Presses universitaires de Provence

  • Cet ouvrage offre une perspective nouvelle aux études sur la littérature des voyages dont la vaste matière iconographique reste à ce jour relativement peu exploitée. Il propose une réflexion théorique et analytique inédite sur la place et le rôle de l'image dans le vaste ensemble de la littérature des voyages, en regroupant les contributions de littéraires, de géographes, d'historiens de l'art, d'historiens du livre et en travaillant la notion d'imaginaire, via l'étude d'images concrètes, de supports iconographiques divers, tous liés à l'écriture du voyage. Il couvre la période de la fin du Moyen Âge au XIXe siècle, c'est-à-dire des origines iconographiques arabes à la naissance de la photographie, ainsi qu'une aire géographique maritime vaste, de la Méditerranée aux Océans oriental et occidental.

  • L'espace méditerranéen n'a pas seulement été « inventé » depuis les trois derniers siècles : il a été aussi construit - ou reconstruit - dans le cadre de mutations qui ont affecté le politique, l'économie, le social et le culturel et dans lesquelles les élites ont toujours joué un rôle moteur. Cet ouvrage poursuit deux objectifs. Le premier consiste à prendre en considération l'ensemble du processus avec ses différences de formes et de niveaux. Le deuxième porte sur les stratégies des acteurs et s'inscrit dans une volonté d'ouverture des recherches sur les élites.

  • La période allant de la fin du XVe siècle au début du XIXe a été celle de la mise en relation d'espaces lointains, de l'accélération des transactions, de la transformation des pratiques et des réseaux du négoce, bref, de la première mondialisation des échanges. La dilatation de l'espace commercial et l'essor du négoce interculturel ont conduit les marchands à mobiliser, ajuster et élargir leurs compétences, notamment celles qui concernent les langues et les langages - considérés ici dans leur acception la plus large. Ce constat a souvent été dressé par les historiens du commerce qui n'ont cependant pas poussé plus avant leurs travaux dans une direction qui les éloignait de leurs études en cours. Ces recherches différées ont rarement été remises sur le métier ou seulement de manière périphérique à l'occasion de réflexions sur la formation des négociants ou des diplomates et sur la médiation interculturelle. Or, force est de reconnaître que dans le commerce international le maniement et la maîtrise de compétences langagières et linguistiques comptent parmi les éléments de la réussite. Cet ouvrage collectif, qui privilégie les espaces méditerranéen et européen, vise à comprendre comment ces compétences ont été acquises, pensées, utilisées et transmises non seulement par les marchands, mais aussi par ceux qui agissaient pour leur compte ou qui les accompagnaient.

  • Cet ouvrage est consacré aux échanges en Méditerranée à l'époque médiévale. Il repose sur des témoins matériels aussi divers que sont la céramique, la monnaie, le papier, des réseaux à grande distance depuis al-Andalus jusqu'en Asie Mineure, en passant par le Maghreb, la Provence et l'Italie. Réseaux qu'empruntent les cargaisons de pots, de vin, d'huile, de blé, d'épices, mais aussi les hommes d'affaires, les marchands, les ambassadeurs, les populations migrantes, qui depuis Venise ou Gênes vont coloniser les comptoirs de la mer Noire, ou encore les manuscrits qui vont transmettre dans toutes les cours d'Europe les récits des voyageurs en Orient des siècles durant et, enfin, les peintres et leurs oeuvres qui délaissent les brumes nordiques pour les terres accueillantes du Sud de l'Europe. Le monde économique du Moyen Âge ne s'embarrasse pas plus que celui d'aujourd'hui des frontières des États, même si les souverains tentent de le réguler par des traités ou d'en tirer des revenus par le contrôle politique des ports et des détroits ; il brasse les affaires des plus grandes compagnies avec leurs associés, facteurs, apprentis et représentants et exploite les liens sociaux multiples de Barcelone à Alexandrie, de Lucques à Gênes, de Provence en Champagne, de Florence à Avignon et Aix. L'acculturation fait fi des distances, elle permet aux peintres hispaniques de faire des copies des maîtres flamands, aux mosaïstes byzantins de décorer la mosquée de Cordoue, à l'empereur Théophile de construire son palais de Bryas sur les rives du Bosphore à l'image du palais de Bagdad. Le monde des échanges est celui d'un monde sans cesse réinventé...

  • À l'image de la mosaïque qui lui donne son titre, cet ouvrage assemble les éléments d'un motif laissant à l'espace méditerranéen une place centrale. Combinant les approches, entrecroisant trajectoires individuelles et destins collectifs, il donne à voir le rôle structurant des villes dans la façon de concevoir et représenter l'espace, témoigne des réussites et des échecs du vivre ensemble. Dans une perspective d'anthropologie historique, il interroge la question de la souffrance des corps au travail et des corps asociaux. Il joue enfin sur les échelles de la mémoire, questionnant l'action des institutions et des hommes comme passeurs de culture, mettant en évidence l'importance du phénomène de la circulation au sein d'un espace marqué par un incessant va-et-vient de civilisations dont l'extrême enchevêtrement a fini par donner naissance à une certaine forme d'homogénéité.

  • Le Centenaire de la loi de séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905 a donné lieu à un colloque international à Aix-en-Provence dont ce livre porte le témoignage, il est préfacé par Bernard Cousin, professeur émérite de l'université de Provence et ancien directeur des PUP. Cet ouvrage rassemble des communications de spécialistes de différentes périodes historiques, afin de réfléchir ensemble aux rapports qu'entretiennent, de l'Antiquité à nos jours, les pouvoirs politiques et le fait religieux, ainsi qu'aux phénomènes de laïcisation ou de sécularisation des sociétés, en particulier dans le monde méditerranéen.

  • Cet ouvrage est consacré aux villes méditerranéennes à l'époque médiévale, de Cordoue jusqu'à Famagouste en passant par Pechina, Aix, Marseille, Avignon, Naples, Palerme, Thessalonique, Constantinople et Fustat. Ces villes, qui ont le plus souvent hérité d'un long passé enraciné dans l'Antiquité, sont parfois des créations de l'époque médiévale. Certaines ont bénéficié de leur situation au croisement des routes maritimes, d'autres se sont hissées au rang de capitale royale ou impériale, d'autres encore se sont épanouies grâce à l'afflux de populations réfugiées, d'autres, enfin, ont eu un rayonnement religieux inégalé - à moins qu'elles aient connu l'ensemble de ces faveurs. Multiples facettes d'un monde méditerranéen urbain souvent troublé mais qui présente des caractères communs au-delà de la diversité : capitales où résident les souverains ; villes qui ébauchent un système communal ou jouissent d'une organisation municipale développée ; cités où le passé gréco-romain s'estompe dans le tracé urbain au fil des constructions médiévales et du développement de l'urbanisation ; ports où les marchands s'affairent, où des populations d'origines diverses se croisent, où l'industrie et la construction se développent au rythme des échanges ; villes en effervescence culturelle et artistique alimentée par le mouvement continu des voyageurs, ambassadeurs et missionnaires entre l'Orient et l'Occident ; villes en devenir ou en passe d'être frappées par les armes ; villes dynamiques parfois secouées par des crises violentes dues à un essor trop rapide, à l'inégalité sociale, l'angoisse des populations à l'aube de l'un des plus grands bouleversements géopolitiques de l'histoire méditerranéenne... Telles sont les villes que nous font découvrir les vingt-deux contributions de cet ouvrage.

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