• Lycéenne parfaite, athlète accomplie aux notes maximales, Emma n'a pourtant qu'une amie, Sara, et ne sort jamais. Personne ne la connaît vraiment. C'est ce mystère qui attire immédiatement Evan, tout juste arrivé de San Francisco. En quelques jours, il va bouleverser le quotidien bien huilé de la jeune fille, et devenir sa raison de vivre. Mais il ignore qu'en tentant coûte que coûte d'entrer dans sa vie, il la menace directement. En effet, Emma vit chez son oncle et sa tante qui la maltraitent quotidiennement, parfois jusqu'au sang. Et si elle fait profil bas, c'est avant tout pour que personne ne remarque ses nombreux bleus...

  • Et si le secret d'Emma en cachait bien d'autres ? Tout le monde à Weslyn connait maintenant le secret d'Emma, mais sa tante, qui la maltraitait, est désormais hors d'état de lui nuire. C'est l'heure pour Emma d'affronter le regard des autres : ceux qui s'en veulent, ceux qui la jugent mais aussi ceux qui, surgissant de son passé, ont encore bien des révélations à faire sur sa vie d'avant...

  • Emma aura-t-elle droit à son happy end ? Deux ans après avoir brisé le coeur d'Evan, Emma ne parvient pas à l'effacer de sa mémoire. Quand un carton plein de souvenirs ressurgit, l'armure d'Emma se fissure. Toutes ses émotions passées reviennent l'assaillir. Pour oublier, elle devient accro à l'adrénaline. Soirées, alcool, garçons : rien ne semble pouvoir combler ce vide qui la consume. Jusqu'à une rencontre décisive, qui bouleversera toutes ses certitudes...

  • Le témoignage du lanceur d'alerte qui a déconcé le scandale de l'abattoir de Limoges. Mauricio Garcia Pereira a grandi dans une ferme d'élevage en Galice espagnole. Il a appris à aimer et respecter les animaux. Arrivé à Limoges, il est embauché dans le plus grand abattoir public de France, où il est le témoin de mauvais traitements sur les animaux, notamment l'abattage de vaches gestantes. Heurté, il interroge responsables et vétérinaires au sujet de cette pratique monstrueuse, mais n'obtient que des réponses évasives et gênées, accompagnées de l'injonction de continuer à faire son travail sans poser de questions. N'y tenant plus, il contacte l'association de protection animale L214 et accepte d'introduire clandestinement une caméra dans l'enceinte de l'abattoir. Les images diffusées via les réseaux sociaux déclenchent un scandale dans l'opinion publique.
    Mauricio brise l'omerta. Il dénonce les transgressions de la loi par un organisme public et la corruption de l'ensemble de la filière, qui rend possible cette barbarie. Depuis cette affaire, il a perdu son travail, mais continue à lutter pour la cause animale. Il est le parrain d'une association fondée par des vétérinaires Français pour le respect de la condition animale et a été l'invité d'honneur d'une journée consacrée à ce thème au Sénat en mai 2017.

  • Peau d'âme, noire neige, le petit poussé... Il était zéro fois... c'est ainsi que commencent Les contes défaits. Un enfant - des enfants sont emmenés dans des wagons. Une main les a lâchés sur un quai de gare. Sans savoir, sans pouvoir voir l'impensable, leurs parents les envoient vers ce camp de vacances rythmé par un irréel quotidien, fait d'ordres absurdes et de caresses violentes. L'histoire est celle de cet enfant et de l'adulte qu'il ne pourra pas devenir, à moins d'être en capacité de rouvrir l'enquête. Longtemps après les faits. Comme une vieille plaie. Intime. Inconcevable. Je suis sans fondations. Ils m'ont bâti sur du néant. Je suis un locataire du vide, insondable et sans nom, qui m'empêche de mettre le mien. J'endosse à l'envi n'importe quelle identité. La mienne, je l'ignore. Je ne la sais ni ne la veux. La page reste blanche car tout ce qui s'y inscrit s'évapore. C'est pourquoi le narrateur de cette histoire a pris la plume. Sans rien dire jamais de ce qui ne se montre pas, loin de la honte et de la négation, Oscar Lalo convoque avec ses propres mots, pourtant universels, la langue sublime du silence... Et c'est en écrivant l'indicible avec ce premier roman qu'il est entré de façon magistrale en littérature.

  • Roman de la réparation, d'une incroyable force littéraire, ce premier livre marque avant tout la naissance d'un écrivain. " Le pistolet était placé à côté du frein à main. Quand le conducteur fut assuré que personne ne pouvait voir la scène sur le point de se dérouler, la scène imaginée, fantasmée, celle qui marquerait son entrée hors du champ de la norme, de la loi, de la vie sociale, quand il fut tout à fait sûr que la longue et morne rue longeant le mur d'enceinte du lycée était déserte, il prit l'arme, la pointa sur ma tête, m'ordonna d'ouvrir la portière et de monter à l'avant, à côté de lui, à la place du mort. " David a douze ans et attend la belle Nina devant l'aumônerie jouxtant le lycée. Elle ne viendra jamais au rendez-vous. À la place, une Peugeot bleue et un homme armé. Il ne relâchera l'enfant que trois heures plus tard. Trois heures, le temps pour le bourreau de commettre son crime. Trois heures dans la tête de l'enfant qui fera tout pour survivre. Entremêlés à ces heures obscures, les fragments de sa vie d'adulte et d'une enfance à l'ombre d'un frère absent : une banlieue tranquille au mitan des années 1980, quelques échappées sur la Côte d'Azur, des voyages lointains et des amours lumineuses pour tromper le vertige. Femmes et paysages dessinent une géographie intime secouée de tremblements. Nulle vallée de larmes, juste l'urgence de trouver la liberté, l'amour, la poésie. L'écriture somptueuse nous plonge au coeur de ce combat pour conjurer la tragédie et rester du côté de ceux qui sont " un peu plus vivants que morts ". Un premier roman à bout portant.

  • Quand un tsunami dévaste la côté indienne, Ahalya, 17 ans, et sa soeur Sita, 15 ans, se retrouvent orphelines. Sans défense, elles sont enlevées et vendues à un réseau qui, de Bombay aux États-Unis en passant par Paris, est prêt à payer au prix fort l'innocence d'un enfant.
    Thomas, avocat américain, travaille pour une organisation spécialisée dans la lutte contre l'esclavage moderne. Ému par le sort des adolescentes, il brave les menaces et la mort pour les libérer.
    Un roman d'un réalisme édifiant qui nous précipite dans les arcanes des réseaux mondiaux de prostitution.

    " Une histoire magnifique, un sujet bouleversant. " John Grisham " Un premier roman qui donne des frissons... Impossible de ne pas être touché par ce livre. " Library Journal

  • Comment engager des poursuites ? Peut-on obtenir l'incarcération de l'agresseur ? A-t-on le droit, suite à des coups, de quitter le domicile ? Comment protéger l'enfant d'un père violent à l'endroit de sa mère ?, etc. Autant de questions auxquelles ce guide répond. Le divorce par consentement mutuel date de 1975, la première campagne d'information sur les violences conjugales remonte à 1989 (plus de 200 000 femmes en sont victimes chaque année en France). Ce n'est qu'au xxie siècle que la nécessité de légiférer pour endiguer les violences physiques, sexuelles ou psychologiques dont sont victimes les femmes dans leurs couples, au travail ou dans leur vie quotidienne a été prise en compte. Depuis tout un train de réformes s'est ajouté dont la plupart sont ignorées ou mal comprises. C'est donc à une nécessité impérieuse qu'obéit la rédaction de ce guide juridique à la fois précis et grand public. Les deux avocates qui signent ce livre répondent à toutes les questions que la victime, ses proches et l'entourage peuvent se poser. Elles montrent que les femmes qui sont la proie de violences disposent d'armes juridiques pour se défendre. En annexe, un lexique permet de comprendre la terminologie juridique parfois intimidante. Et les coordonnées des principales institutions et associations d'aide aux femmes victimes de violence permettent de savoir à qui s'adresser.

  • Tant bien que mal

    Arnaud Dudek

    Un petit garçon rentre de l'école. Il a la clé de la maison attachée à son cou par un cordon. Un homme portant une boucle d'oreille lui demande s'il peut l'aider à retrouver son chat. Il conduit une Ford Mondeo.
    " Je monte à l'intérieur. Il roule pendant cinq minutes environ. On atteint la forêt toute proche.
    - Et votre chat ? je demande. Cela n'a manifestement plus d'importance. "
    Le petit garçon de sept ans est mort en partie ce soir-là. Il n'en dira rien à personne.
    Ce que nous raconte Tant bien que mal, avec une pudeur bouleversante, c'est la façon dont ce petit garçon figé, va poursuivre son chemin, enterré vivant, noyé dans la vase. Vingt-trois plus tard, alors qu'il a trente ans et se rend à la boulangerie, il reconnaît l'homme, sa voix. L'homme à la Ford Mondeo tient un pressing à l'ancienne.


  • Thierry Beccaro, animateur de télévision et comédien parmi les plus populaires, témoigne pour la première fois sur son passé d'enfant battu. Il se livre aujourd'hui afin de libérer la parole sur ce fléau dont souffrent des milliers d'enfants dans notre pays. Afin de leur montrer qu'il est possible, un jour, d'y échapper et de passer de l'autre côté de la rive...

    A 61 ans, Thierry Beccaro compte parmi les animateurs de télévision les plus populaires auprès du grand public, notamment comme présentateur du jeu Motus sur France 2 depuis 1990 ou comme joker de William Leymergie pour Télématin. Depuis plus de 20 ans il s'illustre également comme comédien, notamment au théâtre où il accumule les grands succès populaires à Paris comme en province. Thierry Beccaro, apprécié pour sa bonne humeur et sa gentillesse, a en réalité toujours cherché à lutter et à enfouir un terrible secret qu'il confie pour la première fois : celui d'un enfant battu.
    Victime de terribles violences dont le souvenir aura constitué un traumatisme profond jusqu'à ces dernières années, il témoigne aujourd'hui afin de libérer la parole sur ce fléau dont souffrent des milliers d'enfants dans notre pays. Afin de leur montrer qu'il est possible, un jour, d'y échapper et de passer de l'autre côté de la rive...


  • Vic cherche de vieilles photos au grenier, tombe sur d'anciennes lettres de sa grand-mère Victorine destinées à son amie Amédine. Jamais envoyées. En compagnie d'Amédine, Vic découvre la vie, le calvaire de Victorine : elle attendait la guerre, une autre guerre, celle qui devait la libérer.
    Et Lucien, son époux est mobilisé en août 1914. Il est soldat dans l'âme, guerrier implacable... il revient honoré.
    Vic et Amédine comprennent alors bouleversées de quel côté traîne l'horreur et de quel côté bouge le diable déplaçant l'enfer.
    Avec Patricia Gavoille, l'auteur de cet ouvrage, c'est le talent qui oeuvre partout... Les émotions se nichent dans les moindres recoins. Le temps d'une virgule, un sourire essuie une larme, parce c'est beau le bien écrit.
    Et bien menée l'histoire et bien posée la question : comment une jeune femme peut-elle prier en 1914 pour « que la guerre vienne ! »
    On apprend le pourquoi de cette prière grâce à sa petite-fille et Mamie Amédine.
    Patricia Gavoille, l'auteur de « L'arbre dehors » précédent chef-d'oeuvre, incorrigible rebelle, ne peut s'empêcher de nous bousculer, mélanger les damnés et les victimes, raconter les oiseaux, les fleurs, la mort, les tranchées. Incorrigible romantique, nous faire pleurer, vibrer, batailler et... mais cela le désire-t-elle vraiment : pardonner ?
    On l'ignore mais c'est toujours l'inévitable issue que ses personnages veulent éclairer... incorrigible humaniste !

  • Le bouleversant témoignage d'un enfant devenu homme qui se bat pour que la honte change de camp.
    - Le soutien et l'appui médiatique de Flavie Flament.
    - Laurent Boyet a été contacté par l'équipe de " 7 à 8 " pour un reportage lors de la sortie du livre.
    o Public cible : Les amateurs de récit-témoignage.
    Violé par son frère pendant 3 ans, Laurent Boyet a décidé, 37 ans plus tard, de briser le silence pour libérer la parole des victimes.
    Mon frère, ce héros Petit dernier de la famille, Laurent, 6 ans, se réjouit de retrouver son grand-frère de retour de l'internat pour les vacances. Malgré leurs 10 ans d'écart, l'entente est parfaite. Un matin pourtant, tout bascule : l'adolescent viole le petit garçon. C'est le début d'un long cauchemar pour Laurent, condamné au silence. Ce que sa famille a refusé de voir, ce que son frère l'a obligé à taire, ce qui est resté comme une vive blessure chez l'homme qu'il est devenu, aujourd'hui Laurent Boyet le raconte.
    Faire entendre sa vérité pour transmettre de la force et du courage aux autres victimes.
    Un livre comme un cri du coeur, celui que Laurent Boyet a retenu pendant plus de 35 ans. À l'époque, son innocence, les mensonges de son bourreau : " Tous les frères font comme ça... " et les tabous de la société le condamnent au silence : comment dénoncer sans les mots pour le faire ?
    Aujourd'hui, il libère une parole nécessaire pour que cessent la honte et la culpabilité des victimes.
    "Le voyage fût long pour arriver jusqu'à vous. Un voyage de quarante ans, dans le silence et la honte ; quarante années à me penser plus coupable que victime.
    C'est le temps qu'il m'a fallu pour me pardonner et trouver le courage de vous raconter mon histoire.
    Je vous livre mon témoignage qui traite, sans fard, de l'inceste dont j'ai été victime enfant et de la façon dont je me suis débattu pour me construire, survivre. Vivre !
    Il est temps que la honte change de camp..."
    Laurent Boyet


  • Le témoignage bouleversant d'une jeune femme qui fut abusée par son beau-père durant des années.

    En 2011, forte de sa licence en droit, Tina Renton parvient à faire mettre derrière les barreaux l'homme qui a abusé d'elle pendant des années : David Moore, son beau-père. De ses six ans jusqu'à son quinzième anniversaire, Tina a subi les pires sévices sexuels. Mais personne, ni sa mère ni l'enseignante qu'elle avait alertée, n'a pris des mesures pour la protéger.
    Seule, en colère, sans endroit où se réfugier, Tina a traversé cette épreuve, convaincue qu'un jour elle obtiendrait justice.

  • Aimer, donner, pardonner

    France Guérin

    Les années ont passé, mais France se souvient toujours du placard où sa belle-mère l'enfermait pour la nuit. Elle avait fait d'une serpillière la plus belle des poupées et se répétait inlassablement : " Quand je serai une grande dame, j'aurai plein d'enfants. Je leur ferai tout ce qu'on ne m'a pas fait. " Elle n'a pas oublié les corvées, les coups, les humiliations. Ni les abus de son grand-père. Pendant longtemps, la vie ne lui a rien donné. Et pourtant, cette femme hors du commun est heureuse. Elle a donné la vie à trois filles. Elle fut une " seconde mère " pour des dizaines d'enfants et a adopté deux garçons handicapés. La maltraitance n'est pas une fatalité. On peut avoir subi le pire et devenir une mère aimante. Le bonheur est une lumière intérieure. France en est la preuve vivante. Ce témoignage bouleversant est un modèle de courage, de résilience et un immense message d'espoir. France Guérin vit à Montreuil. Ému par son histoire, Nicolas Torrent, journaliste à Canal+, lui a proposé d'écrire ce livre avec elle.

  • Toutes les études l´attestent : 90 % des enfants dans le monde sont frappés. La France, avec un chiffre de 84 %, n´est pas en reste : fessées, gifles, calottes, tapes... autant de gestes agressifs qu´Olivier Maurel a choisi de rassembler sous le terme de « violence éducative ordinaire ». Pour lui, les choses sont claires : il n´y a pas de « petite fessée » car le seul fait de lever la main sur nos enfants nous fait admettre le principe qu´on a le droit de frapper. Or, on le sait, derrière une première « petite fessée », il y a souvent un risque d´escalade qui peut entraîner une gifle, des secousses violentes, des coups de pieds... jusqu´à la maltraitance.

    Contrairement aux partisans de Freud qui, s´appuyant sur la théorie des pulsions, présentent volontiers l´enfant comme dangereux dans sa volonté de toute-puissance, Olivier Maurel défend l´idée de tabler dans ses choix éducatifs sur ce qu´il y a d´excellent chez l´enfant de façon innée ? à savoir des compétences comme l´attachement, l´empathie et l´imitation. Plutôt que de choisir pour éduquer la voie de la punition corporelle qui peut perturber durablement ces compétences, l´auteur invite à favoriser le développement de l´enfant en établissant une relation de confiance, d´empathie et de bienveillance avec lui, ce qui n´exclut pas de savoir dire non quand c´est nécessaire.
    0300 « violence éducative ordinaire ». Contrairement aux partisans de Freud qui, s´appuyant sur la théorie des pulsions, présentent volontiers l´enfant comme dangereux dans sa volonté de toute-puissance, Olivier Maurel défend l´idée de tabler dans ses choix éducatifs sur ce qu´il y a de foncièrement excellent chez l´enfant ? à savoir des compétences comme l´attachement, l´empathie et l´imitation, ce qui n´exclut pas de savoir dire non quand c´est nécessaire. Un ouvrage pour convaincre ceux qui pensent encore qu'une bonne fessée n'a jamais fait de mal, qu´il faut légiférer contre toutes les violences éducatives ordinaires.

  • « C'est un petit garçon. Encore très jeune. Comme ceux qu'on peut croiser dans la rue aujourd'hui.

  • La rosée du matin

    Nada Al Ahdel

    À douze ans, Nada est une jeune fille épanouie. Elle vit à la campagne avec ses parents et ses six frères et soeurs, et nourrit le rêve de venir habiter à Saana, la capitale du Yémen, pour y étudier et s'épanouir.
    Mais un jour, elle entend son oncle évoquer sa future union au téléphone avec son père. Elle n'ose y croire, pour elle, le mariage signifie la fin : de l'enfance, de l'école, de sa confiance en son père et sa mère, et même de la vie ! Sa jeune tante s'est immolée par le feu après un mariage forcé. Nada s'oppose donc fermement à ses parents : " Allez-y, mariez-moi de force, et je me tuerai ! " Sa volonté et son caractère affirmé lui ont permis de vaincre les traditions tribales.
    L'histoire de Nada dévoile le quotidien et la réalité d'un pays, le Yémen, en prise entre les traditions et les évolutions modernes. Son appel à l'aide a permis de raviver l'attention internationale sur le mariage précoce et forcé des jeunes filles avant leur puberté, vouées à un destin de servitude quand elles ne succombent pas à la violence et aux assauts sexuels de leur époux.

  • « Déposer les larmes », plus qu'un titre, plus qu'un roman, un cri, certes étouffé mais tout droit sorti du coeur de Lou Malaval. Dans cet ouvrage, elle raconte la détresse dans laquelle elle, son mari, ses enfants, sa famille ont été plongés à la suite d'une décision de leur fille ainée à fuir la maison sous l'emprise d'une dangereuse manipulatrice.
    Mais elle ne veut pas que ce cri reste un cri aux abois, mais qu'il soit un appel, qu'il trouve un écho, une résonnance et puisse servir d'alarme à tous les parents dans la même situation que celle qu'ils ont connue.
    Lou Malaval est une maman dont l'extrême souffrance qu'elle a endurée a fait d'elle un auteur, un écrivain...sa solution, sa thérapie fut de déposer ses larmes sur le papier qui au fur et à mesure les a séchées. En revanche, elle tient à ce que ses confidences ne soient pas de vaines lamentations mais un vrai témoignage des épreuves qu'un jeune adulte peut faire subir à son entourage. La maltraitance est hélas plurilatérale. Ni exclusive, ni sexiste, ni spécifique, elle peut, un jour ou l'autre, concerner tout le monde, parents comme enfants.
    Le bruit que fait le déchirement de son âme ne peut qu'être entendu. Lou trouvera peut-être l'apaisement...
    Le talent littéraire n'est pas toujours de faire rêver ou de tromper la réalité en nous en éloignant mais au contraire la dévoiler sans la trahir, ni la falsifier. Lou Malaval fait partie désormais de ces auteurs qui interpellent, alertent et rendent utiles leurs propres expériences.

  • Retour a deeplake

    Ferry C.N.


    Je tente de me reconstruire dans mon cocon protecteur, d'oublier et d'avancer, mais je crains que ce soit impossible.

    Inquiète pour moi, Nina prend les choses en main et m'oblige à affronter mes démons. Mon passé.
    Alors je la suis dans son entreprise folle de retourner à Deeplake. Sauf que ce n'est pas la guérison qui m'y attend, mais une descente aux enfers.


  • Je me nomme Kylian.

    Toute mon enfance passée auprès de ma mère et de mes demi-soeurs ne fut que souffrance. Entre maltraitances et insultes, je n'ai jamais su ce qu'était l'amour. Un jour, suite à une enquête liée à ma première fugue, je fus placé dans une famille d'accueil.
    Ce fut grâce à cette famille qui n'était pas la mienne que je connus le sentiment que ma mère me refusait.
    J'aurais souhaité rester parmi cette famille pour toujours, mais le placement provisoire terminé, je dus rejoindre ma mère qui me détestait. Le pire, fut lorsque je découvris que certaines familles d'accueils pouvaient être encore plus monstrueuses, en gardant des enfants uniquement pour l'argent que l'État leur versait, comme ce fut le cas pour les Thénard.
    Entre fugues multiples et pensées suicidaires, mon avenir était incertain.
    Pourtant, même si cela fut souvent très difficile, j'ai décidé de me battre, pour me prouver à moi-même que je n'étais pas une erreur de la nature, également pour montrer à ma soi-disant mère qu'elle se trompait totalement sur moi.


  • Lola est une enfant abusée, maltraitée par ses propres géniteurs.

    Malgré le temps qui passe, sa douleur demeure toujours aussi intacte.
    Son coeur est un affluent de sang, ses veines sont des montagnes de souffrances, son âme est volcan en décomposition.
    De ses violeurs, tout son être en gardera des empreintes irréversibles.
    Un enfant torturé dut batailler pour résister à la mort qui la guettait.
    Lorsqu'elle se surprend à penser à toutes ses années où elle a volontairement exilé sa souffrance dans une nécropole mortuaire pour y enterrer son abominable fardeau ; elle prend pleinement conscience que ce fût une grave erreur.

    Mais aujourd'hui, elle en a plus qu'assez de ce poids qu'elle porte dans ses entrailles. Cet épouvantable secret.

  • Cette jeune Irakienne est enlevée après que sa communauté yezidi fut exterminée, et sa ville mise à feu et à sang. Pour Farida, direction la Syrie : Mossoul, puis Rakka, capitale autoproclamée de Daech. C'est ici-bas qu'elle sera violée et réduite en esclavage par les geôliers de l'État islamique. Farida s'échappera de cet enfer. Traquée, elle devra faire face à d'autres péripéties. Captive de l'horreur, survivante, résistante héroïque, cette jeune femme d'exception nous raconte ici son histoire Farida a 17 ans quand, le 4 août 2014, le secteur de Sinjâr, à l'ouest de l'Irak, tombe aux mains des djihadistes du groupe " État islamique ". Les hommes de son village yezidi sont exécutés. Les jeunes filles, elles, sont faites prisonnières. Commence ainsi le récit d'un esclavagisme sexuel, qui est, pour Daech, tout ce que méritent les "mécréantes" qui refusent la conversion. Quatre mois durant, la jeune Farida connaîtra l'enfer de l'asservissement: soumise au groupe djihadiste salafiste, elle subira les pires humiliations, connaîtra les pires douleurs. Jouet sexuel des soldats de l'armée, produit soldé sur le marché du terrorisme, sa dignité sera quotidiennement bafouée. Farida n'aura même pas la liberté de mettre fin à ses jours. Ainsi résignée à vivre, Farida défiera la mort, s'accrochera à l'existence, résistera à l'inhumanité, puis se révoltera. Une nuit, avec ses comparses otages, elle s'évade. Mais s'offrira à elles l'hostilité du désert syrien. Dans cette errance, les dangers ne seront jamais loin. Recueillie à bout de souffle, Farida devra affronter un commerçant peu scrupuleux, et déjouer les plans de l' "État islamique", lancé sur sa trace. Certaines de ses amies y laisseront la vie. Après un parcours jalonné de pertes et de larmes, Farida atteindra un camp de réfugiés yezidi situé au bord de l'Euphrate. Les joies des retrouvailles seront de courte durée, Farida étant jugée " impure " par les siens. Elle finira néanmoins par retrouver des membres de sa famille, miraculeusement vivants. Ensemble réunis, la route sera encore longue pour l'Europe... Farida est aujourd'hui en sécurité, en Allemagne, d'où elle nous livre son histoire.

  • À la quarantaine, Melody entreprend un cheminement dans les dédales de son passé pour mieux analyser les raisons de son morcellement intérieur. Élevée dans un milieu bourgeois des années soixante-dix au sein d'une fratrie féminine, son enfance reste marquée par les tabous, les agressions sexuelles transgénérationnelles, la solitude et le silence. De souffrances morales en somatisations, de réminiscences en prises de conscience, Melody comprendra qu'elle a subi un inceste à l'âge de 8 ans. Animée d'une force de vie et d'un courage hors pairs, elle se reconstruit peu à peu et adresse un message d'espoir à toutes les victimes d'inceste.

  • Le 16 septembre 2001, en plein centre-ville d'Arcachon, les passants découvrent un garçon d'une vingtaine d'années, " paumé ", errant dans les rues comme une âme en peine. Ce garçon, ils le connaissent : c'est Christophe, l'ouvrier des boulangers de la rue du Maréchal-de-Lattre de-Tassigny. Des commerçants si souriants... Et pourtant, aujourd'hui, c'est évident : Christophe va mal. Son métier, il en rêvait. Les horaires éprouvants, il en était conscient. Mais ce dont il était loin de se douter, c'est qu'en répondant à l'annonce du couple Lugaro, il n'aurait en partage que brimades, injures et humiliations. Pendant six ans, logé dans un débarras, travaillant douze heures par jour et payé une misère, Christophe subit ce que peu d'êtres humains toléreraient. " Abandonné " par les siens, par le voisinage, " ignoré " par le Centre français d'apprentissage et l'inspection du travail, il ne parvient pas à se libérer de ses exploiteurs. Jusqu'au jour où il se retrouve à l'hôpital...

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