• Un paysage tranquille de Lorraine, à labri du ciel et du vent. Mais limpression est trompeuse. Les blessures de la guerre, les vieilles haines et la mine y ont creusé bien des failles. Cest dans lune delles quun matin dhiver, le cadavre dune jeune fille est retrouvé, une corde savamment nouée autour du corps. Le lendemain, on découvre un curieux assemblage de brindilles dans le cimetière du village, à lendroit même où, en 1944, au lendemain de la Libération, un homme a été pendu. Simon Dreemer, tout juste muté au SRPJ de Metz, et le lieutenant Jeanne Modover, une enfant du pays, devront sonder les âmes et les souvenirs des «gueules jaunes», ces anciens des mines de fer malmenés par lHistoire. Lesquels des fantômes de la guerre ou de la mine sont revenus pour sacrifier des adolescentes ?

  • Naissance et origine du mouvement amish, en Alsace, au XVIIe siècle, à travers l'itinéraire romanesque d'Elias Greiber et des siens.




    Dans le canton de Berne en Suisse, Elias Greiber fait partie des anabaptistes mennonites (courant protestant prônant notamment un baptême adulte et volontaire, et respectant à la lettre la parole de l'Evangile) persécutés depuis la Réforme. En 1683, il s'installe à Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace. Là, sur les terres des Ribeaupierre (famille de nobles protestants), règne la tolérance religieuse. Dans leur ferme en louage à Echery, Elias et son épouse Frena travaillent d'arrache-pied et accueillent les naissances d'Hanspeter, Elsy, Noé et Andreas.
    Le mouvement anabaptiste se radicalise sous l'impulsion d'un prédicateur dissident, Jacob Amann, qui veut revenir aux fondamentaux. De nombreux anabaptistes, parmi lesquels Elias deviennent amish (le groupe d'Amann). L'une des nouvelles règles est l'excommunication : celui qui est rejeté de la communauté n'existe plus. Elias connaîtra ce déchirement dans sa propre famille lorsque Hanspeter épousera une protestante.
    Le curé local s'engage dans un combat missionnaire opiniâtre et ses protestations finissent par arriver jusqu'à Versailles. Car, si Louis XIV a accordé la liberté de culte aux protestants alsaciens, luthériens ou calvinistes, les anabaptistes n'en font pas partie. En 1712, ils sont donc une nouvelle fois expulsés et essaiment dans les régions environnantes, ou plus loin. Elias choisit l'exil et l'Amérique, le pays de la liberté, où de nombreux coreligionnaires ont déjà migré, vers la Pennsylvanie...




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  • Peu de lecteurs connaissent encore Erckmann-Chatrian. Appréciés de George Sand et d'Alphonse de Lamartine, défendus par Victor Hugo, ils ont subi le sort des auteurs édités par Hetzel : désignés comme des écrivains régionalistes s'adressant uniquement à la jeunesse, ils sont passés de mode. Après avoir paru dans la Bibliothèque verte et sous forme d'extraits dans les manuels scolaires, leurs romans ont été oubliés. Pourtant, Émile Erckmann (1822-1899) et Alexandre Chatrian (1826-1890), auteurs lorrains, figurent parmi les écrivains les plus lus du XIXe siècle. Avec pour cadre la vie quotidienne d'une campagne reculée, celle des environs de Phalsbourg puis des petits villages de Lorraine et des Vosges, leurs écrits abondent de menus faits recueillis auprès des villageois. Mais ce réalisme alors en vogue s'y trouve nettement infléchi par un idéalisme volontaire voire optimiste : « Il faut que tout soit un peu idéaliste, car la réalité plate, telle qu'on la comprend et qu'on la pratique aujourd'hui est trop assommante » confie Erckmann. Leur prose s'en trouve enrichie à la fois de considérations métaphysiques, du recours à l'étrange et au fantastique mais aussi d'un didactisme républicain. Leur devise pourrait être « édifier et instruire ». La présente édition annotée de leurs oeuvres comprend trois recueils de contes - Contes fantastiques (1860), Contes de la montagne (1860) et Contes des bords du Rhin (1862) - et trois romans - L'Ami Fritz (1864), Histoire d'un conscrit de 1813 (1864), Waterloo (1865). Elle reprend la première édition de chaque oeuvre en volume et est accompagnée d'une introduction générale, de notices pour chaque partition, de notes explicatives, d'un dictionnaire des personnages, d'une bibliographie, d'une chronologie et d'index.

  • Le duc de Choiseul a été maître de la France pendant douze ans. Principal ministre de Louis XV, son oeuvre est considérable : il mit fin au désastre de la guerre de Sept Ans, restaura la marine, réforma l'armée, prépara la revanche contre l'Angleterre et libéralisa l'économie.
    On croit connaître ce brillant ministre qui resta au pouvoir de 1758 à 1770. Homme de guerre, Choiseul fut l'un des artisans du grand basculement mettant fin à deux siècles de lutte acharnée entre la France et l'empire des Habsbourg. Redoutable homme de cour, il sut se ménager l'appui de Mme de Pompadour, mais fut disgracié parce qu'il refusa la fulgurante ascension de Mme du Barry.
    Mais le duc de Choiseul, c'est aussi et avant tout un style, un ton cynique, brillant, parfois méchant, celui d'un grand seigneur, amateur d'art. De la Lorraine, où il est né, à la Touraine, qu'il a choisie, il représente l'art de vivre au XVIIIe siècle. En s'appuyant notamment sur les écrits de Choiseul, Monique Cottret dresse le vivant portrait de celui qui, à l'égal d'un Richelieu ou d'un Mazarin, fut l'un des hommes d'État les plus importants du siècle des Lumières.

  • La Lorraine des ducs

    Henry Bogdan

    La Lorraine, avant d'être rattachée à la France en 1766, fut un duché souverain dont les ducs issus de la Maison d'Alsace - sauf Stanislas Leszczynski imposé par son gendre Louis XV - ont régné sans discontinuer de 1048 à 1736.
    Les ducs qui, depuis 1431, sont également ducs de Bar, ont eu en commun la volonté de préserver l'indépendance de leurs Etats et d'en assurer le développement et le rayonnement. Certains d'entre eux ont fait connaître la Lorraine hors de ses frontières : Raoul Ier qui mourut à Crécy en combattant aux côtés du roi de France ; René II, le " héros lorrain " qui en 1477, sous les murs de Nancy, mit fin aux ambitions de Charles le Téméraire ; le duc exilé Charles V qui sauva Vienne en 1683 puis libéra la Hongrie de ses occupants turcs ; ou même Stanislas, le duc nominal chargé de faciliter l'incorporation du duché à la France, qui fit de Nancy l'un des plus purs joyaux de l'urbanisme du XVIIIe siècle.
    Plus de deux siècles après son rattachement à la France, la Lorraine demeure encore tout imprégnée d'un passé qu'elle n'a jamais renié.

  • Demander son chemin, saluer et se présenter à quelqu'un, parler de la pluie et du beau temps ou tenir une conversation avec un Lorrain "pure souche"... Quelle que soit votre motivation,Le platt lorrain pour les Nulsvous donnetoutes les clés pour apprendre les expressions courantes, le vocabulaire et la conjugaison en un clin d'oeil.
    Vous trouverez dans cet ouvrage des éléments de communication comme les salutations, les particularités de prononciation, les règles de grammaire essentielles. Pour prononcer correctement, un système de notation clair et simple est inscrit entre parenthèses pour tous les mots en platt lorrain !
    Avec les Nuls, le platt, c'est dans la poche !

  • La lente et douloureuse installation de l´école de la République vécue par une lignée d´instituteurs dans les Vosges.

    « Il aimait cette clameur de réponses dans sa classe, cet élan des voix de jeunes garçons unies en une seule voix, un élan vers la connaissance qu´il était fier et heureux de partager avec eux. Il éprouvait une vraie jouissance à susciter le plaisir de la découverte chez les enfants, se souvenait, chaque jour, à chaque heure de classe, de ces paroles que Monsieur Abel Marichal, directeur de l´Ecole normale, répétait souvent à ses futurs instituteurs : « N´oubliez jamais que vous ne serez pas un vase plein destinéà remplir des vases vides ! » Il en avait fait, désormais, le moteur de sa vocation de maître d´école. » Deux familles que rien ne prédisposait à se rencontrer - l´une notable et traditionaliste, l´autre modeste et progressiste - s´unissent bon gré mal gré par le mariage de leurs enfants Rose-Victoire Dieudonné et Aimé Delhuis. Les deux fils du couple, Victor et Clément, suivront deux trajectoires et deux engagements différents. Dans la lignée des Dieudonné, Victor épouse une aristocrate et affiche un certain mépris à l´égard des siens tandis que Clément entre à l´Ecole normale d´instituteurs où, comme tous ses condisciples, il étudiera le violon. Gazé en 1915, il est évacuéà Vittel où il rencontre sa future femme, Mathilde, normalienne elle aussi.

    Ensemble, ils prennent, dès la fin de la guerre, leurs fonctions et s´engagent avec passion pour la laïcité et l´éducation. Clément, les poumons rongés par l´ypérite, mourra en léguant à son jeune fils son amour de l´enseignement, de la musique et l´engagement dans la franc-maçonnerie que lui a transmis le maître luthier avec qui il avait entrepris la fabrication de son propre violon.

  • A l'occasion du centenaire de la bataille de Verdun (février à décembre 1916), Michel Bernard raconte par les mots et l'image, et à travers les visages des soldats, ce moment unique dans l'histoire de France. Qu'est-ce que la France ? A cette question, Verdun apporte la plus bouleversante et la plus précise des réponses. Trois cent mille soldats français et allemands sont morts pendant les trois cents jours de la bataille de Verdun, entre les mois de février et décembre 1916. A l'échelle démesurée de la Grande Guerre, ce n'est pas si important, rapporté au paysage de Verdun, à cet amphithéâtre de sombres collines que le regard embrasse en un instant, c'est vertigineux. Nul ne peut prétendre connaître la France et ce qui fait le fond de notre pays, ce peuple très ancien et mêlé qui vit là, au bout de l'Europe, s'il n'a posé son regard sur cet horizon de bois élevés qui s'appellent le Mort-Homme, la cote 304, Douaumont, Vaux, Fleury, le bois des Caures... Nul ne peut comprendre la relation singulière qui s'est nouée ici entre la France et l'Allemagne, s'il n'a vu sous l'Ossuaire les restes mélangés de leur commune humanité, témoignage d'une commune souffrance. Il s'est passé là quelque chose qui traverse le temps. Visages de Verdun en dévoile l'âme par la conjugaison de photos inédites et d'un récit prenant.

  • Avec les Nuls, la Lorraine n'a pas fini de vous surprendre !Vous êtes Lorrain de coeur, d'origine ou d'adoption ? Vous pensez bien connaître cette région à l'identité forte, au coeur des turbulences de l'Histoire, ou vous voulez la découvrir ? Découvrez l'histoire de la Lorraine de l'Antiquité à nos jours, et retrouvez au fil des pages celles et ceux qui ont marqué l'histoire de cette région : Edmond de Goncourt, Callot, mais aussi Jules Ferry et Robert Schuman ! Partez à la découverte d'un peuple à l'identité forte et explorez les richesses linguistiques des dialectes encore parlés aujourd'hui. Appréhendez la Lorraine contemporaine : son économie, sa politique, sa nature encore préservée, etc.
    Qui sont les Malgré-nous ? Pouvez-vous citer un vers de Verlaine ? Vous apprendrez les recettes authentiques de la fameuse quiche, de la tarte aux mirabelles et de la soupe des Vosges, en français et en lorrain !
    Loin des clichés et des stéréotypes, découvrez ou redécouvrez la Lorraine !
    Dans ce livre :

    L'histoire de la Lorraine, des origines à nos jours
    Le tour de la Lorraine, de Metz à Nancy, des Vosges à la Meuse en passant par la Meurthe-et-Moselle
    L'économie de la Lorraine
    La nature lorraine
    Les traditions, spécialités culinaires et rudiments de la langue
    Et bien d'autres choses encore !

  • Esiècle. Un superbe hommage à la faïence lorraine et à ses artisans.0500« La dernière pièce du moule retirée, elle avait pu contempler enfin ce loup de Métendal destiné à Théo, à lui seul ! Grand, majestueux, souverain, comme son grand frère du champ de courses ! » Née en 1841, Clémence a grandi dans l´univers de la faïence où travaillait son père, chef d´atelier à Rambervillers, en Lorraine. Passionnée, elle perpétue la tradition, et survit avec le fruit de ses ventes de terres cuites dans une ville meurtrie par les assauts des cavaliers prussiens. Jeune veuve, elle prend en charge seule son fils Théo et son frère Nicolas, revenu traumatisé de la terrible bataille de Sébastopol. En 1871, refusant l´annexion prussienne, des Alsaciens se réfugient dans le Sud de la Lorraine resté terre française. Parmi eux, Palmyre Lazare. Il tombe bientôt sous le charme de Clémence. La vie de celle-ci connaîtra-t-elle enfin un cours plus tranquille ?
    Le bel hommage, à la fois érudit et romanesque, d´un écrivain à sa terre natale à travers le portrait d´une femme qui se bat pour sauvegarder sa faïencerie et son amour.0300 Née à Rambervillers en 1841, Clémence a grandi dans l´univers de la faïencerie, où travaillait son père, chef d´atelier. C´est tout naturellement qu´elle perpétue la tradition. Orpheline et veuve d´un artisan mort au combat, elle assume seule leur enfant et prend en charge un frère revenu impotent de la bataille de Sébastopol. Elle survit avec le maigre fruit de ses ventes de terres cuites, dans une ville meurtrie. Dans les années 1870, des Alsaciens, refusant la soumission à l´ordre prussien, se réfugient en nombre en Lorraine. Parmi eux, des Juifs qui seront à l´origine de l´âge d´or du textile vosgien. Palmyre Lazare est de ceux-là. Il tombe sous le charme de Clémence. Mais la vie de celle-ce ne connaîtra pas pour autant un cours plus tranquille : l´antisémitisme sévit. En 1916, Clémence aura survécu à toute sa famille, à son mari Palmyre, à son fils mort à la guerre, son enfant unique pour qui elle avait modelé, peint d´émaux, la fameuse sculpture du loup de Métendal (une statue de l´Hippodrome de la ville, lieu de promenade privilégié entre Clémence et son fils.)

  • Une grande saga au coeur d'une Alsace de caractère, dans le monde des forêts, et portée par le désir de revanche de deux jeunes gens liés par une tragédie familiale.« Elle appréciait les torrents où d'une main agile elle savait saisir une truite qui améliorait l'ordinaire, les coins à champignons et à miel sauvage, sources de revenus appréciables quand pour toute richesse on ne possède que sa débrouillardise. Et surtout l'odeur de feuilles, de terre humide, grisante. »En 1713, la vallée de Munster, au coeur de l'Alsace, restée à l'écart des grandes voies de communication, forme un univers clos. Les Mayer sont venus y cacher un terrible drame. Conrad, le père, veuf, devenu schlitteur (celui qui transporte les bois abattus au moyen de la schlitte, sorte de luge), tente de subvenir aux besoins des siens, au péril de sa vie. Le secret de famille empoisonne les relations entre les deux enfants : Willy, ambitieux et sans scrupules, veut devenir marcaire (fabricant de fromage) ; Emma, courageuse et droite, animée par le même esprit de revanche, n'aime que la forêt, en connaît les moindres recoins. Ils mettent tout en oeuvre pour conquérir leur place au soleil. Se déroulent au fil des pages de ce tumultueux roman les destins croisés de Willy, d'Emma, des vies laborieuses, passionnantes, chargées d'événements dramatiques et d'heureux coups de pouce du destin, et surtout portées par la haine réciproque et le désir de vengeance qui les animent?

  • Retrouvez toute la gastronomie alsacienne ! Voici les 120 meilleures recettes alsaciennes en langue régionale et traduites en français. Découvrez enfin la vraie recette de la Flammeküeche (tarte flambée), de la choucroute, des galettes de pommes de terre, du kouglof , et de bien d'autres spécialités alsaciennes.
    Une cuisine généreuse et conviviale ! Bouchées à la reine, tourte au munster, bibalakas (fromage blanc à l'alsacienne), pâté en croûte, salade de pissenlits, spätzle, coq au riesling, palette de porc fumée, pain d'épice, tarte aux myrtilles, streusel, soufflé au kirsch...

    E Gueter !

  • Le jour où Alexandre revient à La Renardière, grande propriété des Bazelaire en Lorraine, son frère aîné s´apprête à fuir en Amérique à la suite d´un drame familial, abandonnant la place de maître de forges qui lui était destinée. Dans la tourmente économique mondiale des années 1860, Alexandre, ingénieur jeune et ambitieux, incarne dorénavant l´espoir et l´avenir. Lui qui rêvait de Paris et de constructions architecturales avec son ami Gustave Eiffel se trouve confrontéà un dilemme : faire entrer l´entreprise familiale de métallurgie dans une ère nouvelle ou risquer de la voir péricliter.

    Mais en pleine révolution industrielle, alors que le conflit avec l´Allemagne voisine devient inévitable, les Bazelaire se déchirent : scandales, non-dits et amours coupables ressurgissent. Quand Alexandre tombe éperdument amoureux de la belle et surprenante Emily, la femme de son meilleur ami et associé, il a conscience qu´il risque de ruiner l´oeuvre de plusieurs générations. Au milieu des tensions économiques et des déchirures familiales, Alexandre peut-il encore sauver l´honneur et la fortune des Bazelaire ?

  • De 1843 à 1881, dans les Vosges, Florent, enfant unique, vouéà devenir verrier comme son père, se découvre un don rare pour le chant.
    « Deux doigts gauches sur le pied du verre pour le maintenir avec fermeté, Firmin trempa l´index de la main droite dans le gobelet d´eau de Florent, le posa sur la lèvre de la paraison adoucie par le feu, l´effleura d´une caresse lente, d´une infinie délicatesse. Ses doigts gourds de manouvrier semblaient devenus ailes de mésange. Alors monta le chant.- Le chant du cristal, mon gamin, murmura le père... Ecoute le chant du cristal. »Enfant unique ardemment désiré, Florent est depuis sa naissance l´objet des attentes et ambitions des siens : sa mère l´a destiné au chant ; son père veut qu´il devienne verrier, lui qui pour des raisons de santé a dû renoncer à sa passion. Florent suit donc les cours de l´Ecole de la Compagnie des Verreries et Cristalleries de Baccarat. Or le garçon a un don exceptionnel pour le chant. Mais son père s´oppose à cette vocation. C´est Regina Galtier, épouse du sous-directeur de la fabrique, Allemande férue de musique, qui, découvrant sa voix pure comme le son du cristal, lui révèle son talent. Malgré les dix ans qui les séparent, un lien puissant, porté notamment par l´amour de la musique, les unit. L´enfant est tiraillé entre son devoir et sa passion, entre Regina qui l´éblouit et sa mère, devenue veuve et sans ressources, qui le touche tant ? Florent devient un excellent artisan, expose ses oeuvres à l´Exposition universelle de 1867. Pendant des années, il reçoit des lettres de Regina, repartie en Allemagne. Il va la retrouver un jour et tombe dans ses bras. C´est à l´âge de la maturité que Florent, enfin, pourra concilier ses deux arts.

  • En 1976. Au coeur des vignes alsaciennes, la confrontation rude entre deux femmes qu'unissent l'amour du vin, de la terre et d'une région, et un secret de famille.
    La belle Flora a quitté le vignoble bourguignon pour s'installer à Ammerschwihr, en Alsace. Que vient-elle y chercher ? A trente ans, elle est certes libre de toute attache, mais cette liberté a le goût amer d'une quête éperdue de racines. Au Domaine des vignes d'Obertor, elle travaille sous les ordres de l'impitoyable Grete, la digne petite-fille de Ruth, qui y autrefois régnait en souveraine. Des liens très forts se sont noués entre Ruth et Grete pendant la bataille pour la libération de Colmar en 1945.
    Malgré les beautés de la région et son amour pour le Kaefferkopf, " perle du vignoble alsacien ", Flora pourrait désespérer. Heureusement, des amis veillent sur elle. A mesure que passent les mois, le mystère s'épaissit au domaine. Qui est réellement Grete, la maîtresse des lieux ?
    Entre ces deux femmes que tout oppose mais qu'un rien pourrait rassembler, la guerre est déclarée, violente, passionnée, sous le regard de Clément, l'enfant de Grete. Or, ce garçon trop sage et silencieux connaît la vérité...

  • «- Ach, on les regrettera pas. Monsieur le curé l´a bien dit : heureux comme Dieu en France ! Seulement, ça a pas l´air de s´arranger. Le vin est de plus en plus cher et paraît qu´en ville les gens ont faim... Ici, faut pas trop se plaindre, ça va... mais on trinquera encore, l´Alsace a toujours été cocue, prise par les uns, trahie par les autres, française puis allemande et maintenant à nouveau française, on a l´impression que ça s´arrêtera jamais... tout le monde nous veut et personne ne nous aime, enfin on verra bien ce que ça va donner avec les Français ! » Fin 1918, après l´armistice, le jeune instituteur Jules Maître est nommé en Alsace, tout juste reconquise par la France. Il connaît cette région par les récits que lui faisait sa grand-mère émigrée en 1871. Il y apporte avec lui l´amour de la France, sa langue, sa culture et la République. Jules est un idéaliste, bien décidéà convertir ces « Allemands » aux vertus républicaines, mais il se heurte à de nombreuses barrières : ses élèves, enfants de paysans- ouvriers, typiques des vallées vosgiennes, ne parlent pas le français, et la religion est enseignée au sein même de l´école républicaine.

    En pleine montée du nazisme, Jules prend pleinement conscience de son devoir d´homme et de la portée des convictions pour lesquelles il se bat. Il lui faudra protéger sa fille et son épouse Judith.

  • AvecVent de colère, second ouvrage de la sagaCeux de la Grande Vallée, la révolte gronde dans la vallée de Munster.

    « Emma Ritter, la patronne de l´exploitation forestière du Herrenwald, au fond de la Grande Vallée, sourit en pivotant vers son amant et, sous la brûlure avide de son regard, oublia l´avertissement que son ouïe particulièrement aiguisée venait de lui transmettre.
    - Tu as raison. Qui viendrait ici alors que tout le bois flottéà l´automne a été vendu et livré ?
    - Méfie-toi quand même de tes ennemis. » 1723... Dans la ville de Munster, Willy Bresch est devenu un éleveur prospère grâce à son riche mariage ; il ne recule devant aucune bassesse pour assouvir sa soif de vengeance. Emma Ritter, patronne de l´exploitation forestière et propriétaire d´une scierie, lui rend coup pour coup. Leur rivalité divise la communauté villageoise en deux clans. Des temps troublés s´annoncent pour tous.

    Et par-dessus tout, le pouvoir royal menace les libertés ancestrales des habitants de la Grande et de la Petite Vallée. La révolte gronde...

  • En 1816, l´affaire des revenants - des migrants assassinés - agite la police de Strasbourg. Au coeur du mystère, un château, celui du Haut-Barr, qui renfermerait un précieux trésor convoité par un homme sans scrupules...

    «- Tout se déroule comme prévu. J´ai vu des plans, pas d´une maison, des plans en longueur, comme ceux d´une route, ou d´un passage. Ainsi qu´une gravure...
    Les yeux écarquillés, elle désigna ce qui se trouvait juste sur le mur qui lui faisait face.
    - Qu´est-ce ?
    - Le château du Haut-Barr. Il domine la ville.
    Elle eut un moment de flottement. Sans doute en trouvait-on autant dans presque chaque maison.
    - Dites-lui que j´ai vu une gravure du Haut-Barr, non pas accrochée au mur mais posée sur une table, appuyée contre une pile de livres et de documents. » Le commissaire Pernon de Strasbourg envoie plusieurs de ses émissaires, parmi lesquels Florent Schoebel et Nanni, vers Saverne (au pied des Vosges, sur la route de Strasbourg). Disette oblige, en cette année 1816, de nombreux Alsaciens sont candidats à l´émigration pour l´Amérique. Et Pernon s´inquiète de la « disparition soudaine » de certains, rançonnés par les passeurs. Florent mène son enquête tandis que Nanni doit espionner le principal suspect, Ambroise de Laroche-Fontan. Elle acquiert rapidement la certitude de son rôle central dans l´« affaire des revenants »- il a besoin d´argent pour poursuivre discrètement ses recherches autour d´un fabuleux trésor enfoui sous les ruines du Haut-Barr.

    Mais, contre toute attente, Nanni s´éprend de Fontan.

    Grâce à la sagacité de Florent et de ses comparses, passeurs et voleurs sont sous les verrous, Laroche-Fontan est arrêté, «éliminé», laissant Nanni, véritable héroïne du récit, inconsolable...

  • Après Le Rêve de la Grenouille, rêve tourné vers la Russie des tsars, à la poursuite d´une tante exotique, gouvernante à la cour de Russie, la fillette qui se méfiait de l´autre sexe grandit...

    «- Une femme libre est celle qui peut exercer le métier qu'elle a choisi, déclarait-elle. Ce à quoi Fine répondait au tac au tac :
    - A condition qu´elle tienne bien son ménage.
    Poulette grinçait des dents, haussait les épaules.
    - Il n´y a pas que le torchon et la poussière à faire disparaître dans la vie. D´ailleurs, pour ce qui est de la poussière nous y retournerons. En attendant, il est tout de même préférable de faire ce que l´on aime. Faire ce que l´on aime... Elle avait raison, ma Poulette de maman.» La suite des tribulations initiatiques de la Grenouille : sa passion pour le théâtre, son engagement dans le scoutisme, ses révoltes qui lui font rencontrer d´autres jeunes gens, ses tentatives d'émancipation face à une mère omniprésente, et ce petit coeur qui ne demande qu´à battre s´emballe... C´est l´époque de la guerre d´Algérie et la Grenouille trouve soudain sa voie en écoutant un reportage sur Radio Luxembourg. Plus tard, elle n´écoutera pas les événements, elle sera « dans les événements », au coeur de ceux-ci. Ainsi, elle rêve d'aller jusqu´en URSS pour interviewer Krouchtchev, ainsi fouler le sol cher à sa tante de Russie.
    En attendant vive les célébrations du bicentenaire du rattachement de la Lorraine à la France où un bel amoureux l´attend à la Pépinière, non loin de la place Stanislas à Nancy. La Grenouille veut vivre...

  • A travers la vie de Matthieu Thuillier, souffleur de verre à Nancy, Les Alliances de cristal sont un hommage rendu à la Lorraine et à son art de vivre.

    « Confortablement installé dans le petit salon, Jacques Belmont venait de prendre son café et entendait bien lire en toute quiétude la Revue lorraine des artistes. Il se réjouissait de ce qu´on parlait de plus en plus de Nancy à propos des oeuvres d´art produites par cette ville toujours en quête de beauté. Les expositions se succédaient, tant à Paris qu´en Europe et même en Amérique, où les artistes lorrains étaient représentés. Leur art était apprécié et les récompenses ne manquaient pas. » A Nancy, Matthieu Thuillier exerce très jeune en tant qu´apprenti dans la verrerie Daum. Peu à peu, il connaît toutes les chaînes de fabrication. Il côtoie les plus grands artistes et artisans d´alors, ceux qui, rassemblés dans l´Ecole de Nancy, sont le fer de lance de l´Art nouveau.

    Au cours de l´Exposition universelle de 1900 à Paris, Matthieu s´éprend de la fille d´un verrier, Emélie, mais c´est auprès de Lucie Kessler qu´il connaît une folle passion. Au lendemain de la Grande Guerre, Matthieu revient travailler chez Daum au service commercial. Sa vie s´achève sur un stupide accident de voiture. Mais si Gallé, Daum et les autres ne sont plus, la passion subsiste. Par la grâce de deux alliances de cristal qu´avait conçues Matthieu, ses héritières vont se retrouver en 1969 dans la cristallerie Daum.

  • Fin des années 1930? Sur les bords de la Meuse. A l'écluse de Martinpré, au bord du canal de l'Est, en pleine campagne, Louis Champart, fils d'éclusier, a la vie simple des enfants de son milieu, et de son époque. Il rêve cependant de voyages et d'ailleurs. Un rêve entretenu par ceux qu'il appelle « les gens du voyage » : les bateliers tout d'abord, mais aussi les romanichels, les marchands ambulants? Vingt ans plus tard, Louis prend la relève de son père décédé. Un jour de fête foraine, il rencontre une fille de voyage, Rose, prise dans un violent règlement de comptes. Il accepte de la recueillir chez lui. A ses côtés, le jeune éclusier approche le métier de saltimbanque et il en voit tous les excès : l'extravagance, l'humiliation, la souffrance. C'est en trouvant l'amour que Louis voit partir à jamais ses rêves de voyages et d'ailleurs.

  • Dans le contexte troublé de 1815, un brillant étudiant résout, seul, une affaire criminelle au sein de la confrérie très concurrentielle des indienneurs (les imprimeurs sur étoffes) alsaciens?« Florent Schoebel se sentait un gamin inexpérimenté, lui qui n'avait guère quitté Strasbourg. Comment M. de Permon pouvait-il confier une mission à un débutant qui n'avait rien vu et ne connaissait rien, des femmes pour commencer ? Il tâta discrètement la pochette en cuir sous sa chemise, à même la peau, comme si Mme Herbig avait pu sans qu'il s'en aperçoive le dépouiller de son bien le plus précieux : ce que lui avait remis le lieutenant de police. Profondément perturbé, il aurait voulu la fuir, tout en ayant hâte de se retrouver à ses côtés. »Florent Schoebel, brillant étudiant au talent avéré d'enquêteur, est envoyé en mission officieuse à Gwebwiller par Permon, lieutenant de police de Strasbourg. Il y rejoint son oncle, le maire de la localité, victime d'une campagne de diffamation. En pleine Terreur blanche (délation contre les partisans de Napoléon), Florent doit faire la « mouche » (l'espion). A Gwebwiller, ville investie par les manufacturiers, un fait divers suscite sa curiosité : une jeune ouvrière est trouvée inanimée devant le baraquement d'un manufacturier en flammes. Accident ou acte criminel ? On découvre un peu plus tard dans la Lauch un cadavre décapité. Des indices révèlent que l'inconnu revenait d'Angleterre - où les techniques d'impression sur étoffes sont très élaborées -, des plans secrets cousus dans son manteau. S'orientant vers la piste des manufacturiers, faisant un lien avec la première affaire, Florent se déguise en ouvrier et enquête, à l'insu de la police officielle. Affaire de moeurs doublée d'une affaire d'espionnage industriel : les notables Brobach, père et fils, se retrouveront sous les verrous. Mission accomplie pour Schoebel !

  • Au XVIIIe siècle, dans le duché de Lorraine, Manon trouve dans l'art naissant de la faïence de Lunéville une passion pour calmer le traumatisme de son enfance.

    " Manon avait envie de croire la duchesse. Un immense besoin de se reprendre à espérer. L'hiver s'était installé sur les duchés de Lorraine et de Bar et sur toute la France. Une fine pellicule de neige recouvrait les bosquets qu'elle regardait depuis les immenses baies de Nicolas Renard. Secrètement, elle le pria de protéger François et de lui venir en aide. Elle s'adressa aussi à ses parents, à Pieter, à Victorine. Tous lui manquaient en ces heures. " En 1712, dans le duché indépendant de Lorraine, Manon est l'unique rescapée d'un terrible massacre. On l'a épargnée au prix d'une horrible mutilation : sa langue. La fillette grandit, muette et défiante, sous la protection du duc de Lorraine notamment. Seules deux passions l'animent : la faïence et la peinture. Un jeune homme mystérieux veille sur elle. Ils s'aimeront. En 1725, Mariza naît de leur union mais à la suite à une forte fièvre, Manon meurt laissant à sa fille une lettre où elle raconte son histoire, les secrets de sa filiation mais aussi les complots qui se tramaient contre le duc. L'heure de la vengeance a sonné.
    Le roman s'achève lorsque le duché de Lorraine devient français en 1766 et la fabrique de faïence de Lunéville plus prospère que jamais.

  • Dans les années 1930 à 1950, dans la Meuse profonde, l'histoire d'Agathe, fillette mal-aimée qui veut conquérir l'amour d'un père indifférent.

    " - C'est ta fille, Etienne, que tu en sois satisfait ou pas, c'est donc juste qu'elle apprenne à t'appeler papa ! Tu as un coeur, bon sang, il faudra bien un jour qu'elle y trouve sa place !
    Elle se leva de table et se dirigea vers l'évier où elle se mit à remuer des casseroles, pour calmer sa colère. Par pudeur aussi, pour laisser seul en face de sa fille le père qui allait peut-être la reconnaître comme telle. " Dans les années 1930, dans la campagne meusienne. Orpheline de mère, délaissée par son père, Etienne, paysan, la petite Agathe est confiée à sa grand-mère. Etienne se marie en secondes noces avec Lili, son amour de jeunesse. Beauté frivole et égoïste, la jeune femme impose deux conditions : ne pas travailler à la ferme et ne pas s'occuper d'Agathe. Deux naissances successives ne dissiperont pas les sombres nuages qui planent sur le couple. Agathe, " l'enfant de l'autre ", sera toujours mise à l'écart par sa belle-mère qui empêche Etienne de s'intéresser à sa fille.
    Survient la guerre, l'Occupation, l'exode. Agathe grandit et affirme un tempérament réservé mais courageux. Elle n'hésite pas à effectuer de petites missions de résistance. Lili, indifférente au conflit, soucieuse de son seul bien-être, s'offre à un amant, collaborateur. Elle quittera Etienne, à bout de ses caprices.
    Dès lors, rattrapant un précieux temps perdu, une profonde complicité s'instaure entre le père et la fille.

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