt-dix exilés politiques conduits par Boyer Bazelais, chef du Parti Libéral, débarquent à Miragoâne avec l'espoir de soulever le pays et de renverser le Président Salomon. S'ensuit un siège de dix mois au cours duquel les deux tiers d'entre eux, ainsi qu'une grande partie de la population de Miragoâne, périssent. Vingt-cinq ans après les faits, le romancier miragoânais Fernand Hibbert, s'appuyant sur divers témoignages, dépeint la défense héroïque des assiégés.

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